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Dimanche 9 mai 2010 7 09 /05 /Mai /2010 21:00

Bonjour,

 

Ce lien mène à un article contenant les plans d'entraînement et les conseils de ce blog.


aujourd'hui, je désire simplement faire un compte rendu de ma reconnaissance de la première partie du parcours du tout nouveau Trail de La Vallée de Joux . Je pars donc de Marin-Epagnier à 07:16 ce 8 mai 2010, destination La Sarraz, dans le canton de Vaud. Cela fait une semaine qu'il pleut tous les jours, la neige est de retour sur les sommets alpins. Bref, un printemps pourri... Comme la météo annonce une fenêtre sur le samedi, je me décide pour cette reconnaissance.

DSCN0241

Il y a en effet du soleil à la gare de Neuchâtel.

 

TrailVDJ2010

Le profil du grand parcours

Le village de la Sarraz, 500 mètres d'altitude, est le lieu de départ de la course du 23 mai 2010. Je démarre donc à 9 heures. Après 300 mètres, on entre déjà dans la forêt jurassienne.

 

DSCN0242

Je n'ai jamais vu ce genre d'arbuste dans nos régions. C'est certainement 'artificiel'.

 

On longe maintenant une petite rivière, le Nozon. Le vallon est assez tourmenté et les éboulements semblent être fréquents.

 

DSCN0244

Eboulement.

 

Mais le chemin est bien tracé et des réparations ont été effectuées. Je rencontre peu de monde: deux hommes en train d'aménager le chemin justement et deux autres traileuses. Dans les endroits un peu plus délicats, on a mis des copeaux de bois. Je suppose que ces délicates attentions sont prévues pour les randonneurs, pas spécialement pour les traileurs...

 

DSCN0247

Des copeaux et des cordes par endroit.

Le paysage est très beau, il manque juste quelques rayons de soleil. Mais je suis déjà content qu'il ne pleuve pas. Le sol n'est pas boueux.

 

DSCN0248

A l'image de la Venoge, voilà que le Nozon se donne des airs de Colorado...

 

Après trois quarts d'heure, j'arrive en vue du petit village de Croy, à l'entrée duquel je vois cette marrante affiche. L'humour de la campagne vaut bien celui des villes!

 

DSCN0251bis

 

Et à la sortie du même village, encore un clin d'oeil au formidable travail de nos paysans suisses!

 

DSCN0255

Humour vache...

 

Cette partie du parcours est très romantique...

DSCN0256

Un petit kilomètre plus loin, j'arrive à Romainmôtier, véritable petit bijou. La pancarte ci-dessous vous renseigne à son sujet.

 

DSCN0264

 

DSCN0258bis

Le clocher de l'Abbatiale.

 

DSCN0263

A l'intérieur du Bourg.

 

Il faut repartir, je retrouve le cours du Nozon.

 

DSCN0265

DSCN0268

Toujours très calme, presque un peu trop...

Trois kilomètres après Romainmôtier, commence véritablement la montée à la Dent de Vaulion. Nous sommes maintenant à 885 mètres d'altitude. Nous sommes toujours en forêt. Cela ne se remarque pas vraiment sur la photo, mais cette fois-ci la pente devient nettement plus raide.  Après un kilomètre et demi de montée, on arrive 'Sur Grati'.

 

DSCN0271

La montée sur Suchaud puis sur Sur Grati.

 

DSCN0272

Suchaud.

 

DSCN0274

Sur Grati, 1125 mètres. Les chemins pédestres sont très bien jalonnés, impossible de s'égarer.

 

On est à flanc de coteau, c'est très légèrement vallonné et on peut relancer. On arrive maintenant sur la dernière montée jusqu'au sommet. Il reste environ 370 mètres de dénivelé.

 

DSCN0276

Voilà enfin un peu de chemin technique, sur quelques centaines de mètres.

 

DSCN0277bis

L'antenne des télécoms du sommet.

 

DSCN0278

En contrebas, le village de Vaulion, dans la brume.

 

DSCN0280

Je suis au sommet et je vois maintenant les lacs de la vallée de Joux: le lac Brenet à droite et le lac de Joux à gauche.

 

La descente jusqu'au village de Le Pont dure trois kilomètres, assez faciles. J'y arrive donc à 13 heures exactement, quatre heures après mon départ de la Sarraz. Je pense pouvoir gagner une demi-heure grâce à un sac plus léger. Je me suis également arrêté une quinzaine de minutes pour faire des photos, regarder le paysage. etc.

 

DSCN0281

Et voici le lac de Joux.

 

J'espère faire la deuxième partie du trajet dans une dizaine de jours.

 

A bientôt

Par Jean-Louis - Publié dans : running
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Dimanche 14 février 2010 7 14 /02 /Fév /2010 18:55

Bonjour,

Ce lien mène à un article contenant les plans d'entraînement et les conseils de ce blog.


