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Mercredi 28 juin 2006 3 28 /06 /Juin /2006 21:04
Bonjour,

tout d'abord, voici le programme de la deuxième de ces dix dernières semaines avant l'UTMB:

Semaine 2

 

Séance

 

1

Rappel VMA avec 30' end + 20 fois 15/15 sur
terrain souple + 5 minuntes relax

2

1h30 vélo relax

3

Seuil avec 20' end. + 25 min. en côte avec bâtons
 + descente relax

4

Trail de préparation, zest du matériel et des
aliments

5

--

 

Au total: 8h15 à 9h30


Les fiches (suite):

Fiches n° 35      Fiches n° 36      Fiches n° 37      Fiches n° 38      Fiches n° 39      Fiches n° 40

Fiches n° 41

Je reviens brièvement sur le Trail des 66 du Doubs du 3 juin 2006. J'avais été surpris de ne pas rentrer dans les barrières horaires et cela m'inquiétait un peu par rapport à l'UTMB. Dans le tableau ci-dessous, nous constatons que pour les 33 premiers km, les barrières horaires sont les mêmes sur les deux parcours. Au 44ème km, l'UTMB met la barrière à 11 heures de course. Si on extrapole sur les 66 du Doubs, elle devrait être à 07h52. Ensuite, les comapraison ne sont plus possible, le premier parcours étant plus court. Mais on voit par exemple que pour les km 42 à 52, les 66 du Doubs accordent une heure, soit du 10 km à l'heure à ce moment de la course. Ce petit comparatif me rassure...

66 Du Doubs
(départ: 0830)

 

 

UTMB
(départ: 1900)

 

 

Extrapolé

Effectif (UTMB)

Réserve (UTMB)

Ocourt

11h30

18 km
= 3h00

Contamines

00h15

24.7 km
= 05h15

~idem

04h07

01h08

Soubey

14h15

33 km
= 3h45

La Balme

02h15

33.1 km
= 07h15

~idem

05h58

02h17

Epauvillers

16h00

42 km
= 7h30

Les Chapieux

06h00

43.9 km
= 11h00

07h52

08h46

02h14

Montmelon

17h00

52 km
= 8h30

Courmayeur

13h00

72.0 km
= 18h00

 

15h32

02h28

St-Ursanne

19h30

64 km
=11h30

Arnuva

18h40

88.7 km
= 23h40

 

22h13

01h27


A bientôt
Par Jean-Louis - Publié dans : running
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Lundi 19 juin 2006 1 19 /06 /Juin /2006 12:35
Bonjour,

dans le cadre de mon entraînement pour l'UTMB, mais aussi en vue du Sierre-Zinal du 13 août prochain, nous sommes allé 'reconnaître' le tracé de la course Neirivue-Moléson du 2 juillet prochain. Vous trouverez tous les renseignements techniques et réglementaires de la course elle-même ici.
Pour ma part, je me contente de vous montrer le dénivelé et quelques photos, histoire de vous mettre l'eau à la bouche.

Après 70 minutes de voiture, nous arrivons au point de départ, dans la belle région de Gruyère, lieu de production du fromage du même nom (le seul, le vrai!).

Après les orages de hier, le ciel est bleu, immaculé. Il y a une certaine fraîcheur dans l'air, ce qui est le top pour commencer une marche ou l'on passera de 750m d'altitude à plus de 1500 m en 6 km.

Voici le dénivelé.



Après environs 2,5 km, nous quittons la forêt dense et nous arrivons dans les paturages.

Nous sommes parti depuis le fonds de la vallée que nous apercevons dans l'échancrure en V du milieu de la photo. Déjà le soleil chauffe. Depuis le village de Neirivue, la montée commence directement. Au bout d'une dizaine de minutes, nous pénétrons dans la forêt et cheminons sur une petite route longeant le lit d'un torrent. La tempéture est rafraîchissante.

Quelle est verte, la Gruyère. Cette belle herbe ne peut produire qu'un beau fromage et la crème double tellement réputée!

