Rémunération de l'auteur

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Concours

Mercredi 8 août 2007
Bonjour,

Plus de trois semaines se sont passées depuis le Gran Trail Valdigne. Mon trail CCC (Courmayeur-Champex-Chamonix) approche à grands pas. Entre deux, pas de compétition. Cela me donne l'occasion de vous parler un peu de l'entraînement que je fais dans cette période 'intermédiaire'.
Les jours qui ont suivis Courmayeur ont consisté en séances habituelles le long de la Thielle et de mes parcours habituels d'après le bureau, en général Ins-Gare de Marin avec des variantes quand à la distance. Le 23 juillet, j'ai fais un Kerzers-Gare en 1:50.13, avec un vent contraire et de la pluie depuis le premier tiers du parcours (17,3 km). Pourtant j'ai fait là un chrono de 1:50.13, alors que le 'record' de ce parcours date du 30.03.2004 et est de 1:41:08, à une époque ou j'étais beaucoup plus rapide (je ne faisais pas encore de trail). Donc, compte tenu des conditions, un bon chrono, ce qui confirme mon impression que je suis meilleurs dans le petit temps que par les grosses chaleurs.

Le 25 juillet, je suis allé faire un Sierre-Zinal par un temps splendide, premier jour d'une petite série de beau temps. La température était idéale car les jours précédents avaient plutôt été frais. 31 km et 2000 mètres de D+ en 6:02:11. Au début juillet 2006, j'avais fais 6:43.09. Cette fois-ci, j'ai fais moins de pauses, ou plutôt des pauses plus courtes. Après cette journée, je me suis effrayé en constatant que l'année dernière j'avais à la même époque 11'552 mètres de D+ en plus! Après quelques minutes de réflexion est venu l'explication: contrairement à l'an dernier, je n'ai pas cette année fait de reconnaissance de l'UTMB, qui donne plus de 8000 mètres de D+ à lui tout seul, sans compter les 150 kilomètres!

Les vergers valaisans, vus du train. Ces nuages au loin, qu'annoncent-ils?

La première partie du parcours est un vrai chemin de croix, au propre comme au figuré...

... il se termine par une petite chappelle consacrée à Saint-Antoine. Cette fois, je n'ai pas omis de sonner la cloche!

La vallée du Rhône vue de Beauregard.

C'est une année à champignon! C'est papa qui serait content!

Nous quittons Chandolin pour la deuxième partie du parcours.

Au centre de l'image, un petit cube se détache sur le ciel. C'est l'hôtel du Weisshorn que j'atteindrai dans une bonne heure.

Le voici enfin, au détour du chemin.

Au fond du Val d'Anniviers, le village de Grimentz.

Le chemin est maintenant en balcon et traverse quelques pierriers. Au loin, les cinq 4000: le Weisshorn (4506 m), le Zinalrothorn (4221 m), l'Obergabelhorn (4073 m), le Cervin (4478 m) et la Dent-Blanche (4357 m).

Au loin, enfin Zinal!

La signature de Zorro? Non, Z comme Zinal. En cas de mauvais temps, ces marques ne sont pas superflues!!!

Et nous voici arrivé à Zinal, charmant petit village avec de coquets hôtels et restaurant.

Du 26 juillet au 31 juillet, le train-train habituel.

Le 1er août, rando-trail de Chandolin à Zinal (avec une courte pause dîner à l'hôtel du Weisshorn), soit environ 20 km pour 500 mètres de D+.

Dur dur, cette montée...

...mais les coups d'oeil en valent la peine!

Le 3 août, quelque chose de plus intéressant: une reconnaissance du dernier tronçon de l'UTMB, du Col de la Forclaz à Chamonix, en compagnie de Marc Hoste. Nous étions spécialement intéressé par ce tronçon parce qu'il est nouveau cette année. En effet, la fin du parcours se fera par le petit balcon nord en lieu et place du petit balcon sud. Il n'est pas objectif de le dire, les conditions n'étant pas égales par ailleurs, mais ces derniers km m'ont semblés plus faciles que par l'ancien tracé. On verra bien. 30 km en 5:30:08 et 1167 mètres de D+ pour 1658 mètres de D-. Selon mon plan de marche, je devrai faire 7:58 sur ce tronçon à la fin de la CCC. Il y a donc de la  marge...
Comme nous n'avons pas eu beaucoup de soleil, il n'y a pas de photos, sauf celles de la terrasse de la place de l'Amitié...

Le soleil est enfin au rendez-vous.

Allez: Santé et Conservation!

