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Lundi 29 mai 2006 1 29 /05 /Mai /2006 17:04
Bonjour,

j'ai profité d'une relative accalmie météorologique pour faire ma deuxième sortie OFF. J'avais choisi de parcourir le canton d'un bout à l'autre (ou presque), dans le sens de la longueur. J'ai donc pris le train à 0619 à la gare de Marin-Epagnier, à destination des Verrières, à la frontière franco-suisse et en direction de Pontarlier. A ma grande surprise, le hall de la gare de Neuchâtel était rempli de monde. Etonnant, le nombres de personnes la à cette heure si matinale. Des jeunes, surtout. Mais ils ne partent pas en randonnées: ils rentrent à la maison après avoir passer une nuit blanche à la mal nommé 'fête de l'uni'. La plupart (qui d'ailleurs n'ont rien à voir avec l'université) sont dans un pitoyable état. Pour ma part, je préfère ma manière de passer l'Ascension, dans la nature, qui est la plus belle des cathédrales.
Donc à 0640, je monte dans le train qui me conduit à Fleurier. De là, je dois prendre un mini-bus qui me mène aux Verrières. La gare de cette localité frontière n'est plus desservie, rentabilité oblige. Ce qui pousse une partie du reste des habitants à déserter ce coin de pays. Ce qui entraîne la suppression d'autres prestations. Il n'y a bientôt plus que les coqs de bruyères qui habitent dans le coin...
A 0750, je commence mon parcours. Immédiatement, cela monte.

Voici le départ des Verrières.

A travers champs puis à travers bois, j'attends bientôt les crêtes de la montagne de Buttes, passant de 930 mètres à 1100 mètres. Je longe ensuite un chemin dans les pâturages, puis sur la crête menant au Chapeau de Napoléon, à 960 mètres.

Ce chemin des crêtes mène au Chapeau de Napoléon.

Le Chapeau de Napoléon est à la fois le promontaire sur lequel se trouve le restaurant du même nom. Pas grand monde: il n'est que 10 heure et la météo n'est pas géniale!

Depuis cet endroit, on a une vue fantastique sur le Val-de-Travers. Dans quelques heures, je serais tout là-bas au fond!

Je fais une petite pause de quelques minutes pour me restaurer, puis je repars pour gagner le fonds de la vallée et plus précisément Fleurier que l'on voit sur la photo ci-dessus.

Cette descente de 300 mètres de long pour 220 mètres de dénivelé négatif est très raide et plutôt technique. Le Jura vaut parfois bien les Alpes, de ce point de vue.

S'ensuivent environ 10 km sur le fonds de la vallée. Je passe les villages de Môtiers et Couvet et j'arrive à Travers, à une altitude constante de 740 mètres.

L'Areuse, paradis des pêcheurs en rivière.

Vient maintenant la montée au Creux-du-Van, fabuleux cirque rocheux du jura neuchâtelois. La montée se fait en deux tranches. La première va de Travers à la ferme-auberge des Oeuillons et je passe de 729 à plus de 1000 mètres en 3,5 km, à travers pâturages et forêt. Puis arrive le fameux sentiers des 14 contours.

Travers, vu de la montée sur les Oeuillons.

En contrebas du chemin des 14 contours: ce chemin, qui nous fait passer de 1000 à 1380 mètres en 1,5 km était autrefois entièrement en forêt. Par les fortes chaleurs, il était ainsi possible de monter 'à la fraîche'. Depuis le passage du sinistre Lothar, voilà le spectacle, désolant.

J'arrive enfin à la ferme-auberge du Soliat, à 1382 mètres d'altitude. Fin de la première étape. Je me rends aux 'commodités' ou je peux me changer. Il y a des douches car l'endroit dispose de dortoirs. Mais je n'ai pas de matériel de douche et de toute façon, je n'ai pas vraiment le temps. Ensuite, je me restaure à l'intérieur, je fais le plein de liquide et je repars vers 13h45 environ.

A la ferme-auberge du Soliat, on n'y sert toutes sortes de produits du terroir. La fondue me faisait envie, mais c'était un peu lourd, vu les circonstances...