Après environ 3,5 km, nous arrivons au chalet des Albeuves. Il s'agit d'un endroit de villégiatures pour Mesdames les vaches. Vous pouvez d'ailleurs constater qu'elles barrent le chemin. J'en profite pour signaler qu'il faut toujours traverser un troupeau avec circonspection. Il y a fréquemment des incidents, surtout quand il y a des petits. Les vaches peut alors devenir très agressives. Il faut préciser que la plupart des incidents se produisent lorsque des citadins complètement déconnectés de l'environnement naturel traversent des troupeaux en laissant leurs chiens courir après le bétail... Cet endroit est également le lieu du premier ravitaillement (voir profil ci-dessus).

Au centre de la photo ci-dessous, il y a une toute petite tache orange. Il s'agit d'un gardien de bétail qui clôture un périmètre en vue de l'arrivée de vaches la semaine prochaine. Il faut vraiment un courage certain pour travailler dans ces conditions. Et sans être un admirateur de Joseph Bové, j'estime que la façon dont nous traitons nos paysans est ignoble!

La grimpette continue.

Quelques temps après cela, nous arrivons à un chalet dont le nom est 'La Chala'. Il s'agit de patois gruérien dont je ne peux pas vous donner la signification. Les occupants des lieux viennent d'y ouvrir une buvette. Nous nous y arrêtons donc pour boire un café. Nous apprenons par la tenancière que la personne qui plante les piquets un peu plus haut dans la montagne (voir photo précédente) est le responsable de ce chalet. Après cette pause bienvenue sur la terrasse de cette buvette (vue splendide en contrebas), nous reprenons nos bâtons. Nous arrivons au lieu dit le Gros Moléson. Nous avons donc effectué maintenant 6 des 10,6 km du parcours et 800 des 1290 mètres de dénivelé.

Nous voyons maintenant le but: l'arrivée de la télécabine reliant Plan Francey au sommet.

Il nous reste environ 4 km à parcourir. De Gros Moléson à Plan Francey, le chemin est en fait un sentier didactique. Des dizaines de petits panneaux expliquent aux promeneurs le nom des plantes, leur utilité, pourquoi elles poussent à cet endroit (nature du terroir), etc. Comme vous pouvez le constater sur le profil, il y a la 1,5 km de chemin descendant, très bucolique et avec des petites montées qui agrémentent le tout. Profitez de cette zone, vous ne savez pas ce qui vous attend!

En parcourant ce chemin botanique, on peut admirer la 'plaine' de la Gruyère. La petite ville de Gruyère, un vrai petit bijou ayant gardé son caractère moyenâgeux est à visiter absolument. Allez manger des fraises à la crème double, ou une double meringue avec de la crème aussi, vous m'en direz des nouvelles. Et votre balance aussi!

Sur cette vue, on voit de le lac de la Gruyère et quelques villages qui le bordent. Tout au fonds, très estompé, le Jura. Par temps très clair, on verrait l'antenne de Chasseral.


Un des panneaux explicatifs du sentier botanique.

Depuis plan Francey, vous avez la possibilité de rallier le sommet par une 'Via Ferrata'. En ce qui nous concerne, nous continuons à Pedibus. A noter que Plan Francey est aussi le deuxième endroit prévu pour le deuxième ravitaillement.


Ce Moléson est vraiment imposant. Ses caractéristiques géologiques intéressent vivement les amateurs éclairés. Elles sont d'ailleurs également expliquées le long du sentier botanique.


Depuis la fin du 'plat de Plan Francey, il reste environ 2km à faire, avec plus de 500 mètres de dénivelé. C'est la partie la plus ardue du trajet, d'autant plus si la chaleur s'en mêle, ce qui est le cas aujourd'hui. Sur la photo ci-dessous, nous sommes environ à 500 mètres de l'arrivée. Aujourd'hui, il fait beau. Mais il arrive que le Moléson aie mis son chapeau. Dans le langage populaire, cela veut dire que le mauvais temps est là et que le sommet est entouré de brouillard. Le Moléson, c'est un peu le Kilimandjaro des Fribourgeois! Quand on est là, lors de la course officielle, on entend le speaker qui félicite les arrivants par leur nom. Le problème, c'est qu'on entend ce haut-parleur depuis deux km et qu'on n'arrive toujours pas...