En cette année 2010, l'hiver est long, très long. Et chez moi, au pied du Jura suisse, nous n'avons presque pas eu de neige cet hiver. Il a neigé souvent, jusqu'à quelques centimètre, mais cela n'a jamais tenu plus que quelques jours. Nous n'avons pas eu tous les problème de la Normandie, de Biarritz ou de Nice!!! Mais il fait froid!
Ce qui fait que je ne suis pas encore allé faire de ski de fonds! J'ai quelques jours de congé et c'est promis, j'y vais demain! D'autant plus que dans une semaine je vais commencer le plan d'entraînement 'running' en vue des 15 kilomètres de Kerzers (20 mars 2010). Il faut dire que depuis le Grand Raid de la Réunion, je n'ai pas fait grand chose. Au point de vue sport, je veux dire.

Vendredi matin dernier, je suis sorti par moins 3 degrés. L'air était plutôt sec. En fait, pour courir à l'aise dans le froid, il faut surtout bien s'habiller. Je portais un collant fin plus un leggings de course, deux couche de t-shirt techniques, une micro-polaire et un coupe vent. Une couche en moins et cela serait aussi bien allé. Des gants en polaire, un petit bonnet Odlo, c'était nickel. Voila pour l'habillement. Pour les conditions météo, il ne faut pas trop de vent, surtout en ce qui concerne le vent d'est (qui chez nous s'appelle la 'Bise').

J'ai la chance d'habiter une région peu urbanisée, si on la compare à une grande ville de France, par exemple. Je sors et hop! je suis à la 'campagne'. J'avais décidé d'aller vers le lac, car la météo était plutôt clémente et j'avais envie d'essayer mon nouvel appareil photos, remplaçant celui que j'ai cassé à la Réunion.

Après deux km sur le macadam, j'arrive à la plage de Saint-Blaise.

DSCN0036Le bord du lac de Neuchâtel en hiver.


Pour rentrer, je passe par la forêt. Elle a comme particularité de se situer en bord de lac. Des petits airs de bayous en été, de Sibérie en hiver!

DSCN0040La forêt, le cas et la roseraie, gelés!

DSCN0042Le joli chalet de la Ramée.

DSCN0043Le petit port de la Ramée pris dans la glace.

DSCN0050Un autre petit port, privé et très romantique.

DSCN0052Encore une crique, avec un hangar à bateaux.

DSCN0056Il s'agit certainement d'un bloc erratique déposé là par le glacier qui à l'époque recouvrait tout le plateau suisse.

DSCN0062Le Chalvaire, ou on se baigne en été! Lors des couchers de soleil sur l'ouest, c'est un paradis!

DSCN0066Les batraciens de ces biotopes animent les soirées d'été.

DSCN0073Les chalets de la Tène, ce sont des résidences secondaires fort prisées.

DSCN0078Toujours au bord du lac, l'auberge-restaurant de la Tène. Lors des beaux jours, sa terrasse est comble. La vue sur le lac est unique, qu'il fasse beau ou tempétueux.

DSCN0079Devant l'auberge, la plage de sable. Et plus loin:la mer?

L'auberge-hôtel fait partie d'un complexe comprenant aussi une épicerie, surtout fréquentée par les résidents des chalets et du camping attenant.

DSCN0081Le petit port du camping de la Tène.

J'ai maintenant dépassé le camping et je suis le long du canal (La Thielle) reliant le lac de Neuchâtel à celui de Bienne.

DSCN0090Des petits airs de Normandie, maintenant.

Voila, je rentre maintenant à la maison. J'ai fais 75 minutes, tranquillement, tout en faisant des photos. C'était chouette. Je sens que la motivation revient gentiment...

A bientôt
De retour...

Par Jean-Louis - Publié dans : running
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Mardi 26 janvier 2010 2 26 /01 /Jan /2010 09:44

Bonjour, cet article se veut un complément au plan pour
coureur débutant que vous pouvez trouver par le lien
situé ci-dessous.

Bonjour,

Ce lien mène à un article contenant les plans
d'entraînement et les conseils de ce blog.

Quand on commence à s'adonner à une activité sportive,
il est important d'analyser ses performances, sa façon
de s'entraîner, ses résultats. Dans le but bien sûr
d'améliorer les résultats. La littérature est abondante,
notamment en ce qui concerne les magazines:

- Jogging International;
- Esprit Trail;
- Endurance;
- Etc.

 

Je conseille au débutant de prendre du temps pour
feuilleter ces journaux en kiosque et d'en acquérir de
temps en temps. Personnellement, au début, je me
suis abonné à deux ou trois magazines, pendant deux
ou trois ans, le temps de 'faire le tour de la question'.
Au bout d'un moment, les mêmes sujets reviennent
et acheter de temps en temps un numéro de celui-ci
ou celui-là peut suffire.

 

En attendant, je me permets de donner aux débutants,
quelques conseils glanés ça et là.


