j'avais placé la 5ème édition de l'Annecime (80 km autour du lac d'Annecy) comme jalon dans mon entraînement 2009 dont le seul et unique but est le Grand Raid de la Réunion, surnommée 'La Diagonale des Fous'. Je me suis donc rendu à Annecy le 10 juillet 2009, d'abord en train jusqu'à Genève-Aéroport, puis en bus (!) de Genève à Annecy! Car il n'y a pas de liaison ferroviaire correcte de Genève à Annecy, distantes de 40 km (le développement durable: seulement dans les discours?).
La gare routière de Genève-Aéroport. Pas très accueillante...
Le ciel est couvert par moment, ce qui n'enlève rien a la beauté du
lieu.
En fin d'après-midi, sur une terrasse de la vieille ville. Je
constate que j'ai déjà l'air fatigué... Ceci explique peut être en partie la suite!Je venais à Annecy pour la première fois. J'ai tout de suite été charmé par l'endroit, je reviendrai, mais pas pour y courir. J'ai en effet été déçu par cette course En grande partie par ma faute, il est vrai. Explications:
J'ai arrêté après 45 km, au Col de la Forclaz (encore un!!!), rattrapé par la barrière horaire. A ce moment de la course, j'avais calculé avoir au maximum deux heures de marge et au minimum une heure. Ce qui s'est passé: après un départ pénible à 03:30, je suis relativement bien monté les 1300 mètres de D+ sur les 19 premiers kilomètres. La température sur le sommet était un peu fraîche et je suis donc reparti sitôt ravitaillé. Puis est venue une descente entrecoupée de 'petites' montées et cela devait nous conduire au km 40, moitié du parcours. Entre le km 25 et 30, il y a eu des problèmes de balisage et beaucoup de coureurs (dont moi) ont pris un mauvais chemin et ont fait 6 km de plus! Six km, avec du dénivelé positif, plus du temps perdu à réfléchir et à discuter avec les autres égarés, etc., voilà qui m'a coûté entre 60 à 90 minutes et donc ma marge sur la barrière horaire. Je suis repartit de Doussard à 13:00 (heure de la barrière). A cet endroit, j'étais dans les cinq derniers: pas de contrôle et presque plus rien à manger... Aucun égard pour les derniers, si ce n'est une sono 'à fond la caisse'. Je suis reparti avec un groupe de trois autres gaillards et il semblait que nous étions les derniers... Il y a encore un autre gars qui ma dépassé et qui m'as dit qu'il était le dernier... Ce que je suis donc devenu après qu'il m'eut dépassé.
En début de journée, je m'étais fixé deux objectifs: terminer pour le premier et 'gérer mes émotions' pour le deuxième. A ce moment de la course, tout en montant sur ce col de la Forclaz, je me suis mis à envisager de stopper. Flirter jusqu'à la fin avec les barrières, arriver dernier vers 22-23 heures ... J'ai rattrapé un des trois gars d'avant (un parisien) qui commençait à craquer. Finalement, nous sommes arrivé au col 5 minutes avant la barrière et j'ai posé mon sac. C'est que j'avais pas mal de peine à la montée. La portion suivante était de 17 km, sans même un point d'eau. J'ai géré mes émotions et j'ai décidé d'arrêter à ce moment:
- j'avais trop de retard sur mon planning (plus de marge);
- j'avais mal estimé ce planning (manque de temps, beaucoup de négligence aussi);
- cette course est techniquement très exigeante; en fait c'est le parcours le plus dur, techniquement, que j'ai eu à affronter; c'est aussi, je crois, l'avis de Sébastien Le Drogo;
- j'ai constaté que je n'étais pas assez entraîné;
- j'ai donc préféré de pas puiser inutilement dans mes ressources, mais de remettre en question mon entraînement et donc de garder ces forces pour repartir tout de suite du bon pied.