J'ai encore du chemin à faire

Depuis le bord du cirque, on voit en contrebas la ferme Robert (restaurant). Tout au fonds, dans l'échancrure, on verrait, par temps clair, le lac de Neuchâtel.

Depuis l'auberge, le contourne le cirque, puis je me dirige vers la Grand Vy. Chemin faisant, je passe à 1400 mètres d'altitude, le plus haut point de la journée. Ensuite commence une longue descente de la montagne de Boudry jusqu'à Bevaix, par des chemin forestiers parfois très raides. En 7 kilomètres, je passe de 1400 à 490 mètres. Depuis Bevaix, je pars sur la Pointe du Grain puis la Tuilière. Le climat du bord de lac est nettement plus doux, les promeneurs sont nombreux et l'hôtel du Vaisseau est bien fréquenté. Je longe la vigne jusqu'au Petit-Cortaillod, puis je gagne Colombier par le chemin du lac. Petite pause de 5-10 minutes au camping de Colombier ou je peux faire le plein.

Depuis Cortaillod jusqu'à Saint-Blaise, je ne quitte plus le lac durant 20 km.

Colombier, Auvernier, Serrières, Neuchâtel, Hauterive, Saint-Blaise et enfin Marin-Epagnier. J'arrive à la maison à 1905, après 9:48:48 de course-marche. Par rapport à la première sortie OFF, je n'ai pas de sentiment de nausée et pas de cloques!

Dénivelé positif: +1'047 mètres;
Dénivelé négatif: - 1'431 mètres.

Prochain défi: une course dans le canton du Jura: Les 66 du Doubs. Il s'agit d'une épreuve de 64 kilomètres à caractère familial, quasiment confidentielle. Pour les déçus de la suppression du Défi du Val-de-Travers, il y a la une bonne occasion de remplacement. Renseignements: http://w3.jura.ch/services/sat/course_66/m_66.htm.

A bientôt
Par Jean-Louis - Publié dans : running
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Jeudi 18 mai 2006 4 18 /05 /Mai /2006 10:48
Bonjour,

Dans le cadre de l'entraînement pour l'UTMB 2006, je ferai, le 13 août 2006, le parcours de la course de montagne Sierre-Zinal, dans la catégorie dite 'touriste' (cette qualification donne une image un peu péjorative des personnes qui font la course dans cette catégorie). En 2003, j'avais fait 5:18.57,6 pour 31km avec 2000 mètres de dénivelé positif. Le 18 mai 2006, je suis donc parti de bon matin pour Sierre. Le but de la journée était de monter jusqu'à Chandolin (altitude 2000 mètres).

Le profil de Sierre-Zinal, la reine des courses de montagne.

Etant donné la proximité de Sierre-Zinal 2006 (13 août) et de l'UTMB 2006 (25-27 août), j'ai décidé que je ferai Sierre-Zinal uniquement en marchant, le but étant d'accumuler du dénivelé et de renforcer mon aptitude à effectuer des efforts soutenus en altitude. En fait, je n'ai pas prévu de me rendre à Sierre depuis très longtemps. Ce sont deux personnes qui désirent également faire le parcours en marchant qui m'ont incité à m'y inscrire. C'est pourquoi en ce mercredi 17 mai 2006, je me retrouve en compagnie de l'une de ces deux personnes pour 'reconnaître' la première partie du tracé (47% de l'effort total). Nous avons décidé de faire le trajet en marchant, en nous donnant 04:16:30 pour arriver à Chandolin. Il faut savoir que la personne qui m'accompagne est plus petite que moins (donc ses foulées sont plus courtes) et pas autant entraînée.

Comme vous pouvez le voir ci-dessus, la première portion jusqu'à l'oratoire de Saint-Antoine est rude, mais j'y suis arrivé dans les temps prévus. A cet endroit, j'ai du attendre ma partenaire pour qui le départ était trop rapide. Il était prévu que je marche à mon pas et que j'attende la deuxième personne tous les 2-3 km.

C'est dur, mais on est récompensé: la vallée du Rhône (et oui, ce fleuve naît en Suisse), avec la ville de Sierre.

L'intérieur de l'oratoire. Lors de la course, beaucoup de coureurs tirent sur une chaîne qui sert à faire sonner la cloche (porte bonheur). Pressé de repartir, j'ai oublié...

