Texte libre

Recherche

Articles Récents

31 août 2014 7 31 /08 /août /2014 16:17

Bonjour,

L’hébergeur de mon blog à récemment évolué vers une nouvelle  plateforme. Cet article contient donc encore certainement des imperfections. Je vous prie de me les signaler, merci.

 

Ce mardi 26 août 2014 est à l'image des jours des mois de juillet et août déjà écoulés: pluvieux et venteux. Mais il y a eu une parenthèse: du 21 au 25 août, j'étais à Zermatt pour le trail des 46 km du Matterhorn Ultrak 2014 et il a fait beau du début à la fin du séjour!!! Une véritable chance, d'autant plus que j'avais invité des amis de France dans ce lieu magique jusqu'alors inconnu pour eux. A notre retour, on nous a dit qu'à Marin (mon lieu de résidence), il n'avait fait beau que le dimanche...

Le jeudi déjà les prémisses de la course sont déjà visibles...

Le jeudi déjà les prémisses de la course sont déjà visibles...

La météo est donc superbe, même si le fonds de l'air est frais pour la saison. Nous nous retrouvons tous le soir autour d'une bonne fondue puis dodo.

 

Le Cervin (Matterhorn en allemand)  fait partie des trois grandes faces nord des Alpes, avec l'Eiger et les Grandes Jorasses

Le Cervin (Matterhorn en allemand) fait partie des trois grandes faces nord des Alpes, avec l'Eiger et les Grandes Jorasses

Le vendredi matin, nous partons faire une petite excursion pour nous dégourdir les jambes. Nous partons en direction du charmant petit hameau de Zmutt. Le temps est toujours superbe et au fur et mesure du passage des heures, la température monte (il faisait 4 degrés à sept heures et demie).

En direction de Zmutt...

En direction de Zmutt...

Toujours en direction de Zmutt, nous voyons ci-dessous que le chemin est déjà balisé pour la course (balise orange).

Matterhorn Ultraks 2014, la course

Au retour, nous constatons que les préparatifs vont bon train sur l'aire de départ.

 

L'aire de départ

L'aire de départ

Le soir nous prenons l'habituel plat de spaghettis sauce bolognaise chez David qui nous a invité. De plus, un autre ami dont nous avons fait la connaissance par l'entremise de Marc Hoste nous rejoint: Pierre Joye. Il fera également le lendemain la course des 46 km. Nous nous retrouvons à nouveau à quatre, comme par le passé lorsque Marc était avec nous. Le petit nouveau, c'est maintenant David, parfaitement intégré dans notre chouette petit groupe. D'ailleurs, en fait de petit nouveau, David est simplement, sportivement parlant, le meilleurs de nous quatre.

Le lendemain, l'ambiance change, les regards sont anxieux devant l'effort qui nous attend. La météo est toujours au beau fixe, en avant.

Nous n'avons pas retouvé Pierre sur l'aire de départ et il manque donc sur la photo. Nous le reverrons sur le parcours et après la course.
Nous n'avons pas retouvé Pierre sur l'aire de départ et il manque donc sur la photo. Nous le reverrons sur le parcours et après la course.
Nous n'avons pas retouvé Pierre sur l'aire de départ et il manque donc sur la photo. Nous le reverrons sur le parcours et après la course.

Nous n'avons pas retouvé Pierre sur l'aire de départ et il manque donc sur la photo. Nous le reverrons sur le parcours et après la course.

David est arrivé, on peut partir! 07:30, le starter donne le départ pour 46 km, 3'600 mètres de D+ et 11 heures d'effort pour les derniers. J'ai déjà décrit la course lors des reconnaissances relatées dans mon article précédent, je n'y reviens donc pas en photo. Vous pouvez consulter le parcours et le profil de la course ici. Vous verrez également sur le site Internet les infos concernant les autres courses (14, 16 et 30 km).

La première tranche du parcours est la montée de Zermatt à Sunnega (environ 6 km et 700 mètres de D+). Je couvre ce tronçon en 1:12.15,3. De cet endroit, on part pour une petite descente pendant laquelle nous traversons les hameaux de Findeln (4 restaurants...). Puis vient le plat de résistance, la montée au Gornergrat: environ 6 km pour 1'100 mètres de dénivelée positive. J'y arrive après 3:33.28,5 d'effort cumulé. Cette deuxième tranche a duré 2:21.13,2 de pur plaisir. Nous avions décidé que les accompagnateurs nous retrouveraient après la descente du Gornergrat, et je reprends immédiatement la route pour l'étape suivante, Riffelalp. Au moyen d'un moteur de recherches, vous trouverez d'autres liens pour ce magnifique endroit (mais dans cette région, tout est beau!).

 

 

Arrivée à Riffelalp...

Arrivée à Riffelalp...

.. ou nous sommes acceuillis en musique!

.. ou nous sommes acceuillis en musique!

J'ai fais un peu plus de 59 minutes pour cette descente de 7 km environ. Je sens très bien que j'ai perdu beaucoup de vitesse en descente ces dernières années. Même si le chemin est par endroit assez technique, je n'arrive plus à accélérer quand c'est roulant. Ma musculature s'est beaucoup relâchée depuis que je suis sous statine. En tous cas, ce n'est pas un manque d'entraînement, je viens en effet d'enchaîner deux plans d'entraînement au trail en 12 semaines. La non plus, je ne traîne pas au ravitaillement. Je repars pour Schwarzsee, ce que je pense être la dernière 'grande montée'. Depuis Riffelap, il y a en premier 4 km de descente de mon point de vue assez technique, pour arriver à Furi, que nous atteignons après la traversée d'un pont suspendu surplombant le torrent glaciaire.

 

Pendant la descente sur Furi, au loin, Zermatt. En fait toute la course tourne autour de la petite ville, par les sommets.

Pendant la descente sur Furi, au loin, Zermatt. En fait toute la course tourne autour de la petite ville, par les sommets.

Le temps change et le Cervin se cache derrière les nuages, comme pour me dire: hâte-toi de rentrer...

Le temps change et le Cervin se cache derrière les nuages, comme pour me dire: hâte-toi de rentrer...

Voici enfin le pont suspendu de plus de cent mètres de long, que nous devons franchir au pas

Voici enfin le pont suspendu de plus de cent mètres de long, que nous devons franchir au pas

A Furi, pas de ravitaillement comme prévu sur le road book. Heureusement, j'ai encore assez de liquide pour rejoindre Schwarzsee, le prochain lieu de ravitaillement. J'y arrive enfin, après 2 heures 20 d'effort depuis Riffelalp (environ 10 km et 900 mètres de D+). A Schwarzsee, nous sommes au plus près du Cervin. Malheureusement, il est maintenant partiellement masqué par les nuages.

Depuis Schwarzsee jusqu'à Stafel, le descente est de nouveau, en ce qui me concerne, assez technique. A un km de Stafel environ, je me sens un peu esseulé quand soudainement, je trouve un concurrent affalé sur le chemin de chaille. Je vois rapidement qu'il fait une hypoglycémie assez sévère. Je connais bien les symptômes, cela m'est arrivé lorsque débutant, je ne prenais pas bien garde à mon alimentation en course. Je lui donne deux tablettes de glucose et le gars, plutôt baraqué, reprends des couleurs. Quelques minutes se sont passées. Nous redémarrons ensemble et conversons en allemand. Je dois m'arrêter pour un petit besoin et le gars continue, je pense bien, vu son état, le rattraper. Je ne l'ai plus revu...