1 En premier lieu, il faut absolument consulter son médecin généraliste, surtout si on est sujet à des pathologies chroniques. Si vous n'avez plus fait de sport depuis assez longtemps, il serait bon de passer par un médecin du sport, ou de fréquenter un club au moins au début. Un coach pourra juger de votre aptitude à l'effort.
2 Cela est valable pour tous les sports: seule une pratique régulière, assidue et sérieuse portera ses fruits. Il est important également de varier les entraînements pour éviter au corps de s'habituer à une certaine routine.
3 Vous pouvez aussi commencer à rouler avec d'autres débutants. Personnellement, courir en groupe à l'entraînement ne me convient pas. ce qui est important, c'est de le faire avec des personnes du même niveau que vous.
4
Une des principales raisons de ne rien faire c'est: je n'ai pas le temps!!! Il ne tient qu'à vous d'en trouver. Un jour dure 24 heures … Il faut faire une analyse de votre emploi du temps, supprimer une activité de la liste et la remplacer par le jogging. Pour les téléphages, par exemple, il suffit d'éliminer une niaiserie quelconque et le tour est joué. De plus, il y a plusieurs gains:

- vous bougez au lieu d'être sédentaire;
-
vous éliminer des toxines au lieu d'en ingurgiter;
-
vous vous oxygénez la tête;
- etc.
5
Au tout début, l'équipement peut être 'relativement' bon marché. Le principal article sur lequel il ne faut pas lésiner, c'est la chaussure, à tort appelée 'basket' (moi, je dirai plutôt des 'running'). Il faut aussi de bonnes chaussettes. Je vous conseille d'acquérir ces articles chez un vendeur qui s'y connaît et pas dans un hypermarché, ou vous trouverez de mauvaises chaussures entre un mauvais café et une méchante salade!
Personnellement, je prends aussi toujours à boire. On transpire aussi en hiver et ce liquide doit être remplacé au fur et à mesure, sous risque de diminuer les performances.
Au bout de quelque temps, si vous vous dites que vous allez continuer, vous achèterez des vêtements techniques spécialement conçus pour la course à pied, vendus également dans des commerces spécialisés. Ces articles sont plus ou moins chers selon les marques, mais on peut acheter aux soldes ou prendre des marques peu connues. Mais rappelez-vous, le bon marché est toujours trop cher.
N'achetez pas trop de t-shirt, si vous participez aux courses populaires  de votre région, vous en aurez bientôt plein un tiroir…

 

 

6 Avant de commencer, il est peu être judicieux de faire un travail sur vous-même,
psychologiquement parlant. Vous devez vous dire que vous devrez faire un effort, que vous devrez vous astreindre à une certaine régularité. Fixez-vous un but. Par exemple, courir une heures avec une pause marchée de cinq minutes au milieu. Puis, participation à une épreuve de 10 km en 60 minutes à la fin d'un cycle d'entraînement. C'est la cerise sur le gâteau. Et le premier dossard, la première médaille, quel pied!!!
7 Avant de démarrer, il faut s'échauffer, éventuellement faire du stretching. En ce qui me concerne, dans les périodes ordinaires, mon échauffement consiste à démarrer lentement. A l'approche d'un but important, j'y ajoute un peu de PPG (préparation physique générale). Il est important de faire des étirements après la séance.
8 Une des clés du succès est l'alimentation. Le sujet est vaste et dépasse le cadre de ce blog. Là aussi, vous pouvez prendre conseils auprès d'un spécialiste en nutrition, d'un coach sportif, etc. Internet peut également être une source importante de renseignements, à condition de faire le tri et des recoupements entre plusieurs sites.
9 Courir, c'est parfois ennuyeux: le trajet peut être monotone, long, fatiguant, simplement, on a peut être pas envie ce jour-là! Il y plusieurs façons d'agrémenter ces séances:
-
choisir de beau parcours, variés, en nature, en forêt;
- 
varier les allures, ne courrez pas toujours à la même vitesse, même à l'intérieur d'une même séance;
-
quand il y a saturation de course à pied, alterner avec une autre activité sportive;
-
après une grosse épreuve, on peut arrêter une deux, trois semaines (c'est même recommandé). Mais attention: plus l'interruption est longue, plus il est difficile de se motiver à nouveau!
-
j'emporte toujours (sauf sur les compétions courtes, c'est-à-dire jusqu'au marathon) un lecteur MP3; attention, cela peut déconcentrer et faire courir trop lentement. N'en prenez pas si vous courrez sur route, vous n'entendriez pas les voitures, danger!
-
pendant votre séance, vous pouvez aussi réfléchir, surtout pendant les séances d'endurance; j'ai souvent ainsi trouvé des idées concernant des problèmes professionnels, familiaux, etc.
-
regardez autour de vous, si la nature est belle, cela peut se suffire à soi-même!
-
sauf au cas ou votre seul but est de vous maintenir en forme, passez à l'échelon supérieur une fois votre but atteint. Par exemple, après deux ou trois 10 km, passez au 15 km au semi-marathon.
10 En cas de grosse fatigue, prenez du repos. Demandez-vous pourquoi vous êtres autant fatigué. En cas de blessure, de même, et si nécessaire, consultez. Ne jouez pas avec votre santé!


A bientôt
Par Jean-Louis - Publié dans : running
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Jeudi 5 novembre 2009 4 05 /11 /Nov /2009 15:09

Bonjour,

Ce lien mène à un article contenant les plans d'entraînement et les conseils de ce blog.

La Diagonale des Fous, ou le Grand Raid de la Réunion, j'en rêvais depuis plusieurs années. L'UTMB était d'ailleurs une étape sur la réalisation de ce rêve. L'année dernière, j'ai trouvé qui viendrait avec moi tenter cette aventure: c'est Sébastien le Drogo, le p'tit Parisien, accompagné de son épouse qui elle n'a toujours pas repris le Trail après son UTMB 2007 victorieuse.

