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Samedi 19 novembre 2011 6 19 /11 /Nov /2011 11:06

Bonjour,

le 28 octobre 2011, j'ai participé au semi de Lausanne. Dans un premier temps, je me suis inscrit pour soutenir une personne chère qui faisait pour la première fois une si longue distance. J'avais également invité mon ami de Châtou. Pour chacun de nous trois, c'était une première:

  • Aurélia tentait son premier semi;
  • Sébastien courait pour la première fois devant son fils;
  • Quand à moi, c'était mon premier semi à Lausanne (mais plusieurs fois le marathon).


Ce lien mène à un article contenant les plans d'entraînement et les conseils de ce blog.


Aurelia1

Quelques heures avant le départ...

Le départ du semi qui se courre en ligne se fait à La Tour-de-Peilz (prononcer la Tour de Paix). Nous prenons donc un train spécial qui nous conduit à 21 km de Lausanne. A 13:30, c'est le départ. Je me suis fixé un but de deux heures pour couvrir la distance. Je me suis assez bien entraîné, sauf les deux avant-dernières semaines, pour cause de vacances. Je suis assez optimiste. Il fait très beau, la rivièra lémanique est superbe, comme toujours, avec les montagnes de Savoie en toile de fonds.

C'est parti. L'altitude au départ est de 376 mètres. Dès le début, je précède mon meneur d'allure de quelques mètres. Je me ravitaille conscienceusent aux nombreux postes prévus à cet effet. Nous quittons La Tour-de-Peilz en longeant les quais, nous traversons Vevey (siège de Nestlé). Les jolis villages vignerons du Lavaux se succèdent et après 5 km, j'arrive à Saint-Saphorin, connu loin à la ronde pour ses vignobles. Le parcours est jalonné de onze points de ravitaillement et d'une douzaine d'animations musicales.

parcours

Le parcours

 

 

Lausanne LeDrogo

Sébastien en plein effort vers le 15ème kilomètres.

Lausanne1

Moi-même à mi-parcours...

Lausanne2

... puis dans la traversée de Villette.

Tout va bien, je suis toujours en compagnie du groupe du meneur vert. Il reste un peu moins de cinq km jusqu'à l'arrivée. Lutry et Paudex sont traversés sans encombres. C'est à la sortie de Paudex que mon allure chute fortement, un peu comme lors du mur du marathon! Le drapeau vert me dépasse, je n'arrive plus à le suivre! C'est la défaillance que je ne pensai pas voir venir!

Lausanne3

En vue de l'arrivée!

Finalement, mon temps est de 2:02.10,6. Deux semaines de vacances = 2 minutes!!! Sébastien Le Drogo termine en 1:38.50,7. Quand à Aurélia, victime de maux de ventre, elle a jeté l'éponge après 10 km. Ce n'est pas un échec, c'est une expérience. Et les expériences nourrissent les projets à venir!

DSCN0453

L'arrivée.

 

Voilà, c'est peut être la dernière course de l'année. Pour l'année prochaine, je vais retenter le trail de Verbier et je me mets donc de suite à l'élaboration du programme 2012!

 

Pour préparer cette course, j'ai utilisé le plan visible ici: http://www.lepape-info.com/entrainement/competition-sur-route/plan-entrainement-semi-marathon-en-1h50-en-3-seances-hebdomadaires

 

A bientôt

Par Jean-Louis - Publié dans : running
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Samedi 16 octobre 2010 6 16 /10 /Oct /2010 19:05

Bonjour,

voilà déjà un mois que j'ai fais le marathon de la Jungfrau; et deux mois que je n'ai plus publié sur ce blog! Il faut que je me rattrape! Au niveau des articles, j'entends, car pour les courses, l'hiver venant...

Le marathon de la Junfrau: c'est le sujet du jour. C'est une course très très connue en Suisse, plus par les Suisses allemands que les romands, il faut bien le dire. Les romands ont tort, car à mon avis, mis à part le marathon de New York et les grands trails (UTMB et Réunion), c'est une des trois plus belles épreuves que j'ai faites jusqu'à maintenant.

Profil

Le profil.