Le 4 août, nous n'en avons pas encore assez et nous partons vers 0900 pour Chaumont (un descriptif du trajet figure ici). 18 km avec environ 650 mètres de D+ en 3:08:50. Le chrono n'est pas significatif, nous nous sommes souvent arrêtés pour que je puisse faire découvrir ma région à Marc. En fait, très bonne séance de décrassage.

A cet endroit, la pente du funiculaire est de 46%!!! On a jamais cela à l'UTMB!

Et après cela, il doit encore gagner son repas!!!

6 août: Ins Gare de Marin, endurance fondamentale (très lent), 10 km en 1:09:55.

7 août: 7km de footing en 54:10.

8 août: le matin à jeun, maison-Les Fourches et trois fois la piste VITA. Cela me permet de tester ma nouvelle lampe frontale. Environ 350 mètres de D+.

A bientôt
Par Jean-Louis - Publié dans : running
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Jeudi 19 juillet 2007
Bonjour,

je désire vous parler un peu plus de GTV - Gran Trail Valdigne que je suis allé faire le 14 juillet dernier (2007). C'est mon camarade coureur des cimes Marc Hoste qui m'en a parlé la première fois il y a quelques temps. Au début, je n'étais pas trop chaud, car il s'agissait de la première édition de ce trail, avec une nuit à passer dehors. Finalement sur l'insistance de Marc (il sait y faire, le bougre et pas seulement avec moi...), je m'y suis inscrit. Cette course est alors entrée dans mon 'plan des dernières dix semaines' d'avant la CCC (Courmayeur-Champex-Chamonix).

La 'Valdigne' est la vallée ou se trouve Courmayeur (Val d'Aoste).

Voici le profil de la course. Attention, les distances kilométriques sont fausses (il manque 14 km en tout!!!)

Vous trouverez un plan du parcours et d'autres renseignements en cliquant ici.


Jeudi 12 juillet 2007.
Le voyage.

Le week-end a été intense et plein de cocasseries. Me voilà donc sur le quai de la gare de Marin-Epagnier en ce jeudi en fin de journée. Le régional pour Berne attend un direct croiseur. Dans quelques minutes doit arriver le train qui m'amènera à Neuchâtel ou je dois prendre la correspondance pour Genève Aéroport. Mais après quelques minutes d'attente, pas de train. La gare de Marin n'est plus desservie. Je vais alors dans le réduit puant servant de salle d'attente ou se trouve une borne par laquelle on peut demander des renseignements à la plus proche gare desservie. On m'y apprend que le train a été supprimé, il y a des travaux sur la ligne. Je reproche à l'interlocuteur de n'avoir pas fait d'annonce et je pars sans traîner. Il faut qu'on me conduise en voiture à la gare de Neuchâtel. Ce qui est fait. Au moment où j'arrive sur le quai, le direct démarre. J'étais en retard, le train aussi, mais pas assez pour combler le mien... Il est environ 21 heures et si la salle des guichets est encore ouverte, c'est que plusieurs personnes ne sont pas encore servies. En effet, dès après mon passage (je voulais savoir quel serait le prochain train), les guichets sont bouclés! Aux CFF (Chemins de Fers Fédéraux), les employés se couchent avant les poules, semble-t-il. Le problème est que j'ai rendez-vous à Genève avec Marc. On doit ensuite prendre une voiture de location en secteur français puis rejoindre Courmayeur ou nous devrions arriver vers minuit. On aura une heure de retard: y aura-t-il encore quelqu'un à la réception de l'hôtel? Finalement, on y arrive et on nous donne nos chambres. C'est un bref résumé. Je sais, ce n'est pas le sujet, mais un coup de gueule fait aussi du bien. C'est une saine colère, Monsieur!!!

Vendredi 13 juillet 2007.
Les reconnaissances.

Dès le lever au matin, le ciel est bleu immaculé. L'hôtel est très bien avec cependant un bémol d'importance: à trois mètres de la fenêtre de ma chambre passe un torrent en furie en raison de la fonte des neiges tombées ces jours derniers encore. Boules Quiès obligatoires!!! Sinon, il est super bien placé, à mi-chemin entre le centre de Courmayeur et le centre sportif de Dolonne.

Sur la terrasse de l'hôtel.

Le torrent qui passe juste devant la chambre.

Après le petit déjeuner, nous sommes partis en reconnaissance. Il s'agissait de voir les endroits ou nous pourrions voir la personne qui nous a accompagné sur le périple pour nous servir d'assistance. Nous nous sommes d'abord rendu à Morgex. Cette charmante petite ville sera le point médian  de la course.