Sébastien à son arrivée de l'Annecîme 2009, étape de préparation au GRR.

C'était avant mes problèmes de santé (voir l'article précédent). C'est donc plein d'espoir que je prends l'avion le 20 octobre 2009 pour Paris d'abord, puis de Paris à Saint-Denis de la Réunion ensuite.

Attente à l'aéroport de Bâle-Mulhouse.

Le voyage se passe bien, si ce n'est une intervention des CRS à Orly pour faire exploser un bagage 'oublié'. De Paris à St-Denis, on a même pu dormir et c'est donc plutôt reposés que nous arrivons sur l'île. Nous sommes immédiatement transférés à notre hôtel de Saint-Gilles.
Dans cet article, vous trouverez plusieurs conseils et recommandations. Loger à Saint-Gilles est le premier conseil. L'endroit est bien situé entre le nord et le sud et qui plus est il bénéficie d'un des meilleurs climats de l'île. En effet, cette île est soumise à des dizaines de microclimats très marqués les uns des autres.
  La piscine de l'hôtel et la salle à manger.

Nous vous recommandons cet hôtel sans restrictions, aussi bien en raison de la compétence et de l'amabilité du personnel que de la qualité gustative de la carte (sans parler des ti-ponch de Roland...). Là, nous retrouvons nos amis parisiens Sébastien et Caroline. Après le repas (des pâtes…of course), nous retournons à Saint-Denis, au stade de la Redoute, pour y toucher nos dossards. Tout se passe bien, le ciel est assez couvert, il ne fait pas trop chaud.

Première étape: réception du dossard-sésame.

Le soir, le repas se compose du menu du jour avec deux rations de riz! Merci Roland. (c'est pas le même que le coureur !!!) Nous nous couchons assez tôt pour prendre un max de repos, non sans avoir joué aux 'geeks' en vacances'...


Caro n'a pas de liaison Internet; avec mon petit ASUS et UNIX: no problems!

Le jeudi matin au saut du lit je vais courir quelques kilomètres avec Sébastien, histoire de faire tourner le moteur et d'effectuer un petit réveil musculaire. Dans l'après-midi, nous prenons la route pour le Cap Méchant, lieu de départ de la diagonale. Nous sommes partis très tôt, par mesure de précaution. Arrivés sur place, nous allons rapidement reconnaître le lieu du départ, puis nous en repartons pour aller manger un menu 'Grand Raid' dans un restaurant où nous sommes seuls avec un autre couple dont le garçon participe également à la course.


Tiens? L'Iphone n'a pas de flash?

Pendant ce temps, des centaines de coureurs attendent le départ dans le bruit, puis sous la pluie, perdant déjà une partie de leur influx. Vers 23 heures, Sébastien et moi-même, nous nous rendons sur la ligne de départ. Il pleut maintenant à verse et cela ne semble pas vouloir cesser. Nous poussons un peu des coudes pour trouver une place sous le couvert et nous allongeons un moment. Au moins il ne fait pas froid. Par contre, toute cette pluie donne envie d'uriner, mais 'qui va à la chasse perd sa place'. Nous nous retenons donc un max.


Pluie
de presque minuit. Chaque français a un ancêtre paysan et Sébastien me dit: 'tout ce qui tombe maintenant ne tombera pas demain'. Voilà qui est frappé au coin du bon sens...

Il pleut, mais on a le moral
...

... même si on a hâte que cela démarre!!!


Il est minuit pile! Le départ est donné sous des trombes d'eau. Des averses tropicales! Nous courons deux-trois kilomètres sur la route de bord de mer. Les eaux de pluie dévalent les pentes et arrivent sur notre route sous forme de véritables torrents. En deux secondes on a les pieds trempés. Mauvais. Pour la première fois, je cours avec un poncho (pèlerine). C'est aussi le cas de Sébastien. Cela à l'avantage de protéger également le sac à dos et également son contenu. En cas de froid (annoncé au volcan), le poncho conserve également un peu la chaleur dissipée par le coureur, en raison de sa configuration de cloche. Le fait est que je ressens à aucun moment le froid. Il me faut 8h13mn34s pour atteindre le volcan, 31 km après le départ et 2'590 mètres plus haut.


Enfin le jour se lève; je n'ai pas vu les heures passer.


L'aube se lève
sur les valeureux coureurs.

Le long du cratère du volcan
. On y voit plus que durant la nuit!!!

Toujours le fonds du cratère, c'est immense!


Un spectacle 'lunaire'...


Ravitaillement de la route du Volcan, kilomètre 31. C'est déjà le troisième poste oÙ l'on  peut trouver réconfort et encouragements. Merci à vous, les bénévoles dévoués. Sans vous, nous ne sommes rien!!!


Et un joli sourire fait (presque) autant de bien que le thé!

Il n'y a pas que des poussins de la dernière couvée, sur cette course. Voilà qui me laisse de l'espoir (NON: ce n'est pas un message
subliminal à l'attention de qui je sais...)