 

 

 

Le Cervin, vu de Schwarzsee (Lac Noir)

Le Cervin, vu de Schwarzsee (Lac Noir)

J'avais pensé que la dernière montée avant de redescendre sur Trift serait une formalité. En fait, la fatigue venant, elle me semble interminable, mais mon rythme est bon. A peu près à mi-côte, je rattrape un jeune homme dont le visage et les mains sont pleines de sang. Ce n'est pas un francophone, mais il s'exprime assez bien en français. Cependant, son discours est assez confus. Nous marchons un moment côte à côte et quand je vois qu'il va mieux, je lui demande si je peux repartir. M'étant assuré qu'il est en possession du téléphone de l'organisation et sachant que la 'voiture balai' ne doit plus être loin, je repars sereinement. Encore du temps perdu, mais l'esprit trail c'est aussi (et surtout) cela. Après une montée de trois km et 600 mètres de D+, j'arrive à Trift ou je passe tout droit. La dernière partie du trajet n'est pas piquée des vers: cela commence par 4-5 km de descente avec 900 mètre de dénivelée négative!!! Et c'est par endroit très technique. Pendant la descente, je m'occupe de mon troisième éclopé de la journée, un anglais atteint de crampes au deux mollets. Je connais cela! Je reste deux minutes à ses côtés (il est seul) et je repars. J'arrive enfin à Zermatt, en dessus de la gare. Je dois encore courir presque un km avant de bifurquer sur la route principale. Je franchis l'arrivée sous un tonnerre d'applaudissements. Tout comme à l'UTMB à l'époque, je bénéficie de la sympathie accordée aux coureurs du fond du classement!!!

En résumé, j'ai passé une fort belle journée, ponctuées d'un tas de choses intéressantes et de paysages grandioses. La météo était absolument fantastique (elle le sera d'ailleurs tout au long de notre séjour), je n'ai pas eu une seule crampe, aucun bobo, pas de chutes. L'organisation était parfaite et la dotation était en dessus de la moyenne: trois bons pour des demis-tarifs pour un des moyens de transport de la région (il faut savoir qu'un aller-retour Zermatt-Gornergrat coûte 80 francs suisses), un bon pour la pasta party, un bon pour une raclette (qui a son origine dans ce si beau canton du Valais), un sac à effets sportif Scott et évidement le t-shirt de finisher. La brochure destinée aux accompagnateurs est un modèle du genre! Les bénévoles étaient également au top.

Voila, il ne reste plus qu'à décider d'un nouvel objectif: cela sera Villeret-Chasseral-Villeret, Morat-Fribourg et le semi marathon de Lausanne, dans un premier temps.

 

Le lien Facebook ci-dessous vous montrera de magnifiques photos de la course.

https://www.facebook.com/media/set/?set=a.942426109117524.1073741842.458553360838137&type=1
 

A bientôt.

 

 

Partager cet article

Published by Jean-Louis
commenter cet article
27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 14:12

Bonjour,


Le samedi 19 juillet et le dimanche 20 juillet 2014, j'ai effectué une reconnaissance du parcours du trail que je ferai le 23 août 2014: le 'Matterhorn Ultraks 2014'.

 
Nous sommes donc parti, Sébastien Le Drogo et moi-même, le vendredi matin par le train de 11:08 en direction de Zermatt, via Berne et Viège.

 

TrainProfitons du train pour emmagasiner des réserves d'énergie


L'après-midi déjà, nous déambulons dans les rue de la charmante petite ville alpine, en compagnie d'Alexis, neveu de Sébastien, qui nous accompagne pour ce bref séjour dans les alpes valaisannes. La météo est radieuse, on ne pouvait pas faire mieux! Nous passons une agréable fin de journée, qui se termine par un bon repas.

 

Resto ZermattEn attendant l'apéro du soir ...

 

Vue logementVue depuis le balcon du logement: le Cervin, en allemand 'Matterhorn'


Le samedi matin, nous partons pour Sunnega, environ 6,5 km pour 650 mètres de dénivelé positif (D+). La météo est toujours au top.Heureusement, la température est plus basse que hier ou il faisait 30 degrés en fin de journée, à 1'600 mètres d'altitude!

 

Avant départ

La météo avant le départ: encourageant

 

Après le départ, près de l'église, nous parcourons environ 1 km dans Zermatt. Suivent 2 km de montée assez facile dans la forêt, puis quelques 2 km de 'plat', toujours dans forêt. Encore 1,5 km de montée avec 300 mètres de D+ et nous arrivons à Sunnega, après 01:29 d'effort. Cette première partie est relativement facile.

 

Avant Sunnega

Durant la montée sur Sunnega

 

Balcon -Sunnega

En balcon, avant Sunnega

 

Leisee-Sunnega

Leise, début de la descente après Sunnega; les points de départ d'excursions sont innombrables, dans toute la région


Depuis Sunnega, nous redescendons de 300 mètres sur 2km avant d'attaquer la montée sur le Gornergrat (3'130 mètres). C'est le plat de résistance de cette première journée et aussi du trail: entre 6 et 7 km pour 1'100 mètres de D+. Techniquement, le chemin n'est pas difficile. De plus, il est absolument sec. La température est agréable, idéale de mon point de vue.

 

Le but (arrivée des transports mécanique et observatoire) se voit deux km avant d'y arriver et c'est assez pénible, psychologiquement. J'arrive enfin au pied de la 'dernière' montée avant le sommet. Le tracé officiel du trail est encombré de 80 cm de neige, impraticable sans des raquettes. Je prends un autre chemin dégagé et bientôt j'arrive au sommet.

 

Un peu stressé, je n'ai pas fait de photos de ce lieu, vous pouvez en savoir plus par ce lien: http://www.zermatt.ch/fr/Media/Attractions/Gornergrat. C'est un lieu très accessible par les transports mécaniques (trains, télécabines, télésièges, etc.) et il y a donc beaucoup de monde. On a l'impression de voir les mêmes jeunes filles qui faisaient la file hier soir devant la disco de Zermatt: shorts, bas noirs, ballerines ou tongs... à 3'130 mètres d'altitude...

 

J'attends mon copain Sébastien durant une vingtaine de minutes et ne le voyant pas et ne parvenant pas à le joindre par SMS, je pense qu'il est déjà reparti et je me remets donc en route. En fait, à peine ais-je redémarré qu'il me rejoint. En fait, il avait pris le chemin enneigé et à donc mis plus de temps à arriver au sommet... D'ou l'avantage d'avoir une carte en mains.

 

Descante sur Ryffelalp

La météo n'est plus la même que ce matin

 


Nous partons donc maintenant pour Riffelalp ou nous devons retrouver Alexis. Il s'agit d'une descente d'environ 7 km, à nouveau assez facile, pas trop technique, que je descends à mon allure (8-9 km/h). Au bout d'un moment, Sébastien me lâche, il teste sa vitesse et sa résistance en descente.

 

Descante sur Ryffelalp2

Une descente assez 'tranquille', des rhododendrons au bord du sentier, quelle belle journée

 

Gornergrat2Et quel calme

 

Findeln

Nous traversons de bucoliques hameaux, ici Findeln

 

Findeln 2

Puis nous revenons dans la forêt

 

FleursNous longeons les pâturages fleuris...

 

Myosotis

... avec du myosotis, par exemple

 

Nous arrivons à Riffelalp, lieu que je reconnais pour y avoir passé lors de la conquête de mon premier 4000, en 20xx.

 

Ryffelalp

Ryffelalp est un très joli endroit, particulièrement accessible et donc favorable aux familles


Alexis est monté de Zermatt à Ryffelalp avec le train de montagne Zermatt-Gornergratt. Nous mangeons nos petits sandwich, puis nous repartons pour Furi, c'est le but de la journée. Il y a d'abord un dénivelé de 100 mètres avant une descente de 3-4 km avec environ 400 mètres de D-. Au départ de cette tranche, nous avons quitté le tracé officiel de la course, pour avoir écouté le cantonnier du coin qui nous a indiqué le chemin le plus court... Quelques centaines de mètres plus loin,  Sébastien rebrousse chemin pour reprendre le bon chemin. Je suis déjà bien plus bas et je poursuis ma route. Cela me fera manquer la passerelle de Furi, mais je la verrai lors du trail.

 

Passerelle.jpgLa passerelle, en fait un pont suspendu, surplombe la gorge de 90 mètres et a une longueur d'environ 100 mètres: interdiction de courir!!!

 

J'arrive à Furi et j'y retrouve Alexis, alors que Sébastien n'arrive que 20 minutes plus tard, sans être passé par la passerelle. Décidément, rien ne vaut une bonne vielle carte état-major...