L'église de Morgex.

L'ancien lavoir de Morgex.

Je vous conseille de visiter les liens des endroits traversés, cela en vaut la peine. Nous sommes en suite montés à Planaval.

Planaval. Il y aura ici un ravitaillement, puis nous partirons au fonds de ce val avant de prendre à droite.

Chemin faisant, nous sommes passés par La Salle qui sera aussi une étape de la course.  Puis nous sommes rentré sur Courmayeur pour le repas de midi. Le temps est magnifique, la température pas (encore) trop chaude. Après le repas, nous sommes allé chercher nos dossards et passer le contrôle du matériel. Nous avons la désagréable surprise de constater que le parcours fera 84 km et non pas 70 comme indiqué (aujourd'hui encore...) sur le site Internet. 'Ils' ont oublié de compter les virages... Le dénivelé reste le même (ouf), mais les barrières horaires aussi. Je ne suis pas trop étonné car il s'agit de la première édition... et puis, c'est l'Italie... (attention à ne pas trop plaisanter avec cela avec les Valdotains!!). La fin de la journée à été occupée à peaufiner les préparatifs, à une dernière assiette de spaghettis bolo le soir, puis dodo.

Perplexes devant le nouveau kilométrage...

Samedi 14  juillet 2007.
La Course. Le départ

Le départ étant fixé à 1000 sur la place de l'Ange, en plein milieu de Courmayeur, nous n'avons pas du nous lever trop tôt. A 0930, nous sommes sur place, la température est déjà élevée et c'est un peu ma crainte pour la suite.

Pointage des concurrents avant le départ.

Animations folkloriques.

Déjà, on cherche de l'ombre.

Tiens, tiens, l'attachée de presse-coach-sherpa-chauffeur-logisticienne...

Beaucoup de monde sur la place de l'Ange pour assister au départ.

Je suis en forme et motivé. J'ai confiance, même s'il fait déjà trop chaud (à mon goût).

Première étape: Courmayeur (1224 m) - Col Licony (2670 m) - 8 Km.
Enfin le départ est donné. Nous partons tranquillement pour la première étape. Nous montons rapidement sur le hameau de Villair (nous le traversons aussi à l'UTMB) et assez rapidement nous bifurquons pour le Col. La montée de 8 km est assez raide et rude, il y a 1446 mètres de dénivelé dans cette tranche.
Le pourcentage moyen est de 19%.

Mais le paysage est grandiose.

Nous y trouvons un poste de contrôle, le premier. Au sommet nous sommes accueillis par des bénévoles on ne peut plus charmantes!

Et à la montagne, il n'y a pas que la nature qui vaut le coup d'oeil... (ici, une bénévole).


Pas vrai?

Deuxième étape: Col Licony (2670 m) - Piginière (1669) - Planaval (1750 m) - 10 km.
La montagne, c'est monter pour descendre et descendre pour remonter. Cela me fait penser à l'aRmée (attendre pour courir et courir pour attendre). Mais à l'armée on N'aurait jamais accepté de faire le 10% de ce que nous entreprenons aujourd'hui! Nous longeons donc le Lac Licony, au bord duquel des personnes font bronzette et d'autres campent. Peu de monde, mais il faut dire que le beau temps vient d'arriver, en même temps que nous, d'ailleurs.

Le Lac Licony.

Descente en direction de Piginière.

Ensuite, nous atteignons bientôt Piginière puis nous effectuons une petite montée sur Planaval. LÀ nous attend un nouveau contrôle et surtout un ravitaillement solide. Nos amis valdotains ont bien fait les choses: fromage, saucisson, viande séchée, pain, biscuits salés, bouillon, chocolat, barres de céréales et j'en oubIle, sans parler des boissons: eau, coca, boisson énergétique, etc. Et le plus important: une serviabilité rarement rencontrée jusqu'à maintenant, une gentillesse et des sourires sans compter.
On ne regrette pas d'être venus.

Un p'tit verre, ça fait du bien!

Le stand de ravitaillement de Planaval.

J'ai changé de t-shirt (je me suis trompé, j'ai pris ceux sans manches...) Nous repartons de Planaval.