Nombre de concurrents finishers: 3'244 hommes + 792 femmes = 4'036 arrivant. Je ne connais pas le nombre d'abandons, mais il manquait pas mal de monde au départ, ce qui est étrange, vu qu'il était impossible d'avoir une meilleure météo! 2324 Suisses ont rallié l'arrivée. Par pays, parmi nos voisins, sont Finishers:

- 949 Allemands;

- 104 Autrichiens;

- 98 Italiens;

- 73 Français;

- 43 Belges (voisins de coeur...);

- 7 Lichtensteinois.

De cette liste il ressort que les Français sont sous-représentés, car Interlaken est plus proche de la France que de l'Autriche ou encore la Belgique. Mais sortez donc de l'hexagone!!!

Le 10 septembre 2010, nous partons donc en voiture de la maison jusqu'à Ringgenberg, petit village au bord du lac de Brienz, au coeur de l'Oberland bernois.

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Joli chalet, juste en face de notre hôtel.

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L'hôtel est situé juste au dessus du lac de Brienz.

Pour les amis de la Réunion, on traduira 'Oberland' par 'Les Hauts'. Nous déposons nos bagages à l'hôtel et partons ensuite pour Interlaken, en train et à sept kilomètres de là. Nous nous rendons à la réception des dossards et c'est le premier choc: le village marathon est installée dans un cadre somptueux: le Casino-Kurshall de la ville. Ca change de certains complexes sportifs plus ou moins décatis qu'il m'a été donné de voir dans d'autres lieux d'Europe!!!

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Le casino d'Interlaken.

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Le parc du casino ou pas mal de monde fait bronzette.

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L'intérieur.

Une enfilade de salons avec lustres de cristal nous mène jusqu'au sésame de la course. Je n'ai jamais vu d'expo avec autant de marques de chaussures et équipements de toutes sortes que dans cet endroit, sur une surface d'au moins 2'000 mètres carrés.  Les organisateurs de courses sont aussi là, dont ceux du défi du Val-de-Travers. Quand à la pasta party, elle se déroule dans l'une des salles du casino, sous les lambris d'une très belle salle. On a l'impression d'une course d'aristos... Pendant ce temps se déroulent au dehors diverses courses pour les enfants.

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La pasta party. British, la moustache!

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Le cadre est vraiment somptueux, un vrai petit Versailles!!!

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L'embarras du choix, je n'ai jamais vu une boutique marathon aussi magnifique.

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Convaincus?

Il est temps de trouver ou se sustenter. Pour moi, cela sera un risotto, j'en ai un peu marre des pâtes... Après cela, nous regagnons notre hôtel, en car postal, cette fois. Je prépare mes effets pour le lendemain, puis dodo. Le lendemain matin, l'hôtelier a prévu le petit déj dès 06h30. Ainsi, pas trop de stress. Nous partons ensuite pour Interlaken, de nouveau avec le bus postal. Nous arrivons sur le lieu du départ un peu après 8 heures du matin, le départ ayant lieu à 9 heures. Nous avons donc le temps d'aller boire un thé dans un bar.

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Thé et concentration.

Il est vrai que s'il fait très très beau, la température ne dépasse pas 10 degrés. Cela me réjouit, car ainsi il ne fera pas trop chaud durant la montée. Et il n'y aura pas non plus de neige sur le parcours, comme cela arrive certaines années!

DSCN0631

L'arche de départ et le sponsor principal...

DSCN0635

C'est par là...

L'endroit est très animé. Le départ a lieu devant l'hôtel Victoria, fleuron du tourisme de la ville (5 étoiles.) Cet hôtel figure parmi d'autres, presque autant luxueux. Rien à envier à la place Vendôme! Il y a aussi énormément de touristes, la plupart asiatiques. Pour un onze septembre, je suis quand même surpris.

Voilà que l'heure du départ est arrivée. Je me suis fixé 5h30. Il faut savoir que j'aurais 1'825 mètres de D+ pour 285 mètres de D-, pour 42,196 kilomètres.

DSCN0636

5, 4, 3, 2, 1 ...