Sébastien à lui mis 6h40mn29s et Roland Charmant 8h08mn19s (je vous expliquerai plus loin qui est Roland). Toute la montée s'est effectuée dans un noir complet, sur un étroit chemin, dans la forêt. Au bout d'une dizaine de kilomètres, la pluie diminue, puis cesse. Seul bémol dans cette première partie: de fréquents arrêts, on ne sait pas pourquoi. Certains durent jusqu'à une ou deux minutes. A l'arrivée au volcan, le soleil s'est levé, le ciel est très bleu. La température est un peu fraîche, pas aussi froide que ce que l'on nous avait dit. C'est peu être une question d'interprétation entre un continental et un îlien. Je change rapidement de t-shirt et de chaussettes. Les chaussures restent bien sûr mouillées, dommage que je n'aie pas un tube de Nok dans mon sac… J'avais prévu d'arriver en ce lieu à 09:08, j'avais donc presque une heure d'avance sur mon timing à ce moment là. Après un quart d'heure de pause/changement, je reprends la route en direction de Mare à Boue.

Dommage que la météo devait un peu se gâter...



Une petite descente.

Virage sur les chapeaux de roue!
Avec le sourire.

Je traverse la très belle Plaine des Sables, je passe l'oratoire Sainte-Thérèse (un des points culminants de la course à 2400 mètres d'altitude), le Piton Textor est dépassé.

La Plaine des Sables
; voyez-vous la file indienne qui commence à s'espacer?

Montée à l'oratoire
Sainte-Thérèse, on voit en contrebas le chemin qui ondule et oÙ serpentent ceux qui me suivent...

La Plaine des Sables est maintenant bien plus bas; au loin, on voit la route qui permet aux voitures d'accéder en cet endroit magique.


Le voici enfin ce fameux Oratoire
Sainte-Thérese; une petite prière, un séance photos avec un autre concurrent et c'est reparti.

En direction de Mara à Boue, retour de la végétation. Un petit bout de planète, mais quelle diversité!

En 2008, les coureurs avaient de la boue jusqu'à mi-mollet à Mare à Boue (d’où le mon de ce lieu). Cette année, c'est sec!!! Mais le fait est que depuis quelques heures, il pleut à nouveau. En fait, on a peine à dire s'il pleut ou si c'est le brouillard qui pisse. Eh oui, nous sommes sous les tropiques, dans l'hémisphère sud et pourtant j'ai l'impression d'être dans le Jura un vilain jour d'automne. Mais il ne fait pas froid et je préfère cela à un gros cagnard. J'arrive donc à Mare à Boue à 12h00mn36s, après 50 km et 3'072 mètres de D+. Sébastien y était à 9h50mn41s et Roland à 11h58mn51s. Sébastien a donc augmenté son avance et mon temps reste stable par rapport à celui de Roland. J'ai fait un bout de chemin avec une Bretonne. J'ai oublié de la prendre en photo, si elle se reconnait dans ce texte, je serais heureux d'un petit message de sa part. Je ne tarde pas trop à ce ravitaillement, les coquillettes ne me disent rien.
De plus, il n'y avait déjà plus de potage. Pour une roulante militaire, pas fort...

Non m'sieus dames, pas d'hallucinations, on est bien en plein milieu de l'océan indien. C'est pas les Vosges, ni le Jura, pas plus que les pré-alpes. C'est la R-E-U-N-I-O-N!!!

C'est dans cette étrange forêt (on se croirait dans le 'Seigneur des anneaux') que j'ai laissé tomber mon appareil photo; il fonctionne encore, mais à l'aveugle: les cristaux liquides sont en tas dans un coin de l'écran et quand aux réglages...

Comme d'habitude, je m'alimente chaque fois que je peux, mais en petites quantités. Je bois suffisamment. Pour la première fois, j'utilise un camel back à la place de mes traditionnels bidons. Je constate que le fait d'avoir l'embout du camel constamment à portée de bouche fait que je m'hydrate plus fréquemment qu'avec les bidons. Encore un bon point.
Il s'agit maintenant de gagner Cilaos, presque à mi-course pour la distance, mais pas pour le dénivelé. La côte de Kerveguen est également réputée pour être très humide. En fait, la région est toujours couverte de brouillard qui coule sur les feuilles des arbres qui elles-mêmes dégoulinent sur les passants. Je ne trouve pas cela pénible. Il me revient à l'esprit que j'ai toujours fait mes meilleures expériences par temps humide… Au piton des Neiges (2'484 mètres), il fait un peu plus frais. Je passe une petite laine et je repars. Après 69,5 km, j'arrive à Cilaos. Il y a là une 'base de vie', avec médecin, kinés, podologue,etc. On y trouve aussi un sac d'effets que l'on avait déposé à Cap Méchant. Je suis arrivé à Cilaos à 19h47mn05s. J'avais prévu d'y  être à 20:34 et la barrière arrière était à 23:00. J'ai eu une incompréhension avec mes accompagnants: je pensais les voir ici et ils étaient déjà repartis. J'ai perdu un vingtaine de minutes à les chercher (mon GSM passait mal). Finalement, je vais me changer dans une tente. L'organisation à Cilaos est de mon point de vue un peu chaotique et j'ai de la peine à trouver un endroit au sec pour me changer. Cela se passe finalement sous une tente-dortoir, je dérange les dormeurs en cherchant mes effets dans le noir. C'est à ce moment que je découvre l'état de mes pieds. Quand j'ai remis mes chaussures au volcan, elles étaient humides. Puis il a plu la plupart du temps. J'ai donc des cloques dont une couvrant tout le pouce du pied gauche. Une autre, étendue, mange la moitié du talon du même pied. Il y a également un épanchement de sang sous un cal du même talon… Une ou deux plus petites cloques à l'autre pied. Ce qui est étrange, c'est que je n'ai rien senti, aucune douleur… Je décide d'aller chez le kiné, où attendent une vingtaine d'autres personnes, sous la pluie fine qui tombe toujours. Que faire: attendre mon tour 1-2 heures au 'froid', stopper la course, repartir? Je choisis cette dernière option, je saurais plus tard que c'était une erreur. J'aurais dû attendre mon tour, tout en prenant du repos et en mangeant. Je retourne à la tente, j'enduis mes pieds de NOK, je passe des vêtements secs, je remets mon sac à rapatrier au staff et je reprends la route. J'ai passé presque deux heures à Cilaos, j'ai perdu beaucoup de temps, très mauvaise gestion de ma part. Je repars à 21h37mn44s. Sébastien était reparti à 20h04mn51s, mais lui a dormi! Quand à Roland, il a passé une demi heure de plus que moi à Cilaos, mais il s'y est également reposé. 