Nous continuons ensuite sur Beauregard, qui porte bien son nom, les images ci-dessous en témoignent.

Nous voyons ici le côté 'nord' de la vallée du Rhône.
En face, l'autre versant du Val d'Anniviers, avec la route qui mène à Vercorin. La vue s'étend jusqu'à Sion, capitale du canton du Valais.

Même direction, sous un autre angle. On distingue les colline de Valère et Tourbillon.
 
Nous arrivons à Ponchette. Malgré les pauses d'attente, je constate que nous sommes presque dans les temps. Cela signifie que dans les parties moins raides, nous allons nettement plus vite que la moyenne nécessaire. Nous rattrapons ainsi le temps 'perdu' dans les béquets et durant les pauses. Ponchette est un endroit herbeux, un pâturage que l'on peut qualifier de plat par rapport au reste du profil. Nous traversons donc cet endroit et après la fin du paturage, cela se gâte un peu. En effet, 50 mètres après un panneau indicateur, le chemin se divise en deux, une branche partant à droite, l'autre à gauche. Le problème est qu'en cet endroit, il n'y a pas de panneau indicateur et que de plus, la branche de droite (celle que nous aurions dû prendre) est dissimulée par le feuillage. De ce fait, nous sommes retournés sur nos pas (en direction de Ponchette) mais par un autre chemin. Nous avons mis un certain temps avant de constater notre erreur et de retrouver le bon chemin. Et nous avons ainsi fait 3 km supplémentaire. De plus, et nous ne nous y attendions pas, nous avons rencontré la neige (nous sommes maintenant à 2000 mètres), ce qui a contribué à nous ralentir fortement, car nous n'étions pas équipés pour cela. Heureusement qu'il fait chaud (environ 20 degrés). J'ai omis de dire qu'une même mésaventure nous est arrivée au lieu dit 'Plan Palet' ou il manquait aussi une indication (à moins que nous l'ayions loupée). Mais cette fois-là nous avait coûté qu'un km et demi de plus.

Ponchette.

Finalement, nous avons retrouvé le chemin. En tout, on a perdu 90 minutes. C'est une façon de parler, puisque en fait, ont aura rajouté de la difficulté à notre entraînement et c'est tout bénéfice. Bémol: la neige. Nous avons dû traverser des endroits avec de la neige jusqu'aux genoux (nous étions habillés en cours) et certains passages étaient limites du point de vue sécurité. Finalement, nous sommes arrivés à Chandolin à 15:55 au lieu de 14:16. Donc avec environ 1:40 de retard sur l'horaire planifié. Sans les suppléments imprévus, nous aurions été dans les temps. Autre point positif: la personne qui m'accompagnait m'a dit qu'elle aurait pu continuer sans problème. Pour ma part, le bémol est qu'en raison du retard, je n'ai pas pu manger la fondue dont je rêvais depuis le matin...

Nous aurons juste le temps de nous changer et de nous rafraîchir sur la terrasse d'un hôtel qui nous offre des vues comme celles ci-dessous:

L'autre côté du Val d'Anniviers.

Le ciel s'est un peu couvert, mais il fait chaud.

A 17 heures, nous prenons le car postal pour Sierre ou il fait 26,5 degrés. Le Valais, c'est vraiment déjà le sud!

Pendant les six heures de notre escapade, nous n'avons croisé personne, bien que l'on ai vu des traces dans la neige. C'est une question que je me pose souvent lors de mes sorties: ou les écolos vont-ils faire leurs randonnées? Surtout ceux qui protestent contre des épreuves comme l'UTMB... Il est vrai que si nous avions su qu'il y avait encore autant de neige à 2000 mètres, nous aurions choisi une autre course. Mais avec un équipement adéquat, pas de problèmes.

Pour ceux qui feront Sierre-Zinal (cette année ou une autre), voici ci-dessous un petit utilitaire (fichier Excel)  propre à calmer leurs angoisses (ou à leur en procurer)!

Courrez futé!