PAN! Le départ est donné.

001 Départ

Je vais déjà tellement vite que la photo en est trouble... (2).

Les photos marquées de (2) ont été achetées.

C'est le ministre des sports qui a pressé sur la détente. Le départ est très rapide. Les premiers kilomètres se courent sur le macadam, au plat. Après un km, je jette un regard à mon chrono, je fais du 13 km/heure! Bien trop rapide pour moi. Je me force à ralentir et je me cale sur 10-11 km/heure. Je me fais passablement dépasser. C'est normal, puisque je suis parti trop vite. Bientôt, je me trouve dans le groupe courant à mon rythme. Les premiers kilomètres sont plats, la ville d'Interlaken ('entre les lacs') étant située sur le fond d'une vallée jadis creusée par un glacier 'préhistorique'.

002 KM5

Au kilomètres 5, le tempo est encore rapide (2).

Les photos marquées de (1) ont été prises quelques semaines avant la course, lors d'une reconnaissance faite en solo.

DSCN0563

Sur la route de Madison? (1)

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Au loin, la neige nous appelle... (1)

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Les torrents ne sont pas à sec! (1)

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Le bois pour l'hiver est prêt! (1)

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Et il est bien rangé, n'est-ce pas? (1)

Après 15 kilomètres, nous arrivons à Zweilutschinnen. C'est à partir de cet endroit que la dénivelé commence vraiment. Il y a des ravitaillement presque tous les 5 km, tous les 10 avec du solide. De ce point de vue, pas grand choses à voir avec un trail. Dans la mentalité des concurrents non plus! Si quelqu'un n'est pas bien sur le bord du chemin, personne ne s'arrête! C'est pas sur le trail que l'on verrait cela. J'arrive à Lauterbrunnen, au km 20 à 11h14, j'ai 19 minutes de retard. Je me demande bien ou j'ai pu perdre du temps! Au classement, je suis 464ème (de ma catégorie).

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A Lauterbrunnen, la foule est dense.

La météo est superbe, même s'il fait un peu frais dans les endroits ombragés. On traverse de superbes villages de montagnes, avec de beau chalets bien fleuris. Les cloches des vaches nous bercent et tout ce romantisme, toute cette beauté que j'admire, voilà peut être la raison de mon retard...

003 Lauterbrunnen

Lauterbrunnen (2).

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Traversée du village (je suis au milieu de la photo).

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Un petit coucou à la photographe de service et je repars.

Après Lauterbrunnen, on fait une boucle de 2-3 kilomètres au plat et c'est la partie de la course que j'aime le moins.

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Le paysage est toujours autant magnifique.

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Ferme oberlandaise typique avec les cloches de vaches et les fleurs!

Ensuite, on repart pour la montée. On passe de 1'024 mètres (Lauterbrunnen) à 1'274 mètres (Wengen) en six kilomètres. Il y a des portions très raides, mais très courtes et j'arrive à Wengen (village sans voitures) à 12:42.41. Mon retard s'est donc stabilisé. Entre Lauterbrunnen et Wengen, j'ai fais le 457ème chrono et c'est également mon rang actuel. On dirait que les purs marathoniens ont de la peine à la montée... Wengen est le dernier village traversé. C'est une station de montagne mondialement connue, puisque c'est le lieu d'arrivée de l'une des trois grandes descentes de ski alpin ('Le Lauberhorn') avec Kitzbüehl et Val Gardena.

DSCN0570

La petite gare de Wengen. (1)

DSCN0653

Malgré la foule, je retrouve ma photographe préférée.

Les chemin sont maintenant véritablement montagnards, monotrace. Il fait toujours très beau et pas trop chaud.

Depuis Wengen il y a un panneau annonçant la distance parcourue tous les 250 mètres. D'abord, je me suis dis que ça allait me lasser, mais finalement, je trouve plaisant de diviser le parcours en petites tranches et tout se passe bien.

DSCN0571

Wengen est déjà derrière moi.

DSCN0574

Le train reliant Wengen à Kleine Scheidegg.

DSCN0580Après les chemins monotrace, le sentier s'est élargi. Ceci  pour permettre aux touristes montant en train de se balader sans trop d'efforts...

