Jeudi 30 août 2007
Bonjour,

nous nous sommes quitté 12 jours avant ma course, LA course, Courmayeur-Champex-Chamonix. Il s'agissait de mon objectif principal pour 2007. Bien sur, après mes relatives 'contre-performances' au Tour des Glaciers de la Vanoise (TGV) et au Grand Trail Valdigne (GTV) (voir les articles précédents), j'avais un petit peu les chocottes au moment du départ et même les jours avant. Les prévisions météo, qui allaient en s'améliorant chaque  jour (pas de pluie et température entre 20-25 degrés) m'ont rassurées et c'est très confiant que je me suis rendu ce vendredi 24 août 2007 sur la ligne de départ de Courmayeur. Une bonne connaissance du parcours (2 participations à l'UTMB, une reconnaissance complète du parcours en 2006 et plusieurs partielles les années précédentes) a fini de sceller ma confiance.

Mercredi 22 août, début de soirée. Caroline, Sébastien et Marc courront l'UTMB. Pour moi, c'est une des dernières soirées spaghettis avant ma course.

Nous profitons des nombreuses boutiques de sports de la place pour effectuer quelques menus achats.

Jeudi matin 23 août. La météo a tourné, il fait beau. Le soleil caresse déjà les sommets alors que Chamonix sort de la nuit.

Le Mont-Blanc nous promet de belles, très belles journées.

Le jeudi matin, nous prenons un bus navette de l'organisation pour aller toucher le dossard à Courmayeur. A la sortie du tunnel, surprise: le ciel est moins serein qu'à Chamonix et qu'annoncé par la météo. Je me dis tant mieux, cela gardera la température dans des limites que j'aime. La réception des documents se passe bien. Nous passons le reste de la matinée à nous promener dans la zone piétonne de Courmayeur, dîner spaghettis-bolo et retour à Chamonix. Souper spaghettis (!), dodo et le lendemain matin, nous retournons à Courmayeur pour le départ! J'ai l'estomac (un peu) noué!

Peu avant midi, heure théorique du départ, nous apprenons qu'il est retardé de 15 minutes, des bus amenant les participants étant bloqués au tunnel. Finalement, le départ est donné à 1230. En soit, cela n'est pas trop grave, sauf que l'attente se fait au soleil, sur le macadam. Nous avions décidé de venir assez tôt et c'était une bonne décision. A 0915, quand nous sommes arrivés au départ des bus Chamonix-Courmayeur, nous avons été surpris par la longueur de la file d'attente.

Un petit café avant le départ...

... suivi d'une collation: eau et petit pain (pas de substances illicites...)

C'est parti: à demain à Chamonix pour l'apéro!

004-CCC-FS.jpgPremière montée en direction de Vilair.


J'avais décidé de partir d'un bon pas pour atteindre le plus rapidement possible Arnuva, lieu de la première barrière horaire fixée à 1645. Comme repères, je disposais de deux documents: le premier (DOC I, voir la page feuille de route), élaboré à partir de l'application Excel de Rémi Poisvert  me demandait de me trouver à Arnuva à 1600. Le deuxième document (DOC 2) est du même auteur, mais calcule les temps en fonction de temps réalisés précédemment sur d'autres épreuves. Il me proposait lui de passer à Arnuva à 1627. Pour être dans le juste, il fallait être entre les deux. Et finalement, j'ai passé cette barrière à 1557. A partir de là, je me suis détendu. Je savais dès lors qu'il me suffirait de gérer sagement cet acquis, de ne pas commettre les erreurs alimentaires faites au GTV et que de cette façon, j'atteindrai relativement facilement mon objectif.
  DOC I DOC II Résultat Rang Km
Refuge Bertone 13:32 13:39 13:39 698 4.90
Arnuva 16:00 16:27 13:39 865 4.90


  DOC I DOC II Résultat Rang Km
Refuge Bertone 13:32 13:39 13:42 698 12.4
Arnuva 16:00 16:27 15:57 865 16.7


Le tableau ci-dessus montre l'évolution durant les 16,7 premiers km. On constate une certaine homogénéité entre les trois premières colonnes. Mon étonnement provient de l'évolution du classement. Je n'ai pas eu l'impression de perdre autant de rang sur les 2ème et 3ème tronçon.


007-CCC-FS.jpg
Montée sur le refuge Elena.

Après Arnuva venait le deuxième gros morceau, à savoir l'ascension du Grand Col Ferret. J'étais maintenant  fermement décidé à ne pas faire de folies et à gérer, gérer, gérer. Seule l'envie d'en faire le plus possible de jour m'empêchait de trop me relâcher. La deuxième barrière horaire se trouvait à La Fouly, à 2030, soit encore avant la tombée de la nuit. Passage au Refuge Elena, Grand Col Ferret, descente sur La Peule (ravitaillement liquide) puis la Fouly. La météo est toujours clémente, la température est agréable. Même si mes habits sont un peu humides, rien de comparable avec 2006!!! Cette partie du trajet se passe au mieux et sans encombres.

Un petit replat vers Elena permet de se reposer avant de poursuivre. Au oin, la file des coureurs à l'assaut du point culminant des deux parcours.

Beaucoup de monde arrive, allez, en route!