 

Le temps de prendre un demi pression sur la terrasse du restaurant, la pluie se met de la partie. Et Sébastien arrive pendant l'averse. Fin de la première journée. Nous regagnons le village par la télécabine. Soirée agréable en ville, préparation du matos pour demain et mise au point d'une stratégie par rapport à la météo du lendemain, qui sera mauvaise. Nous décidons le plan suivant:

- montée de Zermatt à Furi: 300 mètres de D+ et environ 5 km, puis montée à Schwazee, 3-4 km et 700 mètres de D+. Puis descente sur Stafel, 3 km et 400 mètres de D-. Enfin, retour sur Zermatt. Ce qui nous fera environ 23 km pour la journée. Sur les deux jours, nous aurons presque couvert la distance réelle du trail (46 km) et il nous manquera environ 500 mètres de D+ (sur un total de 3'600).

 

Départ jour2Au moment du départ, le deuxième jour: ce n'est plus la même ambiance...

 

J2 Zermatt depuis FuriZermatt vu de Furi

 

Montée à Schwarzee

La montée finale sur Schwarzee

 

A partir d'ici, il n'y a plus de photos: le smartphone de Sébastien est mort et le mien se bloque!!! De quoi méditer sur les conditions réelles!


Le week-end a été concluant. Au niveau du matériel, j'ai pu tester mes toutes nouvelles Salomon SpeedCross3 (achat consécutif à mes nombreuses glissades de Verbier): tenue de route impeccable, même si je n'ai pas pu les évaluer dans un bourbier comparable à celui de Verbier.

 

On se réjouit du 23 août, en espérant que la météo se remette au diapason de l'été! Participerons à cette course: Sébastien Le Drogo, David Lay, Pierre Joye et moi-même. Nous serons en pensée avec notre ami Marc Hoste, qui nous surveillera de là-haut. Et toutes nos familles seront là aussi!!!

 

ultrakstrail46kcarte
Le parcours

 

p 46k trail web 2014Le dénivelé

 


En attendant, j'ai repris le plan 'objectif trail de 35 à 65 km' visible sous ce lien. Juste au moment ou je termine cet article, le soleil revient, je m'en donc aller faire une petite ballade autour du lac (de Neuchâtel).

 

A bientôt

 

Jean-Louis (qui se réjouit)

 


Partager cet article

Published by Jean-Louis - dans running
commenter cet article
27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 13:55

Bonjour,


Le samedi 19 juillet et le dimanche 20 juillet 2014, j'ai effectué une reconnaissance du parcours du trail que je ferai le 23 août 2014: le 'Matterhorn Ultraks 2014'.

 
Nous sommes donc parti, Sébastien Le Drogo et moi-même, le vendredi matin par le train de 11:08 en direction de Zermatt, via Berne et Viège.

 

TrainProfitons du train pour emmagasiner des réserves d'énergie


L'après-midi déjà, nous déambulons dans les rue de la charmante petite ville alpine, en compagnie d'Alexis, neveu de Sébastien, qui nous accompagne pour ce bref séjour dans les alpes valaisannes. La météo est radieuse, on ne pouvait pas faire mieux! Nous passons une agréable fin de journée, qui se termine par un bon repas.

 

Resto ZermattEn attendant l'apéro du soir ...

 

Vue logementVue depuis le balcon du logement: le Cervin, en allemand 'Matterhorn'


Le samedi matin, nous partons pour Sunnega, environ 6,5 km pour 650 mètres de dénivelé positif (D+). La météo est toujours au top.Heureusement, la température est plus basse que hier ou il faisait 30 degrés en fin de journée, à 1'600 mètres d'altitude!

 

Avant départ

La météo avant le départ: encourageant

 

Après le départ, près de l'église, nous parcourons environ 1 km dans Zermatt. Suivent 2 km de montée assez facile dans la forêt, puis quelques 2 km de 'plat', toujours dans forêt. Encore 1,5 km de montée avec 300 mètres de D+ et nous arrivons à Sunnega, après 01:29 d'effort. Cette première partie est relativement facile.

 

Avant Sunnega

Durant la montée sur Sunnega

 

Balcon -Sunnega

En balcon, avant Sunnega

 

Leisee-Sunnega

Leise, début de la descente après Sunnega; les points de départ d'excursions sont innombrables, dans toute la région


Depuis Sunnega, nous redescendons de 300 mètres sur 2km avant d'attaquer la montée sur le Gornergrat (3'130 mètres). C'est le plat de résistance de cette première journée et aussi du trail: entre 6 et 7 km pour 1'100 mètres de D+. Techniquement, le chemin n'est pas difficile. De plus, il est absolument sec. La température est agréable, idéale de mon point de vue.

 

Le but (arrivée des transports mécanique et observatoire) se voit deux km avant d'y arriver et c'est assez pénible, psychologiquement. J'arrive enfin au pied de la 'dernière' montée avant le sommet. Le tracé officiel du trail est encombré de 80 cm de neige, impraticable sans des raquettes. Je prends un autre chemin dégagé et bientôt j'arrive au sommet.

 

Un peu stressé, je n'ai pas fait de photos de ce lieu, vous pouvez en savoir plus par ce lien: http://www.zermatt.ch/fr/Media/Attractions/Gornergrat. C'est un lieu très accessible par les transports mécaniques (trains, télécabines, télésièges, etc.) et il y a donc beaucoup de monde. On a l'impression de voir les mêmes jeunes filles qui faisaient la file hier soir devant la disco de Zermatt: shorts, bas noirs, ballerines ou tongs... à 3'130 mètres d'altitude...

 

J'attends mon copain Sébastien durant une vingtaine de minutes et ne le voyant pas et ne parvenant pas à le joindre par SMS, je pense qu'il est déjà reparti et je me remets donc en route. En fait, à peine ais-je redémarré qu'il me rejoint. En fait, il avait pris le chemin enneigé et à donc mis plus de temps à arriver au sommet... D'ou l'avantage d'avoir une carte en mains.

 

Descante sur Ryffelalp

La météo n'est plus la même que ce matin

 


Nous partons donc maintenant pour Riffelalp ou nous devons retrouver Alexis. Il s'agit d'une descente d'environ 7 km, à nouveau assez facile, pas trop technique, que je descends à mon allure (8-9 km/h). Au bout d'un moment, Sébastien me lâche, il teste sa vitesse et sa résistance en descente.

 

Descante sur Ryffelalp2

Une descente assez 'tranquille', des rhododendrons au bord du sentier, quelle belle journée

 

Gornergrat2Et quel calme

 

Findeln

Nous traversons de bucoliques hameaux, ici Findeln

 

Findeln 2

Puis nous revenons dans la forêt

 

FleursNous longeons les pâturages fleuris...

 

Myosotis

... avec du myosotis, par exemple

 

Nous arrivons à Riffelalp, lieu que je reconnais pour y avoir passé lors de la conquête de mon premier 4000, en 20xx.

 

Ryffelalp

Ryffelalp est un très joli endroit, particulièrement accessible et donc favorable aux familles


Alexis est monté de Zermatt à Ryffelalp avec le train de montagne Zermatt-Gornergratt. Nous mangeons nos petits sandwich, puis nous repartons pour Furi, c'est le but de la journée. Il y a d'abord un dénivelé de 100 mètres avant une descente de 3-4 km avec environ 400 mètres de D-. Au départ de cette tranche, nous avons quitté le tracé officiel de la course, pour avoir écouté le cantonnier du coin qui nous a indiqué le chemin le plus court... Quelques centaines de mètres plus loin,  Sébastien rebrousse chemin pour reprendre le bon chemin. Je suis déjà bien plus bas et je poursuis ma route. Cela me fera manquer la passerelle de Furi, mais je la verrai lors du trail.

 

Passerelle.jpgLa passerelle, en fait un pont suspendu, surplombe la gorge de 90 mètres et a une longueur d'environ 100 mètres: interdiction de courir!!!

 

J'arrive à Furi et j'y retrouve Alexis, alors que Sébastien n'arrive que 20 minutes plus tard, sans être passé par la passerelle. Décidément, rien ne vaut une bonne vielle carte état-major...

