Rémunération de l'auteur

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Concours

Mercredi 31 janvier 2007
Bonjour,

pour 2007, les choses sérieuses commencent: le 29 janvier,  j'ai débuté le plan d'entrainement 'marathon en 4 heures'. Tel est en effet mon objectif pour le 15 avril 2007: terminer le marathon de Paris avec 3:59:59 au maximum. Cela fait plusieurs années que je cherche à passer la barrière chronométrique 'mythique' des 4 heures, sans succès jusqu'à maintenant.

Mes marathons courus à ce jour:

21.08.1999: Marathon du Val-de-Travers en 4:24.56,9 (moyenne montagne, il y a 18 mois que je me suis mis au sport et donc à la CAP);
24.10.1999: Lausanne en 4:12.14,8;
16.06.2000: Bienne en 4: 39.35,0 (chaleur et parcours erroné, environ 45 km);
22.10.2000: Lausanne en 4:15.42,4 (chaleur et mauvaise gestion du premier semi);
04.11.2001: New-York  en 4:26.39,0 (chaleur et décalage horaire; OK jusqu'au semi);
17.08.2002: Marathon du Val-de-Travers en 4:38.44,9 (moyenne montagne, maux de ventre);
21.08.2004: Défi du Val-de-Travers détourné en marathon pour cause de ... neige! (tempo pour les 72 km; chrono: 4:45.38,03);
23.10.2005: Lausanne en 4:01.46,5, mon meilleurs temps sur cette distance;
22.10.2006: Lausanne en 4:18.06,8 (OK jusqu'au semi, ensuite la cata!).

Si je n'ai rien oublié, Paris 2007 sera donc mon dixième marathon! Vous pouvez voir le parcours en vue d'avion ici (menu La course > Parcours > Google map).

Je me suis toujours entrainé avec un plan pour 3h30, en me disant que ensuite il serait plus facile de faire 4h... Ceci à l'encontre de tous les conseils que j'ai lu dans les magazines spécialisées et autres ouvrages traitant de la CAP. Cette fois, c'est décidé, je prends un plan adapté à mon objectif, soit 4 heures. Ce plan, contrairement à l'autre, se base sur la FCM. J'ai donc fait l'acquisition d'un cardio-fréquencemètre et cette fois, je vais me plier à cette contraignante discipline. Cela devrait (toujours selon les théoriciens) aussi me permettre de perdre les quelques kilos pris durant l'hiver (à condition d'aussi surveiller l'alimentation). A ce jour, j'ai fais les trois premières séances et pour le moment, tout va bien!!!

Vous pouvez accéder à ce plan en cliquant ici.

A bientôt
Par Jean-Louis - Publié dans : running
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Mardi 23 janvier 2007
Bonjour,

plusieurs bloggeurs m'ont posé des questions par rapport au froid. Bien sûr, c'est pas toujours évident de sortir selon la météo en cours. Personnellement, seule la pluie me retient. Et encore, si je suis sur un objectif 'impératif', je n'hésite pas à me mouiller (mais pas trop). Les rafales de vent me retiennent aussi, cela peut  être dangereux. Par contre, le froid, jusqu'à environ moins 5 degrés ne me gêne pas, surtout si le ciel est bleu! Par temps de brouillard, c'est plus ennuyeux, cela 'transperce'. Pour oublier l'environnement (mais pas trop, il faut être attentif à ce qui nous entoure, aux réactions de notre corps), je me dote d'un lecteur MP3, sur lequel j'écoute 'Les grosses têtes' de Philippe Bouvard, podcastable sur RTL. Avec cet instrument aussi il faut faire attention, qu'il ne masque pas le bruit des voitures, par exemple. La course à pied (CAP) produit un réchauffement du corps, une grande (trop grande à mon avis) partie de notre énergie sans va sous forme de chaleur. Nous ne sommes pas, de ce point de vue, d'une rentabilité extraordinaire! Donc en principe, si on est habitué à courir sous les basses températures, on ne devrait pas avoir froid. mais si on transpire, il ne faut pas trop s'arrêter en route et si à la fin de la sortie on ne rejoint pas immédiatement son domicile, il faut prévoir du linge de rechange.

Voici quelques trucs pour atténuer les morsures du froid.

1. cela peut sembler être une lapalissade: s'échauffer avant de courir, mais le faire à l'intérieur; attention de ne pas transpirer.