Troisième étape: Planaval (1750 m) - Tête Fetita (2623 m) - 8 km.
Après m'être sustenté, je change encore rapidement de t-shirt, puis nous repartons. Pour l'étape suivante. Le terrain devient plus rude. Auparavant, entre Licony et Planaval, nous avons surtout fait de petits sentiers, souvent en balcon. Les paysages sont magnifiques et la faune alpine est au top. J'ai d'ailleurs rarement vu autant de fleurs et autant de variétés aussi. Nous croisons les premiers abandons, dus la plupart du temps à des maux d'estomac ou à des douleurs aux genoux. A son habitude, Marc salue chaque personne rencontrée. Moi, je salue celles qui croisent mon regard, celles qui baissent la tête ne savent pas ce qu'elles perdent...

Début de la montée sur la Tête Fetita; déjà au loin, Planaval.

Dans le vallon des Ors, nous avons droit à un point d'eau et je commets peut être l'erreur d'en boire, elle est très froide...

Ci-dessous, le vallon des Ors.

Juste avant le sommet, une portion de chemin se révèle est dangereuse et mériterait une main courante; il faut rester hyper concentré et avancer tout doucement. Les derniers 200 mètres se font carrément sur la crête, il n'y a plus de chemin. Marc à de la peine à me suivre, du moins c'est que je pense. Il me dira plus tard qu'en fait, c'est moi qui allait trop vite... Comme partout sur les endroits 'stratégiques' du parcours, il y a des bénévoles qui sont là. C'est quand même super sympa quand tu es en train d'avaler un becquet à 25%, d'entendre au dessus de toi de juvéniles et jolies voix féminines t'encourager avec des 'allez Marc', 'daïe, daïe, Jean-Louis'! Ce sont les bénévoles d'en bas qui ont avertit ceux d'en haut de ton arrivée, ceux du haut te repère aux jumelles (n° de dossard) et t'encouragent. Un contrôle se trouve sur la Pointe Fetita.

Et voilà la Pointe fetita, qu'il faut gravir!

Marc me suit de près.

Et ici aussi, les bénévoles nous acceuillent evec plein d'entrain.

La Valdigne, vue de la Pointe Fetita.


Quatrième étape:  Tête Fetita (2623 m) - La Salle (974 m) - 10 km.
En voilà une belle descente: 1649 mètres de dénivelé négatif! Attention aux articulations! Nous suivons d'abord les crêtes.

En équilibre sur les crêtes!

 Normalement, nous aurions dû avoir un point d'eaux au col de Bard, à 2176 m. Nous ne l'avons pas vu. Il est certainement remplacé par celui que nous trouvons dans hameau de Charvaz. De toutes façons, nous avions assez d'eau pour joindre sans encombre le village de La Salle. Par contre, la chaleur augmente, elle doit être proche des 30 degrés. Il me tarde que le soleil se cache un peu derrière les montagnes car je constate que j'ai mal géré mes t-shirt et que je n'ai que des 'camisoles' sans manches. Mes épaules commencent à rougir...

Au ravitaillement de Charvaz. Les autochtones sont très ouverts et on peut facilement parler avec eux.

Le ravitaillement de La Salle...

... et son église!

Cinquième étape:  La Salle (974 m) - Morgex (939 m) 5 km.
Cette étape est en fait une demi jonction entre les deux côtés de la vallée. Longue de 5 km, elle se fait sur le fond de la vallée, principalement sur le goudron. Qui chauffe, qui chauffe... Morgex constitue avec 41 km presque la moitié du trajet, mais moins de la moitié du dénivelé positif (il y aura environ 450 m de D+ sur la deuxième moitié). Nous arrivons donc à Morgex, à partir de là, on entre dans le classement. Nous n'y pensons même pas et nous repartons avec confiance. Il est environ 19h30 et nous avons encore 2h30 d'avance sur la barrière horaire, ce qui est beaucoup.

En repartant de Morgex.

Sixième étape:  Morgex (939 m) - Pré St-Didier (1039 m) (5 km)
C'est la deuxième moitié de traversée du fond de la vallée, également de 5 kilomètres, à priori faciles. A un km de ce point d'eau, mon estomac se révolte. D'abord, c'est une petite gêne, sans gravité. Mais au village, je suis obligé de m'asseoir. J'ai presque envie de vomir. Finalement, je vais aux toilettes, mais je ne vomis pas. Juste une petite selle, bien moulée, donc pas de diarrhée.