  DOC I DOC II Résultat Rang KM
Refuge Elena 16:38       19.10
Grand Col Ferret 17:28 18:00 17:34 1006 21.30
La Fouly 18:59 19:40     30.2

Tableau du deuxième tronçon.
Les cases vides le sont quand il me manque les renseignements. On retient surtout que le résultat colle presque parfaitement avec DOC I, tout comme ci-dessous. J'ai aussi constaté sur le terrain que je perdais beaucoup de vitesse à la montée. En témoigne mon classement passant du rang 865 au rang 1006.

La troisième barrière est à Champex-Lac à 0015, le samedi matin. De La Fouly, la descente sur Praz-de-Fort s'est passée sans encombre. Aux Arlaches, j'ai vu je pense 60 nains de jardin devant un mignon chalet. Mais les plus mignons étaient les petits enfants les admirant, ne pr^tant aucune attention aux coureurs!  Les petits savent aussi rêver, mais les rêves ne sont pas les mêmes que ceux des adultes... J'aborde la montée sur Champex alors que la nuit tombe. Bientôt dans la forêt, je dois allumer ma lampe frontale. Nous sommes à nouveau à la montée et de nouveau je me fais fréquemment dépasser. Je suis en train de constater que je n'ai pas assez entraîné la montée cette année. Je ne peine pas vraiment, mais je suis 'lent', poussif. Cette montée est d'ailleurs celle que j'aime le  moins de tout l'UTMB, même avant Bovine. Finalement, voici Champex. J'y arrive vers 2120. J'y retrouve mes accompagnants, venus à ma rencontre. Je me restaure, je complète mes deux bidons de liquide, je change de vêtements. Je suis à mi-course. Je rencontre Sandrine qui est arrivée quelques minutes après moi, elle a de petites nausées et décide de se reposer quelques minutes. Finalement, je repars de Champex à 2152, soit avec deux heures et vingt-trois minutes d'avance sur la barrière. C'est beaucoup, mais je sais que cela peut fondre comme neige au soleil en cas de défaillance. A Champex, je suis 1105ème. Mon classement se dégrade de plus en plus, mais le rang n'est pas mon objectif, qui est bien de terminer en moins de 22 heures si possible.

Bon, je crois que j'ai tout, on peut y aller!

Champex-Bovine: en voilà un gros morceau, appréhendé par beaucoup. Personnellement, je n'ai jamais moins aimé cette montée que celle de Champex. Je passe à Bovine à 0136 et je me m'en rappelle pas trop, sauf qu'il y avait un contrôle. En 2006 (UTMB) j'ai passé Bovine au petit matin (froid-mouillé-neige-brouillard) avec pleins de personnes frigorifiées dans une 'tente' pas adaptée à acueillir un lazaret; cette année, c'était plus tôt dans la nuit (vers 01:36 du matin) et très franchement, il faisait une chouette température, un peu frais sur les hauteurs (...) mais j'ai décidé de poursuivre sans changer de tenue. Après Bovine, il y a encore une courte montée avant d'entamer une assez longue descente sur le Col de la Forclaz et Trient. Selon DOC II, je dois  passer à Trient à 0252 et je passe à 0307, soit avec 15 minutes de retard sur l'horaire. Par contre, je suis passé du rang 1146 à Bovine au rang 1130 à Trient. Pour la première depuis le départ, je repends des concurrents. La montée sur les Tseppes ne fait que 3,1 km, mais à ce stade de la course, elle semble longue, longue, longue... Pour m'aider dans la relative solitude de la nuit, j'ai sorti mon MP3. J'écoute quelques 'Best of de l'été' des Grosses Têtes de Philippe Bouvard, puis du Genesis, le White Album des Beatles... Le jour se lève, le ciel est bleu, quelques nuages accrochent le flan des montagnes. Le beau temps continue. Qu'elle différence avec l'année dernière ou j'avais eu la pluie depuis Elena et pratiquement sans arrêt jusqu'aux Tseppes. Du côté de la descente sur Vallorcine, le terrain est comme toujours très très mouillé. On croirait courir sur une éponge saturée d'eau. Du coup, je me retrouve trois fois sur les fesses, aux endroits les plus boueux, of course. C'est en bonne forme que je passe Vallorcine à 0621, soit avec 29 minutes de retard sur DOC II. A cet endroit, la barrière horaire est à 0800, j'ai donc 0139 de marge. Champex mis à part, je ne passe pas plus que quelques minutes à chaque ravitaillement. Je repars donc de Vallorcine à 0630. J'ai 0530 pour terminer. Il y a queqlues jours, j'ai fais Col de la Forclaz -Chamonix en 0530 avec Marc Hoste. Il y a donc de la marge. De plus, au classement, je suis passé au 1024ème rang. C'est mon meilleur classement de puis le Grand Col Ferret. Depuis Trient, et cela malgré la montée sur les Tseppes, j'ai repris 106 rangs à mes compagnons de route.

Depuis le Col des Montets, le soleil illumine à nouveau les sommets. L'image ne reflète pas la beauté du spectacle (photo qualité Nokia...)

Mais le spectacle en valait la peine. Quand je pense à tous ces campeurs qui dormaient encore...