2. porter plusieurs couches au lieu d'une grosse polaire; on peut ainsi enlever/mettre des couches selon la température; peut nécessiter un petit sac à dos, il en existe de très légers pour le running;
choisir des vêtements adaptés à la CAP.

3. commencer sa séance contre le vent, alors que l'on est encore sec; et au retour, il nous aidera à surmonter la fatigue;

4. Si la sortie est longue, prévoir du ravitaillement solide, sous forme de gel, de glucose ou de fruits secs. Il s'agit d'ingurgiter de petites quantités, la digestion se faisant difficilement durant la CAP.

5. Les habits que vous portez doivent être tempérés avant de sortir, c'est à dire qu'ils ne doivent pas être froids, parce qu'entreposés dans une pièce non chauffée, par exemple. De même pour les chaussures. De plus, les gants, bonnet, chaussettes, sous-vêtements doivent être adaptés à la température. Les vêtements sombres absorbent plus de chaleur que les vêtements clairs. Attention cependant à être visible. En plus de marque réfléchissantes, il peut être judicieux de se muni d'une lampe frontale (nuit, brouillard).

6. La tête agit comme une cheminée: si vous avez froid à la tête, vous aurez froid partout. Donc, couvrez-là!

7. Je suis toujours consterné de voir, par temps chaud, le pourcentage de coureurs ne prenant aucune boisson durant leur séance, ce qui est une hérésie. Seul un sur dix prend la peine d'emporter un bidon. JE NE SORS JAMAIS SANS EAU, MÊME EN HIVER! Car la respiration d'air froid et/ou sec déshydrate. Il faut donc régulièrement (toutes les dix minutes environ) avaler une/deux bouche/s d'eau tempérée. Par temps froid, 30 grammes de sucre par litre d'eau suffisent, ou alors une boisson de sport du commerce fortement diluée (elles contiennent toutes trop de sucre). Franziska Rochat-Moser ne buvait que du coca coupé à l'eau. Avec le succès que l'on sait...

Si vous avez encore des questions, n'hésitez pas.

A bientôt
Par Jean-Louis - Publié dans : running
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Lundi 1 janvier 2007
Bonjour,

en ce premier janvier 2007, j'adresse mes meilleurs voeux à tous les habitués de ce site de CAP.

Il est temps de tirer un bilan de cette année 2006 écoulée. Jusqu'au 22 octobre 2006 y compris, date du marathon de Lausanne, vous savez déjà tout. Depuis cette date, je n'ai pas fait grand chose du point de vue sportif, pour deux raisons au moins. En premier lieu, mon boulot m'a pris beaucoup de temps jusqu'à la fin de l'année. Cela devrait dès maintenant se détendre un peu et me donner l'opportunité d'augmenter le temps à disposition du sport. Il y avait aussi une certaine dose de saturation. Avec la nouvelle année arrive une motivation nouvelle aussi et la fin de cet article sera consacrée au programme envisagé pour 2007.




Je suis content de la fréquentation 2006. Depuis sa création (mai 2005), le blog a été visité par 41'289 visiteurs uniques et 95'412 pages ont été vues. La journée record est le 22.12.2005 avec 723 pages vues et le meilleur mois est janvier 2006 avec 7'182 pages visitées. Les statistiques 2005 sont visibles ici.

La fin de l'année 2006 étant plus printanière qu'hivernale, j'ai terminé décembre par un tour de la Thielle, 13 km en 1:18:53. En 2006, j'ai couru en tout 1'646 km, soit environ 90 de plus qu'en 2005.

31 décembre 2006, dernière sortie, il fait 'chaud', presque trop. Quelques calories brûlées, vite retrouvées pendant le réveillon...


Programme 2007:

- 17 mars 2007: 15 km de Kerzers;
- 15 avril 2007: marathon de Paris;
- 1er juillet 2007: Tour des Glaciers de la Vanoise;
- 27 août 2007: CCC - Courmayeur-Champex-Chamonix (UTMB);

Pour le reste de l'année, je n'ai pas encore décidé, on verra en son temps.

Je dois maintenant préparer mes programmes d'entraînement, je vous en ferai part le moment venu.

Je vous souhaite une bonne année 2007, pleine de courses.

