Rémunération de l'auteur

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Concours

Dimanche 14 août 2005

Le 4 janvier 2003, la température est toujours douce pour la saison (10 degrés) et je
continue à m'entraîner régulièrement. Pour cette nouvelle année, je me suis fixé un
nouveau défi: les 100 km de Bienne http://www.100km.ch/defaultfr.htm.

Je commence donc un entraînement spécifique pour cette distance dès le 11 février
2003. Cela coïncide avec les premières sorties à ski de fonds, car la neige est (enfin) là.
Le ski permet de varier l'entraînement, tout comme le vélo.

10 mars 2003: les 15 km de Kerzers sont intégrés dans le plan des 100 km. L'entraîne-
ment semble bien se passer, puisque mon chrono est de 1:17.52,3, mon meilleur temps
sur ce parcours.

27 avril 2003: je me rends à Nice pour le semi-marathon 'international' de cette ville. Mon
chrono ne sera pas extraordinaire (1:51), mon meilleur temps sur la distance étant d'
environ 1:45. Mais les jours avant, on a pas mal vadrouillé dans la ville et les environs.
Et 100 km ou pas, je ne vais pas me priver des plaisirs (de la table, en particulier)
qu'offre la Côte d'Azur.

7 juin 2003: toujours dans le cadre du plan des 100 km, je fais la course Cressier-
Chaumont.

13 juin 2003: le grand jour, ou plutôt la grande nuit!!! Le départ pour les 100 km est fixé
à 22 heures à la patinoire de Bienne. Comme accompagnants, je suis gâté: mon neveu
Dominique, grand sportif (vélo, ski de fonds, course à pied) et mon beau frère Yvan
(course à pied) se relaieront sur un vélo et à la voiture. De plus une des filles de Yvan,
Virginie nous accompagne. Donc pas de soucis de logistique!

Au km 5, j'ai 15 minutes d'avance sur mon tableau de marche 'lent' (j'ai prévu deux
scénarii: un 'lent' et un 'rapide'). Nous sommes l'année de la fameuse canicule et de ce
fait je pense adopter le scénario lent tout le long. Au km 38,6, j'ai 21 minutes d'avance.
Au km 58,9 j'ai 45 minutes d'avance. Au km 82,2, l'avance a diminué, elle est encore de
31 minutes. A ce moment, je commence à regretter de ne pas avoir scrupuleusement
observé le planning! Mais je crois encore pouvoir atteindre mon but, soit de terminer
en 14:59! AU lieu de cela, je fini en 15:14. Je suis malgré tout très content! Mais si
j'avais adopté le tempo 'lent' tout le long, si je n'avais pas omis quelques ravitail-
lement sur la fin (la fatigue obscurcit l'esprit), j'aurais pu faire 14:30. La canicule à
aussi joué son rôle. Par exemple, durant la nuit, la température n'a pas passé en
dessous de 22 degrés! Ce qui fait que tous les villages traversés étaient en fête,
super ambiance. Au lever du jour, les clients des terrasses de bistrots avaient de la
peine à mettre un pied devant l'autre, mais pas pour les mêmes raisons que nous!!!

PREMIER OBJECTIF 2003 ATTEINT.


Quelque part à environ 15 km de l'arrivée. Je tiens encore le coup! Yvan (vélo) aussi.

 

Qui vois-je à l'horizon? Il me semble bien que c'est lui...


15 heures 14 minutes et des poussières. Ouf!


Une p'tite bière bien méritée. Après l'effort, le réconfort.


Santé, syndic! (Les vaudois comprendront...)


Virginie, deuxième accompagnatrice. Manque la photo de Dominique, mais on le verra en action plus loin dans cet article.

6 juillet 2003: Neirivue-Moléson.

12-13 juillet 2003: stage d'entraînement à Montana avec le 'MP Nike Team'. Etant donné
que l'année dernière la course Sierre-Zinal avait avorté, je me suis à nouveau inscrit
cette année pour aller cette fois jusqu'au bout.

L'équipe au presque (grand) complet.


Après l'entraînement.


10 août 2003: Sierre-Zinal http://www.sierre-zinal.com/site2004/index.php?p=accueil&r=1


A Ponchette, on a déjà fait un bon bout!


Chaque coureur est pris en photo à cet endroit!


Et voila Dominique dont je vous parlais précedemment.

Tout a déjà été dit sur cette course mythique. Ce que je peux ajouter, c'est qu'il faut la faire au moins une fois dans sa vie de coureur. Tout y est parfait: l'organisation, le parcours et des paysages uniques dans ce Val d'Anniviers si beau. Chrono: 5:18. Dominique Rochat a fait 5:10.
DEUXIEME BUT 2003 ATTEINT.