De la neige au sommet du Moléson le 18 juin, c'est assez rare. En haut le restanrant et l'arrivée de la télécabine.

La fin de la montée, vue du dessus. Le chemin est technique. Pneus lisses à prohiber!

L'arrivée de la télécabine. Si vous n'aimez pas marcher, vous pouvez arriver à ce sommet uniquement pas des moyens mécaniques!


Quand vous êtes au restaurant, il reste quand même un petit effort à faire pour pouvoir dire: j'ai foulé le sommet du Moléson!

Depuis la terrasse du restaurant, ou j'ai dîné d'une fondue, naturellement, on a de nouveau une vue géniale, en direction du sud-ouest cette fois. La tache bleue, c'est le lac Léman. Au loin, par temps clair (bis répétita), on verrait le Mont-Blanc...

Il est temps de prendre le chemin du retour. Nous retournons à notre point de départ par le même chemin. Ci-dessous, une vue du chemin botanique.

Comme déjà dit, le sentier est bucolique, roulant, bossu.

Les adeptes du VTT ne sont pas oubliés. Ces chemins sont parfaits pour eux, même si certains n'ont pas beaucoup d'égards pour les piétons. Les 4X4 sont très heureusement interdits!

Nous repassons par la buvette de ce matin. Le bleu, c'est du myosotis: l'endroit en est recouvert.

Le chalet à vaches 'La Chala', agrémenté d'une buvette et d'une petite terrasse surplombant la vallée de l'Intyamon.

Pourtant, que la montagne est belle...

Une fleur d'Eglantier bordant le chemin pour terminer! (on peut être barbare et aimer les petites fleurs - Astérix chez les Goths).

En fait, c'est pas tout à fait terminé: car en arrivant à notre voiture, voici le spectacle céleste:
Le ciel de Neirivue, au moment de monter en voiture pour le retour à Marin-Epagnier.

Comme quoi, en montagne, comme en mer, il vaut mieux connaître les conditions avant de s'aventurer. Un homme avertit en vaux deux et l'avenir appartient aux lèves tôt.

Et quelques minutes plus tard, dans la voiture... Orages très violents, trains en panne et toute cette sorte de choses.

Pour conclure, que je vous dise que cette journée compte comme séance 4 de la semaine une du 'plan des dix dernières semaines' (voir article précédent).

A bientôt

Par Jean-Louis - Publié dans : running
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Vendredi 16 juin 2006 5 16 /06 /Juin /2006 13:58
Bonjour,

le temps est venu de faire un bilan de mes entraînements en fonction de l'UTMB qui se rapproche à grands pas. Le dernier bilan présenté ici date (déjà) de mi-avril. Tout d'abord, je vous présente les fiches. Je pense que cela n'intéresse pas chacun, mais peut servir à d'autres. Ensuite, je donne quelques statistiques et enfin, je présente le début de mon nouveau (et ultime) plan dédié à l'UTMB.

Fiches:

Fiche n° 9       Fiche n° 10    Fiche n° 11    Fiche n° 12    Fiche n° 13    Fiche n° 14   
Fiche n° 15
    Fiche n° 16    Fiche n° 17    Fiche n° 18    Fiche n° 19    Fiche n° 20
Fiche n° 21
     Fiche n° 22    Fiche n° 23    Fiche n° 24    Fiche n° 25    Fiche n° 26
Fiche n° 27
    Fiche n° 28    Fiche n° 29    Fiche n° 30    Fiche n° 31    Fiche n° 32
Fiche n° 33
    Fiche n° 34

Statistiques:

Depuis le début de l'année, j'ai couru en entraînements et 'compétitions': 942 km, soit 291 de plus que l'année passée à la même date.