A bientôt, Jean-Louis
Par Jean-Louis - Publié dans : running
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Jeudi 14 décembre 2006
Bonjour,

dans l'un de mes premiers articles, j'avais présenté un plan pour débutant (voir ici). Si j'en crois les messages reçus, ce plan rencontre un certain succès. En effet, plusieurs internautes m'ont envoyé un message allant dans ce sens. J'ai pensé qu'il serait intéressant de rapporter ces commentaires dans un article, ceci bien sûr dans le but de susciter de nouveaux 'talents'.

Le plan est téléchargeable en PDN ici (merci à Churchill).

De certains correspondants, je ne dispose que du prénom et/ou du nom, donc pas de la région de résidence. Cela n'a pas trop d'importance, car la CAP (course à pied) peut se pratiquer partout.

Je vous présente les témoignages dans l'ordre ou ils m'ont été remis.

1. Le témoignage de Ciodini Jean-Pierre, Suisse

J'ai acheté un jour des runnings, c'étaient des Reebook, et elles m'ont donné envie de courir.

C'était au printemps 2005.

J'ai commencé comme ça, ça me plaisait bien mais je m'essoufflais très vite et je commençais à avoir des douleurs aux genoux, alors j'ai fais une recherche sur le net et je suis tombé rapidement sur ton blog.

Je dois dire que je n'étais pas très sportif, voire pas du tout, juste un peu de vélo pour me déplacer et du parapente, mais ça c'est pas du sport, s'asseoir dans les airs! Bon il y a quand même la marche d'approche, mais à Genève , en volant au Salève, c'était assez limité !!
Vu que j'avais envie de faire un sport simple, qui ne coûte rien, à part des efforts, et que j'ai envie de durer le plus longtemps possible, ce plan progressif m'a tout de suite plu, je me sentais guidé, et c'est vrai que semaine après semaine je me rendais compte de l'amélioration de ma condition physique, tout en étant si progressif que ce n'était pas difficile de continuer.

Je suis devenu de plus en plus enthousiaste au point de penser à m'inscrire à une course, pour voir. J'ai alors regardé quelle course arrivait plus ou moins au terme du plan, et j'ai trouvé le demi de Jussy, comme j'arrivais à la fin du plan, je me suis dit que dix kilomètres ça irait comme première course de ma vie. Hop-là, j'ai eu mon premier dossard et c'est parti, je suis pas arrivé premier, mais c'est pas grave, l'important c'est de participer, n'est-ce pas ?
Mon chrono fut quand même honorable, 48 minutes, pour une première, j'étais bien content.

Je suis sur que c'est grâce à ce plan que j'ai pu arriver jusque là sans me blesser, depuis je continue à courir, d'ailleurs comme ça m'a bien plu, je me suis inscrit après la première, au semi-marathon de Lausanne, que j'ai terminé en 1 h 55, bien moins mal qu'après le dix kil, sans crampes et en pouvant accélérer sur la fin.

Ce que j'aime dans la course à pied ce sont les sensations de liberté, de bien-être que je n'avais jamais ressenti jusque là. Et c'est tellement simple !

Cette année, je ne m'étais pas encore inscrit à une course, mais voilà chose faite pour début décembre, la course de Noël, à Sion (33:34:10), j'ai déménagé avec ma famille dans cette magnifique région et les paysages donnent envie d'en faire partie en courant, voilà, c'est bien un peu ça que je ressens, je fais partie du tout, et c'est ça qui me plait.

Voilà ce que je peux dire pour le moment, aussi merci d'avoir mis en ligne ce plan que j'ai d'ailleurs recommandé à d'autres débutant qui ont été ravis.

Sur cette photo du 10km de Jussy (canton de Genève, 2005), Jean-Pierre est dernier.
Mais il
ne fût pas le dernier du classement.