 

Le temps de prendre un demi pression sur la terrasse du restaurant, la pluie se met de la partie. Et Sébastien arrive pendant l'averse. Fin de la première journée. Nous regagnons le village par la télécabine. Soirée agréable en ville, préparation du matos pour demain et mise au point d'une stratégie par rapport à la météo du lendemain, qui sera mauvaise. Nous décidons le plan suivant:

- montée de Zermatt à Furi: 300 mètres de D+ et environ 5 km, puis montée à Schwazee, 3-4 km et 700 mètres de D+. Puis descente sur Stafel, 3 km et 400 mètres de D-. Enfin, retour sur Zermatt. Ce qui nous fera environ 23 km pour la journée. Sur les deux jours, nous aurons presque couvert la distance réelle du trail (46 km) et il nous manquera environ 500 mètres de D+ (sur un total de 3'600).

 

Départ jour2Au moment du départ, le deuxième jour: ce n'est plus la même ambiance...

 

J2 Zermatt depuis FuriZermatt vu de Furi

 

Montée à Schwarzee

La montée finale sur Schwarzee

 

A partir d'ici, il n'y a plus de photos: le smartphone de Sébastien est mort et le mien se bloque!!! De quoi méditer sur les conditions réelles!


Le week-end a été concluant. Au niveau du matériel, j'ai pu tester mes toutes nouvelles Salomon SpeedCross3 (achat consécutif à mes nombreuses glissades de Verbier): tenue de route impeccable, même si je n'ai pas pu les évaluer dans un bourbier comparable à celui de Verbier.

 

On se réjouit du 23 août, en espérant que la météo se remette au diapason de l'été! Participerons à cette course: Sébastien Le Drogo, David Lay, Pierre Joye et moi-même. Nous serons en pensée avec notre ami Marc Hoste, qui nous surveillera de là-haut. Et toutes nos familles seront là aussi!!!

 

ultrakstrail46kcarte
Le parcours

 

p 46k trail web 2014Le dénivelé

 


En attendant, j'ai repris le plan 'objectif trail de 35 à 65 km' visible sous ce lien. Juste au moment ou je termine cet article, le soleil revient, je m'en donc aller faire une petite ballade autour du lac (de Neuchâtel).

 

A bientôt

 

Jean-Louis (qui se réjouit)

 


Partager cet article

Published by Jean-Louis - dans running
commenter cet article
6 juillet 2014 7 06 /07 /juillet /2014 15:06

Marin-Epagnier, le 29 juin 2014

 

Bonjour à tous,

 

depuis mon dernier article (fin février 2014), la préparation de mon objectif principal 2014 avance à grands pas, tous comme le temps qui reste à disposition. Cette préparation passait par les 15 km de Kerzers, course constituant l'ouverture de ma saison depuis 17 années consécutives. Ce printemps, j'ai également obtenu, pour la 16ème année de suite le trophée Helsana-FSA récompensant non pas la performance, mais la pérsévérence.


Après Kerzers, j'ai commencé, pour boucher un trou dans le temps, un plan de trail pour 30 km (pdf) (peut-on parler de trail pour 30 km? Cela dépend, je pense du D+). J'ai stoppé ce plan pour débuter le plan pour Trail de 35 à 60 km devant mener au Matterhorn Ultrak 2014 : je vais faire cette course de 46 km et de 3'600 mètres de D+ et autant de D- en compagnier de Sébastien Le Drogo et David Lay (http://www.ultraks.com/fr/les-parcours/trail/?idContent=8). David vient d'ailleurs de terminer le '2014 SkyrunningWorld Championship - Marathon du Mont-Blanc - 80 km du Mont-Blanc en 20:06:15 d'efforts, 86, 7 km et 7'000 mètres de D+, bravo à lui.


Au moment ou je commence cet article, j'ai terminé la semaine 5. Pour les séances costaudes de la semaine 4, j'ai choisi un parcours Epagnier-Enges-Chaumont-Hauterive-Epagnier. Avec le lien ci-dessous, quelques indications concernant l'une de ces trois séances: Chaumont Chaumont.

Durant la montée sur Enges, je suis témoin du récent passage du Tour de Romandie:

Rui CostaLe Tour de Romandie

 

N'oublions pas le paysage.

DescenteDébut de descente, après Enges. Mais aujourd'hui, je ne rentre pas encore, je continue la montée jusqu'à Chaumont.

 

 

J'approche de la maison, encore 4 ou 5 km. Le moment de me ravitailler et d'admirer cette admirable construction:

 

PoubellesCette commune ne risque pas de se faire voler ses déchets...

 

Heureusement, il y a des choses plus poétiques à admirer...

 

Coque2

 

Il me reste maintenant à faire la sixième et dernière semaine d'entrainement. En suite de quoi, le 11 juillet prochain, je vais  faire un mini-trail sur le parcours Liddes-Verbier, course faisant partie de la panoplie 2014 du Trail Verbier Saint-Bernard. Après ce test, je vais reprendre ce même plan sur 6 ou sept semaines, avec comme but de l'année 2014 le 'Matterhorn Ultraks 2014', dont nous reparlerons plus en détails dans un prochain article.

 

 

Bon été à tous et à bientôt

 

Jean-Louis

Partager cet article

Published by Jean-Louis - dans running
commenter cet article
16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 17:05

Bonjour à tous,

 

 

depuis le marathon de Palma (octobre 2013), je dois avouer que je n'ai pas fait grand chose, sauf à courir 2-3 fois par semaine, pour ne pas perdre les bonnes habitudes. C'est que j'étais en attente de la neige pour varier et faire du ski de fonds et de la raquette à neige. Malheureusement, à part une belle couche d'or blanc au début décembre, nos régions jurassiennes restent désespérément sans conditions satisfaisantes pour les sports de glisse. Il semble que la neige soit enfin arrivée ce week-end, on verra ses prochains jours.

C'est pourquoi j'ai commencé le 10 janvier 2014 un plan d'entraînement prévu pour 5 km, pour gentiment monter en puissance. Eh oui, je commence cette nouvelle année en douceur. Ce plan est téléchargeable ici. Je n'ai pas fait le plan complet, car je dois commencer un autre plan pour les 15 kilomètres de Kerzers (15 mars 2014). J'ai fait un test le 13 février 2014, sur 5 km. Je me suis fixé comme objectif de le courir selon le concept MQSA, soit en 28:40. La météo était exécrable, fort vent dans le dos sur la première moitié, de face sur la deuxième. Avec la pluie et un terrain inondé. Heureusement, la température, pour la saison, était douce (6-7 degrés). J'ai fais un chrono de 18:24,75, but atteint, mais j'étais exténué.



Récapitulation de l'année 2013.


Les courses:


- 3 mars 2013: 10 kilomètres de Payerne. J'avais remplis le contrat que je m'étais fixé, soit terminer en moins de 56:15:00 (concept MQSA / mieux que son âge);


- 16 mars 2013: 15 kilomètres de Kerzers. Le chrono MQSA à faire était de 1:24:23 et j'ai fais 1:28:17,8. Cette contre-performance est due à plusieurs facteurs, dont un entraînement insuffisant et une chute quelques kilomètres avant l'arrivée.


- 18 mai 2013: Trail de la Vallée de Joux; vu les conditions météos dantesques, (voir ici) je suis content de mon résultat (je suis arrivé à l'extrême barrière horaire. Voir ici et les deux articles suivant;


- 6 juillet 2013: la petite Montag'Hard. C'est mon deuxième trail de l'année. Je suis assez content. Mais si je veux atteindre mon objectif 2014 (je vous en parle plus loin), je dois penser à augmenter ma dose d'entrainement en 2014;


- 10 août 2013: Gstaad Glacier 3000 2013. Si on cumule la distance et le dénivelé, on peut parler ici de 'mini-trail'. Je suis content de ma 'performance', j'ai mis deux minutes de moins qu'en 2008, avec des conditions cette fois-ci il me semble plus dures. Et en 2008, je n'étais pas encore sous statines! Voir ici.


