Concours

Calendrier

Juillet 2014
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recommander

Recherche

Texte libre

Dimanche 6 juillet 2014 7 06 /07 /Juil /2014 15:06

Marin-Epagnier, le 29 juin 2014

 

Bonjour à tous,

 

depuis mon dernier article (fin février 2014), la préparation de mon objectif principal 2014 avance à grands pas, tous comme le temps qui reste à disposition. Cette préparation passait par les 15 km de Kerzers, course constituant l'ouverture de ma saison depuis 17 années consécutives. Ce printemps, j'ai également obtenu, pour la 16ème année de suite le trophée Helsana-FSA récompensant non pas la performance, mais la pérsévérence.


Après Kerzers, j'ai commencé, pour boucher un trou dans le temps, un plan de trail pour 30 km (pdf) (peut-on parler de trail pour 30 km? Cela dépend, je pense du D+). J'ai stoppé ce plan pour débuter le plan pour Trail de 35 à 60 km devant mener au Matterhorn Ultrak 2014 : je vais faire cette course de 46 km et de 3'600 mètres de D+ et autant de D- en compagnier de Sébastien Le Drogo et David Lay (http://www.ultraks.com/fr/les-parcours/trail/?idContent=8). David vient d'ailleurs de terminer le '2014 SkyrunningWorld Championship - Marathon du Mont-Blanc - 80 km du Mont-Blanc en 20:06:15 d'efforts, 86, 7 km et 7'000 mètres de D+, bravo à lui.


Au moment ou je commence cet article, j'ai terminé la semaine 5. Pour les séances costaudes de la semaine 4, j'ai choisi un parcours Epagnier-Enges-Chaumont-Hauterive-Epagnier. Avec le lien ci-dessous, quelques indications concernant l'une de ces trois séances: Chaumont Chaumont.

Durant la montée sur Enges, je suis témoin du récent passage du Tour de Romandie:

Rui CostaLe Tour de Romandie

 

N'oublions pas le paysage.

DescenteDébut de descente, après Enges. Mais aujourd'hui, je ne rentre pas encore, je continue la montée jusqu'à Chaumont.

 

 

J'approche de la maison, encore 4 ou 5 km. Le moment de me ravitailler et d'admirer cette admirable construction:

 

PoubellesCette commune ne risque pas de se faire voler ses déchets...

 

Heureusement, il y a des choses plus poétiques à admirer...

 

Coque2

 

Il me reste maintenant à faire la sixième et dernière semaine d'entrainement. En suite de quoi, le 11 juillet prochain, je vais  faire un mini-trail sur le parcours Liddes-Verbier, course faisant partie de la panoplie 2014 du Trail Verbier Saint-Bernard. Après ce test, je vais reprendre ce même plan sur 6 ou sept semaines, avec comme but de l'année 2014 le 'Matterhorn Ultraks 2014', dont nous reparlerons plus en détails dans un prochain article.

 

 

Bon été à tous et à bientôt

 

Jean-Louis

Par Jean-Louis
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 16 février 2014 7 16 /02 /Fév /2014 17:05

Bonjour à tous,

 

 

depuis le marathon de Palma (octobre 2013), je dois avouer que je n'ai pas fait grand chose, sauf à courir 2-3 fois par semaine, pour ne pas perdre les bonnes habitudes. C'est que j'étais en attente de la neige pour varier et faire du ski de fonds et de la raquette à neige. Malheureusement, à part une belle couche d'or blanc au début décembre, nos régions jurassiennes restent désespérément sans conditions satisfaisantes pour les sports de glisse. Il semble que la neige soit enfin arrivée ce week-end, on verra ses prochains jours.