Dans le même temps, j'ai accumulé 9'000 mètres de dénivelé, soit à peine plus que l'UTMB à lui tout seul... Je n'ai pas tenu la statistique du dénivelé l'année dernière.

Plan des dix dernières semaines:

J'ai trouvé ce plan l'année dernière dans un magazine spécialisé. Je vous présente la première semaine, les 9 autres suivront rapidement dans ce même article.

Semaine 1

 

Séance

1

1 heure vélo ou natation

2

Dominante seuil avec 30' endurance + 25' au seuil
avec les bâtons. Descente lente et relax

3

2h30' de vélo ou VTT ou bike and run

4

2h30' à pieds sur chemins dont 25' soutenu en
côtes avec bâtons (D+ 1000 mètres minimum)

5

1h30 vélo relax (optionnelle)

 

Au total: 7h15 à 8h45



En fait, j'ai commencé ce plan avec quelques jours d'avance et en voici donc les deux premières fiches:

Fiche n° 35
  Fiche n° 36

A bientôt









Par Jean-Louis - Publié dans : running
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Jeudi 15 juin 2006 4 15 /06 /Juin /2006 07:31
Bonjour,

cette fois-ci, je n'ai pas laissé beaucoup de temps avant de repartir pour une longue sortie.
C'est en effet le jeudi 8 juin, soit 5 jours après le trail du Doubs, que je suis reparti pour un entraînement lourd. Parti de la maison à 0805, j'ai rallié le sommet de Chasseral en environ
huit heures et dix minutes d'efforts. Durant la montée, je me suis égaré plusieurs fois et si
j'avais en ma possession des cartes au 25'000 récentes, j'aurais pu gagner une heure en
tout. Mais le but, une fois encore, était de faire et de la distance et du dénivelé. Donc, but
atteint.

Durant les premiers kilomètres, je longe le piémont de la première chaîne jurassienne,
jusqu'à Cornaux. Je suis à la limite supérieure des vignes, il n'y en a pas de plus hautes
dans cette région, sauf peut être au bord du lac de Bienne.

En dessus de la plaine entre les lacs de Neuchâtel et de Bienne.

Le périple se poursuit maintenant dans la forêt. La montée est rude. J'arrive dans un
endroit ou le chemin est abandonné. J'y trouve de vieux vestiges de cabanes de forêt.
La relative sophistication me laisse penser qu'il ne s'agit pas d'ouvrages d'enfants.
Peut être est-ce un ancien refuge ayant  abrité des amours secrètes... A mi-côte entre
Cornaux et Enges, le chemin s'adoucit et suit pendant un moment le flanc de la
montagne. On surplombe la plaine et la région des Trois-Lacs.

Parti du niveau du lac, je suis déjà monté un peu. On aperçoit au loin le lac de
Neuchâtel.


Je passe à nouveau par des chemins improbables, dans la forêt. Outre le fait que
cela retarde l'avancement,  c'est certainement dans ces endroits que j'ai récolté
des tiques: 2 derrière le genou gauche, une derrière le genou droite et une au
creux du coude gauche. Il faut être attentif à ces bestioles: elles peuvent même
être mortelles!
J'arrive à Lignières, à 803 mètres d'altitude (je suis parti de 448 mètres).  Ce
village se trouve sur un 'haut' plateau, le plateau de Diesse. On sent la différence
de température: ici, les lilas sont en pleine floraison alors qu'elle est déjà derrière
nous en plaine. Après 1 ou 2 kilomètres vallonnés commence la deuxième montée.

Je suis désolé pour la qualité de ces photos. Le triangle à gauche, c'est le toit
de l'hôtel de Chasseral. Ce sommet (1607,4) est le 3ème plus haut du Jura suisse,
après le Mont-Tendre (1679 m.) et La Dôle (1677,2). Son presque homonyme,
le Chasseron, culmine lui à 1606,6 m.