- 20 octobre 2013: marathon de Palma de Majorque. Si dans un premier temps je suis déçu de mon temps, je suis réconforté en voyant celui de Marie-Josée Pérec, ancienne championne olympique, qui termine en 04:51:52, soit 4 minutes de plus que moi à Palma. Ou une autre personne, un 'people' dont je tais le nom, âgé de 52 ans, qui s'est entraîné 2 ans durant, avec un coach et qui a fait 04:59:57.Voir ici.

 

En 2013, j'ai, selon Garmin, couru 748, 28 km (entrainements et courses), en 177 sorties. J'ai fais 13'932 mètres de dénivelé et j'ai brûlé 57'248 calories.

 

Le 15.02.2014, je commence le plan spécifique '15 km de Kerzers', téléchargeable ici. J'ai parcourus 10 km en 57:57, bien plus aisément que les 5 km de jeudi dernier. Comme quoi, les conditions sont vraiment déterminentes.

 

 

Principal objectif 2014: cela sera le Matterhorn Ultraks 2014, une course de 46 km et 7200 mètres de dénivelé (positif et négatif). Je vous laisse découvrir les détails ici.



A bientôt

 

Ce lien mène à un article contenant les plans d'entraînement et les conseils de ce blog.


Jean-Louis

Partager cet article

Published by Jean-Louis - dans running
commenter cet article
18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 11:14

Bonjour,

 

me revoici après une assez longue absence. Après mettre consciencieusement entraîné (je pense que c'est la première fois que je fais un plan de A à Z), me voici parti ce vendredi 18 octobre 2013 pour Palma de Majorque. Nous nous y rendons pour un petit séjour touristique, agrémenté d'un marathon, DU marathon, devrais-je dire. Il s'agit en effet de l'un des derniers grands 'events' de l'année, avant la morte saison.

Après un vol sans histoires et la récupération des bagages, nous partons directement prendre la voiture réservée par les soins d'Alexandre. Nous retrouvons notre hôtesse Antoinette, et nous partons immédiatement pour la capitale, afin d'y récupérer les dossards.

 

DSCN1871

Le village marathon est installé au delà de ce petit lac.


Nous avons un premier aperçu de la vieille ville, très jolie. De jolies boutiques, bien approvisionnées, la plupart du temps avec des produits de qualité.

 

DSCN1874

Balade dans la ville ancienne.

 

En fin d'après-midi, nous remontons en voiture, destination notre lieu de villégiature: Porto Christo. La différence de température (il fait ici dans les 20°) nous plait beaucoup, il fait 10° de plus qu'à la maison. Le logement est très joli, dans un beau cadre, très calme. Il faut dire qu'il n'y a plus grand monde dans le lotissement.

 

Le soir, Antoinette nous emmène dans un joli restaurant, ou plutôt dans le patio de ce restaurant. Nous y dégustons quelques spécialités de la région. L'atmosphère est toujours très douce, parait-il assez inhabituelle pour la saison. Cette première nuit nous apporte un repos bien mérité. Je dois dire que cette coupure dans le rythme du projet professionnel qui m'occupe actuellement commence déjà à porter ses fruits...

 

Samedi matin, je pars courir un peu, histoire de détendre la musculature. Bénédicte m'accompagne, je ne pensais pourtant pas m'égarer . Puis nous partons en excursion à l'autre bout de l'île, dans une ville plus typique que d'autres, ceinte de magnifiques remparts. Pour le midi, nous avons emporté un pique-nique. La journée est assez chaude (plus de 25°) et cela m'inquiète un peu pour le lendemain. Le soir, nous mangeons à la casa, une recette concoctée par mes soins: 'Tomates-cerise en salade de pâtes au thon'. J'ai cuisiné 1,5 fois les quantités prescrites, il n'est rien resté!

 

Et nous voici déjà le dimanche matin. Nous nous levons très tôt et après un petit déjeuner assez léger (j'ai emporté un gateau-sport), nous partons en voiture, dans la nuit, à destination de Palma. Peu de monde sur la route, quelques nappe de brouillard (!). Nous laissons les autos dans un parking souterrain, puis nous rejoignons l'aire de départ. Nous sommes un peu en avance, aussi nous retournons quelques centaines de mètres sur nos pas, et nous prenons une boisson sur une terrasse. Cela nous permet aussi de passer une dernière fois dans des WC propres.

 

DSCN1855

Peu avant le départ.

 

9 heures, le départ est donné. Le ciel est un peu couvert, pas de soleil, il ne fait pas trop chaud (quand même 18-20°), je suis satisfait. Pour mon premier marathon depuis Paris (en 2008), je me suis fixé comme objectif 4:30. J'ai utilisé un plan trouvé ici, que j'ai trouvé bien conçu: http://runners.fr/plan-d-entrainement-marathon/.

 

Les premiers kilomètres se déroulent sans problème, je suis même un peu en avance sur l'horaire. Je constate que les meneurs vont trop vite, j'essaie de ne pas suivre leur allure. Durant les 10 premiers kilomètres, la course se fait le long de la baie de Palma, sur une boucle aller retour. Puis suivent une dizaine de kilomètres dans la vieille ville, avec beaucoup de changements d'allure et de virage. Ce n'est pas trop ce que j'aime. De plus, dans les ruelles, l'atmosphère est assez étouffante, humide.

 

DSCN1860

Passage d'Alexandre (10 km) ...

DSCN1861

 

Passage d'Aurélia (10 km)...

DSCN1865... et moi-même (marathon).

 

Nous quittons la vieille ville pour une deuxième boucle d'environ 20 km, de nouveau le long de la mer, mais dans l'autre direction, plus touristique et moins intéressante, visuellement. Je passe le 30ème km en 03:10:16, soit avec 1 minute et 40 secondes d'avance sur mon horaire. Je me dis alors qu'en gardant ce rythme, mon but sera atteint. Au 35ème kilomètre, il me semble que la température a fortement augmenté, ce que me confirme un thermomètre: 28 degrés. Et c'est à partir de ce moment que la situation se dégrade: au 35ème km, je fais 06:45 au km, je finis le marathon avec 08.05 au km et avec 18 minutes de retard sur mon plan... Deux kilomètres avant la fin, je dépasse les meneurs d'allure dont un abandonne... Je suis très déçu, mais je sais qu'en dessus de 18 degré, c'est pour moi fatal...

 

DSCN1877Je gère la fin comme je peux...

 

DSCN1879Je me fais même dépasser par une concurrente en tongs... (short rouge).

 

Quelques jours plus tard, ma déception s'atténue quand je vois les résultats du marathon de New-York ou d'ancien champions olympique d'athlétisme ont mis près de 5 heures pour les 42 km.

 

A bientôt

Partager cet article

Published by Jean-Louis - dans running
commenter cet article
18 août 2013 7 18 /08 /août /2013 15:25

Bonjour,

 

Samedi 10 août 2013, 10 heures du matin Gstaad, 6ème édition de la course Glacier 3000.

 

Me voici au départ de mon troisième trail de l'année 2013. Il est vrai qu'il ne s'agit plus d'ultras trails comme j'aimais tant les faire. Mais cette course est loin d'être une sinécure, même si sa longueur n'est que de 26 km. Le départ se fait dans la petite ville, ou plutôt dans le grand village de Gstaad, si décrié par nos amis français, qui sont de plus en plus nombreux sur cette course. L'altitude est de 1'050 mètres. L'arrivée, 26 km plus loin, est à 2'950 mètres! On monte d'environ 200 mètres sur les 15 premiers kilomètres de course, puis de 2'000 mètres sur les derniers 13,5 km! La météo est idéale, je suppose qu'il fait à cette heure 18 degrés. Le soleil est là, le ciel est bleu, il ne fait pas trop chaud.

 

photo-gstaad2013-1-copie-5.JPG

Un peu de stretching avant le départ

 

A dix heures exactement, le départ est donné. Nous traversons très rapidement le village et tout de suite, nous nous retrouvons dans la campagne. J'ai déjà fait cette course en 2008 et vous pouvez en voir le compte rendu ici.

