Jeudi 14 décembre 2006
Bonjour,

dans l'un de mes premiers articles, j'avais présenté un plan pour débutant (voir ici). Si j'en crois les messages reçus, ce plan rencontre un certain succès. En effet, plusieurs internautes m'ont envoyé un message allant dans ce sens. J'ai pensé qu'il serait intéressant de rapporter ces commentaires dans un article, ceci bien sûr dans le but de susciter de nouveaux 'talents'.

Le plan est téléchargeable en PDN ici (merci à Churchill).

De certains correspondants, je ne dispose que du prénom et/ou du nom, donc pas de la région de résidence. Cela n'a pas trop d'importance, car la CAP (course à pied) peut se pratiquer partout.

Je vous présente les témoignages dans l'ordre ou ils m'ont été remis.

1. Le témoignage de Ciodini Jean-Pierre, Suisse

J'ai acheté un jour des runnings, c'étaient des Reebook, et elles m'ont donné envie de courir.

C'était au printemps 2005.

J'ai commencé comme ça, ça me plaisait bien mais je m'essoufflais très vite et je commençais à avoir des douleurs aux genoux, alors j'ai fais une recherche sur le net et je suis tombé rapidement sur ton blog.

Je dois dire que je n'étais pas très sportif, voire pas du tout, juste un peu de vélo pour me déplacer et du parapente, mais ça c'est pas du sport, s'asseoir dans les airs! Bon il y a quand même la marche d'approche, mais à Genève , en volant au Salève, c'était assez limité !!
Vu que j'avais envie de faire un sport simple, qui ne coûte rien, à part des efforts, et que j'ai envie de durer le plus longtemps possible, ce plan progressif m'a tout de suite plu, je me sentais guidé, et c'est vrai que semaine après semaine je me rendais compte de l'amélioration de ma condition physique, tout en étant si progressif que ce n'était pas difficile de continuer.

Je suis devenu de plus en plus enthousiaste au point de penser à m'inscrire à une course, pour voir. J'ai alors regardé quelle course arrivait plus ou moins au terme du plan, et j'ai trouvé le demi de Jussy, comme j'arrivais à la fin du plan, je me suis dit que dix kilomètres ça irait comme première course de ma vie. Hop-là, j'ai eu mon premier dossard et c'est parti, je suis pas arrivé premier, mais c'est pas grave, l'important c'est de participer, n'est-ce pas ?
Mon chrono fut quand même honorable, 48 minutes, pour une première, j'étais bien content.

Je suis sur que c'est grâce à ce plan que j'ai pu arriver jusque là sans me blesser, depuis je continue à courir, d'ailleurs comme ça m'a bien plu, je me suis inscrit après la première, au semi-marathon de Lausanne, que j'ai terminé en 1 h 55, bien moins mal qu'après le dix kil, sans crampes et en pouvant accélérer sur la fin.

Ce que j'aime dans la course à pied ce sont les sensations de liberté, de bien-être que je n'avais jamais ressenti jusque là. Et c'est tellement simple !

Cette année, je ne m'étais pas encore inscrit à une course, mais voilà chose faite pour début décembre, la course de Noël, à Sion (33:34:10), j'ai déménagé avec ma famille dans cette magnifique région et les paysages donnent envie d'en faire partie en courant, voilà, c'est bien un peu ça que je ressens, je fais partie du tout, et c'est ça qui me plait.

Voilà ce que je peux dire pour le moment, aussi merci d'avoir mis en ligne ce plan que j'ai d'ailleurs recommandé à d'autres débutant qui ont été ravis.

Sur cette photo du 10km de Jussy (canton de Genève, 2005), Jean-Pierre est dernier.
Mais il
ne fût pas le dernier du classement.