 J'arrive au lieu dit Wixi  (1'830 mètres), après avoir dépassé Wengeralp. J'ai fais le 434ème chono sur les 7,6 km qui séparent Wixi de Wengen. Je remarque bien que je rattrape et dépasse du monde depuis Wengen. Je suis actuellement 452ème de ma catégorie.

DSCN0658

Il fait vraiment très, très beau!

Depuis Wixi, il faut monter jusqu'au point culminant de la course, à 2'205 mètres d'altitude. Il reste 4,3 km, dont trois de montée très raide, en file indienne.

Montée Wixi

La montée depuis Wixi.

005 Fin montéeFin de la montée de presque deux kilomètres, je cherche de l'oxygène (2).

Plus personne ne court, le souffle est court. C'est là que je donne le meilleurs de moins même, puisque sur ce tronçon je fais le 375ème chrono et que mon rang final dans la catégorie sera le 443ème dans et le 2'768ème au scratch. Le dernier km est d'ailleurs en descente. C'est l'occasion de reprendre encore quelques concurrents, avant de m'étaler de tout mon long. J'aurais pu faire cela sur le parcours, dans l'herbe tendre d'un pâturage ou paissent les vaches, loin des regards. C'est compter sans mon égo, mon envie d'être vu... Je me casse donc la g... devant la foule, sur un chemin bien caillouteux et en pleine vitesse. Un coude et un genou abîmés, je me relève après quelques instants et après que la crampe qui vient de se déclencher dans les mollets s'en aille. Et voici l'arrivée, avec la foule des grands jours. On se croirait sur les Champs-Elysées le 14 juillet... enfin, presque.

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La petite gare de Kleide Scheidegg, avec une foule immense, touristes, coureurs et accompagnants confondus.

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Il y a tellement de touristes Japonais que des trains spéciaux sont organisés uniquement pour eux. (1)

006 Fin montéeOn arrive au 'plat' (2).

007 ArrivéeEt on peut relancer la machine (2).

008 ArrivéeJe me suis relevé, plus que 500 mètres (2).

009 ArrivéeJe vais autant vite que je peux, je suis en manque d'oxygène (2).

010 ArrivéeOn y est... (2).

011 ArrivéeEt soudain, je me prends pour Pégase, mes pieds ne touchent même plus le sol, je vole... (2).

Au final, je termine le parcours en 6 heures et 9 minutes,

DSCN0663

Et nous attendons le tarin du retour. Quelle belle journée!!!

Un des points forts de ce marathon, c'est son animation le long du parcours. Il y a des fanfares municipales (les Suisses alémaniques sont de très bons musiciens), des steel bands (musiciens locaux également), des joueurs de cors des Alpes, des lanceurs de drapeaux, des cliques et même, un kilomètre avant l'arrivée, un joueur de cornemuse.

CorsCors des Alpes et lanceurs de drapeaux.

Cornemuse.jpg1 kilomètre avant l'arrivée... Il est là chaque année, par n'importe quel temps!

Pour info, "The Ultimate Guide to International Marathons » a décerné au Jungfrau Marathon le titre du « Plus beau marathon du Monde»

A bientôt

Par Jean-Louis - Publié dans : running
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Mercredi 11 août 2010 3 11 /08 /Août /2010 21:15

 

 

Bonjour,

pour préparer ce trail (3-4 juillet 2010), j'ai utilisé deux plans d'entraînement. D'abord celui qui m'a servi pour le trail de la Vallée de Joux (voir les deux articles précédents) et un deuxième de six semaines également, succédant immédiatement au premier. Le premier était présenté dans l' article "Plan d'entraînement pour le trail de la Vallée de Joux": plan d'entraînement Vallée de Joux 2010, le deuxième l'est ici:  plan d'entraînement Verbier 2010. L'entraînement a été un peu perturbé par un printemps à la météo capricieuse, mais dans l'ensemble, j'ai pu faire presque tout ce qui était nécessaire pour réussir à atteindre le but 2010, soit terminer le trail de Verbier dans de bonnes conditions.