La dernière partie, entre Vallorcine et Chamonix est bien plus facile que l'année dernière. Bien sûr, j'ai 72 km de moins dans les jambes, la météo est au beau fixe. Le soleil accroche les montagnes enneigées et le spectacle de la vue depuis le Col des Montets vaut l'effort à lui tout seul. Bien sûr, il serait plus facile de dormir au Montets et de se lever tôt pour admirer le spectacle... Voilà Argentière que je passe à 0736, avec 36 minutes d'écart (retard) sur DOC I et 17 sur DOC II. Mais j'ai encore repris 51 rangs. Qu'elle pêche!!! Je commence à regretter de ne mettre pas aligné sur l'UTMB... '-). Pas de douleurs, pas sommeil, j'entrevois déjà le sérieux panaché qui m'attend à Chamonix... Ou j'arrive à 0925 après 20h54mn01s. Soit avec une réserve de 3h5mn59s. Entre Vallorcine et Chamonix, j'ai dépassé 67 concurrents. Je suis très très content de ma 'performance'. Les semis échecs du TGV et du GTV ne sont plus que de lointains souvenirs...


Hop, hop, hop, un petit sprint pour l'arrivée. Mais quelle pêche, je n'en reviens pas! C'est ce qui s'appelle être au pic de forme au temps T!

Je reçois le maillot de Finisher, avec une fierté légitime! Heu-reux!!!

Les retrouvailles en famille.

Comme prévu, dès la ligne passée, je m'engouffre dans le premier restaurant venu, et en compagnie de mes accompagnants, je bois le sérieux panaché tant attendu. Dans ce bistrot, je retrouve Yvan Feliers, copain belge de Marc Hoste. Il a fait une heure de moins que moi et est déjà douché!

J'ai une petite soif, tonnerre de Brest...

017-picnic.jpg
Le lendemain, pic-nic avec les amis sur les hauteurs.

019-Fondue.JPGEt le soir, fondue (Suisse!) pour (presque) tout le monde! Avec du Fendant.

Très bonne fondue (vacherin fribourgeois et Gruyères). Le garçon qui nous a servi ne connais la pub de l'Union suisse du fromage: LA FONDUE CREE LA BONNE HUMEUR!!!

Et le lendemain, encore une dernière excursion avant de rentrer à la maison. En face? Le Mont-Blanc, évidemment!

Le lac du Brévent, perdu dans un univers presque entièrement minéral...

... au milieu duquel on trouve de la vie!

Dernière photo avant la descente!

Concernant l'alimentation pendant la course, je me suis contenté de ce qui est fourni par l'organisation, plus une dizaine de gels Energix, Red Tonic et Coups de Fouet. J'ai également pris des gélules homéopathiques censées lutter contre les maux d'estomac. Quelques tablettes anti-crampes et voilà, tout s'est bien passé.

Au niveau du matériel, quelques nouveautés: les Asics Trabucco, de nouvelles chaussettes X-Socks, chères mais formidables (pas la moindre petite cloque) et surtout une nouvelles frontale, la LED LANSER de optoelectronics. Pour le dossard, nouvelle méthode: fixation de velcros sur la sangle ventrale du sac, l'autre composant est agrafé sur le dossard. Plus de soucis lors du changement de t-shirt.

A bientôt
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Lundi 13 août 2007
Bonjour,

plus que douze jours avant le Mont-Blanc! Au point de vue entraînement, il est temps de lever le pied! Vendredi dernier, 10 août 2007, je suis allé faire une dernière sortie OFF. L'idée était de faire le plus de D+ possible avec un minimum de kilomètres. Mon choix s'est porté sur le col de la Gemmi. Le départ se situe dans la station thermale de Loèche-les-Bains (Leukerbad), à 1400 mètres d'altitude pour arriver à 2346 mètres. Longueur du trajet: entre 3,5 et 4 km. J'avais envisagé de faire la montée au moins deux fois, si la météo le permettait. La Suisse venait en effet de sortir d'une période de mauvais temps ayant fortement meurtri plusieurs régions du pays, pour plusieurs centaines de millions d'euros de dégâts. De plus, la neige était tombée la veille jusqu'a 1'800 mètres...

Après un véritable déluge qui s' est abattu sur le pays, le soleil est de retour, timidement, certes.

Le chemin passe quelque part la dedans...

Au loin, la station de Loèche-les-Bains, très 'smart'...

Dès l'altitude de 2000 mètres, la neige.

Et voilà l'hôtel-restaurant du col de la Gemmi.

Une petite halte au restaurant du col ou j'arrive vers 10h50, soit après 1h 21 de montée. Un thé à la menthe et deux petits sandwiches. Je change également de vêtement, car ils sont humides et il vente. Il fais très frais. Puis je redescend sur la station, au moyen du petit téléphérique local. J'avais déjà fais un post sur la Gemmi, il est visible par ici. Lors de la deuxième montée, je croise à nouveau deux hommes occupés à réparer les dégâts occasionnés par les intempéries. Le travail n'est pas aisé, le chemin étant peu carrossable.
La où le chemin n'est pas 'enroché', les eaux l'ont emporté!

La météo est changeante.

