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18 mai 2006 4 18 /05 /mai /2006 10:48
Bonjour,

Dans le cadre de l'entraînement pour l'UTMB 2006, je ferai, le 13 août 2006, le parcours de la course de montagne Sierre-Zinal, dans la catégorie dite 'touriste' (cette qualification donne une image un peu péjorative des personnes qui font la course dans cette catégorie). En 2003, j'avais fait 5:18.57,6 pour 31km avec 2000 mètres de dénivelé positif. Le 18 mai 2006, je suis donc parti de bon matin pour Sierre. Le but de la journée était de monter jusqu'à Chandolin (altitude 2000 mètres).

Le profil de Sierre-Zinal, la reine des courses de montagne.

Etant donné la proximité de Sierre-Zinal 2006 (13 août) et de l'UTMB 2006 (25-27 août), j'ai décidé que je ferai Sierre-Zinal uniquement en marchant, le but étant d'accumuler du dénivelé et de renforcer mon aptitude à effectuer des efforts soutenus en altitude. En fait, je n'ai pas prévu de me rendre à Sierre depuis très longtemps. Ce sont deux personnes qui désirent également faire le parcours en marchant qui m'ont incité à m'y inscrire. C'est pourquoi en ce mercredi 17 mai 2006, je me retrouve en compagnie de l'une de ces deux personnes pour 'reconnaître' la première partie du tracé (47% de l'effort total). Nous avons décidé de faire le trajet en marchant, en nous donnant 04:16:30 pour arriver à Chandolin. Il faut savoir que la personne qui m'accompagne est plus petite que moins (donc ses foulées sont plus courtes) et pas autant entraînée.

Comme vous pouvez le voir ci-dessus, la première portion jusqu'à l'oratoire de Saint-Antoine est rude, mais j'y suis arrivé dans les temps prévus. A cet endroit, j'ai du attendre ma partenaire pour qui le départ était trop rapide. Il était prévu que je marche à mon pas et que j'attende la deuxième personne tous les 2-3 km.

C'est dur, mais on est récompensé: la vallée du Rhône (et oui, ce fleuve naît en Suisse), avec la ville de Sierre.

L'intérieur de l'oratoire. Lors de la course, beaucoup de coureurs tirent sur une chaîne qui sert à faire sonner la cloche (porte bonheur). Pressé de repartir, j'ai oublié...

Nous continuons ensuite sur Beauregard, qui porte bien son nom, les images ci-dessous en témoignent.

Nous voyons ici le côté 'nord' de la vallée du Rhône.
En face, l'autre versant du Val d'Anniviers, avec la route qui mène à Vercorin. La vue s'étend jusqu'à Sion, capitale du canton du Valais.

Même direction, sous un autre angle. On distingue les colline de Valère et Tourbillon.
 
Nous arrivons à Ponchette. Malgré les pauses d'attente, je constate que nous sommes presque dans les temps. Cela signifie que dans les parties moins raides, nous allons nettement plus vite que la moyenne nécessaire. Nous rattrapons ainsi le temps 'perdu' dans les béquets et durant les pauses. Ponchette est un endroit herbeux, un pâturage que l'on peut qualifier de plat par rapport au reste du profil. Nous traversons donc cet endroit et après la fin du paturage, cela se gâte un peu. En effet, 50 mètres après un panneau indicateur, le chemin se divise en deux, une branche partant à droite, l'autre à gauche. Le problème est qu'en cet endroit, il n'y a pas de panneau indicateur et que de plus, la branche de droite (celle que nous aurions dû prendre) est dissimulée par le feuillage. De ce fait, nous sommes retournés sur nos pas (en direction de Ponchette) mais par un autre chemin. Nous avons mis un certain temps avant de constater notre erreur et de retrouver le bon chemin. Et nous avons ainsi fait 3 km supplémentaire. De plus, et nous ne nous y attendions pas, nous avons rencontré la neige (nous sommes maintenant à 2000 mètres), ce qui a contribué à nous ralentir fortement, car nous n'étions pas équipés pour cela. Heureusement qu'il fait chaud (environ 20 degrés). J'ai omis de dire qu'une même mésaventure nous est arrivée au lieu dit 'Plan Palet' ou il manquait aussi une indication (à moins que nous l'ayions loupée). Mais cette fois-là nous avait coûté qu'un km et demi de plus.

Ponchette.

Finalement, nous avons retrouvé le chemin. En tout, on a perdu 90 minutes. C'est une façon de parler, puisque en fait, ont aura rajouté de la difficulté à notre entraînement et c'est tout bénéfice. Bémol: la neige. Nous avons dû traverser des endroits avec de la neige jusqu'aux genoux (nous étions habillés en cours) et certains passages étaient limites du point de vue sécurité. Finalement, nous sommes arrivés à Chandolin à 15:55 au lieu de 14:16. Donc avec environ 1:40 de retard sur l'horaire planifié. Sans les suppléments imprévus, nous aurions été dans les temps. Autre point positif: la personne qui m'accompagnait m'a dit qu'elle aurait pu continuer sans problème. Pour ma part, le bémol est qu'en raison du retard, je n'ai pas pu manger la fondue dont je rêvais depuis le matin...

Nous aurons juste le temps de nous changer et de nous rafraîchir sur la terrasse d'un hôtel qui nous offre des vues comme celles ci-dessous:

L'autre côté du Val d'Anniviers.

Le ciel s'est un peu couvert, mais il fait chaud.

A 17 heures, nous prenons le car postal pour Sierre ou il fait 26,5 degrés. Le Valais, c'est vraiment déjà le sud!

Pendant les six heures de notre escapade, nous n'avons croisé personne, bien que l'on ai vu des traces dans la neige. C'est une question que je me pose souvent lors de mes sorties: ou les écolos vont-ils faire leurs randonnées? Surtout ceux qui protestent contre des épreuves comme l'UTMB... Il est vrai que si nous avions su qu'il y avait encore autant de neige à 2000 mètres, nous aurions choisi une autre course. Mais avec un équipement adéquat, pas de problèmes.

Pour ceux qui feront Sierre-Zinal (cette année ou une autre), voici ci-dessous un petit utilitaire (fichier Excel)  propre à calmer leurs angoisses (ou à leur en procurer)!

Courrez futé!

A bientôt

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Published by Jean-Louis - dans running
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