 

Sur la totalité du parcours, 6,5 km se font sur asphalte (petits chemins sans voitures ni trafic à proximité). Cet inconvénient (pour certains) est largement compensé par la beauté des paysages et les jolis chalets et fermes typiques croisés en route. Après 6 km, premier ravitaillement, de la boisson seulement. J'avais décidé, pour la partie 'plate' du parcours, de courir à 10 km par heure. Je suis dans les temps à ce premier ravito. Le deuxième ravitaillement est dans le village de Gsteig. Nous somme la à 1'184 mètres d'altitude. Mine de rien, déjà 134 mètres de D+. Il y a de l'eau, une boisson isotonique et des gels. Voilà qui n'est pas très esprit trail, n'est-ce pas? (mais les gels proviennent d'un sponsor).

 

Je courre avec un bidon, un mini coupe-vent raid-light et mes bâtons <Ultra Distance Black Diamond Z-pole>, qui pour l'instant sont dans leur pochette, elle-même fixée à ma ceinture porte-bidon.

 

Dans ce village, une animation intéressante, les sonneurs de cloches:

 

 

  

 A partir de Gsteig, la pente s'accentue: en 4 km, on monte de 100 mètres. En fait, le parcours est joli, on suit fréquement la rivière qui coule sur le fond de cette vallée, sur des chemins assez vallonés courant le long des berges. Reusch, km 15,5. Fini de rire, à partir d'ici, c'est l'ascension finale.


photo gstaad2013-4

Ravitaillement de Reusch

 

J'y arrive à 11:50, un peu en retard sur ce que j'espérais. Mon coach, parti vers 11 heures de Gstaad avec la voiture postale est sur place. Je prépare les bâtons pour la montée, je bois, je prends quelques morceaux de bananes et hop, c'est reparti. Depuis Reusch, altitude 1'332 mètres, il faut d'abord rejoindre Oldenegg à 1'919 mètres, avec un ravito intermédiaire à Büdemli (1'548 mètres). C'est précisément à cet endroit que je ressens une petite contracture à l'arrière du haut du mollet droit. En 2008, j'étais arrivé à la fin de la course 3 minutes avant la barrière horaire, avec de terribles crampes. Après coup, je sais que cela correspond au début de la prise des statines... Un petit replat et cela repart à la 'verticale', direction Oldenegg (l'exotisme du nom des endroits traversés devrait séduire nos amis étrangers).

 

photo-gstaad2013-8.JPG

En route pour Oldenegg

 

Un nouveau ravitaillement, il y en a maintenant tous les 2 km (j'ai d'ailleurs sauté le précédent). A ce niveau, c'est plus un marathon d'un trail, et je crois que l'organisateur devrait changer cela. Depuis Gsteig, et donc depuis que des gels sont distribués, le sol est jonché d'emballages de gels et de gobelets. Dans un ultra, si on de fait chopper à mettre quelque chose à terre, on est disqualifié! Tout ceci est fort dommage, car je pense que ce genre de course est justement une occasion de se tester pour partir sur un vrai trail.

 

Au départ de Oldenegg, le chemin, ou ce qui en sert, ressemble fort à certaines portions du Grand Raid de la Réunion: des blocs de rochers, des marches de 70 centimètres, un chemin qui disparait dans le chaos minéral.  On passe de 1'919 à 2'300 mètres. Cela justifie, je suppose, le nouveau ravitaillement de Martisberg (km 22). J'ai emporté un bidon de 600 ml mais il y a tellement de ravitaillement en route que je n' ai encore rien bu de celui-ci!!!


 

Ah! Cela commence à ressembler à un trail.

 

Le prochain point important est 'Cabane'. Il s'agit de la cabane du Club Alpin Suisse (CAS) des Diablerets. Nous sommes donc maintenant en Suisse Romande (canton de Vaud).  Nous voilà donc, après 23 km, à 2'485 mètres d'altitude. 'Plus' que 500 mètres de D+ à faire en 3 km (pour les connaisseurs: port de Neuchâtel-Chaumont, pour le dénivellé, pas pour la distance).

 

En principe, les 500 derniers mètres se font sur le glacier. Cette année, certainement en raison de l'enneigement exceptionnel (il a du neiger la-haut jusqu'en juillet), il faut faire au moins un km sur de la neige molle. Et je perds la quelques précieuses minutes. Aussi en raison de la fatigue et maintenant, à 3'000 mètres, franchement, fait pas chaud.

 

 

Je suis un des seuls concurrent munis de bâtons. Sans eux, je ne serais peut être pas arrivé avant la barrière horaire.

 

Le classement est visible ici: http://services.datasport.com/2013/lauf/glacier3000/

 

Ma grande satisfaction, en dehors d'avoir terminé est d'avoir toujours pu dépasser des concurrents sur le plat, mais surtout d'en avoir lâché 20 durant la montée. Et aussi d'avoir fait 2 minutes de moins qu'en 2008.


Je vous encourage à regarder le site de l'organisation qui montre de fort belles images de la région de l'Oberland Bernois. Oberland, en allemand, c'est 'Pays d'en haut'. C'est les Hauts, quoi, comme on dit à la Réunion! Voici le site de l'organisation: http://www.glacier3000run.ch/?lang=fr.

 

Plan de la course, dénivelé, etc.: http://www.glacier3000run.ch/PDF/streckenplan/Streckenplan.pdf

 

Merci à tous les bénévoles, aux sponsors, aux autorités et aux organisateurs pour cette super journée.

 

A bientôt

 

Jean-Louis

 


Partager cet article

Published by Jean-Louis
commenter cet article
14 juillet 2013 7 14 /07 /juillet /2013 15:33

Bonjour,

 

Dans mon arcticle précédent (trail de la Vallée de Joux), je vous parlais de mon prochain trail, à savoir 'La Montagn'Hard'. Le jeu de mots va au delà de la galéjade, jugez-en plutôt!

Le 6 juillet 2013, j'ai donc participé à la plus 'petite' des trois courses, à Saint-Nicolas de Véroce (Haute Savoie). Dans mon dernier article, j'évoquais le basculement de mon inscription de la 60 km à la 38 km, en raison de mon manque d'endurance sur les longs et très longs trails. Quand à l'épreuve reine de la série, elle totalisait 107 km.

Nous sommes arrivés sur place le jeudi 4 juillet déjà, histoire de s'acclimater. Bon plan, la météo changeant radicalement d'un jour à l'autre, passant du printemps maussade à l'été brûlant en un demi jour.

Le vendredi en fin de journée, réception des dossard, contact direct avec l'organisateur, voilà une organisation qui ne se prend pas la grosse tête! Puis repas du soir à notre hôtel, en compagnie d'amis clodoaldiens (Saint-Cloud).

Durant toute la journée, la température est montée, au sens propre comme au figuré. Après une mauvaise nuit de sommeil, je prends un petit déjeuner 'normal' et à 07:30, mon chauffeur me dépose au départ. 07:45: briefing, 08:00: le départ est donné. La température est encore agréable.


035-2013-0654-copie-1.jpgIl fait très très beau sur la Haute-Savoie.

 

Après quelques centaines de mètres sur le macadam, on amorce immédiatement une raide montée de 3 km et de 300 mètres de D+. Au plan de la Croix, nous avons déjà une première très belle vue du Mont-Blanc, immaculé. 4 km de descente suivent, nous menant à un peu plus de 900 mètres, soit presque 300 mètres plus bas que le départ. Et en avant pour la deuxième côte, environ 400 mètres de D+. Puis une descente de 2 km et un peu de plat, nous voilà au premier ravitaillement des Toilles. J'y arrive à 10:15, la barrière est à 10:30. Vu mes préoccupations au niveau de la santé, j'estime avoir déjà posé un premier jalon en atteignant ce point avant la barrière fatidique. Je bois abondamment, je mange quelques morceaux de bananes et en route. J'ai fais 12,5 km et 931m de D+.