Cette deuxième montée a duré 1h26 minutes, 5 de plus que la première.
Nouvel arrêt au restaurant, changement de vêtements et pause déjeuner sous forme d'une croûte au fromage et 3 décis de fendant. Pas diététique dites-vous? Bah, cela aussi fait partie du plaisir. Penser global, consommer local...

Deuxième descente en téléphérique. Pendant une minute, on ne voit plus rien, ce qui impressionne fort les touristes étrangers, spécialement les asiatiques.

Petite zone de brouillard.

Sur les hauteurs, il y a encore pas mal de brumes.

Loèche-les-Bains est un joli petit village, point de départ d'innombrables excursions.

Je suis content de ma matinée: 1900 mètres de D+ en moins de trois heures et sur moins de huit km, c'est pas trop mal.

Pour la CCC, il ne reste plus qu'à maintenir la forme par quelques sorties d'entretien cette avant- dernière semaine et beaucoup de repos la semaine prochaine.

Veuillez m'excuser de la qualité des photos, prises avec un téléphone portable.

A bientôt.
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Mercredi 8 août 2007
Bonjour,

Plus de trois semaines se sont passées depuis le Gran Trail Valdigne. Mon trail CCC (Courmayeur-Champex-Chamonix) approche à grands pas. Entre deux, pas de compétition. Cela me donne l'occasion de vous parler un peu de l'entraînement que je fais dans cette période 'intermédiaire'.
Les jours qui ont suivis Courmayeur ont consisté en séances habituelles le long de la Thielle et de mes parcours habituels d'après le bureau, en général Ins-Gare de Marin avec des variantes quand à la distance. Le 23 juillet, j'ai fais un Kerzers-Gare en 1:50.13, avec un vent contraire et de la pluie depuis le premier tiers du parcours (17,3 km). Pourtant j'ai fait là un chrono de 1:50.13, alors que le 'record' de ce parcours date du 30.03.2004 et est de 1:41:08, à une époque ou j'étais beaucoup plus rapide (je ne faisais pas encore de trail). Donc, compte tenu des conditions, un bon chrono, ce qui confirme mon impression que je suis meilleurs dans le petit temps que par les grosses chaleurs.

Le 25 juillet, je suis allé faire un Sierre-Zinal par un temps splendide, premier jour d'une petite série de beau temps. La température était idéale car les jours précédents avaient plutôt été frais. 31 km et 2000 mètres de D+ en 6:02:11. Au début juillet 2006, j'avais fais 6:43.09. Cette fois-ci, j'ai fais moins de pauses, ou plutôt des pauses plus courtes. Après cette journée, je me suis effrayé en constatant que l'année dernière j'avais à la même époque 11'552 mètres de D+ en plus! Après quelques minutes de réflexion est venu l'explication: contrairement à l'an dernier, je n'ai pas cette année fait de reconnaissance de l'UTMB, qui donne plus de 8000 mètres de D+ à lui tout seul, sans compter les 150 kilomètres!

Les vergers valaisans, vus du train. Ces nuages au loin, qu'annoncent-ils?

La première partie du parcours est un vrai chemin de croix, au propre comme au figuré...

... il se termine par une petite chappelle consacrée à Saint-Antoine. Cette fois, je n'ai pas omis de sonner la cloche!

La vallée du Rhône vue de Beauregard.

C'est une année à champignon! C'est papa qui serait content!

Nous quittons Chandolin pour la deuxième partie du parcours.

Au centre de l'image, un petit cube se détache sur le ciel. C'est l'hôtel du Weisshorn que j'atteindrai dans une bonne heure.

Le voici enfin, au détour du chemin.

Au fond du Val d'Anniviers, le village de Grimentz.

Le chemin est maintenant en balcon et traverse quelques pierriers. Au loin, les cinq 4000: le Weisshorn (4506 m), le Zinalrothorn (4221 m), l'Obergabelhorn (4073 m), le Cervin (4478 m) et la Dent-Blanche (4357 m).

Au loin, enfin Zinal!

La signature de Zorro? Non, Z comme Zinal. En cas de mauvais temps, ces marques ne sont pas superflues!!!

Et nous voici arrivé à Zinal, charmant petit village avec de coquets hôtels et restaurant.

Du 26 juillet au 31 juillet, le train-train habituel.

Le 1er août, rando-trail de Chandolin à Zinal (avec une courte pause dîner à l'hôtel du Weisshorn), soit environ 20 km pour 500 mètres de D+.

Dur dur, cette montée...

...mais les coups d'oeil en valent la peine!

Le 3 août, quelque chose de plus intéressant: une reconnaissance du dernier tronçon de l'UTMB, du Col de la Forclaz à Chamonix, en compagnie de Marc Hoste. Nous étions spécialement intéressé par ce tronçon parce qu'il est nouveau cette année. En effet, la fin du parcours se fera par le petit balcon nord en lieu et place du petit balcon sud. Il n'est pas objectif de le dire, les conditions n'étant pas égales par ailleurs, mais ces derniers km m'ont semblés plus faciles que par l'ancien tracé. On verra bien. 30 km en 5:30:08 et 1167 mètres de D+ pour 1658 mètres de D-. Selon mon plan de marche, je devrai faire 7:58 sur ce tronçon à la fin de la CCC. Il y a donc de la  marge...
Comme nous n'avons pas eu beaucoup de soleil, il n'y a pas de photos, sauf celles de la terrasse de la place de l'Amitié...