28-30 juillet 2003: mini-trek (pour acquérir de l'endurance) entre Argentières et Le Grand-
St-Bernard (58 km).

23 août: semi marathon du Val-de-Travers.

19 octobre 2003: course de Gals.

29 novembre 2003: Course des pavés de la Neuveville.

6 novembre 2003: comme chaque année maintenant: course de l'Escalade de Genève.

En 2003, j'ai couru environ 1'095 km.

 
A bientôt

 
Par Jean-Louis - Publié dans : running
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Mardi 2 août 2005

Sont évoqués seulement les nouvelles courses auxquelles je participe et les événements
particuliers.

 Le 16 mars, après les 15 km de Kerzers, j'ai couru 236 km depuis le début de l'année.

Mon objectif principal pour 2002 est la course mythique 'Sierre-Zinal'
http://www.sierre-zinal.com. Je me suis mis dans une équipe (le 'MP Nike Team')
parrainée par une chaîne de magasins de sports et Nike. C'est pourquoi au début avril
je commence un entraînement pour les 20 km de Lausanne, course faisant partie du
pensum à accomplir en faveur du sponsor.

27 avril: 20 km de Lausanne http://www.20km.ch. Cela peut sembler bizarre de s'entraîner
à Lausanne pour Sierre-Zinal. Eh bien à Lausanne, il y a pas 200 mètres de plat
consécutif!!! Et puis, nous devons montrer nos maillots, pour le sponsor!!!
Belle course, belle ville, organisation en ordre, comme (presque) toujours.

Dans le cadre de l'entraînement de Zinal toujours, je fais le 16 juin le 'Trophée de la Joux
Verte'. 10,5 km et 1'000 de D+.

Dès le 21 juin, je commence un plan marathon. Le chaud s'installe, il fait 30° depuis 4
jours (début de canicule)

13 et 14 juillet, stage à La Gemmi http://www.gemmi.ch

Dès l'arrivée à Loèche-les-Bains, nous rejoignons nos chambres d'hôtel 4 km plus loin et
… 950 plus haut. A pied, naturellement.


L'hôtel est quelque part la-bas derrière...

L'après midi, jogging 'rapide' d'environ 10 km. Le lendemain (après une super fondue à la
crème le soir d'avant), jogging de 7 km sous le brouillard. Froid.

11 août: c'est d'abord le grand jour, puis la grande déception: les organisateurs ont dû
écourter le parcours pour cause de chutes de neige (30 cm à l'hôtel du Weisshorn http://www.memsa.ch/anniviers/stluc/htlweisshorn.htm). C'est la première fois en 29
ans et il faut que cela tombre sur cette année!!! La décision était sage: on ne courre pas
31 km en haute montage et avec 2'000 mètres de D+ sans prendre quelques précautions.
Mais tout cet entraînement...

17 août: pour me consoller, je suis allé faire le marathon du Val-de-Travers. Na!
http://www.defi-vdt.ch/

7 septembre: une nouvelle course pour moi: Villeret-Chasseral-Villeret. Superbe course dans le Jura, mais dure, surtout sur les hauts de Chasseral, mal 'pavés' http://www.coursevcv.ch/.

 


Villeret-Chasseral-Villeret. J'arrive au sommet de Chasseral. Restent 12 km de descente...

25 km, 1000 mètres de D+ (et donc de D-).

Le 25 décembre, je suis allé m'entraîner par 10 degrés centigrades. Toujours pas de neige pour le ski de fonds…

En 2002, j'ai couru environ 1'363 km.


A bientôt

 

Par Jean-Louis - Publié dans : running
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Lundi 1 août 2005
Ce jeudi 21 juillet 2005, je pars des Mottets à 07:45. Ci-dessous, le refuge vu d'en dessus.



La température est fraîche et les hauteurs sont sous le brouillard. Un paysan du coin m'a
dit hier qu'il ferait beau, alors confiance. Cependant, la température est vraiment fraîche
et pour la première fois depuis deux jours, je revêts la micro-polaire que j'ai acquise en
vue de l'UTMB. Il s'agit aussi de tester le matériel en vue de cette folie… Examen réussi,
ainsi que pour les chaussures également achetées pour ce grand rendez-vous.

Un mot encore sur le refuge des Mottets. Il s'agit d'anciennes vacheries (on dit comme cela
dans le Jura, en tous cas dans le Jura suisse) converties en refuge. Les deux bâtiments
parallèles sont les dortoirs. Celui de gauche contient la cuisine et la salle à manger, rustique
à souhait et pleine d'objets de jadis. Le bâtiment de derrière, caché partiellement est le logis
des maîtres de céans. Accueil: très bien; subsistance: itou; couche, rustique mais en ordre.
Douches et WC: propres et pratiques. Le seul bémol du lieu peut être la température en
période de beau temps relatif: les dortoirs ne sont pas chauffés et il vaut mieux être cor-
rectement équipé, même pour la nuit. Après tout, on est à la montagne!!!