Merci à Jean-Pierre

2. Le témoignage de Amaya, France (ouest)

A Noël dernier (2005) je recevais mes premières chaussures ainsi qu'un cardio frequence-mètres...J'avais décidé de courir pour améliorer ma condition physique, je m'étais mise à faire du sport depuis le début de l'année et je sentais combien je manquais de condition. Je détestais courir, comme beaucoup je pense, il m'était difficile de faire 15 minutes sans pester et sans "cracher mes poumons". J'ai cherché un plan pour débutant et celui de Jean-Louis me semblait non seulement abordable mais surtout encourageant. La première fois où j'ai tenu 30 minutes sans m'arrêter, je n'y croyais pas! Ma fréquence cardiaque m'inquiétait, à en croire la machine, je frôlais la crise cardiaque à chaque sortie, mais je voulais continuer à progresser, je sentais surtout les bienfaits lors de mes autres activités sportives. Ce fût le déclic pour arrêter de fumer! Et chaque entraînement devenait bénéfique. Puis j'ai atteint 1 heure de course sans arrêter, d'abord avec difficulté puis par la suite 1h20, 1h30, avec plaisir, plus ça allait plus je me sentais bien. Je ne cours pas vite mais je cours régulièrement à monr ythme et je prends plaisir, beaucoup de plaisir. Le 12 novembre dernier, je passais la ligne d'arrivée d'un semi-marathon, après 2h14 de course sans m'arrêter, pendant lesquelles j'ai vécu des sensations exceptionnelles, énormément d'émotions. Ce plan m'a donné confiance, je m'appuyais dessus pour remplir mes objectifs et la régularité à fait le reste. Maintenant, j'aimerai passer la barre des 2 heures!

Ne
pas baisser les bras! Détermination! Et beaucoup de plaisir!

Amaya m'a donné une vignette de son arrivée du semi de Béhobie, je compte sur une nouvelle photo, car sur celle-ci on voit bien qu'elle est heureuse, mais on ne le voit pas assez!!!

Le commentaire de Jean-Louis: après moins d'une année, Amaya a déjà beaucoup d'expériences! Dans la CAP, mais aussi par rapport à la vie, qui se mérite qu'en se battant (pour de justes causes, bien sûr). Bravo Amaya, dans une année tu fais un marathon!

3. Le témoignage de Christian, France

Le témoignage de Christian est assez long, mais plein de bon sens. Il devrait en particulier intéresser grandement les personnes ayant des problèmes de poids. Quand au temps que cela prend, évidemment, on a rein sans rien. Mais on peut aussi agrémenter certaines sorties monotones. Par exemple, j'écoute les grosses têtes de Philippe Bouvard sur mon MP3 (podcastables sur RTL). Et comme je rentre le soir à la maison par le train, je descends quelques stations plus tôt et je finis en courant. la perte de temps est ainsi limitée!

A) La course à pied? Quelle horreur!
En fait, pour moi, avant, la course à pied, c'était le cross annuel du collège. En bref : une corvée. Fallait faire un tour d'un lac artificiel, et c'était chronométré, et noté par des profs de sport (dont certains ne devaient plus avoir fait de sport depuis quelques années, vu leur embonpoint).Y'avait aussi le camion-sono qui jouait de la musique naze, et des parents qui étaient là pour encourager leur rejeton. Il manquait que la baraque de frites...

J'allais oublier le froid qui nous brûlait les bronches, parce que naturellement, on faisait ça au milieu de l'hiver. Bref pas très motivant tout ça.

B) Le besoin et la motivation
Et puis, il y a 4 ans, je me suis mis au parapente. Et pour ça, il faut un certificat médical. Déjà à ce moment là, le médecin me fait remarquer que mon pouls est un trop élevé et me conseille de développer "le foncier" par la marche, la course ou le vélo. Comme je suis hyper sportif et très motivé par ce genre de choses, je n'ai évidemment rien fait. L'année dernière, rebelotte (le certificat étant valable 3 ans). Là, il refait les mêmes remarques sur le rythme cardiaque et me dit aussi que ma tension est limite. Peu de temps après, une visite médicale au boulot donne à peu près la même chose. Le médecin du travail, prenant mon pouls, me demande même si je suis venu en courant. Il me dit aussi que je devrais perdre au moins une dizaine de kilos. Vous vous doutez bien les conséquences que j'en ai tiré : rien.

Et puis finalement, l'idée a quand même fait son chemin. Surtout quand, un jour de sortie parapente où ça ne volait pas, on est allé faire une randonnée en montagne. Au retour, nous nous assoyons en terrasse devant une bière. Un membre du club nous explique les différents régimes de consommation de l'énergie par le corps humain selon la vitesse du cœur. En gros, son exposé nous indiquait que l'on consommait des graisses jusqu'à un rythme de 130 bpm environ qui correspond au début de l'essoufflement.