Le but de cette montée est donc ce fameux hôtel. Je monte maintenant la pente 'droit
haut', coupant plusieurs fois la route à péage qui permet d'atteindre le sommet en
voiture ou à vélo. Chaque fois que je coupe la route, je rattrape un groupe de familles
qui monte à vélo. Au début, ils trouvaient cela rigolo, à la fin un peu moins. Car même
si j'ai du traverser des endroits quasiment vierges (les griffures de ronces aux jambes
en témoignent, j'arrive quand même le premier en haut!

On se rapproche...

Une pause s'impose. J'utilise 25 minutes pour me changer, me restaurer, remplir
mes bidons à eau (très, trop chère...) et faire quelques photos.

De la haut, on domine une grande partie du plateau suisse. A gauche, le lac de
Bienne, avec l'île Saint-Pierre ou vécu quelques temps Jean-Jacques Rousseau,
en exil. A droite, on aperçoit l'extrémité est du lac de Neuchâtel et en dessus de
celui-ci, un peu décalé vers la gauche, c'est le lac de Morat. Les brumes de chaleur
du fond cachent les Alpes.


Petite digression: Jean-Jacques Rousseau est un écrivain et philosophe suisse, né
à Genève en 1712. En délicatesse avec le pouvoir royal français, il s'exila en Suisse:
curieux d'écrire cela: peut-on s'exiler dans son propre pays? Oui, puisque également
interdit à Genève, il trouva refuge dans le canton de Neuchâtel, à Môtiers. Ce canton
avait la particularité d'être allié aux Suisses tout en étant une principauté prussienne.
C'est donc le roi de Prusse qui prit Rousseau sous son aile. Certainement plus pour
ennuyer les français que par pure philanthropie... Rousseau séjourna aussi à l'île
Saint-Pierre. La cinquième promenade décrit le séjour qu'il fît sur cette île dont le
romantisme ne pouvait qu'inspirer ce grand homme.

Je suis maintenant reparti et le retour se fera surtout en descente et au 'plat'. Heureu-
sement, une bise modérée mais soutenue rafraîchit l'air. Je rejoins d'abord de nouveau
le plateau de Diesse, mais plus à l'ouest et j'arrive bientôt dans le charmant village de
Enges. La course Cressier-Chaumont, qui a eu lieu deux jours après cette sortie, passe
par ce village, point de départ de l'épreuve de Nordic Walking.

Peu après le départ de l'hôtel, en direction de la métairie de St.-Jean-Devant.

Un dernier regard sur la plaine qui m'attend.

Je suis maintenant presque en plaine. Chemin faisant, j'ai croisé beaucoup de jolies
propriétés, soit des fermes encore en exploitation, soit transformées en habitations
sans plus aucune fonction rurale et aussi des maison de maître, comme celle ci-
dessous au lieu dit 'Le Roc'.
Quel calme!

Encore deux ou trois kilomètres et me voila à la maison après un périple d'environ 40
kilomètres. Je ne peux pas être plus précis, car ce jour-là, je ne disposais pas de mon
GPS.

Distance: ~ 40 km;
Dénivelé positif: 1'100 mètres;
Km efforts: 51 km.

Ce qui m'a surpris dans cette sortie, c'est la facilité, compte tenu du trail du Doubs du
samedi précédent. Voilà un signe encourageant pour la suite.

A bientôt.
Par Jean-Louis - Publié dans : running
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Vendredi 9 juin 2006 5 09 /06 /Juin /2006 21:14
Bonjour,

samedi dernier, soit le 3 juin 2006, j'ai fais le trail les "66 du Doubs". Cette course se déroule
dans le canton du Jura, plus précisemment dans la région "Le Clos du Doubs". C'est une très belle région, très vallonée et à découvrir. Il existe un parc naturel du Doubs. L'endroit est parsemé de charmants petits villages et de fermes cossues et fleuries. Les bonnes, voire très bonnes auberges ne manquent pas. St-Ursanne, qui porte le titre de ville est l'attraction historique principale de la région.

Quelques athlètes s'échauffent à l'entrée de la ville.