Septième étape:  Pré St-Didier (1039 m) - Arpy (1670 m) (6 km)
Nous repartons et Martine me dit que j'ai les lèvres blanches. Au bout de quelques hectomètres, Marc me dit que j'ai les lèvres violettes. Aie, aie et aie. Nous commençons la montée. Je n'ai plus de maux ventraux, par contre, je n'ai plus d'énergie. Après deux km, je constate que nous aurions dû en faire trois. Je dois reprendre mon souffle fréquemment. Et je me met à ... bailler. Mon corps ne veux plus, il faut l'écouter. J'aurais pu rester me reposer une heure à Pré St-Didier, mais alors je me serais retrouvé en queue de peloton. Tiens, je ne me suis jamais demandé s'il y avait un serre-file en fin de peloton... Après une petite discussion avec Marc, je décide de jeter l'éponge et je redescends sur Pré St-Didier ou je retrouve l'assistance qui me ramène à l'hôtel.

A cause de cet arrêt prématuré, il me manque le récit des étapes 8 à 11.  Cela sera pour l'année prochaine!!! En voici les titres, à compléter.

Huitième étape: Arpy
(1670 m) - Col de la Croix (2381 m) (7 km)

Neuvième étape:
Col de la Croix (2381 m) - La Thuile (1441 m) (5 km)

Dixième étape: La Thuile (1441 m) - Col de l'Arp (2571 m) (10 km)

Onzième et dernière étape: Col de l'Arp (2571 m) - Courmayeur (1224 m) (10 km)


Arrivé à la chambre, bizarrement, je n'ai pas sommeil. Je défais mon sac, je trie mes affaires selon leur état, je me douche et je soigne quelques cloques (les Belges disent cloches). Je n'arrive pas à dormir... et je demande des nouvelles à Marc par SMS. Puis je ferme mon portable et je sombre dans un demi sommeil peuplé de réflexions dont le thème est 'pourquoi ces maux de ventre?'. Vers cinq du matin, ne dormant pas, j'enclenche à nouveau le GSM. Marc est passé à La Thuile à 2h10. Une rapide estimation me fait comprendre qu'il arrivera à Courmayeur entre 7 et 8 heures, soit l'heure prévue pour mon petit déj. Je me lève donc et je commence par finir (!) ma valise. Puis je pars à la rencontre de Marc, en direction du Col d'Arp. Tout de même un peu fatigué et sans doute par la force de l'habitude, je prends la direction du Col Chécrouit, alors que le bon chemin est de l'autre côté de la rivière. Il me faut un bon moment pour me dire que 'c'est bizarre, cette absence de fléchage'. Après environ deux km de montée, je rejoins la piste de ski qui vient de Chécrouit et que je connais bien, puisque je suis en train de faire le trajet inverse de l'UTMB. Je stoppe ma progression et je redescend précisément par cette piste de ski. Et effectivement, après 10 à 15 minutes de descente, je retrouve le bon chemin et j'entame une deuxième montée, la bonne cette fois.

Au petit matin, à travers le vieux Dolonne. De petits lumignons ont été placés le long du chemin.

Je croise quelques concurrents qui en finissent (ils sont à 15 minutes de la délivrance). Je me fais engueuler par un couple quand ils apprennent qu'il reste un quart d'heure. A cause de ma micro polaire rouge, sans doute m'ont-t-il pris pour quelqu'un de l'organisation (le t-shirt du staff est rouge, à la couleur d'un sponsor). Enfin, voilà Marc. Il m'a l'air en bonne forme, il descend en trottinant avec légèreté.

Et soudain, au détour d'un chemin...

Chemin faisant (pan-pan) (les adeptes des Grosses têtes comprendront...), nous discutons de sa nuit et nous arrivons tranquillement à l'arrivée. Marc est tendrement accueilli. Nous nous remettons de nos émotions et allons nous restaurer à l'intérieur du centre sportif; mais il n'est pas encore venu le moment de traîner: nous sommes dimanche et nous repartons déjà aujourd'hui. Avant cela, il faut rétablir l'homme, rendre les chambres et assister à la remise des prix.

Un dimanche matin à 0700, un groupe de villageois accueille les coureurs avec l'accordéon... Décidément, on sait encore vivre dans cette région!

Plus que cents mètres...

Il en a encore sous la semelle, la preuve par un beau sprint final!

Est-ce des heures pour rentrer?

Interview.

A dix heures nous voilà donc de retour au centre sportif. Discours, bla-bla habituel, remise des prix. Dans l'article précédent, je vois ai présenté Marco Olmo, le grand vainqueur, qui à également remporté l'UTMB l'année passée. Je vous ai aussi présenté l'ami Marc qui non seulement à vaincu le GTV, mais en plus à remporté sa catégorie! Et en premier, à la surprise de lui-même!

Ceci est une grolle et c'est le prix remis aux vainqueurs des catégories.