C'est pourquoi j'ai commencé le 10 janvier 2014 un plan d'entraînement prévu pour 5 km, pour gentiment monter en puissance. Eh oui, je commence cette nouvelle année en douceur. Ce plan est téléchargeable ici. Je n'ai pas fait le plan complet, car je dois commencer un autre plan pour les 15 kilomètres de Kerzers (15 mars 2014). J'ai fait un test le 13 février 2014, sur 5 km. Je me suis fixé comme objectif de le courir selon le concept MQSA, soit en 28:40. La météo était exécrable, fort vent dans le dos sur la première moitié, de face sur la deuxième. Avec la pluie et un terrain inondé. Heureusement, la température, pour la saison, était douce (6-7 degrés). J'ai fais un chrono de 18:24,75, but atteint, mais j'étais exténué.



Récapitulation de l'année 2013.


Les courses:


- 3 mars 2013: 10 kilomètres de Payerne. J'avais remplis le contrat que je m'étais fixé, soit terminer en moins de 56:15:00 (concept MQSA / mieux que son âge);


- 16 mars 2013: 15 kilomètres de Kerzers. Le chrono MQSA à faire était de 1:24:23 et j'ai fais 1:28:17,8. Cette contre-performance est due à plusieurs facteurs, dont un entraînement insuffisant et une chute quelques kilomètres avant l'arrivée.


- 18 mai 2013: Trail de la Vallée de Joux; vu les conditions météos dantesques, (voir ici) je suis content de mon résultat (je suis arrivé à l'extrême barrière horaire. Voir ici et les deux articles suivant;


- 6 juillet 2013: la petite Montag'Hard. C'est mon deuxième trail de l'année. Je suis assez content. Mais si je veux atteindre mon objectif 2014 (je vous en parle plus loin), je dois penser à augmenter ma dose d'entrainement en 2014;


- 10 août 2013: Gstaad Glacier 3000 2013. Si on cumule la distance et le dénivelé, on peut parler ici de 'mini-trail'. Je suis content de ma 'performance', j'ai mis deux minutes de moins qu'en 2008, avec des conditions cette fois-ci il me semble plus dures. Et en 2008, je n'étais pas encore sous statines! Voir ici.


- 20 octobre 2013: marathon de Palma de Majorque. Si dans un premier temps je suis déçu de mon temps, je suis réconforté en voyant celui de Marie-Josée Pérec, ancienne championne olympique, qui termine en 04:51:52, soit 4 minutes de plus que moi à Palma. Ou une autre personne, un 'people' dont je tais le nom, âgé de 52 ans, qui s'est entraîné 2 ans durant, avec un coach et qui a fait 04:59:57.Voir ici.

 

En 2013, j'ai, selon Garmin, couru 748, 28 km (entrainements et courses), en 177 sorties. J'ai fais 13'932 mètres de dénivelé et j'ai brûlé 57'248 calories.

 

Le 15.02.2014, je commence le plan spécifique '15 km de Kerzers', téléchargeable ici. J'ai parcourus 10 km en 57:57, bien plus aisément que les 5 km de jeudi dernier. Comme quoi, les conditions sont vraiment déterminentes.

 

 

Principal objectif 2014: cela sera le Matterhorn Ultraks 2014, une course de 46 km et 7200 mètres de dénivelé (positif et négatif). Je vous laisse découvrir les détails ici.



A bientôt

 

Ce lien mène à un article contenant les plans d'entraînement et les conseils de ce blog.


Jean-Louis

Par Jean-Louis - Publié dans : running
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 18 décembre 2013 3 18 /12 /Déc /2013 11:14

Bonjour,

 

me revoici après une assez longue absence. Après mettre consciencieusement entraîné (je pense que c'est la première fois que je fais un plan de A à Z), me voici parti ce vendredi 18 octobre 2013 pour Palma de Majorque. Nous nous y rendons pour un petit séjour touristique, agrémenté d'un marathon, DU marathon, devrais-je dire. Il s'agit en effet de l'un des derniers grands 'events' de l'année, avant la morte saison.

Après un vol sans histoires et la récupération des bagages, nous partons directement prendre la voiture réservée par les soins d'Alexandre. Nous retrouvons notre hôtesse Antoinette, et nous partons immédiatement pour la capitale, afin d'y récupérer les dossards.