Descente sur Cilaos
.

La route qui arrive à Cilaos
! Des virages, des virages et des virages, plus des tunnels à sens unique! C'est les Alpes sous les tropiques!

Le balisage est assez fréquent (rubalise), mais malheureusement peu visible de nuit. A mon avis, il pourrait être fluorescent, comme à l'UTMB.. La nuit dans le brouillard, cela aide...

Ceci est un chemin!!!
qui ressemble à beaucoup d'autres sur ce parcours!

Cilaos au loin
, nous y voilà (photo prise de jour par nos compagnes, moi j'y arrive de nuit).

Arrivée de notre petit Cafre (terme affectueux)!!!


L'humidité
n'entamme pas notre belle humeur: c'est trop le pied, cette ballade!

C'est le moment que je vous présente Roland: c'est au pointage de départ de Cilaos que Roland s'est approché de moi pour me proposer de faire un bout de chemin ensemble. Il est 21:38. Evidemment, je suis d'accord, je vois bien
est mon intérêt et Roland le sien.

Merci Roland, tu mas beaucoup aidé pendant cette deuxième nuit. Dommage que je n'ai pas pu te suivre jusqu'au bout. Partie remise?

Je ne connais pas le terrain et il fait nuit noire. Roland est réunionnais et me servira de guide tout au long de la nuit. J'ai constaté après coup que nous étions de même force (voir les chronos intermédiaires ci-dessus). Quand à Sébastien, il a quitté la base à 20:05. Le samedi matin à 00:48, nous arrivons au chemin qui va nous amener au Col du Taïbit. Pour le moment, je suis le rythme de Roland. Mais je pense qu'il freine un peu ses ardeurs pour m'attendre. Nous redescendons maintenant sur Marla, au km 83
je compte dormir une heure. J'y arrive vers 5 heures du matin. C'est le moment le jour se lève et tous les coqs de Marla se mettent à saluer le soleil nouveau en même temps (en fait, il pleut… un peu). Les coureurs qui dormaient se lèvent un à un, replient leur couverture de survie, la cantinière fait l'article et en fin de compte, absolument impossible de m'assoupir. Je me repose une demi-heure et au moment de repartir, qui vois-je surgir de dessous une couverture de survie? Roland! En effet, dans la descente sur Marla, je lui ai dit d'y aller, de ne pas mettre en péril la réussite de son raid. En effet, mes pieds deviennent douloureux et je ne peux plus  progresser aussi vite que lui en descente. Il était donc arrivé à Marla à 04:30 et a dormi une bonne heure. En arrivant à Marla, j'avais donc encore 4 heures de marge sur la barrière horaire. Sans mes problèmes de pieds, j'aurais eu 2 heures de plus de marge. Largement de quoi terminer le périple. Nous repartons donc ensemble pour Trois Roches, à 7 km de Marla. J'y arrive à 08:38. La barrière est à 10:45. La marge fond. Je décide de continuer jusqu'à Roche Plate et là de faire le point. Ce que je ne sais pas, c'est que Roche Plate est un îlet au sens premier du terme, c'est-à-dire un hameau auquel n'accède aucune route!

Arrivée à Roche Plate, en bas au milieux de l'image, les derniers escaliers qui mènent à Roche Plate!