Le trail se déroule sur un parcours de 64 km de chemins et routes, sur un circuit dévolu en
principe à la randonnée. Des amoureux de la course à pied y ont donc 'collé' un trail. Au 64
km, il faut ajouter 2'090 mètres de dénivellé positif et autant de négatif, le parcours
s'effectuant sur une boucle. Le tout fait donc environ 85 km effort.

Le profil de la course. Pour en avoir une meilleure vision, cliquer ici.

Comme déjà dit, les paysages sont fantastiques. Le parcours passe plusieurs fois d'une altitude de 430 mètres (altitude de la rivière) à 900 mètres et plus (maximum: 940 mètres).

Au moment du départ, à 08h30, le temps paraît être bouché. Mais il semble qu'une certaine et relative douceur est déjà là: il faut savoir qu'il pleut depuis presque un mois, sans discontinuer. Nous sommes avertis: certaines portions sont grasses, très grasses.

Cette épreuve à un avantage: le nombre de participants est très restreint, bien qu'il existe plusieurs catégories (relais à deux, relais à quatre, excursions familiales et l'épreuve reine: le Défi). Il y a certainement une volonté des organisateurs de ne pas drainer trop de monde, pour des questions de coûts, de bénévoles, etc. Mais je trouve quand même dommage de mettre sur pieds une telle organisation pour une quarantaine de concurrents seulement (pour le défi de 64 km).



L'aire de départ; il y a encore de la place...

Avec si peu de monde, on se sent moins stressé que parmi mille ou deux mille autres bipèdes. Mais parfois, surtout vers la fin, on se sent un peu seul... surtout si  on est en queue de peloton!

Mais n'anticipons pas! Nous partons donc à 08h30et immédiatement on monte! Si comme moi
on cherche plus à finir le tour qu'à faire un chrono, on a au moins pas besoin de s'échauffer. J'empoigne immédiatement mes bâtons et au premier planté, j'entends un bruit de sucion: la partie inférieure du bâton est restée scotchée dans la boue, dévissée. Voilà déjà une minute perdue à réparer. Mais heureusement, l'engin n'est pas hors d'usage. Aux environs de 800 mètres d'altitude, nous perçons la couche de brume et voilà un beau soleil. La chance est avec nous, pourvu que cela dure.

Cette première partie, à travers forêts jurasiennes et paturâges se passe bien et j'arrive au premier poste, à Seleute, dans les temps que je m'étais fixé (j'ai fais une estimation toute relative et surtout pas très scientifique). J'avais estimé passer à Seleute à 09h37 et c'est exactement à ce moment là que j'en repards après avoir parlé queqlues minutes avec les bénévoles du poste (ravitaillement). Depuis Seleute, nous remonttons en direction de la frontière française, jusqu'à Montvoie, puis nous redescendons vers la rivière, à La Motte. Enfin c'est Ocourt, au km 18, deuxième ravitaillement et première barrière horaire. Celle-ci est fixée à 1130 et j'en reparts à 10h53, conformément à mon plan de marche. Pour l'instant, tout va donc bien, mais la machine ne va pas tarder à se gripper.

Parlons un peu du Doubs: cette rivière prend sa source à Mouthe, dans le département français du Doubs. A un moment donné, elle marque la frontière entre la France et la Suisse, sur quelques dizaines de kilomètres. Elle passe la frontière à Brémoncourt (France, effectue un crochet dans le canton suisse du Jura, sur environ 20 km et ressort de la Suisse à Goumois (Suisse), après avoir effectué une jolie boucle sur territoire hélvétique. A ce moment, sa direction a changé et la rivière semble vouloir retourner en arrière. Et c'est bien se qu'elle fait puisqu'elle va se jeter dans la Saône à Verdun-sur-le-Doubs.  La Saône allant se jeter dans le Rhône, toute cette eau qui semblait d'abord vouloir partir vers le Rhin choisit finalement le Rhône (qui prend sa source un peu plus à l'est, en Suisse, presque au même endroit que le Rhin) et donc la Médittérannée: question de préférence pour le climat, sans doute!