Merci à Jean-Pierre

2. Le témoignage de Amaya, France (ouest)

A Noël dernier (2005) je recevais mes premières chaussures ainsi qu'un cardio frequence-mètres...J'avais décidé de courir pour améliorer ma condition physique, je m'étais mise à faire du sport depuis le début de l'année et je sentais combien je manquais de condition. Je détestais courir, comme beaucoup je pense, il m'était difficile de faire 15 minutes sans pester et sans "cracher mes poumons". J'ai cherché un plan pour débutant et celui de Jean-Louis me semblait non seulement abordable mais surtout encourageant. La première fois où j'ai tenu 30 minutes sans m'arrêter, je n'y croyais pas! Ma fréquence cardiaque m'inquiétait, à en croire la machine, je frôlais la crise cardiaque à chaque sortie, mais je voulais continuer à progresser, je sentais surtout les bienfaits lors de mes autres activités sportives. Ce fût le déclic pour arrêter de fumer! Et chaque entraînement devenait bénéfique. Puis j'ai atteint 1 heure de course sans arrêter, d'abord avec difficulté puis par la suite 1h20, 1h30, avec plaisir, plus ça allait plus je me sentais bien. Je ne cours pas vite mais je cours régulièrement à monr ythme et je prends plaisir, beaucoup de plaisir. Le 12 novembre dernier, je passais la ligne d'arrivée d'un semi-marathon, après 2h14 de course sans m'arrêter, pendant lesquelles j'ai vécu des sensations exceptionnelles, énormément d'émotions. Ce plan m'a donné confiance, je m'appuyais dessus pour remplir mes objectifs et la régularité à fait le reste. Maintenant, j'aimerai passer la barre des 2 heures!

Ne
pas baisser les bras! Détermination! Et beaucoup de plaisir!

Amaya m'a donné une vignette de son arrivée du semi de Béhobie, je compte sur une nouvelle photo, car sur celle-ci on voit bien qu'elle est heureuse, mais on ne le voit pas assez!!!

Le commentaire de Jean-Louis: après moins d'une année, Amaya a déjà beaucoup d'expériences! Dans la CAP, mais aussi par rapport à la vie, qui se mérite qu'en se battant (pour de justes causes, bien sûr). Bravo Amaya, dans une année tu fais un marathon!

3. Le témoignage de Christian, France

Le témoignage de Christian est assez long, mais plein de bon sens. Il devrait en particulier intéresser grandement les personnes ayant des problèmes de poids. Quand au temps que cela prend, évidemment, on a rein sans rien. Mais on peut aussi agrémenter certaines sorties monotones. Par exemple, j'écoute les grosses têtes de Philippe Bouvard sur mon MP3 (podcastables sur RTL). Et comme je rentre le soir à la maison par le train, je descends quelques stations plus tôt et je finis en courant. la perte de temps est ainsi limitée!

A) La course à pied? Quelle horreur!
En fait, pour moi, avant, la course à pied, c'était le cross annuel du collège. En bref : une corvée. Fallait faire un tour d'un lac artificiel, et c'était chronométré, et noté par des profs de sport (dont certains ne devaient plus avoir fait de sport depuis quelques années, vu leur embonpoint).Y'avait aussi le camion-sono qui jouait de la musique naze, et des parents qui étaient là pour encourager leur rejeton. Il manquait que la baraque de frites...

J'allais oublier le froid qui nous brûlait les bronches, parce que naturellement, on faisait ça au milieu de l'hiver. Bref pas très motivant tout ça.

B) Le besoin et la motivation
Et puis, il y a 4 ans, je me suis mis au parapente. Et pour ça, il faut un certificat médical. Déjà à ce moment là, le médecin me fait remarquer que mon pouls est un trop élevé et me conseille de développer "le foncier" par la marche, la course ou le vélo. Comme je suis hyper sportif et très motivé par ce genre de choses, je n'ai évidemment rien fait. L'année dernière, rebelotte (le certificat étant valable 3 ans). Là, il refait les mêmes remarques sur le rythme cardiaque et me dit aussi que ma tension est limite. Peu de temps après, une visite médicale au boulot donne à peu près la même chose. Le médecin du travail, prenant mon pouls, me demande même si je suis venu en courant. Il me dit aussi que je devrais perdre au moins une dizaine de kilos. Vous vous doutez bien les conséquences que j'en ai tiré : rien.

Et puis finalement, l'idée a quand même fait son chemin. Surtout quand, un jour de sortie parapente où ça ne volait pas, on est allé faire une randonnée en montagne. Au retour, nous nous assoyons en terrasse devant une bière. Un membre du club nous explique les différents régimes de consommation de l'énergie par le corps humain selon la vitesse du cœur. En gros, son exposé nous indiquait que l'on consommait des graisses jusqu'à un rythme de 130 bpm environ qui correspond au début de l'essoufflement.