Le premier tronçon de la journée me conduit au Col de la Seigne. Cela monte dès le départ
pour 4 km et 650 mètres de D+. Comme mise en jambe après le petit dèj, c'est pas mal.
Si on m'avait fait faire ça à l'armée, quelles gueulées on aurait pu entendre dans les
vallées… Il me aut à peine 60 minutes pour arriver au col et à la frontière italienne.

Viennent 3 km de descente, jusqu'au refuge Elisabetta ou j'arrive à 09:45. Au début de la
descente, un chalet en construction, complètement isolé (voir ci-dessous) . M'étonnerait
pas que l'on vienne mettre ici un de ces bistrot à 'montagnards en mocassins'. En effet,
une route non goudronnée mais carrossable arrive jusqu'en dessous de ce chalet.



Je rencontre quelques marmottes puis je fais une pose café-coca au refuge Elisabetta. C'est
un très beau refuge, avec du parquet rutilant au sol… Je marche sur la pointe des pieds avec
mes chaussures à picots. Le bar est autant fourni que n'importe quel bar citadin. Ici, c'est
carrément par une piste 4x4 que l'on peut arriver. C'est pas tout à fait ma vision de la
montagne…



Cette piste, rectiligne même ensuite au lac Combal, qui est en fait plutôt une 'Sagne'. A ce
moment, je suis, à vol d'oiseau, à dix km de Chamonix…
J'attaque la dernière grande montée de la journée qui me mène au lieux-dit Arrête du Mont
Favre: 2,5 km pour 450 de D1 environ. Du costaud-solide, quoi. Il me faut 55 minutes pour
avaler cette portion.

En dessous de l'arête du Mont-Favre.

 S'en suivent une dizaine de km de descente casse-pattes (presque 1'300 m de D-)
jusqu'à Courmayeur. Ou je me fais escroquer d'une bière à 5€. Globalement, les prix
sont sur le Tour du Mont-Blanc plus élevés qu'en Suisse. Voilà encore un cliché qui disparaît.
On m'a d'ailleurs partout refusé mes francs suisses. Dire qu'il y a peu de temps, c'était une
valeur refuge. Décidément, tout fout le camp…

Dolonne, c'est à dix minutes de Courmayeur, but de la journée

Durant ces trois jours, j'ai marché (à la montée) et couru (à la descente, au plat et sur les
faux-plats montants): 75 km, 4'042 de D+ et 3'887 de D-. Soit moins de la moitié de l'UTMB.
Cette reconnaissance, même partielle m'a donné confiance. Il s'agit de peaufiner la
préparation et tout ira bien!!!

Pour terminer, une rafraîchissante image de glaciers, dans le région du refuge Elisabetta.


Et pour terminer ce périple, une photo du sympathique personnel de la SNCF...




A bientôt...
Par Jean-Louis - Publié dans : running
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Mercredi 27 juillet 2005
Ce mercredi 20 juillet, je pars des Contamines à 08:00. La température est fraîche et
agréable. La première tranche du trajet se fait à peu près à plat, le long du torrent
'Bon nant', parmi les arbres. Je cours le plus possible sur le plat. Les autres touristes que
je dépasse me regardent parfois bizarrement. Ma foi tant pis, je ne suis pas d'ici, ils ne me
connaissent pas et je repars bientôt!

Après 3 kilomètres de faux plat montant, j'arrive au lieux dit "Notre Dame de la Gorge", ou
se trouve une petite chapelle. Dès ce moment commence une montée de 4 km avec 500
mètres de D+. J'arrive au refuge de la Balme à 09:45, après 8 km environ et 530 mètres de
D+. Le soleil est maintenant levé et il fait beau. Je fais une pause d'une vingtaine de minutes:
1 café et 1 coca (je n'en bois que dans ces occasions). Je change aussi de sweet-shirt,
complètement détrempé par la transpiration. Arrive un hollandais (je crois), tout rouge, suant
et soufflant. Il commande un café, enlève une couche et … allume une cigarette. Il y a des
trucs que j'ai de la peine à suivre… Ci-dessous, refuge de La Balme.



C'est reparti pour le Col du Bonhomme ou j'arrive à 11:10. Je poursuis jusqu'à la Croix du
Bonhomme. Je viens donc de faire à nouveau 8 km avec 466 m de D+.
En ce lieu, au lieu de suivre le plan de l'UTMB (et de redescendre sur les Chapieux), je décide de continuer sur le Col des Fours.