Le soleil est enfin au rendez-vous.

Allez: Santé et Conservation!

Le 4 août, nous n'en avons pas encore assez et nous partons vers 0900 pour Chaumont (un descriptif du trajet figure ici). 18 km avec environ 650 mètres de D+ en 3:08:50. Le chrono n'est pas significatif, nous nous sommes souvent arrêtés pour que je puisse faire découvrir ma région à Marc. En fait, très bonne séance de décrassage.

A cet endroit, la pente du funiculaire est de 46%!!! On a jamais cela à l'UTMB!

Et après cela, il doit encore gagner son repas!!!

6 août: Ins Gare de Marin, endurance fondamentale (très lent), 10 km en 1:09:55.

7 août: 7km de footing en 54:10.

8 août: le matin à jeun, maison-Les Fourches et trois fois la piste VITA. Cela me permet de tester ma nouvelle lampe frontale. Environ 350 mètres de D+.

A bientôt
par Jean-Louis publié dans : running
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Jeudi 19 juillet 2007
Bonjour,

je désire vous parler un peu plus de GTV - Gran Trail Valdigne que je suis allé faire le 14 juillet dernier (2007). C'est mon camarade coureur des cimes Marc Hoste qui m'en a parlé la première fois il y a quelques temps. Au début, je n'étais pas trop chaud, car il s'agissait de la première édition de ce trail, avec une nuit à passer dehors. Finalement sur l'insistance de Marc (il sait y faire, le bougre et pas seulement avec moi...), je m'y suis inscrit. Cette course est alors entrée dans mon 'plan des dernières dix semaines' d'avant la CCC (Courmayeur-Champex-Chamonix).

La 'Valdigne' est la vallée ou se trouve Courmayeur (Val d'Aoste).

Voici le profil de la course. Attention, les distances kilométriques sont fausses (il manque 14 km en tout!!!)

Vous trouverez un plan du parcours et d'autres renseignements en cliquant ici.


Jeudi 12 juillet 2007.
Le voyage.

Le week-end a été intense et plein de cocasseries. Me voilà donc sur le quai de la gare de Marin-Epagnier en ce jeudi en fin de journée. Le régional pour Berne attend un direct croiseur. Dans quelques minutes doit arriver le train qui m'amènera à Neuchâtel ou je dois prendre la correspondance pour Genève Aéroport. Mais après quelques minutes d'attente, pas de train. La gare de Marin n'est plus desservie. Je vais alors dans le réduit puant servant de salle d'attente ou se trouve une borne par laquelle on peut demander des renseignements à la plus proche gare desservie. On m'y apprend que le train a été supprimé, il y a des travaux sur la ligne. Je reproche à l'interlocuteur de n'avoir pas fait d'annonce et je pars sans traîner. Il faut qu'on me conduise en voiture à la gare de Neuchâtel. Ce qui est fait. Au moment où j'arrive sur le quai, le direct démarre. J'étais en retard, le train aussi, mais pas assez pour combler le mien... Il est environ 21 heures et si la salle des guichets est encore ouverte, c'est que plusieurs personnes ne sont pas encore servies. En effet, dès après mon passage (je voulais savoir quel serait le prochain train), les guichets sont bouclés! Aux CFF (Chemins de Fers Fédéraux), les employés se couchent avant les poules, semble-t-il. Le problème est que j'ai rendez-vous à Genève avec Marc. On doit ensuite prendre une voiture de location en secteur français puis rejoindre Courmayeur ou nous devrions arriver vers minuit. On aura une heure de retard: y aura-t-il encore quelqu'un à la réception de l'hôtel? Finalement, on y arrive et on nous donne nos chambres. C'est un bref résumé. Je sais, ce n'est pas le sujet, mais un coup de gueule fait aussi du bien. C'est une saine colère, Monsieur!!!

Vendredi 13 juillet 2007.
Les reconnaissances.

Dès le lever au matin, le ciel est bleu immaculé. L'hôtel est très bien avec cependant un bémol d'importance: à trois mètres de la fenêtre de ma chambre passe un torrent en furie en raison de la fonte des neiges tombées ces jours derniers encore. Boules Quiès obligatoires!!! Sinon, il est super bien placé, à mi-chemin entre le centre de Courmayeur et le centre sportif de Dolonne.

Sur la terrasse de l'hôtel.

Le torrent qui passe juste devant la chambre.

Après le petit déjeuner, nous sommes partis en reconnaissance. Il s'agissait de voir les endroits ou nous pourrions voir la personne qui nous a accompagné sur le périple pour nous servir d'assistance. Nous nous sommes d'abord rendu à Morgex. Cette charmante petite ville sera le point médian  de la course.

L'église de Morgex.

L'ancien lavoir de Morgex.

Je vous conseille de visiter les liens des endroits traversés, cela en vaut la peine. Nous sommes en suite montés à Planaval.

Planaval. Il y aura ici un ravitaillement, puis nous partirons au fonds de ce val avant de prendre à droite.