Si vous voulez en connaître l'usage, cliquez ici, il y a aussi des recettes pour son utilisation.

Et voici la première dame scratch, Kim Gaylord (USA) en 13:33:47: chapeau bas!

Notre champion à nous, un peu ému!

Le comité à aussi droit à notre reconnaissance; pour une première, c'est un coup de maître! Merci!!!

Eh bien voilà, la fête est finie et elle fût belle!

Après cela, nous prenons l'apéro à notre hôtel et nous prenons le chemin du retour. Sur celui-ci, rien de spécial à dire. Ah si! Mon train Genève Aéroport-Neuchâtel était en panne! Tout comme la caisse enregistreuse du wagon restaurant!!! Quand au train Neuchâtel-Marin... il avait été supprimé. La quadrature du cercle, quoi. La routine... On si fait... Tout fout le camp, ma bonne dame.

Si Dieu devait habiter sur terre, celà serait certainement ici...

Notre séjour fût court, mais on reviendra, promis!!!

A bientôt pour de nouvelles aventures!!!

Par Jean-Louis - Publié dans : running
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Dimanche 15 juillet 2007
Bonjour,

je viens de rentrer d'un week-end fabuleux: un super beau trail à Courmayeur et dans la vallée d'Aoste; je vous donne des détails plus tard. Pour le moment, les trois vainqueurs à mes yeux les plus fabuleux (il y en a d'autres mais on en reparlera plus tard).



Vainqueur n° 1: Marco Olmo (vétéran 3) qui couvre les 84 km (et non pas 70 comme annoncés dans la documentation) et les plus de 5000 mètres de D+ en 10:17:51. C'est à dire qu'il part de Courmayeur à 10 heures du matin et qu'il y revient à 20 heures 17 minutes et 51 secondes. Vainqueur scratch et de sa catégorie.



Vainqueur n° 2: Marc Hoste qui part aussi à dix heures du matin, mais qui prend le temps de flâner, de discuter avec l'habitant, de regarder le paysage et conséquence de ce qui précède, rentre à Courmayeur dimanche matin à 7 heures 40 minutes et 42 secondes, juste pour le petit  déjeuner. Vainqueur des vétérans 4!



Vainqueur n° 3: Giorgio Simonetti, le président des 'Courmayeurs Traileurs', sans qui rien ne serait possible.



Prochainement, un article plus consubstantiel sur ce thème, ici même. Les autres vainqueurs (et ils ne sont pas tous coureurs...) vous seront prochainement présentés!

A bientôt
Par Jean-Louis - Publié dans : running
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Jeudi 5 juillet 2007
Bonjour,

l'article le plus consulté de mon blog est certainement celui contenant un 'Plan de course pour débutant': il a déjà suscité une vingtaine de commentaires. Voici le dernier en date:

Bonjour, je suis une femme de 41 ans, et je n'ai jamais courue de ma vie.J'en suis à mon 2ème mois sans tabac, et je voudrais me mettre à courir d'autant que j'ai du poids à perdre et que je fais un régime alimentaire....

- 4 fois par semaine, ça fait beaucoup pour mon emploi du temps...est-ce que l'on obtient de bon résultats avec 2 fois ?

- Et mon gros soucis, c'est que chez moi il n'y a aucun plat : que des trés trés grosses descentes/montées... est ce que je peux courir en descente et monter en marchant..ou ça ne sert à rien ??? au pire des cas est-ce que si j'investit dans un tapis de courses c'est pareil ???

Merci de votre aide

Virginie

Virginie ne m'a laissé aucune coordonnée pour lui répondre, si ce n'est un link sur un site Internet inutilisable (http://ww/). C'est donc exceptionnellement que je lui réponds via un article, en raison surtout que son cas n'est pas unique.

Tout d'abord bravo: arrêter de fumer est très très très dur, j'en sais quelque chose. Mettre un régime alimentaire par dessus, c'est plus fort que le Roquefort (oups!, pardon pour cette référence alimentaire).

L'idéal serait d'aller courir trois fois par semaine. Il faut savoir sacrifier autre chose... On peut aussi aller courir le matin avant d'aller au boulot, ou pendant la pause de midi (ça, ça va bien bien avec le régime alimentaire), on peut aussi y aller le soir. Surtout que les séances de ce plan sont assez courtes, du moins pour la première moitié. Deux fois est déjà positif, c'est de toutes façons mieux que rien et surtout beaucoup mieux que ce que faisait Virginie auparavant (fumer, manger déséquilibré, etc.).