Et puis. Et puis, le soir même, les conditions aérologiques s'améliorant, il y a peut-être moyen de faire un petit vol. Nous voilà donc parti dans un chemin légèrement montant. Là, par curiosité, je prends mon pouls. 160 ! Pourtant je ne suis pas essoufflé. Je me demande alors à combien j'étais pendant la randonnée, lorsque j'étais essoufflé. Surtout, je me dis qu'il faut faire quelque chose (note : je ne savais pas à cette époque que la bière avait aussi peut-être un petit effet ;-).

C'était mi-mai. J'ai alors parcouru Internet sur les différents forums, et notamment votre blog et ce plan. J'ai aussi relevé mon pouls au réveil : il tournait entre 82 et 86. En journée sans forcer, j'atteignais assez souvent les 100 ou un peu plus.

C) C'est parti
Finalement j'ai commencé le plan début juin.

Globalement, j'ai choisi ce plan parce qu'il était directif, et simple. Notamment, il ne disait pas "écoutez votre corps" ou "commencez en ne courant que 20 minutes, mais surtout sans être essoufflé". En effet, je savais très bien que si il fallait que je ne sois pas essoufflé, il valait mieux que je renonce tout de suite : 15 à 30 secondes de course me suffisaient amplement à être essoufflé, même en courant le plus doucement possible. A la limite, en marchant vite, j'étais déjà un peu essoufflé.
Bon c'est parti. Effectivement, les premières semaines, je suis très essoufflé. Les deux minutes entre deux temps de course ne sont pas suffisantes pour retrouver complètement une respiration normale. A partir de la deuxième semaine, j'ai aussi mal à l'avant du tibia au moment où je commence les deux minutes de marche (ça me fait moins mal quand je cours que pendant la marche qui suit). Je commence aussi à faire des étirements à partir de ce que j'ai trouvé sur le site volodalen.com.

Ce phénomène de douleur devant le tibia durera jusqu'à la 8ème semaine environ. La 8ème semaine, justement, je commence à sentir que mes jambes changent: ce serait pas un muscle, là ? Il y a un autre truc incroyable : mon pouls au repos baisse à une vitesse incroyable :

1 semaine : 76

2 semaines : 68

4 semaines : 63

Cela dit, au cours des 9 premières semaines, il n'a pas été facile d'ajouter chaque semaine les quelques minutes de course en plus. Entre la 9ème et la 10ème semaine, il fait froid et il pleut (on est en août), j'ai pas envie d'aller courir et je n'y vais pas. Je commence donc la 10ème semaine du plan après une semaine de "vacances". Et là c'est le miracle : je cours beaucoup plus facilement le programme prévu. Toujours essoufflé, mais beaucoup moins de douleurs. Le souffle a le temps de revenir pendant les deux minutes de marche entre les intervalles de course.

A partir de là, ça n'ira qu'en s'améliorant.

Vers la 13ème semaine, mon pouls au repos qui était descendu à 61 remonte à 68. J'en discute avec une amie qui court depuis 3 ans, et qui me dit que je cours trop vite, qu'il faut que je ralentisse. C'est vrai que, comme ça devenait plus facile, j'avais tendance à vouloir accélérer. J'avais oublié qu'"on ne court jamais trop lentement", comme dit le plan. Je re-ralentis donc l'allure, et la semaine suivante, tout rentre dans l'ordre.

Finalement, le 10 octobre, je cours une heure pour la première fois de ma vie. Pas très difficile. Quelques moments d'essoufflement léger, mais   en ralentissant, le souffle revient rapidement. Le plan aura été étalé sur 18 semaines : 16 semaines de programme et 2 semaines de "vacances" (la deuxième, c'était une petite visite de Barcelone entre la 15ème et la 16ème semaine du plan. Là, la majeure partie de mes déplacements s'est faite à pieds. J'évalue à un peu plus de 20 km par jour la distance parcourue. J'avais pris les chaussures pour courir, mais j'ai pas eu le courage)

D) Et maintenant ?
Maintenant je vais courir à peu près 3 fois par semaine pendant une heure environ. Sans aucun problème et sans essoufflement. Je parcours entre 8,3 et 9,3 km (d'après google) pendant cette heure. Voila. Maintenant, le prochain objectif est d'atteindre une vitesse de 10km/h sans être essoufflé, histoire de pouvoir aller courir avec d'autres personnes sans les ralentir trop.