Coup de gueule: au niveau du balisage défaillant, on a tout entendu de la part de tout le monde, sauf de la part de l'organisation, dont le site Internet est aussi amorphe que sa page 'Forum'. 'On' nous a d'abord dit que le balisage avait été enlevé à un embranchement de chemin dans la descente sur Doussard, par des personnes dont le seul but était d'emm... les sportifs. Ensuite, on a entendu que des écologistes (cela s'est déjà vu) étaient les coupables. Enfin, un paysan mécontent que l'on traverse son champ aurait été l'auteur de ce méfait. On a tout entendu, sauf des excuses de l'organisation. Car problème il y a eu: le bénévole que nous avons croisé remontant le parcours nous l'a dit: il était chargé de rectifier le balisage manquant. Voici mon avis: la défaillance provient de l'organisation et non pas d'un tiers. C'est certainement la raison pourquoi on a plus rien entendu... Le fait qu'il y a eu encore des manquements de balisage plus loin me conforte dans mon appréciation.
J'ai donc stoppé au Col de la Forclaz, après 10 heures d'efforts, 45 kilomètres et 2'500 mètres de dénivelé positif environ. Le dernier concurrent avec qui je faisais la course à ce moment (le n° 100) a décidé de continuer. En consultant les classements, j'ai vu qu'il n'était pas arrivé au point de contrôle suivant.
Mon retour sans gloire à l'hôtel.Quand à Sébastien, fort entamé physiquement, il est arrivé 107ème après 15h23:21 de course. Chapeau bas, il m'a dit avoir énormément souffert, surtout sur les 15 derniers km.
Il est environ 18h20 et voila Sébastien qui arrive.
Un coup d'oeil derrière, non, il n'y a personne!
Le regard est noir, on en ch...
Encore quelques hectomètres avant l'arche!
Ben mon colon!
Premier débriefing et grandes explications!
19h45: le sourire revient!!!En conclusion: le parcours est l'un des plus beaux que je connaisse, surtout quand on surplombe le lac, mais il était trop difficile pour ma forme actuelle. Il faut regarder à chaque pas ou on met les pieds et cela fatigue aussi. Evidemment, mon sentiment est mitigé, mais sans forfanterie aucune, je peux dire que j'ai reçu une bonne leçon et qu'elle me profitera pour la CCC. J'adore courir la nuit. Par contre, je n'aime pas du tout me lever vers 2h00 pour démarrer à 3h00. Je ne suis pas à l'aise. C'est un paramètre qu'il faudra gérer à la Réunion (départ à minuit).
J'ai tout de suite tiré la leçon de cette épreuve et je me suis mis à fortement augmenter mon entraînement, surtout en ce qui concerne le dénivelé. J'ai prévu de faire 13'000 mètres de D+ les six prochaines semaines, j'en ai déjà fait 3'000 cette semaine-ci.
A bientôt.
P.S.: je n'ai pas de photos de la course, parce que mon appareil était déchargé... La totale, quoi!
On sort de la télécabine et immédiatement, on touche le
dossard.
La boutique.
Cette chapelle est l'emblème du village.
D'après la mine de Sébastien, les propos de Marc doivent être très
intéressant.
Le dimanche matin, le soleil est là, alors que la semaine précédente
n'était pas au top.
A droite, la montagne en pyramide, c'est le Cervin!
La rue principale du village avant le départ, le soleil chauffe
déjà.
Dans ce village, il n'y a pas de voiture. Pas de moyens mécaniques
non plus. Si votre chalet est au milieu d'une pâture, il suffit de faire venir quelques vaches qui vont vous tondre tout ça dans la journée.
Marc et Jean-Louis, avant le départ.
Départ de la course des enfants.
En hiver, la région propose un très beau domaine skiable.
Le premier bloc est parti, ça va vite!
En bas de l'image, en blanc, je crois que c'est Sébastien.
Un peu de pub...
Toutes les générations sont représentées.
Après quelques kilomètres et déjà un bon dénivellé, on longe le petit
lac Bettmer.
Quelques kilomètres plus loin, la
Nous allons amorcer le retour et en face nous voyons un autre
village, Riederalp.
Au 3ème ou 4ème ravitaillement, Marc est là et filme ...
Puis plus loin, nous longeons la merveille naturelle de l'endroit, le
glacier d'Aletsch.
Malheureusement, comme tous ses congénères, ce glacier régresse
depuis quelques années.
J'hésite à me reposer sur ce banc...
Dernier ravitaillement avant la montée finale...
Un dernier coup d'oeil sur le glacier.
Le dernier kilomètre, et en haut, l'arrivée.
La dernière montée est très très dure, je finis d'ailleurs avec une
crampe à la cuisse droite. Décidément, ce problème devient récurant, je dois l'éliminer avant la Réunion.