Chemin faisant, nous sommes passés par La Salle qui sera aussi une étape de la course.  Puis nous sommes rentré sur Courmayeur pour le repas de midi. Le temps est magnifique, la température pas (encore) trop chaude. Après le repas, nous sommes allé chercher nos dossards et passer le contrôle du matériel. Nous avons la désagréable surprise de constater que le parcours fera 84 km et non pas 70 comme indiqué (aujourd'hui encore...) sur le site Internet. 'Ils' ont oublié de compter les virages... Le dénivelé reste le même (ouf), mais les barrières horaires aussi. Je ne suis pas trop étonné car il s'agit de la première édition... et puis, c'est l'Italie... (attention à ne pas trop plaisanter avec cela avec les Valdotains!!). La fin de la journée à été occupée à peaufiner les préparatifs, à une dernière assiette de spaghettis bolo le soir, puis dodo.

Perplexes devant le nouveau kilométrage...

Samedi 14  juillet 2007.
La Course. Le départ

Le départ étant fixé à 1000 sur la place de l'Ange, en plein milieu de Courmayeur, nous n'avons pas du nous lever trop tôt. A 0930, nous sommes sur place, la température est déjà élevée et c'est un peu ma crainte pour la suite.

Pointage des concurrents avant le départ.

Animations folkloriques.

Déjà, on cherche de l'ombre.

Tiens, tiens, l'attachée de presse-coach-sherpa-chauffeur-logisticienne...

Beaucoup de monde sur la place de l'Ange pour assister au départ.

Je suis en forme et motivé. J'ai confiance, même s'il fait déjà trop chaud (à mon goût).

Première étape: Courmayeur (1224 m) - Col Licony (2670 m) - 8 Km.
Enfin le départ est donné. Nous partons tranquillement pour la première étape. Nous montons rapidement sur le hameau de Villair (nous le traversons aussi à l'UTMB) et assez rapidement nous bifurquons pour le Col. La montée de 8 km est assez raide et rude, il y a 1446 mètres de dénivelé dans cette tranche.
Le pourcentage moyen est de 19%.

Mais le paysage est grandiose.

Nous y trouvons un poste de contrôle, le premier. Au sommet nous sommes accueillis par des bénévoles on ne peut plus charmantes!

Et à la montagne, il n'y a pas que la nature qui vaut le coup d'oeil... (ici, une bénévole).


Pas vrai?

Deuxième étape: Col Licony (2670 m) - Piginière (1669) - Planaval (1750 m) - 10 km.
La montagne, c'est monter pour descendre et descendre pour remonter. Cela me fait penser à l'aRmée (attendre pour courir et courir pour attendre). Mais à l'armée on N'aurait jamais accepté de faire le 10% de ce que nous entreprenons aujourd'hui! Nous longeons donc le Lac Licony, au bord duquel des personnes font bronzette et d'autres campent. Peu de monde, mais il faut dire que le beau temps vient d'arriver, en même temps que nous, d'ailleurs.

Le Lac Licony.

Descente en direction de Piginière.

Ensuite, nous atteignons bientôt Piginière puis nous effectuons une petite montée sur Planaval. LÀ nous attend un nouveau contrôle et surtout un ravitaillement solide. Nos amis valdotains ont bien fait les choses: fromage, saucisson, viande séchée, pain, biscuits salés, bouillon, chocolat, barres de céréales et j'en oubIle, sans parler des boissons: eau, coca, boisson énergétique, etc. Et le plus important: une serviabilité rarement rencontrée jusqu'à maintenant, une gentillesse et des sourires sans compter.
On ne regrette pas d'être venus.

Un p'tit verre, ça fait du bien!

Le stand de ravitaillement de Planaval.

J'ai changé de t-shirt (je me suis trompé, j'ai pris ceux sans manches...) Nous repartons de Planaval.

Troisième étape: Planaval (1750 m) - Tête Fetita (2623 m) - 8 km.
Après m'être sustenté, je change encore rapidement de t-shirt, puis nous repartons. Pour l'étape suivante. Le terrain devient plus rude. Auparavant, entre Licony et Planaval, nous avons surtout fait de petits sentiers, souvent en balcon. Les paysages sont magnifiques et la faune alpine est au top. J'ai d'ailleurs rarement vu autant de fleurs et autant de variétés aussi. Nous croisons les premiers abandons, dus la plupart du temps à des maux d'estomac ou à des douleurs aux genoux. A son habitude, Marc salue chaque personne rencontrée. Moi, je salue celles qui croisent mon regard, celles qui baissent la tête ne savent pas ce qu'elles perdent...

Début de la montée sur la Tête Fetita; déjà au loin, Planaval.

Dans le vallon des Ors, nous avons droit à un point d'eau et je commets peut être l'erreur d'en boire, elle est très froide...

Ci-dessous, le vallon des Ors.