Peu avant la course, j'ai fais un week-end 'choc' en compagnie de Sébastien Le Drogo (19 et 20 juin 2010). Dans un premier temps, nous avions l'intention de faire deux fois Montreux-Rochers de Naye (deux montées à pied, une descente en train et une descente à pied). La météo était un peu maussade, mais la température était idéale (en ce qui me concerne). Un kilomètre avant le sommet, la pluie se met à tomber. Contrairement à mon camarade, je ne m'arrête pas pour revêtir le k-way. Je me dis, "il ne reste même pas un km, ça va aller comme ça". Mais très vite, le vent se lève, la pluie redouble et se transforme en grésil. Avec le vent, c'est terrible et j'arrive au sommet complètement engourdi. Heureusement, cela n'était pas trop long... A cause de cette météo, changement de programme: nous reprenons la voiture et nous filons en direction de Neuchâtel. La météo est nettement meilleure. Je propose donc de parquer la voiture à Hauterive et de faire un Hauterive-Chaumont pour terminer la journée. Le dimanche matin, nous faisons encore deux montées Hauterive-Chaumont. Nous aurons fait 3'200 mètres de dénivelé durant le week-end.

Deux semaines plus tard, nous voilà au départ, à Verbier. On ne dort jamais très bien avant une course et cette fois ne déroge pas à la règle. C'est pourquoi je préfère partir en fin de journée plutôt que très très tôt le matin. Le départ est à cinq heures. Nous avons pu prendre le petit déjeuner à l'hôtel, dès 3 heures!!! Grand merci à l'Hôtel de Verbier!!! C'est pas partout que nous avons vu cela! Le ciel est dégagé, nous partirons au sec. D'ailleurs, nous somme en cycliste et t-shirt, comme la plupart des concurrents. Nous voilà donc parti pour 110 kilomètres. J'espère faire le trajet en 20 heures maximum (voir mon plan de marche ici).

profil_boucleVerbier2010.jpg

Le profil de la boucle des 110 kilomètres.


depart

Il est cinq heures, c'est parti!!!


La première partie du trajet doit nous mener à la Croix de Coeur, avec un passage à la Pierre Avoi, à 2400 mètres, donc 1'000 mètres de D+ d'entrée. Je passe à la Croix de Coeur à 06:57, soit avec 5 minutes d'avance sur mon plan. Tout va donc pour le mieux: il fait beau (le soleil se lève), je suis dans les temps, nous avons vu des chamois qui nous ont coupé la route et les sensations sont bonnes.

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Fin de la première montée, 1000 mètres de dénivelée sur environ 7 kilomètres.


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Le soleil se lève en direction de la Croix-de-Coeur.


Officielle Pierre AvoiMe voici, en tête d'un 'gruppeto'.


Nous entamons maintenant une assez longue descente jusqu'au Col du Lin ou nous arrivons après avoir suivi un ancien bis complètement à l'abandon, témoin d'un temps révolu ou les pentes que nous foulons étaient peuplées par des gens courageux auxquels le travail ne faisait pas peur.  Par endroits, le chemin est assez technique. Nous avons maintenant une très belle vue sur la vallée du Rhône. La descente continue jusqu'au hameau du Levron ou se trouve le prochain contrôle. J'y passe à 08:35, alors que mon plan prévoit 09:04. Je suis très content. Il ne fais pas encore trop chaud, mais je pense tout de même à bien m'hydrater. Je ne m'attarde pas et je continue sur Sembrancher ou j'arrive à 09:26 (plan: 09:58). Mon avance se stabilise à 30 minutes environ.

DSCN0499

Ravitaillement à le Levron.


DSCN0501

Ravitaillement à Sembrancher.