Je vais aussi retourner voir mon médecin pour vérifier qu'il n'y a pas de problème, et peut-être voir s'il faut qu'il me prescrive un test d'effort ou ce genre de chose, ne serait-ce que pour permettre d'améliorer l'efficacité de mes sorties.

E) Bénéfices
ça fait 6 mois (hier) que j'ai commencé à courir avec le plan.

  • L'objectif principal était de réduire ma fréquence cardiaque, et c'est pleinement réussi. Mon pouls est maintenant entre 56 et 60 au réveil (contre environ 84, il y a 6 mois).
  • En terme de poids, peu d'effet pendant l'application du plan (je suis passé de 91 à 89 en 4 mois). Par contre, depuis la fin du plan (deux mois) je suis plutôt sur un rythme de -1,5kg par mois. Et cela commence à se voir nettement au niveau des pantalons où je ne rentrais plus, et où je rentre à nouveau avec de la marge.
  • En terme d'énergie, j'ai plus la pêche qu'avant. Je me sens mieux, moins fatigué. J'ai même l'impression d'avoir les idées plus claires. Et à la limite, quand je laisse passer 4 jours sans courir, ça me manque...
  • Seul inconvénient : en terme de temps disponible, évidemment, ça me prend un peu plus de 4 heures par semaine (3 heures de course + étirements + douche). Mais comme, finalement, ce n'est pas désagréable...

 Bref, que du bonheur. On est bien loin du cross du collège.

Encore merci pour ce plan pour débutant (et félicitations pour l'UTMB je suivais tes entraînements de plusieurs heures quand je tirais déjà la langue après 4 minutes de course.

Merci Christian.


4. Le témoignage de Delphine, France (Sèvres)

Bonjour,

Voici mon commentaire : je n'avais pas fait de sport depuis un long très long moment et puis certaines collègues de bureau se sont mises à faire du jogging et des compétitions; j'avoue que cela me laissait un peu sur ma faim. Fin octobre 2006, je décide de reprendre une activité sportive et en cherchant sur Internet je tombe sur votre article et plan de courses. Cela a été décisif non seulement parce qu'étant seule je ne pouvais faire n'importe quoi mais parce qu'il correspondait à mes attentes (marche course...); voici un mois que je cours (j'ai aussi entrainé mon mari dans ce projet) et j'arrive à faire 3x10mm de course sans être fatiguée avec bien-sûr toujours un repos en marchant. Un petit soucis de douleur aux genoux m'arrête dans mon élan et j'espère que je pourrais reprendre d'ici peu.
Finalement être seule me posait problème plus maintenant et je découvre la joie d'être proche de la nature et loin du monde professionnelle. J'en suis à ma 4è semaine mais je ne peux pas encore faire 30 minutes sans m'arrêter; je fais à mon rythme comme le plan et peut-être qu'en septembre je ferais la PARISIENNE; en fait de compte, je cours toute seule et ça me convient mieux étant donné que la présence féminine m'agace un peu.

Le commentaire de Jean-Louis: merci Delphine. On compte sur une photo de toi à l'arrivée de la Parisienne!!! Il semble que le problème des genoux soit récurrent chez les débutants. En cas de fortes douleurs, allégez l'entraînement, voire stoppez une semaine. Si cela est douloureux et persistant, voir un médecin du sport. Mais souffrir un peu (raisonnablement) est normal. Si non, cela serait trop facile!!!

5. Le témoignage de Churchill (blogoshère)

Aller directement sur le blog.

Voilà, j'espère que d'autres se mettront à la CAP, grâce a ces quelques encouragements!

A bientôt.
Par Jean-Louis - Publié dans : running
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Samedi 2 décembre 2006
Bonjour,

depuis le marathon de Lausanne, j'ai un peu levé le pied, c'est le cas de le dire! D'abord, je me suis reposé 3 semaines, sans aller courir. Il faut aussi écouter son corps et se reconstruire, pour mieux repartir! Ensuite, j'ai repris les sorties, mais modestement, une-deux fois par semaine, juste pour entretenir la forme. Il faut savoir que durant les 3 semaines d'arrêt, j'ai pris le même nombre de kilos, sans pour autant manger plus que d'habitude! C'est vrai qu'il y a aussi une question d'âge, on prend plus vite et plus facilement une fois dépassée la quarantaine. Ce qui pour moi est largement le cas!

