trois jours après les cent kilomètres de Bienne, j'ai assez récupéré pour être à même de vous narrer mes 100 kilomètres de Bienne. Dans mon programme, il s'agissait d'effectuer une 'sortie longue' sur le chemin devant me mener au Grand raid de la Réunion. De prime abord, j'avais envisagé de faire les 50 kilomètres de l'Emmental, mais cette course a disparu du calendrier. La semaine précédent la course a été pluvieuse, mais la météo annonçait une fenêtre de beau temps juste pendant le week-end. De quoi enlever un peu de pression! car pression il y avait, surtout due au fait que je n'ai pas fais la moitié des séances prévues dans le plan que j'ai présenté dans l'article précédent. Ceci pour des raisons de santé.
Carte du parcours.
Nous voilà donc au vendredi soir du départ, à 22 heures. La température est clémente, je suis en t-shirt et corsaire. Comme je fais la course sans cycliste-accompagnant, je porte moi même un bidon de liquide, 7-8 gels, mon téléphone et un appareil photo. J'ai également un t-shirt de rechange et un coupe-vent. Le tout fait deux kilos.
Juste avant le départ, il est 22 heures.
Ravitaillement de nuit, bien pensifs les garçons.
Je suis déjà (!) au cinquantième kilomètre. Il doit être un peu
après 5 heures du matin. Il fait chaud, vous pouvez constater que mon t-shirt (le deuxième) est bien mouillé!
L'aube se lève, la lumière passe entre les bâtiment d'une ferme
du Seeland.J'ai dépassé le km 56. A Kirchberg, j'ai retrouvé des effets secs amenés là par l'organisation. Je me suis changé, la pause a pris environ un quart d'heure. Je repars en bonne forme alors que vingt minutes auparavant, je suis arrivé assez fatigué. Je dois maintenant parcourir 11 kilomètres en pleine nature, principalement sur des sentiers de forêt. Cette portion est presque rectiligne et quelque peu monotone. Les anciens appellent cette partie de la course "La Piste Ho-Chi-Minh'.
La piste 'Ho-Chi-Minh' a plusieurs visages...
... il y a un ou deux ravitaillements encore occupés par
quelques pilliers...
... et des portions rigoureusement rectilignes!!Le jour est maintenant bien levé. Les villages s'animent, le facteur est déjà en tournée. La fin de la piste Ho-Chi-Mihn marque un tournant dans la course. On est au 67ème kilomètre. Quand on est là, on se dit que l'on arrivera à terminer.
Les ravitaillement sont toujours bien fournis, en marchandises
et en personnel. Voici le ravito de Gerlafingen. C'est l'occasion de remercier les très nombreux bénévoles. Merci à eux!
Au loin, au pied du Jura, la petite ville industrielle de
Granges. Et une descente... Dans mon souvenir, le parcours était rigoureusement plat! ce qui n'est pas le cas...
Plus que 20 km, même pas un semi-marathon... Nous sommes à
Arch.
Le pont de bois de Büren an der Aare. Il reste environ 11 km.
Je commence a avoir de la peine à maintenir le rythme. Mais je serre les dents. J'alterne des périodes 'lentes' et des relances. Ce qui me permet de ne pas perdre de temps sur le planning. En 2003, j'avais fais une hypoglycémie à cet endroit. J'avais oublié de prendre ponctuellement un ou deux gels. De plus, il faisait 35 degrés. Et c'était mon premier ultra-marathon...
Ah, cette fois, on sent l'écurie.
Plus que mille mètres, je suis content de moi!En effet, avec un entraînement minimum (mais avec un gros foncier accumulé au long des années), sans accompagnateur durant 14 heures, qui non seulement porte les 'bagages', mais qui remonte le moral quand il y a un coup de mou, avec six ans de plus, j'ai finalement gagné 75 minutes sur la précédente édition. Si j'ai quelques fois eu des frissons durant la nuit (petit vent sur un t-shirt humide), globalement, la température m'a bien aidé, il faisait environ 25° à l'arrivée.