 

DSCN1871

Le village marathon est installé au delà de ce petit lac.


Nous avons un premier aperçu de la vieille ville, très jolie. De jolies boutiques, bien approvisionnées, la plupart du temps avec des produits de qualité.

 

DSCN1874

Balade dans la ville ancienne.

 

En fin d'après-midi, nous remontons en voiture, destination notre lieu de villégiature: Porto Christo. La différence de température (il fait ici dans les 20°) nous plait beaucoup, il fait 10° de plus qu'à la maison. Le logement est très joli, dans un beau cadre, très calme. Il faut dire qu'il n'y a plus grand monde dans le lotissement.

 

Le soir, Antoinette nous emmène dans un joli restaurant, ou plutôt dans le patio de ce restaurant. Nous y dégustons quelques spécialités de la région. L'atmosphère est toujours très douce, parait-il assez inhabituelle pour la saison. Cette première nuit nous apporte un repos bien mérité. Je dois dire que cette coupure dans le rythme du projet professionnel qui m'occupe actuellement commence déjà à porter ses fruits...

 

Samedi matin, je pars courir un peu, histoire de détendre la musculature. Bénédicte m'accompagne, je ne pensais pourtant pas m'égarer . Puis nous partons en excursion à l'autre bout de l'île, dans une ville plus typique que d'autres, ceinte de magnifiques remparts. Pour le midi, nous avons emporté un pique-nique. La journée est assez chaude (plus de 25°) et cela m'inquiète un peu pour le lendemain. Le soir, nous mangeons à la casa, une recette concoctée par mes soins: 'Tomates-cerise en salade de pâtes au thon'. J'ai cuisiné 1,5 fois les quantités prescrites, il n'est rien resté!

 

Et nous voici déjà le dimanche matin. Nous nous levons très tôt et après un petit déjeuner assez léger (j'ai emporté un gateau-sport), nous partons en voiture, dans la nuit, à destination de Palma. Peu de monde sur la route, quelques nappe de brouillard (!). Nous laissons les autos dans un parking souterrain, puis nous rejoignons l'aire de départ. Nous sommes un peu en avance, aussi nous retournons quelques centaines de mètres sur nos pas, et nous prenons une boisson sur une terrasse. Cela nous permet aussi de passer une dernière fois dans des WC propres.

 

DSCN1855

Peu avant le départ.

 

9 heures, le départ est donné. Le ciel est un peu couvert, pas de soleil, il ne fait pas trop chaud (quand même 18-20°), je suis satisfait. Pour mon premier marathon depuis Paris (en 2008), je me suis fixé comme objectif 4:30. J'ai utilisé un plan trouvé ici, que j'ai trouvé bien conçu: http://runners.fr/plan-d-entrainement-marathon/.

 

Les premiers kilomètres se déroulent sans problème, je suis même un peu en avance sur l'horaire. Je constate que les meneurs vont trop vite, j'essaie de ne pas suivre leur allure. Durant les 10 premiers kilomètres, la course se fait le long de la baie de Palma, sur une boucle aller retour. Puis suivent une dizaine de kilomètres dans la vieille ville, avec beaucoup de changements d'allure et de virage. Ce n'est pas trop ce que j'aime. De plus, dans les ruelles, l'atmosphère est assez étouffante, humide.

 

DSCN1860

Passage d'Alexandre (10 km) ...

DSCN1861

 

Passage d'Aurélia (10 km)...

DSCN1865... et moi-même (marathon).