Cela m'intéresserait de connaitre la région ou habite Virginie. Même en Suisse, je ne connais aucun endroit ou il n'y a pas un peu de plat... Courir en descente, mais pas trop vite et monter en marchant rapidement peut être une solution, mais peu 'ludique'. Je déconseille le tapis de course, c'est très ennuyeux. Mieux vaut aller faire de la rando dans la nature, en marchant assez vite. Intéressez-vous peut être au 'Nordic Walking' (voir sur Internet).

A bientôt
Par Jean-Louis - Publié dans : running
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Jeudi 5 juillet 2007
Bonjour à tous,

je suis de retour de la Vanoise et de nouveau il pleut chez moi. Qu'elle chance que d'avoir eu cette fenêtre de tir de beau temps durant le week-end! J'ai découvert une très belle région, un peu moins fréquentée que l'espace du Mont-Blanc, plus sauvage, plus authentique aussi. Sans vouloir faire d'injures aux habitants de la vallée de Chamonix. D'ailleurs, ils n'ont pas besoin d'un Suisse pour se tirer la bourre entre eux... En toute amitié, bien sûr.

Tous les détails sur ce trail sont lisibles ici: http://www.pralo.info/tgv/.
Le site de la commune: http://www.pralognan.com/fr/accueil.php (infos touristiques).

Nous sommes donc arrivés en début de soirée à Pralognan-la-Vanoise ce vendredi 29 juin 2007. Voyage en train de Marin-Epagnier à Genève-aéroport puis en voiture de location avec les amis de Belgique de Genève à Pralognan. En Vanoise, le ciel est couvert mais pas menaçant. Et la météo prévoit du beau pour le week-end...

Nous nous rendons à l'hôtel déposer les bagages et prendre la chambre. Nous rencontrons ensuite des connaissances de Marc, Jöel Meuwis, son épouse Véronique et une amie de ceux-ci Claudine. Nous prenons un repas dans un petit restaurant tout près de notre hôtel. Les pâtes, ou plutôt les Crozets sont au menu. Ensuite au lit!!! Car demain samedi les participants à la 'randonnée' démarrent très tôt.
Explication: en parallèle au trail proprement dit, l'organisation met sur pied un 'TGV en marchant', consistant à couvrir le même parcours (sauf les premiers km) que le trail, sur deux jours entrecoupés d'une nuit en refuge. Parmi nous, trois dames partent donc pour ce périple. Si bien que samedi matin à 0700 nous nous retrouvons devant le téléphérique du Mont-Bochor pour encourager les candidates.

La montagne au saut du lit le samedi matin. Cela s'annonce sous les meilleurs auspices...

Le soleil s'est levé à son tour...

... et nos concurrentes sont là. Le défi: environ 70 km pour plus de 3000 mètres de D+ (et donc de D-). En tête, Véronique, puis Claudine et Martine, tranquille, les mains dans les poches...

Environ une cinquantaine de personnes participe à cette escapade. Tout le monde plaisante (encore) et les animateurs sont super sympathiques. Ce trait de caractère semble d'ailleurs être très répandu dans la région...

Quand à nous autres coureurs, il nous faut employer notre temps durant cette journée. Nous décidons Marc et moi de monter au Mont Bochor, après le petit déjeuner. Nous prenons le même moyens de transport que les marcheurs de tout à l'heure. Nous nous promenons un peu la-haut et essayons d'imaginer quel sera le début du parcours de demain matin. Le coin est très joli, la faune alpestre est en son plus bel état, le ciel est bleu, que demander de plus? Après un petit tour de l'endroit, nous buvons un café sur une terrasse située à deux ou trois cent mètres de l'arrivée du téléphérique. Nous sommes les seuls touristes, il faut dire que la matinée ne fait que débuter. Le troquet est plus sympathique par son environnement que par la chaleur du service...

Vue de Pralognan-la-Vanoise depuis la station supérieure du téléphérique.

Puis nous devons redescendre car Marc doit aller chercher deux amis parisiens à lui à la gare de Moûtiers: Sébastien Le Drogo et Caroline Cavaillier.

En début d'après-midi, nous touchons nos dossards puis nous assistons au briefing ou nous sont faites moultes utiles recommandations. La météo est toujours optimiste.

Il y a du monde sur la place de la mairie de Pralognan!

Nous sommes attentifs et resterons vigilants, promis.

Le repas du soir consiste en une bonne assiette de spaghettis sauce bolognaise, l'ultime plat de pâtes avant la course.

Dimanche 1er juillet 2007, 0430 du matin, pointage avant le départ. Tout le monde est là, il fait beau, la température est fraiche.