Juste avant le sommet, une portion de chemin se révèle est dangereuse et mériterait une main courante; il faut rester hyper concentré et avancer tout doucement. Les derniers 200 mètres se font carrément sur la crête, il n'y a plus de chemin. Marc à de la peine à me suivre, du moins c'est que je pense. Il me dira plus tard qu'en fait, c'est moi qui allait trop vite... Comme partout sur les endroits 'stratégiques' du parcours, il y a des bénévoles qui sont là. C'est quand même super sympa quand tu es en train d'avaler un becquet à 25%, d'entendre au dessus de toi de juvéniles et jolies voix féminines t'encourager avec des 'allez Marc', 'daïe, daïe, Jean-Louis'! Ce sont les bénévoles d'en bas qui ont avertit ceux d'en haut de ton arrivée, ceux du haut te repère aux jumelles (n° de dossard) et t'encouragent. Un contrôle se trouve sur la Pointe Fetita.

Et voilà la Pointe fetita, qu'il faut gravir!

Marc me suit de près.

Et ici aussi, les bénévoles nous acceuillent evec plein d'entrain.

La Valdigne, vue de la Pointe Fetita.


Quatrième étape:  Tête Fetita (2623 m) - La Salle (974 m) - 10 km.
En voilà une belle descente: 1649 mètres de dénivelé négatif! Attention aux articulations! Nous suivons d'abord les crêtes.

En équilibre sur les crêtes!

 Normalement, nous aurions dû avoir un point d'eaux au col de Bard, à 2176 m. Nous ne l'avons pas vu. Il est certainement remplacé par celui que nous trouvons dans hameau de Charvaz. De toutes façons, nous avions assez d'eau pour joindre sans encombre le village de La Salle. Par contre, la chaleur augmente, elle doit être proche des 30 degrés. Il me tarde que le soleil se cache un peu derrière les montagnes car je constate que j'ai mal géré mes t-shirt et que je n'ai que des 'camisoles' sans manches. Mes épaules commencent à rougir...

Au ravitaillement de Charvaz. Les autochtones sont très ouverts et on peut facilement parler avec eux.

Le ravitaillement de La Salle...

... et son église!

Cinquième étape:  La Salle (974 m) - Morgex (939 m) 5 km.
Cette étape est en fait une demi jonction entre les deux côtés de la vallée. Longue de 5 km, elle se fait sur le fond de la vallée, principalement sur le goudron. Qui chauffe, qui chauffe... Morgex constitue avec 41 km presque la moitié du trajet, mais moins de la moitié du dénivelé positif (il y aura environ 450 m de D+ sur la deuxième moitié). Nous arrivons donc à Morgex, à partir de là, on entre dans le classement. Nous n'y pensons même pas et nous repartons avec confiance. Il est environ 19h30 et nous avons encore 2h30 d'avance sur la barrière horaire, ce qui est beaucoup.

En repartant de Morgex.

Sixième étape:  Morgex (939 m) - Pré St-Didier (1039 m) (5 km)
C'est la deuxième moitié de traversée du fond de la vallée, également de 5 kilomètres, à priori faciles. A un km de ce point d'eau, mon estomac se révolte. D'abord, c'est une petite gêne, sans gravité. Mais au village, je suis obligé de m'asseoir. J'ai presque envie de vomir. Finalement, je vais aux toilettes, mais je ne vomis pas. Juste une petite selle, bien moulée, donc pas de diarrhée.

Septième étape:  Pré St-Didier (1039 m) - Arpy (1670 m) (6 km)
Nous repartons et Martine me dit que j'ai les lèvres blanches. Au bout de quelques hectomètres, Marc me dit que j'ai les lèvres violettes. Aie, aie et aie. Nous commençons la montée. Je n'ai plus de maux ventraux, par contre, je n'ai plus d'énergie. Après deux km, je constate que nous aurions dû en faire trois. Je dois reprendre mon souffle fréquemment. Et je me met à ... bailler. Mon corps ne veux plus, il faut l'écouter. J'aurais pu rester me reposer une heure à Pré St-Didier, mais alors je me serais retrouvé en queue de peloton. Tiens, je ne me suis jamais demandé s'il y avait un serre-file en fin de peloton... Après une petite discussion avec Marc, je décide de jeter l'éponge et je redescends sur Pré St-Didier ou je retrouve l'assistance qui me ramène à l'hôtel.

A cause de cet arrêt prématuré, il me manque le récit des étapes 8 à 11.  Cela sera pour l'année prochaine!!! En voici les titres, à compléter.

Huitième étape: Arpy
(1670 m) - Col de la Croix (2381 m) (7 km)

Neuvième étape:
Col de la Croix (2381 m) - La Thuile (1441 m) (5 km)

Dixième étape: La Thuile (1441 m) - Col de l'Arp (2571 m) (10 km)

Onzième et dernière étape: Col de l'Arp (2571 m) - Courmayeur (1224 m) (10 km)


Arrivé à la chambre, bizarrement, je n'ai pas sommeil. Je défais mon sac, je trie mes affaires selon leur état, je me douche et je soigne quelques cloques (les Belges disent cloches). Je n'arrive pas à dormir... et je demande des nouvelles à Marc par SMS. Puis je ferme mon portable et je sombre dans un demi sommeil peuplé de réflexions dont le thème est 'pourquoi ces maux de ventre?'. Vers cinq du matin, ne dormant pas, j'enclenche à nouveau le GSM. Marc est passé à La Thuile à 2h10. Une rapide estimation me fait comprendre qu'il arrivera à Courmayeur entre 7 et 8 heures, soit l'heure prévue pour mon petit déj. Je me lève donc et je commence par finir (!) ma valise. Puis je pars à la rencontre de Marc, en direction du Col d'Arp. Tout de même un peu fatigué et sans doute par la force de l'habitude, je prends la direction du Col Chécrouit, alors que le bon chemin est de l'autre côté de la rivière. Il me faut un bon moment pour me dire que 'c'est bizarre, cette absence de fléchage'. Après environ deux km de montée, je rejoins la piste de ski qui vient de Chécrouit et que je connais bien, puisque je suis en train de faire le trajet inverse de l'UTMB. Je stoppe ma progression et je redescend précisément par cette piste de ski. Et effectivement, après 10 à 15 minutes de descente, je retrouve le bon chemin et j'entame une deuxième montée, la bonne cette fois.