 

Nous quittons la vieille ville pour une deuxième boucle d'environ 20 km, de nouveau le long de la mer, mais dans l'autre direction, plus touristique et moins intéressante, visuellement. Je passe le 30ème km en 03:10:16, soit avec 1 minute et 40 secondes d'avance sur mon horaire. Je me dis alors qu'en gardant ce rythme, mon but sera atteint. Au 35ème kilomètre, il me semble que la température a fortement augmenté, ce que me confirme un thermomètre: 28 degrés. Et c'est à partir de ce moment que la situation se dégrade: au 35ème km, je fais 06:45 au km, je finis le marathon avec 08.05 au km et avec 18 minutes de retard sur mon plan... Deux kilomètres avant la fin, je dépasse les meneurs d'allure dont un abandonne... Je suis très déçu, mais je sais qu'en dessus de 18 degré, c'est pour moi fatal...

 

DSCN1877Je gère la fin comme je peux...

 

DSCN1879Je me fais même dépasser par une concurrente en tongs... (short rouge).

 

Quelques jours plus tard, ma déception s'atténue quand je vois les résultats du marathon de New-York ou d'ancien champions olympique d'athlétisme ont mis près de 5 heures pour les 42 km.

 

A bientôt

Par Jean-Louis - Publié dans : running
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 18 août 2013 7 18 /08 /Août /2013 15:25

Bonjour,

 

Samedi 10 août 2013, 10 heures du matin Gstaad, 6ème édition de la course Glacier 3000.

 

Me voici au départ de mon troisième trail de l'année 2013. Il est vrai qu'il ne s'agit plus d'ultras trails comme j'aimais tant les faire. Mais cette course est loin d'être une sinécure, même si sa longueur n'est que de 26 km. Le départ se fait dans la petite ville, ou plutôt dans le grand village de Gstaad, si décrié par nos amis français, qui sont de plus en plus nombreux sur cette course. L'altitude est de 1'050 mètres. L'arrivée, 26 km plus loin, est à 2'950 mètres! On monte d'environ 200 mètres sur les 15 premiers kilomètres de course, puis de 2'000 mètres sur les derniers 13,5 km! La météo est idéale, je suppose qu'il fait à cette heure 18 degrés. Le soleil est là, le ciel est bleu, il ne fait pas trop chaud.

 

photo-gstaad2013-1-copie-5.JPG

Un peu de stretching avant le départ

 

A dix heures exactement, le départ est donné. Nous traversons très rapidement le village et tout de suite, nous nous retrouvons dans la campagne. J'ai déjà fait cette course en 2008 et vous pouvez en voir le compte rendu ici.

 

Sur la totalité du parcours, 6,5 km se font sur asphalte (petits chemins sans voitures ni trafic à proximité). Cet inconvénient (pour certains) est largement compensé par la beauté des paysages et les jolis chalets et fermes typiques croisés en route. Après 6 km, premier ravitaillement, de la boisson seulement. J'avais décidé, pour la partie 'plate' du parcours, de courir à 10 km par heure. Je suis dans les temps à ce premier ravito. Le deuxième ravitaillement est dans le village de Gsteig. Nous somme la à 1'184 mètres d'altitude. Mine de rien, déjà 134 mètres de D+. Il y a de l'eau, une boisson isotonique et des gels. Voilà qui n'est pas très esprit trail, n'est-ce pas? (mais les gels proviennent d'un sponsor).

 

Je courre avec un bidon, un mini coupe-vent raid-light et mes bâtons <Ultra Distance Black Diamond Z-pole>, qui pour l'instant sont dans leur pochette, elle-même fixée à ma ceinture porte-bidon.

 

Dans ce village, une animation intéressante, les sonneurs de cloches:

 

 

  

 A partir de Gsteig, la pente s'accentue: en 4 km, on monte de 100 mètres. En fait, le parcours est joli, on suit fréquement la rivière qui coule sur le fond de cette vallée, sur des chemins assez vallonés courant le long des berges. Reusch, km 15,5. Fini de rire, à partir d'ici, c'est l'ascension finale.


photo gstaad2013-4

Ravitaillement de Reusch

 