Le poste de contrôle et de ravitaillement se trouve dans l'école du lieu (c'est les vacances scolaires). J'arrive à Roche Plate à 11:18. J'ai deux heures et vingt minutes de marge sur la barrière, encore de quoi voir venir. Mais mes pieds sont très douloureux. Il me reste 53 km à faire. J'ai mal aux pieds. Pour la première fois depuis le départ, il fait très chaud. Il y a encore plus de 3'000 mètres de dénivelé à franchir. Et durant la nuit précédente, Roland m'avait dit 'tu n'as encore rien vu'. De plus, je vais passer une troisième nuit en course. Quelques jours plus tard, je pense que j'aurais pu continuer encore, peut être jusqu'à deux bras. Faiblesse psychologique momentanée, dommage que j'étais seul à ce moment là. A propos de la vision nocturne, pour la prochaine expédition comprenant de la progression de nuit, je changerais les lunettes contre des lentilles. En effet, si il pleut ou si il y a du brouillard, les lunettes deviennent rapidement opaques. De plus, en cas de nécessité, on ne sait pas
les mettre si on doit les enlever (changement d'habits, dormir). Je prends donc la décision de m'arrêter là. Et j'apprends que l'on ne peut pas me rapatrier sur la Redoute, puisqu'il n'y a pas de route… Après quelques discussions un peu houleuses, on me dit que la seule solution est pour les cas graves d'être redescendu par hélico… Je prends mon mal en patience, le médecin soigne d'abord les bobos de ceux qui veulent repartir. C'est que j'aurais du faire, me faire soigner et repartir un bout de chemin. Aujourd'hui, je regrette, mais il m'aurait fallu un soutien 'psychologique'. C'est peut être aussi facile de se dire, une fois reposé, qu'on aurait pu continuer… Quoiqu'il en soit, je passe l'après-midi à attendre, le médecin examine mes pieds, est un peu effaré par ce qu'il voit, mais je le soupçonne d'être un peu 'tendre'. Je pense que ces pathologies lui sont un peu inconnues. Le soir, repas avec les bénévoles de Roche Plate qui clôturent leur travail de plusieurs jours par une repas typique de l'endroit, donc j'ai oublié le menu. J'ai des discussions intéressantes avec plusieurs personnes, je vois une autre facette de la course. Je passe une mauvaise nuit, les ronflements de certains ne me permettent pas de m'endormir. Depuis l'armée, je n'ai plus l'habitude de dormir en chambrée… Et je suis encore un peu nerveux, pas fatigué. Je n'ai pas encore de contrecoup.

L'ilêt de Roche-Plate (les maisons au loin). A l'avant plan on voit une partie de l'héliport...

Dimanche matin. Nous sommes à l'arrière de l'école. La paroi, c'est le Maïdo, 900 mètres de D+ d'un coup...

Au loin, je vois les reliefs que j'aurais encore eu à franchir si je n'avais pas flanché... En écrivant cela, j'ai un petit pincement au coeur...

Le matin est venu et vers neuf heure un hélico de la gendarmerie nationale vient nous chercher, deux compagnons d'infortune et moi. Merci à vous, les gendarmes. En cours de route, nous nous arrêtons encore pour reprendre deux autres blessés et nous arrivons enfin à Saint-Denis.

Mon baptême de vol en hélico, j'eusse préféré qu'il ai lieu en d'autres circonstances...

Quelques dizaines de minutes plus tard Caroline et Marie-Jeanne viennent m'y chercher.
Entre temps, Sébastien est arrivé à la Redoute. Il a couvert le parcours en 56:34:27. Il est donc arrivé au but à 08:34 ce dimanche matin. Roland lui a mis 59:44:46. Il est arrivé à 11:44, juste pour l'apéro… J'avais estimé mon temps à 60 heures.
Je suis bien sur frustré de ne pas avoir obtenu le t-shirt de finisher. Déjà maintenant, avec le recul, j'envisage de remettre ça. Mais il y a deux problèmes: les finances et l'accord de Marie-Jeanne. Le deuxième problème n'est pas le moins ardu…

VU CE QUI PRECEDE, SACHEZ DONC QUE JE SUIS A LA RECHERCHES DE SPONSORS POUR LA PROCHAINE (ET VICTORIEUSE) TENTATIVE!!!

A bientôt, avec un article concernant la fin de la course de Sébastien et de Roland.
Par Jean-Louis - Publié dans : running
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Mardi 3 novembre 2009 2 03 /11 /Nov /2009 16:16

Bonjour,

Ce lien mène à un article contenant les plans d'entraînement et les conseils de ce blog.

Voici plus de deux mois que je ne suis pas intervenu sur le blog. Raison: la déception consécutive à mon arrêt prématuré à la CCC 2009. Et plus que la déception, c'est l'inquiétude qui me taraudait qui m'a empêché d'écrire à ce sujet jusqu'à aujourd'hui.

En effet, mon dernier 'succès' était les 100 km de Bienne. Le semi-marathon de Bettmeralp s'est également bien passé, mais la distance était assez courte.

C'est à l'Annecîme que les choses ont commencé à se gâter: après m'être égaré suite à un défaut de balisage, j'était arrêté à mi-course par la barrière horaire. Je n'avais pas réalisé, à l'époque, que même sans ces quelques km supplémentaires, je serais certainement pas arrivé à terminer dans les temps. Je m'étais donc arrêté après 45 km sur les 80 à parcourir. Pas de douleurs musculaires, pas de crampes, pas de problèmes intestinaux, seulement un très très grand manque d'énergie.

A la CCC, rebelote.

Nous partons en bonne forme, Marc Hoste et moi.