A bientôt

Par Jean-Louis - Publié dans : running
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Vendredi 12 mai 2006 5 12 /05 /Mai /2006 14:29
Bonjour,

cloque, ampoule ou phlyctène, c'est la même chose: c'est une petite vésicule remplie de liquide qui se forme sous la peau à la suite de frottements répétés. J'ajoute à cette définition que la chaleur et/ou l'humidité peut favoriser l'apparition de cloques. Je n'en attrape pas souvent, mais depuis quelques temps, plus fréquemment, sans que je sache pourquoi. Pour un coureur, il est important de pouvoir rapidement régler ce problème, afin de reprendre l'entraînement le plus vite possible.

Avec ma méthode, les soins sur une cloque pas trop grosse permettent de recourir immédiatement.

En fait, lors de ma sortie OFF du 3 mai 2006, j'ai eu une petite cloque à un orteil et une très grosse au talon. Cette dernière était en fait un épanchement de sang qui s'est formé sous un gros cal que j'ai au talon. Je l'ai soigné comme une cloque et trois jours plus tard, j'ai pu recourir sans gêne aucune. J'aurais même pu y retourner avant, mais j'étais encore un peu fatigué de la sortie précédente.

L'épanchement de sang du talon.

Vous traiterez une cloque de la même façon: prenez une aiguille à coudre fine, stérilisez là, enfilez un fil de 15 cm environ, traversez la cloque avec l'aiguille et le fil à double en laissant dépasser le fil de 1 cm des deux côtés. Coupez le fil du côté de l'aiguille et laissez le en place. Il servira à drainer complètement l'ampoule. Pressez l'ampoule pour en faire sortir le liquide.

La cloque a été vidée.

Ceci fait, toujours en laissant le fil en place, recouvrir l'ampoule d'un pansement style deuxième peau, toujours en laissant dépasser le fil. Pour ma part j'utilise ceux de la marque Compeed. Il s'agit de pansements adaptés à ce genre de bobos. Ils sont recouverts d'une substance médicamenteuse qui accélère la guérison. Voyez avec votre pharmacien.

Ici, le pansement est grand, parce qu'il est adapté au talon. Il en existe une grande variété.

Le pansement reste en place deux-trois jours, même sous la douche. Après ce délai, il tombe et on est guéri. J'ai déjà couru, lors de petites cloques, immédiatement après les soins, sans aucune gêne.

A bientôt.
Par Jean-Louis - Publié dans : running
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Vendredi 5 mai 2006 5 05 /05 /Mai /2006 20:17
Bonjour,

une séance 'OFF' est une séquence d'entraînement qui cherche à se rapprocher le plus possible des conditions de la course 'officielle' pour laquelle on se prépare. Mon but ultime pour cette année 2006, c'est l'UTMB - Tour du Mont-Blanc (http://www.ultratrailmb.com/accueil.php). Il m'a semblé nécessaire de prévoir durant la deuxième quinzaine de mars une sortie longue, histoire de me situer. Je me prépare actuellement sur la base d'un plan pour 100 km. Mon choix s'est porté sur un trajet Marin-Epagnier/La Chaux-de-Fonds et retour, soit environ 50 km pour 1958,5 mètres de dénivelé positif et autant de négatif.


Je viens de partir et déjà je vois la première difficulté: la montagne de Chaumont.

Le départ se fait à 0705, ce mercredi matin 3 mai 2006. L'altitude de départ est de 450 mètres. Le premier tronçon me mène à proximité du funiculaire Neuchâtel-Chaumont (altitude: 644 mètres). C'est à dessein que je choisis de monter jusqu'au sommet de Chaumont par ce chemin très raide, puisque parallèle au funiculaire. C'est un très bon entraînement au maniement des bâtons, la pente maximum atteignant 46%!


Chic, déjà une descente; à droite, Saint-Blaise et plus loin Neuchâtel. A droite des arbres, on aperçoit le lac de Neuchâtel.


A mi-parcours de cette montée, on voit Neuchâtel en bas, le lac et la ligne bleue au fonds, ce sont  des vallonnements de l'autre côté du lac, préfigurant les pré-Alpes.

J'arrive à Chaumont à 0845; altitude: 1087 mètres. Le dénivelé positif se monte maintenant à 637 mètres. Je m'y arrête quelques minutes pour manger une barre énergétique. Chaumont est un belvèdère qui domine la ville et le lac de Neuchâtel d'un côté et le Val-de-Ruz de l'autre.. Par beau temps, on peut y admirer les Alpes sur un très large panorama. A proximité de la station du funiculaire se trouve une tour panoramique.