J'y arrive à 11:50, un peu en retard sur ce que j'espérais. Mon coach, parti vers 11 heures de Gstaad avec la voiture postale est sur place. Je prépare les bâtons pour la montée, je bois, je prends quelques morceaux de bananes et hop, c'est reparti. Depuis Reusch, altitude 1'332 mètres, il faut d'abord rejoindre Oldenegg à 1'919 mètres, avec un ravito intermédiaire à Büdemli (1'548 mètres). C'est précisément à cet endroit que je ressens une petite contracture à l'arrière du haut du mollet droit. En 2008, j'étais arrivé à la fin de la course 3 minutes avant la barrière horaire, avec de terribles crampes. Après coup, je sais que cela correspond au début de la prise des statines... Un petit replat et cela repart à la 'verticale', direction Oldenegg (l'exotisme du nom des endroits traversés devrait séduire nos amis étrangers).

 

photo-gstaad2013-8.JPG

En route pour Oldenegg

 

Un nouveau ravitaillement, il y en a maintenant tous les 2 km (j'ai d'ailleurs sauté le précédent). A ce niveau, c'est plus un marathon d'un trail, et je crois que l'organisateur devrait changer cela. Depuis Gsteig, et donc depuis que des gels sont distribués, le sol est jonché d'emballages de gels et de gobelets. Dans un ultra, si on de fait chopper à mettre quelque chose à terre, on est disqualifié! Tout ceci est fort dommage, car je pense que ce genre de course est justement une occasion de se tester pour partir sur un vrai trail.

 

Au départ de Oldenegg, le chemin, ou ce qui en sert, ressemble fort à certaines portions du Grand Raid de la Réunion: des blocs de rochers, des marches de 70 centimètres, un chemin qui disparait dans le chaos minéral.  On passe de 1'919 à 2'300 mètres. Cela justifie, je suppose, le nouveau ravitaillement de Martisberg (km 22). J'ai emporté un bidon de 600 ml mais il y a tellement de ravitaillement en route que je n' ai encore rien bu de celui-ci!!!


 

Ah! Cela commence à ressembler à un trail.

 

Le prochain point important est 'Cabane'. Il s'agit de la cabane du Club Alpin Suisse (CAS) des Diablerets. Nous sommes donc maintenant en Suisse Romande (canton de Vaud).  Nous voilà donc, après 23 km, à 2'485 mètres d'altitude. 'Plus' que 500 mètres de D+ à faire en 3 km (pour les connaisseurs: port de Neuchâtel-Chaumont, pour le dénivellé, pas pour la distance).

 

En principe, les 500 derniers mètres se font sur le glacier. Cette année, certainement en raison de l'enneigement exceptionnel (il a du neiger la-haut jusqu'en juillet), il faut faire au moins un km sur de la neige molle. Et je perds la quelques précieuses minutes. Aussi en raison de la fatigue et maintenant, à 3'000 mètres, franchement, fait pas chaud.

 

 

Je suis un des seuls concurrent munis de bâtons. Sans eux, je ne serais peut être pas arrivé avant la barrière horaire.

 

Le classement est visible ici: http://services.datasport.com/2013/lauf/glacier3000/

 

Ma grande satisfaction, en dehors d'avoir terminé est d'avoir toujours pu dépasser des concurrents sur le plat, mais surtout d'en avoir lâché 20 durant la montée. Et aussi d'avoir fait 2 minutes de moins qu'en 2008.


Je vous encourage à regarder le site de l'organisation qui montre de fort belles images de la région de l'Oberland Bernois. Oberland, en allemand, c'est 'Pays d'en haut'. C'est les Hauts, quoi, comme on dit à la Réunion! Voici le site de l'organisation: http://www.glacier3000run.ch/?lang=fr.

 

Plan de la course, dénivelé, etc.: http://www.glacier3000run.ch/PDF/streckenplan/Streckenplan.pdf

 

Merci à tous les bénévoles, aux sponsors, aux autorités et aux organisateurs pour cette super journée.