Tout se passe assez bien durant la première partie, même si je n'aime pas du tout ce nouveau parcours. Il longe d'abord le fond du val Ferret italien sur 7 km, alors que les années précédentes nous attaquions immédiatement la montée sur Bertone. Le but de cette première partie est d'éviter le bouchon dans la montée sur Bertone. Raté, les bouchons sont deux fois pires. De plus, il nous semble, à Marc et à moi, que beaucoup de participants ne disposent pas de l'entraînement adéquat, ils marchent très lentement à la montée, accélèrent à peine sur les parties plates et se retiennent à la descente. Il commence a y avoir trop de monde sur les courses UTMB...

 

Le beau temps est là, les conditions météos sont bonnes.

Après une dizaine de km, nous commençons la montée. Le chemin est étroit et tout le monde commence à marcher, très lentement. Alors que l'on pouvait dépasser en  montant Bertone (marche rapide, technique du 'genou-menton') rien de ça sur ce sentier trop étroit. Presque jusqu'au ravitaillement, on avancera à l'allure des escargots, avec des arrêts longs et fréquents, dus à on ne sait quoi. Je perds du temps sur ma feuille de marche.

Arrivée à Bertone à la file indienne, après 12 km de course!!!

Après Bertone, cela ne va pas plus vite. Beaucoup s'attardent, certains arrêtent déjà. En fait, il faudra arriver à la tête de la Tronche pour pouvoir enfin courir un peu. J

Montée à la Tronche, toujours aussi lentement... Si vous avez de bons yeux, vous voyez une file indienne jusqu'en haut de l'image...

Je rejoins enfin Arnuva. Bien qu'en retard sur l'horaire prévu, j'ai repris du temps dans la descente. J'attends quelques instants Marc qui n'arrive pas.

La beauté du paysage, c'est bien, mais cela ne rattrapera pas le temps perdu!

Je repars donc. La montée jusqu'à Elisabetta se passe bien, même si elle me semble plus longue (et plus rude) que d'habitude. J'arrive quand même au Grand Col Ferret en maintenant un train régulier. Je n'ai plus rattrapé de temps et n'en ai pas perdu non plus. Bizarrement, c'est dans la descente que cela commence à coincer. Il me semble que je n'ai plus de jus. Je n'arrive pas à courir 'vite'. Je dois même parfois marcher à la descente, sur un chemin 'plane'. Un comble!!! J'arrive à la Fouly avec la tombée du jour. Ma marge de manœuvre s'est réduite. Je repars cependant, mais avec un mauvais sentiment.

J'ai revêtu du plus chaud pour la nuit, malheureusement, j'ai les traits tirés, je suis fatigué...

A Bourg St-Pierre, m'attendent Marc (qui a quitté la course à Arnuva), Martine et Marie-Jeanne. Marc se propose de m'accompagner jusqu'à Champex. Et là, ce que je pressentais depuis un moment (depuis la Peulaz) se vérifie: depuis Issert, j'ai une peine de chien à monter. Dès à partir de la moitié de la montée, je dois m'arrêter tous les 50 mètres pour reprendre mon souffle. Je commence à me demander ce qui se passe et j'ai peur de faire un problème cardiaque ou je ne sais quoi! Je perds tellement de temps que j'arrive à La Fouly quelques minutes après la barrière horaire. C'est fini, je dois arrêter. Il y a un petit progrès par rapport à l'Annecîme, puisque cette fois j'ai fais 55 km sur 98, soit 10 km de plus qu'en Savoie. Mais quand même, il y a quelque chose qui cloche sérieusement. Je vais passer les jours suivant à me questionner: que fais-je de faux? Est-ce que j'ai quelque chose de nouveau par rapport aux courses précédentes? Dans ma préparation? Dans mon alimentation? Dans ma vie au travail, à la maison? Je ne trouve rien, si ce n'est que pour la première fois, j'ai couru avec des chaussettes 'Booster'. Je cherche un peu de ce côté et à part quelques sarcasmes venant d'un soi disant médecin, je ne recueille rien de probant. Jusqu'au moment ou je me dis: "ce qui change depuis l'année dernière, c'est que maintenant tu es sous traitement contre l'hyper-tension et le cholestérol'. Je me renseigne alors auprès d'un médecin du sport qui me réponds ceci: " [ ] La question principale à se poser: avez-vous besoin réellement de ce médicament? Si oui, il faut le stopper 48h avant la compétition. En effet, en cas de déshydratation ce genre de médicament est réputé pour être potentialisé, d'ou chute importante de la pression et malaise et fatigue extrême. [ ]." Je prends toujours une marge supplémentaire. Je prends donc la décision suivante: pour le Grand Raid de la Réunion, je stopperais le médicament 72 heures avant le début de la course. Le CR de cette épreuve mythique fera l'objet du prochain article.

Avec le temps, je pense que sans les bouchons du début, je serais arrivé au moins jusqu'à Trient ou Vallorcine et peut être avec un moment de 'mieux' aurais-je rallié l'arrivée dans les temps.

 

Dans le 'vieux' Chamonix

 

Durant le retour en voiture, nous nous sommes arrêté au Col de la Forclaz pour une petite ballade le long du bis, ce qui nous a permit...

 

... de féliciter quelques concurrentes et concurrents du grand parcours (UTMB)

 


 

A bientôt pour le récit de la Diagonale des Fous!!!



Par Jean-Louis - Publié dans : running
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