Et puis. Et puis, le soir même, les conditions aérologiques s'améliorant, il y a peut-être moyen de faire un petit vol. Nous voilà donc parti dans un chemin légèrement montant. Là, par curiosité, je prends mon pouls. 160 ! Pourtant je ne suis pas essoufflé. Je me demande alors à combien j'étais pendant la randonnée, lorsque j'étais essoufflé. Surtout, je me dis qu'il faut faire quelque chose (note : je ne savais pas à cette époque que la bière avait aussi peut-être un petit effet ;-).

C'était mi-mai. J'ai alors parcouru Internet sur les différents forums, et notamment votre blog et ce plan. J'ai aussi relevé mon pouls au réveil : il tournait entre 82 et 86. En journée sans forcer, j'atteignais assez souvent les 100 ou un peu plus.

C) C'est parti
Finalement j'ai commencé le plan début juin.

Globalement, j'ai choisi ce plan parce qu'il était directif, et simple. Notamment, il ne disait pas "écoutez votre corps" ou "commencez en ne courant que 20 minutes, mais surtout sans être essoufflé". En effet, je savais très bien que si il fallait que je ne sois pas essoufflé, il valait mieux que je renonce tout de suite : 15 à 30 secondes de course me suffisaient amplement à être essoufflé, même en courant le plus doucement possible. A la limite, en marchant vite, j'étais déjà un peu essoufflé.
Bon c'est parti. Effectivement, les premières semaines, je suis très essoufflé. Les deux minutes entre deux temps de course ne sont pas suffisantes pour retrouver complètement une respiration normale. A partir de la deuxième semaine, j'ai aussi mal à l'avant du tibia au moment où je commence les deux minutes de marche (ça me fait moins mal quand je cours que pendant la marche qui suit). Je commence aussi à faire des étirements à partir de ce que j'ai trouvé sur le site volodalen.com.

Ce phénomène de douleur devant le tibia durera jusqu'à la 8ème semaine environ. La 8ème semaine, justement, je commence à sentir que mes jambes changent: ce serait pas un muscle, là ? Il y a un autre truc incroyable : mon pouls au repos baisse à une vitesse incroyable :

1 semaine : 76

2 semaines : 68

4 semaines : 63

Cela dit, au cours des 9 premières semaines, il n'a pas été facile d'ajouter chaque semaine les quelques minutes de course en plus. Entre la 9ème et la 10ème semaine, il fait froid et il pleut (on est en août), j'ai pas envie d'aller courir et je n'y vais pas. Je commence donc la 10ème semaine du plan après une semaine de "vacances". Et là c'est le miracle : je cours beaucoup plus facilement le programme prévu. Toujours essoufflé, mais beaucoup moins de douleurs. Le souffle a le temps de revenir pendant les deux minutes de marche entre les intervalles de course.

A partir de là, ça n'ira qu'en s'améliorant.

Vers la 13ème semaine, mon pouls au repos qui était descendu à 61 remonte à 68. J'en discute avec une amie qui court depuis 3 ans, et qui me dit que je cours trop vite, qu'il faut que je ralentisse. C'est vrai que, comme ça devenait plus facile, j'avais tendance à vouloir accélérer. J'avais oublié qu'"on ne court jamais trop lentement", comme dit le plan. Je re-ralentis donc l'allure, et la semaine suivante, tout rentre dans l'ordre.

Finalement, le 10 octobre, je cours une heure pour la première fois de ma vie. Pas très difficile. Quelques moments d'essoufflement léger, mais   en ralentissant, le souffle revient rapidement. Le plan aura été étalé sur 18 semaines : 16 semaines de programme et 2 semaines de "vacances" (la deuxième, c'était une petite visite de Barcelone entre la 15ème et la 16ème semaine du plan. Là, la majeure partie de mes déplacements s'est faite à pieds. J'évalue à un peu plus de 20 km par jour la distance parcourue. J'avais pris les chaussures pour courir, mais j'ai pas eu le courage)

D) Et maintenant ?
Maintenant je vais courir à peu près 3 fois par semaine pendant une heure environ. Sans aucun problème et sans essoufflement. Je parcours entre 8,3 et 9,3 km (d'après google) pendant cette heure. Voila. Maintenant, le prochain objectif est d'atteindre une vitesse de 10km/h sans être essoufflé, histoire de pouvoir aller courir avec d'autres personnes sans les ralentir trop.