 

Pratiquement dès le départ, on monte de nouveau, jusqu'au Col de la Forclaz. On passe ensuite à côté de l'hôtel du Prarion, puis après un moment de 'plat', on aborde une longue descente de plus de 5 km. Heureusement, pour le moment on est encore souvent à l'ombre des arbres. Car la chaleur arrive, très forte. J'ai d'ailleurs déjà vu une défaillance au ravito des Toilles et j'en verrais aussi au deuxième ravitaillement, celui de Bionassay. Ou j'arrive avec une demi-heure d'avance sur la barrière. J'ai donc gagné quinze minutes sur les derniers 10,7 km. A ce ravitaillement, je prends un peu plus de temps, en particulier pour remplir mon camel-back. Je suis en effet parti avec ce petit sac à dos contenant 1,5 litre de boisson, quelques gels et barres énergétiques, le matos obligatoire, le smartphone, un t-shirt de rechange et un micro-imper. A la montagne, on ne sait jamais... La conjonction entre le fait que je suis sans cesse l'oeil rivé sur la montre et le fait que mon smartphone/appareil de photo se trouve dans la poche arrière du camel fait que je n'ai pas fait de photos durant la course... J'ai couvert 23,2 km et 1800 mètres de D+.

 

En route pour la troisième montée. Maintenant, la chaleur est là, terrible. Il faut boire trois bonnes bouches toutes les 10-15 minutes. Je commence à sentir mes quadriceps, ce qui ne m'arrivait pas auparavant après une si courte distance. Les affirmations selon lesquelles les statines 'détruisent' les muscles semblent se confirmer... Par contre pas de crampes! Le balisage est absolument parfait, le paysage est divin, mais je commence à être dans le dur et j'ai de la peine à l'apprécier. Petite descente sur la passerelle de Bionassay, que l'on passe au pas, puis montée finale au col de Tricot (2'120 mètres). Il est 15:30 passé largement. D'autres personnes se reposent un peu, assises par terre au sommet de ce col. Il fait chaud, mais heureusement, un petit air ventile l'ambiance. 600 mètres plus bas et 2,5 km plus loin, on voit les chalets de Miages, c'est le prochain ravito. Certains concurrents croient avoir déjà dépassé la barrière, alors qu'il reste encore environ 40 minutes pour y arriver. Je repars. La descente est assez technique, mais je la fais sans peine. Par contre, je confirme que la baisse de la qualité de ma musculature ne me permets plus de descendre aussi vite qu'il y a trois ou quatre ans. Non seulement j'ai regressé en montée, mais aussi à la descente, la ou auparavant je gagnais du temps. J'arrive au ravito avec 10 minutes de marge. J'ai de plus en plus mal aux quadris et je me demande sérieusement si je ne vais pas abandonner. Surtout que l'estomac n'est pas au mieux non plus. A côté de moi, un gars qui se fait consoler par une bénévole décide d'arrêter. Je pense à mes amis qui vont me dire 'on n'arrête pas à sept kil de l'arrivée'. Je pense à ce que je dis toujours: 'tant que que t'es dans la barrière, tu ne peux pas arrêter'. Je pense à Marc, qui depuis quelques temps fait un super trail tout la haut, un trail éternel... J'écoute la bénévole: 'contre les douleurs musculaires (dues entre autres à la chaleur, par perte des sels au travers de la transpiration): 50% de coca, 50% d'eau et une pincée de sel. J'applique la recette. Tout cela me donne un ultime coup de pied au cul et deux minutes avant la barrière, je repars. J'ai couvert 31 km et 2780 mètres de D+.

 

On commence par quatre kilomètres de descente et 500 mètres de D-. Un petit km de plat et c'est reparti pour plus de deux km de montée, la plus courte en longueur, et aussi en dénivellé, puisque que de 400 mètres de D+. Mais pour moi, la plus dure. Car je suis au bout du rouleau. Raplatplat. Vidé. Cette montée est interminable. Mais tout ayant une fin (sauf les saucissons qui en ont deux), on arrive en haut de cette montée. On rejoint le chemin du plateau de la Croix (la boucle est bouclée) et enfin, enfin, on fait le dernier km de descente, jusqu'à l'arrivée. Qui pour ma part se fait dans l'indifférence. On m'enlève la puce du dossard, on ne me dit pas si je suis dans la barrière, et donc classé. Cerise sur le gateau: le fût de bière est vide (on avait un bon pour une bière dans le pack du dossard). 

 

J'ai mis 10:59:38 pour couvrir la distance de 39 km et 3'380 mètres de D+. 6 sportifs sont classés après moi et 30 finishers ne sont pas classés, je ne sais pas pourquoi (triche?). 181 arrivants sur 260 inscrits, celà fait 30% d'abandons.

 

Affiche-copie-2.jpg

 

Profil-39km-300x197-copie-1.png

Le profil de la 39 km.

 

Et voici l'adresse du site de l'organisation ou vous trouverez tous les renseignements que vous pourriez désirer connaître: http://www.lamontagnhard.fr/

 

Et voici le lien du charmant petit hôtel que je vous recommande chaudement si vous passez dans le coin: http://www.lafermedecupelin.com

 

035-2013-0652.jpg035-2013-0649.jpgLes vues que l'on a depuis l'hôtel...

 

Après quelques jours de repos, je vais me mettre à l'entrainement pour le prochain objectif: le marathon de Majorque.

 

A bientôt

Partager cet article

Published by Jean-Louis - dans running
commenter cet article
23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 17:55

Bonjour,

 

je m'étais d'abord inscrit pour la variante 60 kilomètres de cette course de Haute-Savoie dont le départ sera donné le samedi 6 juillet pour les 38.5, 60 et 100 kilomètres. En raison du résultat du trail de la Vallée de Joux, j'ai estimé plus sage de faire transférer mon inscription du 60 au 38,5 km. Je prendrais donc le départ à 08:00, alors que Sébastien Le Drogo sera déjà parti depuis une heure pour son 60 km. Le 100 km (en réalité 105,2) aura 8811 mètres de D+, le 60 km (en réalité 58,1 km) comptera 3903 mètres de D+ et mon 38,5 km me fera grimper 2676 mètres de D+. Compter la même quantité de D-. Pour les autres détails des courses, voir ici: http://www.lamontagnhard.fr/.

 

Pour l'entrainement, j'ai repris le plan que j'ai utilisé pour la Vallée de Joux. La préparation a été un peu perturbée par la météo, mais je suis confiant pour la course. Ma seule inconnue est de ne plus pouvoir dire quasiment avec certitude si je vais pouvoir rentrer sur l'arrivée dans les barrières horaires.

 

Parmi les sorties longues effectuées dernièrement, voici quelques vues prises sur le parcours des Rochers de Naye, 1600 mètres de D+ pour 13 km, le 14 juin 2013:

 

035-2013 0607

Parti de Montreux sous le stratus, il faut monter jusqu'à Glion pour trouver le soleil.

 

035-2013 0608

Peu avant l'arrivée, il faut encore, à une semaine de l'été, traverser des plaques de neige. Dans la partie sommitale, le chemin est très endommagé par la neige et le gel.

 

Le 17 juin, j'ai fais un parcours que je connais comme ma poche, en direction de Enges. 2 jours auparavant, le Joran s'était abattu avec une rare violence sur la région, faisant même annuler la cérémonie d'ouverture de la fête fédérale de gymnastique (60'000 participants !!!). Voici un témoignage du passage de ce mini Lothar.

 

035-2013 0611 4

 

Tout le long du chemin, des dizaines d'arbres à terre...

 

Le 21 juin 2013, j'ai fais une partie du parcours du défi du Val-de-Travers, soit Noiraigue-Les Oeillons-Le Soliat-La ferme Robert-Les Oeillons-Noiraigue: environ 15 km avec environ 1'000 mètres de D+.

 

035-2013 0617

Fin de la montée des 14 contours, le cirque est en vue. Je n'y vois ni chamois, ni bouquetins...

 

En descendant sur la ferme Robert par le chemin du Single, j'ai rencontré deux bouquetins qui étaient si peu farouches que je l'ai ai d'abord pris pour des chèvres domestiques. C'est qu'ils doivent "sentir" qui sont dans une réserve naturelle protégée et donc hors d'atteinte des prédateurs humains...

 

035-2013 0623

On s'observe ...

 

035-2013 0626

Va-t-on laisser passer le bipède?

 

035-2013 0633

Ben non, j'ai pas finis mon repas, moi.