Le jour s'est levé, nous avançons d'un bon pas et nous sommes dans les temps.

Nous arrivons au refuge du Col de la Vanoise à 0655, soit 20 minutes avant l'heure conseillée par l'organisation. Il n'y a pas à ce moment de barrière horaire éliminatoire, mais passer après 0715 pourrait déjà poser des problèmes. A ce moment de la course (7 km et 1100 mètres de D+), je suis plutôt optimiste.  Nous sommes à 2500 mètres d'altitude. Nous continuons notre chemin et nous traversons le joli 'Lac des Vaches'.

Marc devant le Lac des Vaches...

... et moi-même au même endroit

Il y a beaucoup de jolis petits lacs dans cette partie du parcours.

Il est temps de prendre un gel pour entretenir la quantité de sucres nécessaires.

Nous sommes à la limite de la neige. La température est agréable. Nous arrivons au refuge de l'Arpont un peu avant 0930, donc dans les temps. La non plus, pas de barrière éliminatoire. Pour le moment, je suis encore optimiste sur la suite des opérations. J'ai découpé chaque tronçon décrit par le road-book en autant de programmations sur mon GPS Garmin. Pour les deux premiers tronçons nous étions en avance. Il y donc de quoi voir venir. Au début du troisième tronçon devant nous conduire au Refuge de Plan Sec, nous prenons de nouveau de l'avance, mais de façon modérée, sage. Et soudainement, après deux kilomètres, je ressens une forte douleur dans le muscle de la cuisse droite: une forte crampe, qui m'oblige à stopper et à attendre que cela passe. La crampe s'en va et je repars gentiment. A partir de maintenant, je vais perdre du temps dans chaque montée. Au plat et à la descente, je rattrape un peu, mais cela ne suffit pas. Un peu plus tard, deuxième crampe, cuisse gauche cette fois: je n'ai jamais eu de crampes aux cuisses et je ne m'explique pas pourquoi cela survient ce jour. Est-ce le déficit d'entrainement? (J'ai 400 km de moins dans les pattes que l'année dernière). Quelqu'un me dira plus tard que le fait de rester presque en permanence en dessus de 2000 mètres y serait pour quelque chose... Si quelqu'un peut me confirmer cela, merci à lui ou à elle. Encore plus tard (vers 13 heures) j'ai de nouveau une crampe à droite, très forte. Je sais depuis une demi heure que je ne passerai pas la barrière horaire de Plan Sec (kilomètre 36, à 2310 mètres d'altitude). J'arrive à cet endroit à 1340. Marc y est arrivé à 1320 et s'il ne m'avait pas attendu, il aurait passé la barrière. Merci à lui, c'est ça les amis. Mais je n'en demandais pas tant de lui! J'ai donc parcouru 36 km linéaires et 2250 mètres de dénivelé positif, soit 56 km effort . C'est peut être facile à dire après, mais je ne suis pas trop déçu, car pour moi, il s'agissait avant tout d'une étape dans ma préparation de la CCC. Je n'ai d'ailleurs plus qu'un mois et demi pour être au top et je le serai!!!
D'autant plus que le 14 juillet, nous repartons, Marc et moi à Courmayeur pour la première édition du 'Gran Trail de Courmayeur'. Cette course fera l'objet d'un article dans deux ou trois semaines. En attendant, je continue de m'entrainer, un peu plus sérieusement, quand même.

Il y a tout de même quelque chose de positif dans tout cela. Tout d'abord, je suis très content de mes nouvelles chaussures (Asics Trabucco). Le reste du matériel est le même que d'habitude. mais comme toujours, j'ai pris trop de matos dans mon sac. Je vais changer cela pour Courmayeur. Et le plus beau, c'est la découverte d'une nouvelle région, de nouvelles personnes et de nouveaux amis!!!

Juste avant Plan Sec, un regard sur les vallées

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En contrebas, les barrage de Plan d'Amont ou nous allons retrouver la navette qui nous ramène en plaine... Snif!

Il faudra plus de deux heures au car pour nous ramener à Pralognan. Voila qui explique, entre autres, la sévérité des barrières horaires!

Encore un petit mot sur l'organisation: parfaite à tous égards, sauf peut être un (petit) bémol: les personnes qui comme moi ne sont pas allées au bout de l'exercice n'ont pas reçu de bon pour le repas de clôture... Mais je veux croire qu'il s'agit d'un oubli!
A bientôt
Par Jean-Louis - Publié dans : running
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