Je vais aussi retourner voir mon médecin pour vérifier qu'il n'y a pas de problème, et peut-être voir s'il faut qu'il me prescrive un test d'effort ou ce genre de chose, ne serait-ce que pour permettre d'améliorer l'efficacité de mes sorties.

E) Bénéfices
ça fait 6 mois (hier) que j'ai commencé à courir avec le plan.

  • L'objectif principal était de réduire ma fréquence cardiaque, et c'est pleinement réussi. Mon pouls est maintenant entre 56 et 60 au réveil (contre environ 84, il y a 6 mois).
  • En terme de poids, peu d'effet pendant l'application du plan (je suis passé de 91 à 89 en 4 mois). Par contre, depuis la fin du plan (deux mois) je suis plutôt sur un rythme de -1,5kg par mois. Et cela commence à se voir nettement au niveau des pantalons où je ne rentrais plus, et où je rentre à nouveau avec de la marge.
  • En terme d'énergie, j'ai plus la pêche qu'avant. Je me sens mieux, moins fatigué. J'ai même l'impression d'avoir les idées plus claires. Et à la limite, quand je laisse passer 4 jours sans courir, ça me manque...
  • Seul inconvénient : en terme de temps disponible, évidemment, ça me prend un peu plus de 4 heures par semaine (3 heures de course + étirements + douche). Mais comme, finalement, ce n'est pas désagréable...

 Bref, que du bonheur. On est bien loin du cross du collège.

Encore merci pour ce plan pour débutant (et félicitations pour l'UTMB je suivais tes entraînements de plusieurs heures quand je tirais déjà la langue après 4 minutes de course.

Merci Christian.


4. Le témoignage de Delphine, France (Sèvres)

Bonjour,

Voici mon commentaire : je n'avais pas fait de sport depuis un long très long moment et puis certaines collègues de bureau se sont mises à faire du jogging et des compétitions; j'avoue que cela me laissait un peu sur ma faim. Fin octobre 2006, je décide de reprendre une activité sportive et en cherchant sur Internet je tombe sur votre article et plan de courses. Cela a été décisif non seulement parce qu'étant seule je ne pouvais faire n'importe quoi mais parce qu'il correspondait à mes attentes (marche course...); voici un mois que je cours (j'ai aussi entrainé mon mari dans ce projet) et j'arrive à faire 3x10mm de course sans être fatiguée avec bien-sûr toujours un repos en marchant. Un petit soucis de douleur aux genoux m'arrête dans mon élan et j'espère que je pourrais reprendre d'ici peu.
Finalement être seule me posait problème plus maintenant et je découvre la joie d'être proche de la nature et loin du monde professionnelle. J'en suis à ma 4è semaine mais je ne peux pas encore faire 30 minutes sans m'arrêter; je fais à mon rythme comme le plan et peut-être qu'en septembre je ferais la PARISIENNE; en fait de compte, je cours toute seule et ça me convient mieux étant donné que la présence féminine m'agace un peu.

Le commentaire de Jean-Louis: merci Delphine. On compte sur une photo de toi à l'arrivée de la Parisienne!!! Il semble que le problème des genoux soit récurrent chez les débutants. En cas de fortes douleurs, allégez l'entraînement, voire stoppez une semaine. Si cela est douloureux et persistant, voir un médecin du sport. Mais souffrir un peu (raisonnablement) est normal. Si non, cela serait trop facile!!!

5. Le témoignage de Churchill (blogoshère)

Aller directement sur le blog.

Voilà, j'espère que d'autres se mettront à la CAP, grâce a ces quelques encouragements!

A bientôt.
par Jean-Louis publié dans : running
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Samedi 2 décembre 2006
Bonjour,

depuis le marathon de Lausanne, j'ai un peu levé le pied, c'est le cas de le dire! D'abord, je me suis reposé 3 semaines, sans aller courir. Il faut aussi écouter son corps et se reconstruire, pour mieux repartir! Ensuite, j'ai repris les sorties, mais modestement, une-deux fois par semaine, juste pour entretenir la forme. Il faut savoir que durant les 3 semaines d'arrêt, j'ai pris le même nombre de kilos, sans pour autant manger plus que d'habitude! C'est vrai qu'il y a aussi une question d'âge, on prend plus vite et plus facilement une fois dépassée la quarantaine. Ce qui pour moi est largement le cas!