 

A bientôt

 

Jean-Louis

 


Par Jean-Louis
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 14 juillet 2013 7 14 /07 /Juil /2013 15:33

Bonjour,

 

Dans mon arcticle précédent (trail de la Vallée de Joux), je vous parlais de mon prochain trail, à savoir 'La Montagn'Hard'. Le jeu de mots va au delà de la galéjade, jugez-en plutôt!

Le 6 juillet 2013, j'ai donc participé à la plus 'petite' des trois courses, à Saint-Nicolas de Véroce (Haute Savoie). Dans mon dernier article, j'évoquais le basculement de mon inscription de la 60 km à la 38 km, en raison de mon manque d'endurance sur les longs et très longs trails. Quand à l'épreuve reine de la série, elle totalisait 107 km.

Nous sommes arrivés sur place le jeudi 4 juillet déjà, histoire de s'acclimater. Bon plan, la météo changeant radicalement d'un jour à l'autre, passant du printemps maussade à l'été brûlant en un demi jour.

Le vendredi en fin de journée, réception des dossard, contact direct avec l'organisateur, voilà une organisation qui ne se prend pas la grosse tête! Puis repas du soir à notre hôtel, en compagnie d'amis clodoaldiens (Saint-Cloud).

Durant toute la journée, la température est montée, au sens propre comme au figuré. Après une mauvaise nuit de sommeil, je prends un petit déjeuner 'normal' et à 07:30, mon chauffeur me dépose au départ. 07:45: briefing, 08:00: le départ est donné. La température est encore agréable.


035-2013-0654-copie-1.jpgIl fait très très beau sur la Haute-Savoie.

 

Après quelques centaines de mètres sur le macadam, on amorce immédiatement une raide montée de 3 km et de 300 mètres de D+. Au plan de la Croix, nous avons déjà une première très belle vue du Mont-Blanc, immaculé. 4 km de descente suivent, nous menant à un peu plus de 900 mètres, soit presque 300 mètres plus bas que le départ. Et en avant pour la deuxième côte, environ 400 mètres de D+. Puis une descente de 2 km et un peu de plat, nous voilà au premier ravitaillement des Toilles. J'y arrive à 10:15, la barrière est à 10:30. Vu mes préoccupations au niveau de la santé, j'estime avoir déjà posé un premier jalon en atteignant ce point avant la barrière fatidique. Je bois abondamment, je mange quelques morceaux de bananes et en route. J'ai fais 12,5 km et 931m de D+.

 

Pratiquement dès le départ, on monte de nouveau, jusqu'au Col de la Forclaz. On passe ensuite à côté de l'hôtel du Prarion, puis après un moment de 'plat', on aborde une longue descente de plus de 5 km. Heureusement, pour le moment on est encore souvent à l'ombre des arbres. Car la chaleur arrive, très forte. J'ai d'ailleurs déjà vu une défaillance au ravito des Toilles et j'en verrais aussi au deuxième ravitaillement, celui de Bionassay. Ou j'arrive avec une demi-heure d'avance sur la barrière. J'ai donc gagné quinze minutes sur les derniers 10,7 km. A ce ravitaillement, je prends un peu plus de temps, en particulier pour remplir mon camel-back. Je suis en effet parti avec ce petit sac à dos contenant 1,5 litre de boisson, quelques gels et barres énergétiques, le matos obligatoire, le smartphone, un t-shirt de rechange et un micro-imper. A la montagne, on ne sait jamais... La conjonction entre le fait que je suis sans cesse l'oeil rivé sur la montre et le fait que mon smartphone/appareil de photo se trouve dans la poche arrière du camel fait que je n'ai pas fait de photos durant la course... J'ai couvert 23,2 km et 1800 mètres de D+.