A partir de maintenant, je suis en terrain inconnu. Je ne suis jamais monté à Champex par ce côté et inconsciemment, je croyais que cela serait moins dur de ce côté que depuis Issert. Que nenni! La montée est autant pentue et de plus le soleil commence à cogner. En outre, cette partie du trajet comporte beaucoup de goudron qui chauffe de plus en plus! Il est 11:36 quand j'arrive à Champex. (24 minutes d'avance). Je fais une pause un peu plus longue pour changer de t-shirt et me ravitailler un peu plus. J'apprends que Sébastien n'est pas au mieux et qu'il a des problèmes de matériel. Je repars en donnant rendez-vous au fans-club à La Fouly. Le trajet est connu, c'est le même que pour l'UTMB, mais dans le sens contraire. C'était la partie du parcours qui me faisait le plus peur, à cause du soleil. Finalement, cela se passe pas mal, même s'il y a trop de macadam pour mon goût. J'arrive donc à la Fouly à 15:09. Sur le plan, j'ai noté 14:56. mais 15:09, c'est l'heure de mon départ. Je suis donc toujours dans les temps que je me suis fixé. La prochaine barrière horaire est à 17:00. Donc pas de soucis. la météo est un peu changeante, mais cela reste au beau, globalement. Sébastien en proie à des problèmes d'estomac arrête à la Fouly.

DSCN0503

Au dessus de la Fouly.


Je repars sous le soleil et c'est durant la montée sur le col de Fenêtre que cela se gâte. La pluie se met à tomber, d'abord finement, mollement. Le vent se met de la partie, la température change brusquement et la pluie se change en grésil! Entre-deux, j'ai revêtu mon imper, un peu tardivement quand même. Il faut traverser de larges zones de neige (je n'avais pas envisagé cela), les torrents débordent et je patauge dans l'eau froide, parfois jusqu'aux chevilles. Il fais vraiment froid maintenant et je m'ankylose de plus en plus. J'arrive au Col à 18:53.J'ai toujours 7 minutes d'avance, ce qui compte tenu des conditions est très bien. Il y a encore une heure jusqu'au col du Grand Saint-Bernard. C'est très très dur: neige et pluie mêlées, chemin disparaissant dans les torrents, brouillard, je ne suis pas très rassuré. Une petite incursion sur le sol italien et j'arrive enfin au Grand Saint-Bernard, à 19:52. J'ai 11 minutes de retard sur mon plan, ce qui compte tenu des conditions est vraiment très peu.

Officielle GdStBernard

Enfin, la descente sur l'hospice du Grand-Saint-Bernard! Je suis frigorifié et fébrile à la fois!


Au ravitaillement, quelqu'un me dit que la course est neutralisée en raison de la météo. Je rends donc mon dossard avec un pincement au coeur. Car je pensais me réchauffer une quinzaine de minutes, me changer et repartir. J'ai tellement de marge sur la barrière horaire suivante que je ne me fais pas de soucis. Je me rends dans un local chauffé ou je peux me changer en compagnie d'autres personnes autant frigorifiées que moi. Au bout d'un moment, une personne se lève et repars sur le parcours. Je me renseigne et on me dit que la course a été neutralisée une vingtaine de minutes, puis le trajet a été modifié pour supprimer le passage par le Col des Chevaux!!! Impossible de récupérer la puce de mon dossard. Cette fois je suis déçu, car mon arrêt devient un abandon forcé par un bénévole qui a fait du zèle!

Je suis rapatrié sur Verbier par un bus de l'organisation. J'ai fais 64 kilomètres, 4207 mètres de dénivelée positive et 3228 mètres de dénivelée négative, le tout en 14:52.50, soit avec 7 minutes de plus que mon plan.

Avec Sébastien, nous envisageons déjà de revenir en 2011. Pour moi, c'est pratiquement sur.

Dans le prochain article, je vous parlerai du marathon de la Junfrau que je prépare actuellement.

A bientôt.

 

 

 

 

 

Par Jean-Louis - Publié dans : running
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Mardi 8 juin 2010 2 08 /06 /Juin /2010 20:33

Bonjour,

Le trail de la Vallée de Joux a eu lieu le 23 mai 2010 dernier. J'ai appris la création de cette nouvelle course par un ami coureur, Pierre Joye. La date correspondait parfaitement au milieu de la période d'entraînement en cours pour le Trail de Verbier. A l'occasion de cette journée, j'ai invité mon copain Sébastien Le Drogo, coureur catovien, afin que lui même soit en mesure de faire le point sur sa forme du moment.