Pour le moment, je n'ai pas encore arrêté mes buts pour 2007. Cela se dessine gentiment dans ma tête et le fruit de mes réflexions devrait bientôt être mûr.

En attendant, je vous présente l'un des lieux favoris de mes sorties, le bord du canal de la Thielle. Avec le trajet Ins-Gare de Marin, c'est l'un des deux endroits qui se prêtent le mieux pour moi en période hivernale. Il faut dire que cette année, les joggeurs sont gâtés au niveau température. Sachez qu'il y a encore deux semaines, je ramassais encore quelques fraises dans mon jardin!

Donc ce samedi 18 novembre 2006, je sors de chez moi pour 12-13 km de résistance douce. Il fait beau, tenue: corsaire et sweet-shirt. Après un km à travers champs et une petite descente, j'arrive au bord du canal.

Le canal de la Thielle. En face, la rive bernoise.

Le canal est bordé de deux chemins blancs, surtout fréquentés par des promeneurs à pied, à vélo et à cheval. Pas trop de chiens et je n'ai jamais eu de problèmes avec eux, en général les maîtres sont bien éduqués '-). Encore un km et en face voici le château de Thielle. Cette bâtisse, autrefois neuchâteloise se trouve aujourd'hui en terres bernoises. Des échanges de terrains ont en effet eu lieu à la fin du 19ème siècle, lors de la correction des eaux du Jura. Le cours du canal a été déplacé et Neuchâtel a cédé ce terrain contre d'autres... mais sans château.

Le château de Thielle, encore caché par le feuillage de l'été indien.

Au km 4, il y a un petit mémorial rappelant qu'ici s'est noyé un ouvrier occupé aux travaux de l'Expo02. Si tout le monde a oublié ces fumeuses festivités, la famille et les amis de Goran ne l'ont pas oublié, lui, car cette stèle est toujours fleurie, été comme hiver.

Je ne sais pas si Goran me voit passer mais je lui fais toujours un petit signe.

Je passe maintenant à proximité de la raffinerie de Cressier. Cet endroit est assez paradoxal: au loin, il y a de hautes cheminées crachant flammes et fumées et en même temps, l'endroit étant sécurisé, il a gardé une certaine sauvagerie naturelle. Et l'un dans l'autre, la raffinerie, on ne la voit plus, camouflées qu'elle est par les épais feuillages.

Le chemin, rectiligne, le long de la raffinerie.
Ce parcours de 12-13 km est plat de chez plat et assez rectiligne. Entre deux séances avec dénivelé et aussi pour les séances douces, je trouve ce terrain idéal. Il permet aussi de faire de la vitesse et donc de se tester. Je le parcours tout au long de l'année et il est chaque fois différent si on sait regarder les transformations de la nature.

Heureusement, la correction des eaux du Jura (autrefois la zone était souvent inondée et insalubre) a laissé quelques bras de la 'vieille Thielle', comme sur la photo ci-dessous. Ces zones sont protégées, on peut même y voir des castors.
Un bras de la vieille Thielle, des airs de bayous de Louisianne.

Juste avant de prendre le chemin du retour.

J'arrive maintenant à proximité du vieux bourg du Landeron qui mérite à lui seul un reportage mais que mon chemin évite. Je traverse le pont routier qui à cet endroit relie les deux rives du canal. Je suis donc maintenant sur le territoire bernois.

Le canal vu du pont, en direction de Marin. Le ciel est encore tout bleu, la température agréable...

En effet, deux kilomètres plus loin, le ciel à complètement changé, heureusement, la température reste douce.

Pleuvra, pleuvra pas?

Gentiment, on se rapproche du point de départ. Voici l'entrée du château de Thielle, vu cette fois de l'autre côté. Pas mal comme résidence...
Le château, côté face. Propriété privée qui ne laisse rien voir.

Après avoir de nouveau traverser le canal par un pont routier, j'attaque la seule petite montée et j'arrive au fabuleux domaine de Montmirail. Eh oui, Montmirail c'est là, à proximité de chez moi. D'ailleurs je croise fréquemment Jacquouille dans les environs...
Le magnifique domaine de Montmirail.