La tour panoramique de Chaumont.

A peine suis-je arrivé qu'un bruit infernal me fait sursauter: ce havre de silence est troublé par la voirie qui, vive le progrès, utilise aujourd'hui de bruyants instruments pour chasser quelques reliquats de feuilles mortes. Les balais étaient plus silencieux...



Je repars donc rapidement. et j'arrive au point culminant de Chaumont (1147 mètres). Commence alors la descente sur la Val-de-Ruz. Après une trentaine de minutes de descente dans la forêt, j'arrive au village de Saules, qui se trouve sur l'autre versant de la montagne. L'altitude est maintenant de 823 mètres (D+ 697/D- 324). Je traverse la campagne du Val-de-Ruz, par le moulin de Bayerel (709 mètres, D- 438) , Engollon, la piscine d'Engollon et enfin Cernier.


Le Val-de-Ruz est encore largement agricole, même si nombreuses sont aujourd'hui les habitations individuelles dans les charmants villages de cette région.

J'arrive à la Fontanelle à 1015. De là, je dois maintenant monter au Col de la Vue des Alpes. Le point de départ est à 850 mètres (D+ 838/D- 438). Assez rapidement, le seul chemin me permettant d'arriver la haut est barré: une coupe de bois s'y déroule et c'est un vrai capharnaüm. Je contourne la difficulté en passant en dehors du chemin, ce qui est très pénible et risqué (torsion de cheville). Heureusement, le coin est désert, aucun bruit. Les bûcherons sont ailleurs...

Bientôt, j'arrive aux Loges, puis au Col de la Vue-des-Alpes (altitude: 1283 mètres; D+ 1271/D- 438). C'est le point culminant de ce parcours.  On y voit les restes de neige de cet hiver qui fût particulièrement enneigé et rigoureux.


En hiver, le parking est utilisé par les skieurs.

Je bois rapidement un coca, puis je reprends la route. Encore quelques 3 ou 4 kilomètres et j'arrive au camping de bois du Couvent, aux portes de La Chaux-de-Fonds. Depuis la Vue des Alpes, le parcours est assez vallonné et j'estime le dénivelé sur ce tronçon à 100 m+ et 100 m-. J'ai couru/marché environ 25 km, pour D+ 1371/D -538.


La ville de la Chaux-de-Fonds est la troisième de Suisse romande. Elle est pourtant méconnue, même en Suisse. Charles-Édouard Jeanneret-Gris, plus connu sous le pseudonyme de 'Le Corbusier' y est né en 1887; Frédéric-Louis Sauser , plus connu sous le pseudonyme de 'Blaise Cendrars' y est né la même année. Louis Chevrolet y est né en 1878; il fonda la marque automobile Chevrolet, à Detroit, USA. La liste n'est pas exhaustive... Pour une ville peu connue, c'est pas mal.

Je prends quelques aliments au restaurant de ce camping, me rechange et me lave un peu (dans le désordre) et après une heure de pause, je pars pour le retour, par le même chemin.

Le retour: altitude de départ: environ 1050 mètres. Tout d'abord, il faut remonter au Col, en passant par Maison Rouge (altitude: 1196 mètres), puis en traversant l'ancienne route cantonale (altitude: 1167 mètres), puis en franchissant un petit mont dont on gagne le sommet par une volée de 352 marches (altitude: 1229 mètres, HD+ 208/HD- 29).


Début des 352 marches. C'est à cet endroit que je ressens les premières 'douleurs' musculaires.

Un km plus loin et c'est le Col (HD+ 262/HD- 29). Depuis le Col, on voit, par (très) beau temps, les Alpes sur une étendue difficilement concevable! Imaginez: le sommet du panneau panoramique explicatif le plus occidental est le Mont d'Hermone (1413 mètres, Haute-Savoie, France). Le sommet le plus oriental est le Glärnisch, pour les francophones prononcer 'Glèrniche'  (2914 mètres, canton de Glaris, Suisse), en passant par le Mont-Blanc (4807 mètres, pas besoin de dire ou il se trouve) et le Cervin (4478 mètres, idem). Bon, aujourd'hui, il fait beau, mais il y a une espèce de brume de 'chaleur' (l'humidité qui remonte du sol) et on devine à peine les plus hauts sommets enneigés. Par beau temps, le lieu est très fréquenté, il y a une véritable cohue. C'est que l'endroit est le point de départ de nombreuses balades, il y a trois restaurants et en hiver, ce sont les skieurs et les racketteurs (pas ceux du fisc, les autres) qui fréquentent assidûment les lieux!