Au total, cela me fera 2-3 km de moins en distance, par contre, j'augmente le dénivelé, en
compensation de celui pas fait hier. Quand on aime, on ne compte pas… La météo est
magnifique. Je commence la descente sur la Ville des Glaciers. A peu près à mi-pente
(au Bouillu du Tuf), je mange mon sandwich (acheté le matin même) et je bois un peu d'eau.
Et je profite d'admirer la vue!



La Ville des Glaciers est un fait un petit groupe de chalets à vaches, flanqué d'un parking
permettant de venir 'faire de la montage en mocassins'. Un citadin s'offusque de ne pas
trouver un paysan pour lui acheter du fromage. Pas possible, y a même pas un Casino, chez
ces sauvages!



Encore un petit kil et j'arrive à 14:25 au refuge des Mottets, but de la journée. Je pensai y
arriver vers 16:00-16:30.Aujourd'hui, j'ai donc parcouru environ 22 km avec 1'570 m de D+
et 876 m de D-. Après avoir pris la douche, bu une bière (deux? vraiment?), je repars pour
une petite ballade en dessus du refuge. Et c'est là que je vois mes premières marmottes
du séjour. Eh non, malgré la libre circulation des personnes, elles ne sont pas toutes en
Suisse à mettre les noisettes dans le chocolat. La preuve!


Pourquoi il me suit partout, celui-là?

Sur les deux jours, j'ai parcourus 50 km, 2'868 de D+ et 1'983 de D-. Si j'ai la même
moyenne à l'UTMB, je n'aurais pas de marge pour dormir et cela m'inquiète… Mais mon
sac sera beaucoup moins lourd et je ne perdrais pas de temps à chercher du
ravitaillement…

A bientôt
Par Rochat - Publié dans : running
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Dimanche 24 juillet 2005
Bonjour à tous,

ce prochain article devait être une évocation de l'année 2002. Mais cela viendra plus tard car j'ouvre une parenthèse: je vais vous parler d'une escapade dans le massif du Mont-Blanc, en vue de l'ultra-trail du même nom, qui approche à grands pas (26-28 août 2005). Le 19 juillet dernier, j'ai donc fais un voyage Marin-Epagnier/Chamonix par le train. Je suis arrivé à destination à 10h15. Le temps de prendre mes repères, d'acheter une carte IGN de la région et de la subsistance, me voilà en route. Après deux kilomètres de marche le long de l'Arve (ce torrent sera devenu une rivière qui se jettera dans le Rhône à Genève), j'arrive au lieu dit "Les Gaillands", ou la falaise du même nom sert de terrain d'exercice et d'apprentissage aux apprentis varapeurs et grimpeurs.



Le but de la journée est d'atteindre le village  "Les Contamines", à 25 km du départ, 1'205 mètres de dénivellé positif (D+) et  1090 mètres de dénivellé négatif (D-). Je dois arriver au but avant 17 heure, sans quoi le logement que j'ai réservé pourrait bien être loué à quelqu'un d'autre. Je suis donc un peu stress et c'est pourquoi il n'existe pas beaucoup de photos de cette première journée. C'est pourquoi aussi au village les Houches, je décide de prendre une télécabine qui devrait me faire gagner 2 heures. Ceci au détriment de 650 mètres de D+ (alors que je suis précisément ici pour entraîner celà!). Finalement, je ne gagnerai qu'une demi-heure, car au lieu d'attendre la télécabine 10 minutes, j'attends 60 minutes. Une vététiste s'est cassé la figure et les pompiers procèdent aux premiers soins sur la pate-forme d'embarquement. J'arrive enfin au col de Voza, avec à peine 30 minutes d'avance sur mon timing. La descente sur La Gruvaz et les Contamines se passe sans problèmes, à travers de très beaux paysages. J'ai donc fais environ 21 km pour arriver aux Houches. Je n'ai pas beaucoup vu le Mont-Blanc, à cause de nuages qui traînent encore sur les montages.



Ce village des Houches est très joli et très fleuri, comme en témoigne la photo ci-dessous. Je suis seulement un peu surpris par le nombre de pizzerias (spécialité savoyarde???).



J'ai passé la nuit au refuge du Club Alpin Français, acceuil très bien, logement moyen et nourriture (repas du soir) très moyen. J'ai dormi dans un dortoir à douze places avec onze buveurs et buveuses de bière belges (les buveurs et buveuses étaient belges, pas la bière...). Séance de ronflement garantie. Heureusement, je n'avais pas oublié mes boules Quiès. Comme ils avaient de la peine à se lever le lendemain, j'ai pu passer aux comodités en premier, ce qui est toujours un avantage dans ce genre d'établissement.

Prochain épisode: Les Contamines - Le refuge des Mottets (avec encore plus de photos).
Par Rochat - Publié dans : running
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