Me voilà de retour, c'était une belle sortie, certes un peu lente (à cause des prises de photos), mais bien belle quand même.

Il est temps d'arriver, il pourrait bien pleuvoir...


A bientôt
par Jean-Louis publié dans : running
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Mercredi 22 novembre 2006
Bonjour à tous,

c'est avec un mois de retard que je fais ce petit mémo sur ma participation au marathon de Lausanne 2006. Les raisons de ce silence sont au moins au nombre de deux. Tout d'abord, je dois faire face à une surcharge de travail dans ma profession. La deuxième raison est la déconvenue que j'ai subie à Lausanne. Alors que j'ambitionnais de passer sous les 4 heures, j'ai fais 4 heures et 18 minutes! Il s'agit de mon plus mauvais temps sur marathon, excepté New-York en 2001 ou j'avais délibérément décidé de courir 'lentement', pour mieux profiter de l'ambiance.

Il ne m'a pas fallut beaucoup de temps pour analyser les raisons de cette contre-performance, et surtout pour trouver la raison principale: la chaleur. Alors que la température était plus qu'agréable au départ, avec le soleil et un beau ciel bleu, il faisait à la Tour-de-Peilz (semi-marathon) environ 20 degrés. Je sais depuis longtemps que mes performances en course à pied baissent dès que la température dépasse 14 degrés.

En 2005 j'avais fait 4:01:46.5. J'avais fléchi dans les cinq derniers km. En 2005, j'ai passé le semi en 1:55:37, cette année en 1:55:57. J'étais donc tout à fait dans le rythme à ce moment là. C'est au km 27 que cela s'est gâté: j'ai tapé droit dans le mur, le fameux mur du marathon. En 2005, cela m'étais arrivé 10 km plus loin. J'ai eu de gros problèmes jusqu'au km 37, puis j'ai pu à nouveau un peu augmenter la cadence, mais c'était trop tard. En 2005, j'ai fait le 2ème semi en 2:06:09 et cette année en 2:22:09. J'ai donc perdu 16 minutes de plus que l'année passée sur le 2ème semi!

Un ami m'avait mis en garde: le marathon de Lausanne est trop difficile pour vouloir y faire une perf. Il avait raison. Ce n'est que partie remise: je suis inscrit pour Paris 2007!

Arrivée à Lausanne.

Bon, cela n'est pas grave, sauf que cerise sur le gâteau, je me suis fais piquer mon porte-monnaie au vestiaire pendant le marathon...

Vous pouvez également visonner l'arrivée ici: http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/05/93/69/19328.wmv


A bientôt
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Mardi 7 novembre 2006
Bonjour,

aujourd'hui et avant de reprendre la thématique de la course à pied, je veux encore vous parler d'une petite excursion en terres fribourgeoises, plus précisément en Singine, à la frontière de la Gruyère.

Le 18 octobre 2006, attentifs aux prévisions de la météo annonçant un changement de temps, nous sommes partis par un beau matin d'automne, avec comme but de monter sur le Patraflon! Drôle de nom, pour une montagne! D'une altitude de 1'916 mètres, ce sommet des pré-Alpes fribourgeoises sépare deux vallées diamétralement différentes. La première, sauvage à souhait, peuplée uniquement de cinq ou six métairies d'alpage, fermées en cette saison, est très sauvage, avec une végétation maigre. On devine que les éléments doivent donner à cet endroit cet aspect particulier, presque effrayant. J'ai passé quelques semaines dans cet endroit lors de mon école de recrues, en hiver. Nous montions tous les jours (sauf en cas d'avalanches), depuis les cantonnements du Lac Noir, chargés comme des baudets de munitions, d'armes et de subsistance. Le cerise sur le gâteau était quand nous avions l'immense plaisir de passer la nuit dans l'une des écuries de cette haute vallée. Nous n'avons enlevé nos pantalons que la première nuit, car le lendemain ils étaient gelés et il fallait les taper contre un mur pour les assouplir...