A gauche du sapin, on devine le lac de Neuchâtel et plus loin les Alpes. Difficile de faire une belle photo avec les 'mochetées' qui ont été implantées à cet endroit. On se demande ce que fait l'office de gestion du territoire...

Il est temps de repartir. Toujours en suivant le même chemin, je traverse à nouveau la zone de coupe de bois et j'arrive à Cernier (altitude: 850 mètres; HD+ 262/HD- 462). La fatigue commence à se faire sentir. Je me dirige vers une grande surface ou j'achète un Coca pour boire de suite et de l'eau pour compléter mes bidons (2 fois 1/2 litre). Tout cela me prend au maximum 10 minutes. Pendant ce genre de pauses, je stoppe mon chrono (quand je n'oublie pas). La traversée du Val-de-Ruz via Bayerel (altitude: 709 mètres, HD+ 262/HD-603) me paraît moins pénible que ce matin. Pourtant, il fait bien plus chaud. La montée dans le village de Saules jusqu'au pied de Chaumont est terrible, sur le goudron (altitude: 823 mètres; HD+ 376/HD- 603).


Cette fameuse montée à travers Saules, jusqu'au pied de Chaumont. En bas, le Val-de-Ruz et au fonds, Cernier.

J'arrive enfin dans la forêt ou je pense trouver un peu de fraîcheur. A vrai dire, elle est toute relative. Je me trompe de chemin (par rapport à celui du matin; il est très raide; cela occasionne un peu de stress, car je ne suis pas sûr d'arriver ou je veux, et je n'ai pas pris mes cartes 25'000 avec moi. Surtout, je commence vraiment à fatiguer. Finalement, je fais une ralonge de 200 ou 300 mètres, mais j'évite la coupe de bois du matin. Aux environ de 1700, j'arrive au sommet de Chaumont (altitude: 1151 mètres, HD+ 704/HD- 603) ou je fais une petite pause sur la terrasse du 'Petit Hôtel'. De cet endroit également, on a une vue magnifique sur le lac et les Alpes. Les terrains de tennis sis devant l'hôtel sont les témoins d'une splendeur passée. Il est loin le temps ou de Neuchâtel on venait en villégiature à Chaumont, à dix kilomètres de chez soi...


L'arrivée à Chaumont (la montagne et le village portent le même nom).


Devant la terrasse du 'Petit Hôtel', il y a deux courts de tennis. Au loin, au dessus des arbres, on voit le lac de Neuchâtel. Et encore plus haut, à gauche on voit également le lac de Morat (Murten, en allemand).

La dernière descente, de Chaumont à Hauterive puis Saint-Blaise. La forêt est magnifique, mais l'effort est assez rude, car la pente est prononcée. A cet endroit et seulement à celui là, le chemin n'est pas le même que celui du matin. En sortant de la forêt, je découvre une fois de plus, les merveilleux paysages des villages de ma région.


Voici la vue qui s'offre à moi à la sortie de la forêt. Au loin, Marin-Epagnier, ma commune.



Saint-Blaise, village autrefois principalement viticole. Il y a de beaux et importants restes de vignes et certains crus sont fameux. Au loin, la baie de Saint-Blaise, véritable paradis pour les activités estivales.

Je suis maintenant presque complètement cuit, à point. J'achète à nouveau un coca dans une station service (à 1,5 km de chez moi). Je n'ai pas remarqué que c'est un Coca 'vanille'. La première gorgée me retourne l'estomac, je le jette. Je ne suis pas un fan de coca, mais pour la course à pied, le coca dégazéfié vaut largement les produits spécialisés vendus bien plus chers!!!



Des spectacles comme celui-ci aident à surpasser la fatigue et la douleur. Vive le printemps!