It's done!!! But atteint. Je suis très satisfait,
compte tenus de la préparation!!!
Après une bonne douche, ja vais voir arriver d'autres
concurrents.Cette longue sortie m'a complètement rassuré sur le futur raid de la Réunion. Je dois maintenant me mettre à faire du dénivelé, et sérieusement. cela commencera par le semi-marathon de Bettmeralp, suivi par une montée Sierre-Zinal, puis un Marin-Chaux de Fonds.
A bientôt
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La tente cantine.
Tri des déchets. La manifestation est certifiée ISO 14001 en
matière d'écologie.
C'est le moment du départ. Environ 9000 personnes de tous les
âges participent à l'une ou l'autre des courses. Pour éviter la cohue, le départ est donné par bloc, toutes les minutes.
La course part très vite. Le départ par blocs nous met une
certaine pression car on aime pas se faire rattraper par le bloc suivant.
Premier virage...
Quelques animations animent le parcours, ici un steel-band.
Le long de l'Aar, après la mi-course.
Je dépasse un H... (cela fait du bien à mon ego...)
Autre animation, une Gugenmusik, après la dure montée du Golaten,
juge de paix de la course.
Après l'arrivée. Mon chrono 2009: 1:22.18,9 (1:21.47,8 en 2008,
soit 28,9 secondes de plus) . J'avais mis mon GARMIN à 1:21.00, mais je n'avais pas tenu compte des arrêts pour prendre les photos. Donc, je suis satisfait, compte tenu des divers paramètres.
Mais en 2007, j'avais quand même fait 1:16.04,5...
Kerzers, bourgade de 4467 habitants acceuille au moins 20000
personnes durant cette journée: coureurs, adultes et enfants ainsi que les accompagnants.
N'oublions pas les bénévoles, ossature essentielle de toutes les
manifestations sportives populaires, celles dont les médias ne parlent jamais...
Arrivée de Marie-Jeanne (au milieu) et d'Esther (en orange).
Plus que quelques hectomètres.
Ouf, ça allait vite.
Il est tombé 50 centimètres durant la nuit. Confirmation des prévisions
météo.
Saurez-vous trouver la voiture figurant sur cette image?
A Andermatt, très beau village, voici le centre de compétences des troupes
alpines..., ou ce que l'on peut encore en apercevoir!
On ne s'en lasse pas, bien au chaud dans notre petit train!
Chérie, je ne trouve plus la voiture!
Un petit train sans prétention, mais pas une panne ni même un retard, dans
une météo pourtant dantesque. Certains pourraient en prendre de la graine...
Encore d'autres que cela pourraient inspirer (je pense ici à ma
région...)
Cette machine diesel est un chasse-neige!
Ce mince filet d'eau, c'est le Rhône. Mais oui, celui qui se jette
dans la Médittéranée...
Ils en ont remis une couche pendant la nuit!
Villa 'Sam' suffit'...
Le ciel commence à s'ouvrir un peu et pour la première fois, nous
apercevons le massif du Gotthard, que nous avons franchit hier par le tunnel ferroviaire. Gigantesque!
Les pistes de la vallée de Conches sont variées, avec un peu de
dénivellé et des passages en forêt...
... et tous les deux ou trois kilomètres, il y a un village avec une
halte ferroviaire et un restaurant.
Le Rhône gonflera fortement lors de la fonte et deviendra un
torrent tempétueux duquel il faudra se méfier!
Ou bien c'est la marmotte qui met les noisettes dans le chocolat qui habite
là, ou alors le proprio est en vacances sur la côte d'Azur... En tous cas, la porte est bloquée...
Le soir tombe, nous arrivons à la fin de la journée...
Encore un coup d'oeil en arrière...
Un super ciel
bleu, entre 1 et 2 mètres de neige, le paradis!!! Au départ de la Brévine, il fait 4 degré, ce qui est normal.
Après deux
kilomètres, je dois déjà enlever ma veste, j'ai trop chaud...
Effectivement, nous sommes à 1174 mètres d'altitude.
On va quitter
cette petite Sibérie, si belle,. si chaleureuse!
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