Nous avons décidé de dormir sur le lieu du départ. C'est donc frais et dispos que nous nous présentons au départ.

quecherchent-ils

Mais que cherchent ils?

Tout excités avant le départ, nous n'avons pas vu le château! Et pourtant, nous étions tout près! 

 

chateau.jpg Le château de la Sarraz.

Bon, nous voila parti, à 0730. Un petit tour dans le charmant village qui nous a accueilli cette nuit (c'est d'un calme...) et nous voilà déjà dans la campagne. Chacun prend son rythme de croisière. A son habitude, Sébastien part devant. Pierre est derrière et donc moi, au milieu. Cela fait quelque temps que je n'ai pas fini un trail et je suis un peu anxieux. Il fait frais, mais très beau. Hier encore, il pleuvait et il faisait froid. Fin d'un printemps pourri, autant bien en France, en Navarre qu'en Romandie. Mais pour les amis invités, on a fait un max!!!

Après 40 minutes, j'arrive à Croy, après avoir suivi un joli chemin le long du Nozon, qui coule dans le vallon du même nom, dans une forêt enchanteresse et complètement préservée (voir les photos de l'article précédent). Encore dix minutes et nous voilà à Romainmôtier, site clunisien. Pour les ignorants (à propos de Cluny), voir ici.

Depuis Romaimôtier, on courre 3-4 km (toujours dans la forêt et le long du Nozon) avant de rejoindre une route goudronnée sur un carrefour ou se trouve le premier ravito (seulement de l'eau, c'est un trail en semi autosuffisance!!!). A noter que cette course délivre un (des?) point qualificatif pour l'UTMB  2011.

utmb.jpg

 

A partir de ce ravito (Nidau) commencent les choses sérieuses, c'est à dire qu'ici commence le dénivelé. Le soleil est toujours de la partie, je monte régulièrement et sans problèmes, Pierre qui m'a rattrapé à Nidau est devant. Il me devance en montée, je le rattrape au plat et en descente. Chacun sa spécialité. Je suis toujours sur le chemin que j'ai reconnu il y a quelques jours (voir article précédent), ça aide quand même. Au lieu-dit Nidau on quitte la plaine pour vraiment attaquer les contreforts jurassiens. On passe de 900 à 1483 mètres en environ 6 km. Bien sûr, c'est pas les béquets alpins, mais c'est aussi le premier trail de l'année...

Pour la météo, c'est nickel: un petit soleil, pas d'humidité, encore assez frais en raison de la météo des jours précédents, pour moi, que du bonheur. C'est dans la montée la plus raide, à un kilomètre du sommet de la Dent de Vaulion que je sens une première légère crampe à l'arrière de la cuisse droite. Une minute de pause et quelques étirements et je repars. S'en suit une descente assez roulante jusqu'au village du Pont (voir article précédent). Nous voila vraiment dans la vallée de Joux. Je suis originaire de cette région, bien que n'y ayant jamais vécu. Depuis Le Pont, il y a environ deux kilomètres de plat jusqu'au premier ravitaillement, dans le village de l'Abbaye. Je rencontre donc le fan's club habituel 500 mètres avant le ravito. Sébastien le Drogo est reparti d'ici il y a plus de 30 minutes. Vu nos différences d'âge et d'entraînement, je me dis que je m'en sors pas trop mal. Je bois, je mange un peu (il ne reste plus grand chose pour les derniers, comme d'habitude). C'est pourquoi on a de plus gros sacs, on est obligé de prendre de la nourriture avec soi. C'est une sorte de double peine! Nous autres en queue de peloton ne faisons pas (encore) partie des "minorités visibles" !

001 SEB VDJ 1

Sébastien le long du lac de Joux.

002 SEB GRR

Il porte fièrement le t-shirt du Grand raid de la Réunion.

003 SAC SEB

Contrôle du sac...

004 CTRL MAT SEB

... serrage des boulons ...

005 CEST PARTI SEB

... et c'est reparti pour 19 kilomètres.

006 45 versus 43

Mais voilà que déboule le n° 45!