Enfin, j'arrive à la maison (altitude: 450 mètres, HD+ 704/HD- 1304) à 1805, 11 heures après mon départ, mais après 9 heures 24 minutes de course effective. Je suis assez fatigué, j'ai deux cloques au même pied. Sinon, pas de séquelles, si ce n'est un dégoût assez prononcé pour le sucré, ce qui m'arrive rarement. Le dénivelé total: HD+ 2075/HD- 1842. La différence est due à un oubli de ma part, faisons la moyenne: 1'958,5 HD+ / 1'958,5 HD -, soit en tout 3917 mètres de dénivelé. Il faut donc ajouter 20 km aux 48,6 km effectifs pour trouver les km/effort: 68. C'est pas mal. Mais souvenons-nous que l'UTMB, c'est 158 km avec 8'500 de HD+... Restons donc encore modestes!

Mission réussie.

Dans un prochain article, je vous montrerai comment soigner efficacement des cloques (ampoules, vessies). Car aujourd'hui, j'en ai attrapé une et une belle, ce qui est aussi rarement le cas.

A bientôt.
Par Jean-Louis - Publié dans : running
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Jeudi 27 avril 2006 4 27 /04 /Avr /2006 07:57
Bonjour,

l'article que je vous annonçais concernant le 'body pump'  n'est pas encore prêt. C'est que je dois y mettre des photos explicatives et la météo de ces jours ne s'y prête pas.

En attendant, voici un plan 10 km avec comme objectif  1 heure. J'ai reçu quelques messages qui encensent le plan pour débutants, hier encore de la part de Gregory qui ne sait pas trop comment continuer après ce plan pour débutants. Voici donc un plan sur dix kilomètres qui devrait le satisfaire, ainsi que les autres ex-débutants!

L'exercice se déroule sur 4 semaines identiques, à raison de 3 séances par semaine.
Séance 1:

     - 1 heure d'endurance à 70% de votre FCM, à 7-8 km/h maximum
Séance 2:

     - 30 minutes d'endurance à 70% de votre FCM, à 7-8 km/h maximum,

     - 2 * 2'000 mètres en 12 mn, puis en 11mn 30 s (récupération: marcher
       200-300 mètres),

     - retour au calme: 15 minutes de footing (lentement).
Séance 3:

     - 30 minutes d'endurance à 70% de votre FCM,

     - 4 * 3 minutes à 90% de votre FCM à environ 12 km/h,

     - retour au calme: 15 minutes de footing (lentement).

Après quatre semaines de ce régime, vous devriez être en mesure de courir 60 minutes à 10 km par heure!

Pour contrôler ma vitesse par rapport à une distance donnée, j'utilise un GPS (voir les modèles 'Forerunner' sur www.garmin.ch).

FCM: fréquence cardiaque maximum. En principe, la fréquence cardiaque maximum (FCM) doit être de 220 moins votre âge. Par exemple, à 30 ans, la FCM devrait être de 190. Il s'agit d'une moyenne empirique. Ce nombre sera plus haut chez certaines personnes et plus bas chez d'autres. On ne courre jamais à sa FCM. La seule façon de vraiment connaître sa FCM est de passer par un médecin du sport, éventuellement par un club d'athlétisme. Mais je pense cela réservé aux sportifs de 'pointe'. Comment sais-je, dans le cas ou j'ai trente ans, que ma FC est de  133  (70% de 190)? Grâce à un cardiofréquencemètre (voir le modèle 'Forerunner 301 sur www.garmin.ch).

Il existe aussi des marques moins onéreuses, mais n'oubliez jamais qu'au bout du compte, le bon marché est toujours trop cher...

Le GPS n'est pas indispensable, au moins au début de votre 'carrière' de coureur. Le cardio, à mon avis, oui, pour apprendre à se connaître. Personnellement, je n'en utilise plus, je connais maintenant suffisament mes sensations. Par contre, je ne sors jamais sans mon GPS et un bidon de boisson.

S'il vous plaît, quand vous aurez fait ce plan et votre premier 10 kil, envoyez-moi un petit commentaire:

- cela fait toujours plaisir;
- et surtout, cela permet d'enrichir le blog.

A bientôt
Par Jean-Louis - Publié dans : running
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