Au petit matin, à travers le vieux Dolonne. De petits lumignons ont été placés le long du chemin.

Je croise quelques concurrents qui en finissent (ils sont à 15 minutes de la délivrance). Je me fais engueuler par un couple quand ils apprennent qu'il reste un quart d'heure. A cause de ma micro polaire rouge, sans doute m'ont-t-il pris pour quelqu'un de l'organisation (le t-shirt du staff est rouge, à la couleur d'un sponsor). Enfin, voilà Marc. Il m'a l'air en bonne forme, il descend en trottinant avec légèreté.

Et soudain, au détour d'un chemin...

Chemin faisant (pan-pan) (les adeptes des Grosses têtes comprendront...), nous discutons de sa nuit et nous arrivons tranquillement à l'arrivée. Marc est tendrement accueilli. Nous nous remettons de nos émotions et allons nous restaurer à l'intérieur du centre sportif; mais il n'est pas encore venu le moment de traîner: nous sommes dimanche et nous repartons déjà aujourd'hui. Avant cela, il faut rétablir l'homme, rendre les chambres et assister à la remise des prix.

Un dimanche matin à 0700, un groupe de villageois accueille les coureurs avec l'accordéon... Décidément, on sait encore vivre dans cette région!

Plus que cents mètres...

Il en a encore sous la semelle, la preuve par un beau sprint final!

Est-ce des heures pour rentrer?

Interview.

A dix heures nous voilà donc de retour au centre sportif. Discours, bla-bla habituel, remise des prix. Dans l'article précédent, je vois ai présenté Marco Olmo, le grand vainqueur, qui à également remporté l'UTMB l'année passée. Je vous ai aussi présenté l'ami Marc qui non seulement à vaincu le GTV, mais en plus à remporté sa catégorie! Et en premier, à la surprise de lui-même!

Ceci est une grolle et c'est le prix remis aux vainqueurs des catégories.

Si vous voulez en connaître l'usage, cliquez ici, il y a aussi des recettes pour son utilisation.

Et voici la première dame scratch, Kim Gaylord (USA) en 13:33:47: chapeau bas!

Notre champion à nous, un peu ému!

Le comité à aussi droit à notre reconnaissance; pour une première, c'est un coup de maître! Merci!!!

Eh bien voilà, la fête est finie et elle fût belle!

Après cela, nous prenons l'apéro à notre hôtel et nous prenons le chemin du retour. Sur celui-ci, rien de spécial à dire. Ah si! Mon train Genève Aéroport-Neuchâtel était en panne! Tout comme la caisse enregistreuse du wagon restaurant!!! Quand au train Neuchâtel-Marin... il avait été supprimé. La quadrature du cercle, quoi. La routine... On si fait... Tout fout le camp, ma bonne dame.

Si Dieu devait habiter sur terre, celà serait certainement ici...

Notre séjour fût court, mais on reviendra, promis!!!

A bientôt pour de nouvelles aventures!!!

par Jean-Louis publié dans : running
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Dimanche 15 juillet 2007
Bonjour,

je viens de rentrer d'un week-end fabuleux: un super beau trail à Courmayeur et dans la vallée d'Aoste; je vous donne des détails plus tard. Pour le moment, les trois vainqueurs à mes yeux les plus fabuleux (il y en a d'autres mais on en reparlera plus tard).



Vainqueur n° 1: Marco Olmo (vétéran 3) qui couvre les 84 km (et non pas 70 comme annoncés dans la documentation) et les plus de 5000 mètres de D+ en 10:17:51. C'est à dire qu'il part de Courmayeur à 10 heures du matin et qu'il y revient à 20 heures 17 minutes et 51 secondes. Vainqueur scratch et de sa catégorie.



Vainqueur n° 2: Marc Hoste qui part aussi à dix heures du matin, mais qui prend le temps de flâner, de discuter avec l'habitant, de regarder le paysage et conséquence de ce qui précède, rentre à Courmayeur dimanche matin à 7 heures 40 minutes et 42 secondes, juste pour le petit  déjeuner. Vainqueur des vétérans 4!



Vainqueur n° 3: Giorgio Simonetti, le président des 'Courmayeurs Traileurs', sans qui rien ne serait possible.



Prochainement, un article plus consubstantiel sur ce thème, ici même. Les autres vainqueurs (et ils ne sont pas tous coureurs...) vous seront prochainement présentés!

A bientôt
par Jean-Louis publié dans : running
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