C'est fait; et en face, à gauche, ce chemin qui monte en zig-zag,
quel beau terrain d'entraînement cela ferait...
En route pour Sierre!
Nous montons maintenant sur Chandolin et nous voyons la vallée du
Rhône en contrebas. Nous avons beaucoup de chance avec la météo.
Sébastien, qui a rajouté quelques km au parcours (c'était trop
facile), arrive à l'hôtel du Weisshorn.
Le trajet permet de contempler cinq 4000 mètres (Weisshorn (4506
m), Zinalrothorn (4221 m), Obergabelhorn (4073 m), Cervin (4478 m) et Dent Blanche (4357 m)).
Début de la floraison des rhododendrons.
Repos après 31 km et 2'200 mètres de D+, et 800 mètres de D-.
Le mardi, petite séance de décrassage sur la piste Vita de
Saint-Blaise, Séb se verrait bien acquérir cette propriété. Vue sur le lac et les Alpes. Faut bien rêver!
Cette fois, c'est la détente: petite bière et journal local. Avec
cette casquette, je lui trouve un petit air de Federer...
Puis le repas: Sébastien, mieux vaut l'avoir en photo qu'en
pension... (3/4 d'un beau poulet à lui seul...)
A l'attaque...
Mardi, fin de journée, départ de Marin-Epagnier pour Paris.
Juste avant le départ, il est 22 heures.
Ravitaillement de nuit, bien pensifs les garçons.
Je suis déjà (!) au cinquantième kilomètre. Il doit être un peu
après 5 heures du matin. Il fait chaud, vous pouvez constater que mon t-shirt (le deuxième) est bien mouillé!
L'aube se lève, la lumière passe entre les bâtiment d'une ferme
du Seeland.
La piste 'Ho-Chi-Minh' a plusieurs visages...
... il y a un ou deux ravitaillements encore occupés par
quelques pilliers...
... et des portions rigoureusement rectilignes!!
Les ravitaillement sont toujours bien fournis, en marchandises
et en personnel. Voici le ravito de Gerlafingen. C'est l'occasion de remercier les très nombreux bénévoles. Merci à eux!
Au loin, au pied du Jura, la petite ville industrielle de
Granges. Et une descente... Dans mon souvenir, le parcours était rigoureusement plat! ce qui n'est pas le cas...
Plus que 20 km, même pas un semi-marathon... Nous sommes à
Arch.
Ah, cette fois, on sent l'écurie.
Plus que mille mètres, je suis content de moi!
It's done!!! But atteint. Je suis très satisfait,
compte tenus de la préparation!!!
Après une bonne douche, ja vais voir arriver d'autres
concurrents.
La tente cantine.
Tri des déchets. La manifestation est certifiée ISO 14001 en
matière d'écologie.
C'est le moment du départ. Environ 9000 personnes de tous les
âges participent à l'une ou l'autre des courses. Pour éviter la cohue, le départ est donné par bloc, toutes les minutes.
La course part très vite. Le départ par blocs nous met une
certaine pression car on aime pas se faire rattraper par le bloc suivant.
Premier virage...
Quelques animations animent le parcours, ici un steel-band.
Le long de l'Aar, après la mi-course.
Je dépasse un H... (cela fait du bien à mon ego...)
Autre animation, une Gugenmusik, après la dure montée du Golaten,
juge de paix de la course.
Après l'arrivée. Mon chrono 2009: 1:22.18,9 (1:21.47,8 en 2008,
soit 28,9 secondes de plus) . J'avais mis mon GARMIN à 1:21.00, mais je n'avais pas tenu compte des arrêts pour prendre les photos. Donc, je suis satisfait, compte tenu des divers paramètres.
Mais en 2007, j'avais quand même fait 1:16.04,5...
Kerzers, bourgade de 4467 habitants acceuille au moins 20000
personnes durant cette journée: coureurs, adultes et enfants ainsi que les accompagnants.
N'oublions pas les bénévoles, ossature essentielle de toutes les
manifestations sportives populaires, celles dont les médias ne parlent jamais...
Arrivée de Marie-Jeanne (au milieu) et d'Esther (en orange).
Plus que quelques hectomètres.
Ouf, ça allait vite.
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