 

035-2013 0641

Ah oui, je suis très beau!

 

Après quelques minutes, je suis reparti en passant à un mètre des deux compères. A part eux, j'ai également rencontré une dizaine de marcheurs et deux coureurs. C'est que le jour précédent, un autre tempête orageuse s'est abatue sur le littoral neuchâtelois. Certains vignerons de la région on perdu le 100% de leurs vignoble et n'auront pas de récolte pendant au moins deux ans.

 

Je prévois encore une sortie longue la semaine prochaine, puis "retour au calme" avant la course. En espérant qu'enfin la météo soit clémente!

 

A bientôt

Partager cet article

Published by Jean-Louis - dans running
commenter cet article
21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 17:19

Bonjour,

 

ce dimanche matin 19 mai 2013, le premier objectif costaud de 2013 est devant nous: le trail de la Vallée de Joux avec ses 56 kilomètres, 2750 mètres de dénivelé positif et comme point culminant le Mont Tendre, à 1678 mètres d'altitude. Quelques jours avant la course du 19 mai 2013, l'organisation nous a envoyé un mail pour nous communiquer la décision de modifier la fin du parcours, pour cause de présence de neige restante de l'hiver dernier. Cette année, le Mont Tendre est trop dur !!! Si il y a encore de la neige maintenant en dessus de 1300 mètres, c'est qu'il en est beaucoup tombé d'une part, mais c'est surtout en raison du très mauvais temps de ces dernières semaines, qui empêche la neige de disparaitre complètement. Est-ce aussi pour cela que la fréquentation de ce blog est en baisse pour ce mois (en orange) par rapport au mois de mai de l'année dernière (en gris)? Je pense que oui.

 

stat 05 2013

Statistique de mai 2013 versus mai 2012

 

Ci-dessous, on voit en rouge la nouvelle partie du parcours entre l'Abbaye et l'arrivée (troisième tranche de la course).

Modif cause neige

Troisième et dernière partie du 56 km.

 

Nous passons la nuit de samedi à dimanche directement dans la vallée de Joux, histoire de s'imprégner de la région. La météo est à l'image des dernières semaines. En fin de journée, il ne pleut pas (plus). Les averses se déclenchent durant la nuit, un vrai déluge. Les chutes de pluie sont sensées se terminer le dimanche matin à 06:30. Un peu avant six heures du matin, nous touchons les dossards et faisons contrôler les sacs (matériel obligatoire). 06:15, le départ est donné à Vallorbe, sous la pluie, heureusement pas trop diluvienne.

Nous courrons environ 2,5 kilomètres le long de la rive sud de l'Orbe. Première montée, nous arrivons à la grotte aux Fées. Nous traversons ensuite la route qui mène à la vallée de Joux. Au bord de la route, Dominique qui nous a véhiculé jusqu'au départ nous souhaite une bonne course. Une montée de plus d'un kilomètre nous mène à proximité de la frontière, à environ 1200 mètres. Jusque là, les sensations sont bonnes. Direction le Mont d'Or, en courant à flanc de coteau, toujours à 1200 mètres. La cabane du Mont d'Or est atteinte après 75 minutes d'effort, alors qu'il m'avait fallu 90 à la reconnaissance. Compte tenu du fait qu'il y a deux semaines je cherchais mon chemin, la différence n'est pas énorme. Mais en partant à 06:15, c'est plus difficile, donc tous comptes faits, c'est pas mal.

 

Mont d'Or

Cela ne se voit pas sur la photo, mais la neige tombe encore!!!

 

Après le Mont d'Or, on suit le chemin des crêtes pendant 2 kilomètres (nous sommes donc maintenant en France), puis on entame la première descente. Le chemin est plus aisé que lors de ma reconnaissance (je n'avais alors pas le parcours exact) et j'arrive au Day avec 30 minutes d'avance sur la barrière horaire. Cette confortable avance me rassure sur la possibilité de terminer enfin un trail, ce que je n'ai plus fait depuis longtemps, si j'excepte la petite Transjurassienne de l'année dernière (qui était plus courte et plus facile). Je ne m'attarde pas et la montée en direction de Pré Giroud commence. Dans cette montée, j'ai le premier 'moins bien' de la journée. Au bout d'un moment, je me retrouve dans un grupetto de toute fin de peloton. Après, c'est le Chalet de Premier, puis le lieu-dit Sur Grati ou on rejoint l'ancien tracé. Dès que je suis au 'plat', ou en descente, je reprends un peu de distance avec les autres membres du groupe. Je me sens mieux. Je suis constamment juste derrière ou juste devant un binôme de deux copains, beaucoup plus jeunes que moi, qui courent ensembles. Il y a encore un ou deux autres concurrents derrière.


Depuis Sur Grati, on courre environ 1,5 km jusqu'au hameau Le Plâne, dont plus de 500 mètres dans un bourbier total, en fait un chemin défoncé par les engins de bûcheronnage. Une bonne petite montée de quelques centaines de mètres avec un fort dénivelé constitue la première approche de la Dent de Vaulion. Une concurrente blessée reçoit de l'aide devant une ferme. Torsion de cheville. La montée à la Dent de Vaulion se fait sans encombre. Comme il n'y a pas de barrière horaire à cet endroit, je ne me souvient pas de l'heure, mais je vois que la demi-heure d'avance que j'avais au Day a du fondre. Je ne dois donc pas tarder dans la descente sur l'Abbaye. Tout du long, j'apprécie d'être venu en reconnaissance ces dernières semaines, ce qui me permet de gérer au mieux mon effort. La descente n'est pas difficile, mais boueuse et glissante et c'est ainsi que deux ou trois glissades heureusement sans gravité me recouvrent de boue du côté du postérieur.


J'arrive à l'Abbaye pile-poil sur la barrière horaire. Je m'octroie 5-10 minutes de pause pour la première fois depuis 06:15 alors qu'il est 12:15 et que 36 km sont derrière. Je me ravitaille correctement avant d'attaquer le dernier tiers de la course. Au bord du lac, la météo n'est pas trop mauvaise, mais il y a du vent et comme je suis détrempé, je commence à sentir le froid. Sac au dos, en avant marche.


Dès le départ de l'Abbaye, on commence par une montée assez rude d'environ 1 km. Les concurrents avec qui j'étais en compagnie avant l'Abbaye sont partis avant moi et du coup, je suis maintenant bon dernier. Le dernier ravitaillement qui a été déplacé vu que nous n'irons pas au Mont Tendre est atteint. Nous avons maintenant couvert environ 45 km. On court maintenant sur un 'haut-plateau' ou en hiver le chemin est recouvert par la neige d'une piste de ski de fond. Il y avait encore beaucoup de neige il y a deux semaines, elle a bien fondu. Toute cette flotte fait que nous courrons à nouveau dans la gadoue. Je descends maintenant sur la Vallée de Joux.  Je rattrape les deux compères du matin, puis je les dépasse. Dans la descente, je dépasse encore un concurrent occupé à téléphoner. Enfin le lac est en vue. Reste les deux derniers km de plat avant l'arrivée. M'y voici enfin, je passe la ligne d'arrivée, attendu par Sébastien déjà douché et rechangé. Je suis content, cette fois j'ai terminé, tout juste dans la barrière horaire, mais j'ai terminé. Et pas dernier. Par rapport au derniers essais, c'est un progrès. Mais ce résultat me demande un effort tel que je dois me demander ce que je dois changer dans ma préparation ou dans mon/mes objectif/s.

 

Arrivee-TVDJ-2013.jpgBoueux, mais content!


Après l'effort, comme toujours, le réconfort: tout à notre joie, nous allons passer un agréable moment autour d'un bon repas à la table de l'un des restaurants réputés de la Vallée: www.restaurantdulaclepont.com.


 

Ce lien mène à un article contenant les plans d'entraînement et les conseils de ce blog.

 

http://www.trailvalleedejoux.ch/banniere.jpg

Cliquez sur l'image ci-dessus ...

 

A bientôt


Partager cet article

Published by Jean-Louis - dans running
commenter cet article
Partager cette page Facebook Twitter Google+ Pinterest
Suivre ce blog