Pour le moment, je n'ai pas encore arrêté mes buts pour 2007. Cela se dessine gentiment dans ma tête et le fruit de mes réflexions devrait bientôt être mûr.

En attendant, je vous présente l'un des lieux favoris de mes sorties, le bord du canal de la Thielle. Avec le trajet Ins-Gare de Marin, c'est l'un des deux endroits qui se prêtent le mieux pour moi en période hivernale. Il faut dire que cette année, les joggeurs sont gâtés au niveau température. Sachez qu'il y a encore deux semaines, je ramassais encore quelques fraises dans mon jardin!

Donc ce samedi 18 novembre 2006, je sors de chez moi pour 12-13 km de résistance douce. Il fait beau, tenue: corsaire et sweet-shirt. Après un km à travers champs et une petite descente, j'arrive au bord du canal.

Le canal de la Thielle. En face, la rive bernoise.

Le canal est bordé de deux chemins blancs, surtout fréquentés par des promeneurs à pied, à vélo et à cheval. Pas trop de chiens et je n'ai jamais eu de problèmes avec eux, en général les maîtres sont bien éduqués '-). Encore un km et en face voici le château de Thielle. Cette bâtisse, autrefois neuchâteloise se trouve aujourd'hui en terres bernoises. Des échanges de terrains ont en effet eu lieu à la fin du 19ème siècle, lors de la correction des eaux du Jura. Le cours du canal a été déplacé et Neuchâtel a cédé ce terrain contre d'autres... mais sans château.

Le château de Thielle, encore caché par le feuillage de l'été indien.

Au km 4, il y a un petit mémorial rappelant qu'ici s'est noyé un ouvrier occupé aux travaux de l'Expo02. Si tout le monde a oublié ces fumeuses festivités, la famille et les amis de Goran ne l'ont pas oublié, lui, car cette stèle est toujours fleurie, été comme hiver.

Je ne sais pas si Goran me voit passer mais je lui fais toujours un petit signe.

Je passe maintenant à proximité de la raffinerie de Cressier. Cet endroit est assez paradoxal: au loin, il y a de hautes cheminées crachant flammes et fumées et en même temps, l'endroit étant sécurisé, il a gardé une certaine sauvagerie naturelle. Et l'un dans l'autre, la raffinerie, on ne la voit plus, camouflées qu'elle est par les épais feuillages.

Le chemin, rectiligne, le long de la raffinerie.
Ce parcours de 12-13 km est plat de chez plat et assez rectiligne. Entre deux séances avec dénivelé et aussi pour les séances douces, je trouve ce terrain idéal. Il permet aussi de faire de la vitesse et donc de se tester. Je le parcours tout au long de l'année et il est chaque fois différent si on sait regarder les transformations de la nature.

Heureusement, la correction des eaux du Jura (autrefois la zone était souvent inondée et insalubre) a laissé quelques bras de la 'vieille Thielle', comme sur la photo ci-dessous. Ces zones sont protégées, on peut même y voir des castors.
Un bras de la vieille Thielle, des airs de bayous de Louisianne.

Juste avant de prendre le chemin du retour.

J'arrive maintenant à proximité du vieux bourg du Landeron qui mérite à lui seul un reportage mais que mon chemin évite. Je traverse le pont routier qui à cet endroit relie les deux rives du canal. Je suis donc maintenant sur le territoire bernois.

Le canal vu du pont, en direction de Marin. Le ciel est encore tout bleu, la température agréable...

En effet, deux kilomètres plus loin, le ciel à complètement changé, heureusement, la température reste douce.

Pleuvra, pleuvra pas?

Gentiment, on se rapproche du point de départ. Voici l'entrée du château de Thielle, vu cette fois de l'autre côté. Pas mal comme résidence...
Le château, côté face. Propriété privée qui ne laisse rien voir.

Après avoir de nouveau traverser le canal par un pont routier, j'attaque la seule petite montée et j'arrive au fabuleux domaine de Montmirail. Eh oui, Montmirail c'est là, à proximité de chez moi. D'ailleurs je croise fréquemment Jacquouille dans les environs...
Le magnifique domaine de Montmirail.

Me voilà de retour, c'était une belle sortie, certes un peu lente (à cause des prises de photos), mais bien belle quand même.

Il est temps d'arriver, il pourrait bien pleuvoir...


A bientôt
Par Jean-Louis - Publié dans : running
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