Revenons à nos moutons. Après un court trajet en train jusqu'à Fribourg, puis en bus jusqu'au Lac Noir, nous commençons notre grimpette. En quelques brefs kilomètres, nous passons de 1'046 mètres à près de 1'600 mètres d'altitude. A la fin de cette première montée, très raide, nous arrivons à l'entrée de la vallée dont j'ai oublié le nom complet, qui commence par 'Breca'. Nous cheminons dans cette vallée sans croiser quiconque pendant deux ou trois kilomètres. Le sol est assez vallonné, les chemin sont bien entretenu. J'entrevois là un futur terrain d'entraînement...

La voilà, cette vallée, au premier abord plutôt inhospilalière. Pas un bruit, même pas un torrent!

Nous avons maintenat quitté cette haute vallée et approchons du sommet.

N'y a-t-il pas du Mordor, dans ce paysage?

A noter qu'au départ, le soleil était bien là, et au retour, celà sera aussi le cas!

Voilà le Patraflon. Ce nom est sans doute issu du patois fribourgeois!

Depuis le sommet, on a une belle vue sur la verte Gruyère. Quelle différence! Au centre, le couvent de la Valsainte.


Dans l'autre direction, on devine au loin les crêtes du Jura, dans la brume.

L'autre versant n'est pas plus doux que le premier. Cependant, le chemin, quoique parfois un peu raide est très bon. Un bon point pour les personnes qui entretiennent les chemins du canton de Fribourg!!! Au loin, le Lac Noir que nous devons rejoindre. Le soleil est de nouveau là. En fait, le ciel ne s'est pas couvert puis découvert. C'est qu'il y a un micro-climat dans la Breca.

Un dernier regard sur la Gruyère...

Je pense que je reviendrai m'entraîner ici. On peut facilement faire deux fois le tour en une journée, ce qui ferait 1800 mètres de D+ assez rapidement...

A bientôt
par Jean-Louis publié dans : running
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Lundi 30 octobre 2006
Bonjour,

j'ai été absent de ce blog plus d'un mois et demi! C'est que après l'UTMB, j'ai pris un peu de
repos concernant le jogging, puis j'ai repris une semaine de vacances et l'entraînement en
vue du marathon de Lausanne dont je vous parlerai dans un prochain article. Durant cette
semaine de vacances (du 16 au 22 septembre 2006), je suis allé faire deux excursions
à la montagne. Je vous présente ici la première, celle du 16 octobre.

Nous sommes partis tôt le matin pour gagner un endroit connu: Le Col de la Forclaz.
Celui qui surplombe la vallée du Rhône et Martigny, car il existe un autre col portant le
même non dans les alpes françaises.

L'idée était de faire le trajet Col de la Forclaz - Champex-Lac, via Bovine. Il s'agit donc d'un
tronçon fait à l'UTMB quelques semaines plus tôt, mais avec trois différences majeures:
nous avons marché dans le sens contraire de l'UTMB, de jour et avec un ciel immaculé.

Le début s'est passé à l'ombre du soleil et il faisait franchement frais.

Nous arrivons en vue du petit col Portalo et nous allons enfin nous réchauffer au soleil.

Le temps est magnifique, nous ne savons pas encore que cet été indien durera jusqu'aux portes de novembre.

Et voilà Bovine, dans les brumes matinales et automnales.

Les vaches sont déjà redescendues des hauts-alpages et la buvette de Bovine est fermée.
Pas de café...

Je ne me souvenais pas que ce chemin en balcon est en faux-plat, descendant aujourd'hui,
mais montant durant l'UTMB. J'étais ici à la fin de la deuxième nuit...

Nous venons de commencer à redescendre.

Le paysage change constamment. Nous sommes maintenant dans une petite combe ou la température doit bien de dix degré inférieure à ce qu'elle était 200 mètres avant.

Quelques heures après le départ, nous pouvons enfin nous sustenter un peu. Cette fondue
sur la terrasse du Club Alpin de Champex est un délice... Et ceci à près de 1'500 mètres,
au bord du lac, un 16 octobre. C'est génial!!!

Mais il ne faux pas oublier de regarder les beautés environnantes. Si ce n'est pas le paradis,
ça y ressemble...








Le fait de ne rencontrer pratiquement aucun déchet sur le parcours m'a donné une grande
joie. Je n'ai vu que deux ou trois papiers dont la nature laissait d'ailleurs à penser qu'il
n'étaient pas du fait des trailers de l'UTMB 2006.


A tout bientôt.
par Jean-Louis publié dans : running
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