Les eaux sont hautes, il a plu tous ces derniers jours. C'est un paradis de  la truite!

En repartant d'Ocourt, j'avais l'intuition que cela serait moins facile. L'impression est la bonne. J'arrive à Epiquerez avec 10 minutes de retard sur mon plan de marche. Bien sûr, cela n'est pas grave du tout, mais cela signifie quand même que j'ai perdu presque 45 minutes depuis le poste précédent. Depuis Epiquerez, nous longeons de nouveau la frontière. Nous arrivons (enfin, j'arrive, parce que je suis un peul esseulé) à Soubey. Il faut que je vous dise que j'ai vu un des concurrents partir à pieds nus de St-Ursanne. Il n'a d'ailleurs rien d'un coureur si ce n'est un t-shirt de finisher du 'Alpine marathon' de Davos (http://www.alpine-davos.ch/cms/index.php?uebersicht). Et bien, il est là, discutant avec les bénévoles du ravitaillement. Je dois dire que cela me démoralise un peu de voir un gars de mon âge environ, sans équipement et devant moi! Surtout que certaines zones, dans la forêt, par exemple, ou encore aux alentours des fermes, là ou les vaches ont foulé le sol, il y a de la boue ou l'on enfonce de plusieurs centimètres, mélangée à la bouse: je suis bien content de mes mini-guêtres.

Personnellement, je suis obligé de prendre du linge de rechange, car en courant, je transpire beaucoup. Ce n'est pas d'être 'humide' (on ne parle jamais sèchement à un Numide) qui me gène. Mais on attrape facilement froid et la température n'est pas caniculaire, même s'il fait beau. Je profite donc de la mi-course pour me changer et mettre du sec. Evidemment, transporter ce matériel, des gels, etc. me donne quelques kilos de plus à traîner que la plupart des autres participants. Mais je tenais à faire la course dans des conditions se rapprochant le plus possible de l'UTMB. Je perds donc environ 15 minutes à me changer. C'est assez long, mais il n'y a pas d'endroit pour ce faire et je commence à avoir des crampes: il est donc difficile de se changer dans ses conditions. Au moment où je repars, j'ai certainement 45 minutes de retard sur la barrière horaire. Mais heureusement, on ne nous arrête pas. Malgré tout, je suis quand même assez satisfait de savoir qu'il y a 5 ou 6 autres personnes derrière moi. On court maintenant le long du Doubs sur environ 6 km. Les portions de goudron deviennent plus nombreuses et c'est l'un des deux bémols que je mettrai sur cette belle course (l'autre étant la sévérité des barrières horaires). Il faut maintenant remonter jusqu'à Epauvillers, à 696 mètres. Cette montée est un peu moins rude que les précédentes. Heureusement, car je commence à caler un peu. Nous sommes 4 ou 5 à nous dépasser les uns les autres en queue de course. Un concurrent que je n'avais pas encore vu jusqu'à maintenant a rattrapé ce petit gruppetto et je serai avec lui sur environ 18 km avant qu'il me lâche. Entre-temps, nous somme redescendu vers le Doubs avant d'attaquer la dernière double bosse. Parti de 440 mètres, nous remontons jusqu'à 929 mètres sur 6km, on redescend à 800 mètres pour monter une dernière fois à 940 mètres. Il reste encore à longer les crêtes jurassiennes sur 2 ou 3 kilomètres avant de plonger sur St-Ursanne. Je passe l'arrivée à 19h36m57s, soit avec 36 minutes de retard. Ce qui signifie que sur la fin, j'ai rattrapé un peu de mon retard. Deux concurrents finiront derrière moi, dont l'un, je l'apprendrais plus tard, sera emmené à l'hôpital pour des problèmes cardiaques. Je suis bien sûr un peu déçu de ne pas être rentré dans les barrières horaires, mais le but de la journée, qui était de faire le tour sans séquelles et dans des conditions s'approchant de celles de l'UTMB est atteint.

A bientôt
Par Jean-Louis - Publié dans : running
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