007 ABBAYE

C'est tout ce qui reste de l'abbaye qui donna son nom au village.

008 Petit quard dheureJPG

Ravitaillement, changement de t-shirt...

009 Lucien

Avec la casquette bleue, un ami coureur aujourd'hui engagé dans les bénévoles.

010 arrivée pierre

Et voilà Pierre, qui me suit de près depuis Nidau.

011 Pierre

Tout va bien, il fait beau.

013 on se casse

Allez, j'y vais.

014 Bucolique

Les villages de la vallée de Joux, tranquilles et bucoliques.

A ce moment de la course, on a fait 25 km sur un total de 44. Au niveau de l'effort, j'estime que nous avons fait le 75%. Il n'en reste pas moins que de l'Abbaye située à 1'000 mètres d'altitude, nous devons gagner le Mont-Tendre, 680 mètres plus haut. Alors que le plat m'avait laissé musculairement tranquille, les crampes me reprennent à la montée: cuisse droite devant, cuisse gauche derrière, puis l'inverse et réciproquement, même si les arrêts avec automassage sont brefs, cela me coûtera au total environ 30 minutes. Je n'ai jamais une telle succession de crampes et je me demande qu'elle est la raison! Manque de boisson? Je ne pense pas, j'ai pris un Camel back à la place des gourdes habituelles. Les médicaments? Je l'ai ai stoppé depuis plusieurs jours. A un  moment donné, alors que je peux enfin accélérer, je me prends un pied dans une racine te je fais une gamelle au milieu du sentier très caillouteux à cet endroit. Une souche me stoppe, et je me retrouve sur le dos,  les deux jambes recroquevillées par une crampe. Je dois ressembler à une tortue pattes en l'air!!! Après une vingtaine de secondes, j'arrive à me relever. Les genoux saignent, les lunettes sont de traviolle, pas d'autres bobos. Allez, plus que 5 km...En bref, le Mont-Tendre, c'est ... dur!

Comme je sais être dans la barrière horaire, je résiste à la douleur et à la fatigue. Ouf, fin de la descente! J'arrive de nouveau au bord du lac. Eh bien non, il faut remonter! L'organisateur, certainement un peu sadique, a concocté un petit détour par la piste Vita du lieu. Sympa en soi, comme ultimes hectomètres d'un trail, c'est un peu dur.

015 cafre pas souriant

Séb en vue de l'arrivée, pas très souriant...

016 il vient de voir caroline

... jusqu'à ce qu'il repère Caroline!

017 Dernier hectomètres

Derniers hectomètres.

018 Premières impressions

Premières impressions.

019 rectifier la tenue

A mon tour d'arriver, rectifions la tenue.

Enfin me voilà en vue de l'arrivée après 7:45, soit avec 45 minutes de retard sur le but fixé. Les crampes ...

Mais je suis content car il s'agit du premier trail que je termine depuis un bout de temps.

020 heureux

HEUREUX!!!

021 blessures

Les blessures suite à la chute de tout à l'heure sont visibles sur les genoux.

Il ne me reste plus qu'à continuer l'entraînement avec comme but le trail de Verbier!

A bientôt

Par Jean-Louis - Publié dans : running
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Mardi 18 mai 2010 2 18 /05 /Mai /2010 20:23

Bonjour,

finalement, en raison de la météo de ces dernières semaines, je n'ai pas pu aller reconnaître la deuxième partie du parcours du nouveau trail de la Vallée de Joux. Cette course aura lieu dans cinq jours et un compte-rendu suivra. En attendant, je vous propose le plan d'entraînement que j'ai suivi pour la préparation de cette première course 'sérieuse' de la saison.

Cliquer ici pour voir le lien.

Ce plan convient pour un trail de 35 à 65 km avec quatre séances par semaine. Bien sûr, il convient pour tous les lieux de la planète!!!

Après cette course, je vais poursuivre avec un autre plan de six semaines dont la finalité est le trail de Verbier/Saint-Bernard. Ce plan vous sera présenté ici dans quelques jours.

A bientôt

Par Jean-Louis - Publié dans : running
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