 

En route pour la troisième montée. Maintenant, la chaleur est là, terrible. Il faut boire trois bonnes bouches toutes les 10-15 minutes. Je commence à sentir mes quadriceps, ce qui ne m'arrivait pas auparavant après une si courte distance. Les affirmations selon lesquelles les statines 'détruisent' les muscles semblent se confirmer... Par contre pas de crampes! Le balisage est absolument parfait, le paysage est divin, mais je commence à être dans le dur et j'ai de la peine à l'apprécier. Petite descente sur la passerelle de Bionassay, que l'on passe au pas, puis montée finale au col de Tricot (2'120 mètres). Il est 15:30 passé largement. D'autres personnes se reposent un peu, assises par terre au sommet de ce col. Il fait chaud, mais heureusement, un petit air ventile l'ambiance. 600 mètres plus bas et 2,5 km plus loin, on voit les chalets de Miages, c'est le prochain ravito. Certains concurrents croient avoir déjà dépassé la barrière, alors qu'il reste encore environ 40 minutes pour y arriver. Je repars. La descente est assez technique, mais je la fais sans peine. Par contre, je confirme que la baisse de la qualité de ma musculature ne me permets plus de descendre aussi vite qu'il y a trois ou quatre ans. Non seulement j'ai regressé en montée, mais aussi à la descente, la ou auparavant je gagnais du temps. J'arrive au ravito avec 10 minutes de marge. J'ai de plus en plus mal aux quadris et je me demande sérieusement si je ne vais pas abandonner. Surtout que l'estomac n'est pas au mieux non plus. A côté de moi, un gars qui se fait consoler par une bénévole décide d'arrêter. Je pense à mes amis qui vont me dire 'on n'arrête pas à sept kil de l'arrivée'. Je pense à ce que je dis toujours: 'tant que que t'es dans la barrière, tu ne peux pas arrêter'. Je pense à Marc, qui depuis quelques temps fait un super trail tout la haut, un trail éternel... J'écoute la bénévole: 'contre les douleurs musculaires (dues entre autres à la chaleur, par perte des sels au travers de la transpiration): 50% de coca, 50% d'eau et une pincée de sel. J'applique la recette. Tout cela me donne un ultime coup de pied au cul et deux minutes avant la barrière, je repars. J'ai couvert 31 km et 2780 mètres de D+.

 

On commence par quatre kilomètres de descente et 500 mètres de D-. Un petit km de plat et c'est reparti pour plus de deux km de montée, la plus courte en longueur, et aussi en dénivellé, puisque que de 400 mètres de D+. Mais pour moi, la plus dure. Car je suis au bout du rouleau. Raplatplat. Vidé. Cette montée est interminable. Mais tout ayant une fin (sauf les saucissons qui en ont deux), on arrive en haut de cette montée. On rejoint le chemin du plateau de la Croix (la boucle est bouclée) et enfin, enfin, on fait le dernier km de descente, jusqu'à l'arrivée. Qui pour ma part se fait dans l'indifférence. On m'enlève la puce du dossard, on ne me dit pas si je suis dans la barrière, et donc classé. Cerise sur le gateau: le fût de bière est vide (on avait un bon pour une bière dans le pack du dossard). 

 

J'ai mis 10:59:38 pour couvrir la distance de 39 km et 3'380 mètres de D+. 6 sportifs sont classés après moi et 30 finishers ne sont pas classés, je ne sais pas pourquoi (triche?). 181 arrivants sur 260 inscrits, celà fait 30% d'abandons.

 

Affiche-copie-2.jpg

 

Profil-39km-300x197-copie-1.png

Le profil de la 39 km.

 

Et voici l'adresse du site de l'organisation ou vous trouverez tous les renseignements que vous pourriez désirer connaître: http://www.lamontagnhard.fr/

 

Et voici le lien du charmant petit hôtel que je vous recommande chaudement si vous passez dans le coin: http://www.lafermedecupelin.com

 

035-2013-0652.jpg035-2013-0649.jpgLes vues que l'on a depuis l'hôtel...

 

Après quelques jours de repos, je vais me mettre à l'entrainement pour le prochain objectif: le marathon de Majorque.

 

A bientôt

Par Jean-Louis - Publié dans : running - Communauté : Runners & bloggers !
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés