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Samedi 19 novembre 2011 6 19 /11 /Nov /2011 11:06

Bonjour,

le 28 octobre 2011, j'ai participé au semi de Lausanne. Dans un premier temps, je me suis inscrit pour soutenir une personne chère qui faisait pour la première fois une si longue distance. J'avais également invité mon ami de Châtou. Pour chacun de nous trois, c'était une première:

  • Aurélia tentait son premier semi;
  • Sébastien courait pour la première fois devant son fils;
  • Quand à moi, c'était mon premier semi à Lausanne (mais plusieurs fois le marathon).


Ce lien mène à un article contenant les plans d'entraînement et les conseils de ce blog.


Aurelia1

Quelques heures avant le départ...

Le départ du semi qui se courre en ligne se fait à La Tour-de-Peilz (prononcer la Tour de Paix). Nous prenons donc un train spécial qui nous conduit à 21 km de Lausanne. A 13:30, c'est le départ. Je me suis fixé un but de deux heures pour couvrir la distance. Je me suis assez bien entraîné, sauf les deux avant-dernières semaines, pour cause de vacances. Je suis assez optimiste. Il fait très beau, la rivièra lémanique est superbe, comme toujours, avec les montagnes de Savoie en toile de fonds.

C'est parti. L'altitude au départ est de 376 mètres. Dès le début, je précède mon meneur d'allure de quelques mètres. Je me ravitaille conscienceusent aux nombreux postes prévus à cet effet. Nous quittons La Tour-de-Peilz en longeant les quais, nous traversons Vevey (siège de Nestlé). Les jolis villages vignerons du Lavaux se succèdent et après 5 km, j'arrive à Saint-Saphorin, connu loin à la ronde pour ses vignobles. Le parcours est jalonné de onze points de ravitaillement et d'une douzaine d'animations musicales.

parcours

Le parcours

 

 

Lausanne LeDrogo

Sébastien en plein effort vers le 15ème kilomètres.

Lausanne1

Moi-même à mi-parcours...

Lausanne2

... puis dans la traversée de Villette.

Tout va bien, je suis toujours en compagnie du groupe du meneur vert. Il reste un peu moins de cinq km jusqu'à l'arrivée. Lutry et Paudex sont traversés sans encombres. C'est à la sortie de Paudex que mon allure chute fortement, un peu comme lors du mur du marathon! Le drapeau vert me dépasse, je n'arrive plus à le suivre! C'est la défaillance que je ne pensai pas voir venir!

Lausanne3

En vue de l'arrivée!

Finalement, mon temps est de 2:02.10,6. Deux semaines de vacances = 2 minutes!!! Sébastien Le Drogo termine en 1:38.50,7. Quand à Aurélia, victime de maux de ventre, elle a jeté l'éponge après 10 km. Ce n'est pas un échec, c'est une expérience. Et les expériences nourrissent les projets à venir!

DSCN0453

L'arrivée.

 

Voilà, c'est peut être la dernière course de l'année. Pour l'année prochaine, je vais retenter le trail de Verbier et je me mets donc de suite à l'élaboration du programme 2012!

 

Pour préparer cette course, j'ai utilisé le plan visible ici: http://www.lepape-info.com/entrainement/competition-sur-route/plan-entrainement-semi-marathon-en-1h50-en-3-seances-hebdomadaires

 

A bientôt

Par Jean-Louis - Publié dans : running
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Samedi 16 juillet 2011 6 16 /07 /Juil /2011 16:50

Bonjour à tous,

Le vendredi 18 juin 2011, j'ai pris le départ de l'épreuve reine des courses de Bienne (Suisse), les 100 kilomètres. Après pratiquement trois mois de beau temps, voilà que la météo se gâte. Une baisse de la température ne me gêne pas, je préfère courir avec 15 degrés. Par contre les prévisions annoncent de la pluie, beaucoup de pluie. De fait, la pluie commence à tomber durant l'après-midi. Un peu avant 17 heures, je retrouve mon ami Marc Hoste qui vient faire le 'Night Marathon', dans le cadre de son entrainement pour le Lavaredo Ultra Trail. Lui partira à 22:15, soit 15 minutes après moi. Je dépose mes affaires dans sa chambre d'hôtel (moi, je fais cette économie, puisque je vais courir toute la nuit ). Puis nous partons à la recherche d'une trattoria pour les pâtes d'avant course. Durant le dessert, nous téléphonons à Sébastien le Drogo qui manque à l'appel pour cause de blessure. Lui qui rêvai de faire son premier 100 bornes le jour de ses quarante ans, c'est raté!

Au moment du départ, miracle: la pluie a cessé. Pan! le starter a fait son office. Le début de la course commence par une boucle en ville, sans aucun intérêt. Avec l'ancienne version, on traversait la ville d'est en ouest, sur un parcours plus sympathique. L'endroit des installations (vestiaires, village marathons, douches, etc.) est également nouveau. Nouveau façon de parler, puisque c'est le site de l'Expo02, qui est redevenu un terrain vague. Si je dois mettre une note sur ces installations, c'est 5/10 contre 10/10 auparavant. Et les 5 points vont en grande partie à la gentillesse des bénévoles. Merci à eux. 

5 minutes après le départ, je m'arrête déjà au bord de la route pour revêtir un poncho, car la pluie tombe de nouveau abondamment. Le poncho n'est pas très seyant, mais il a l'avantage d'être très couvrant, il recouvre aussi le petit sac à dos que j'ai pris cette fois-ci avec un peu de linge de rechange. On transpire un peu dessous, mais entre un peu mouillé et détrempé, je fais mon choix. De plus, sous le poncho subsiste une certaine température assez agréable.

 

streckenplaene2011

Le plan du parcours. Pour le voir en plus grand, cliquer dessus.

J'ai déjà fais cette course par deux fois: en 2003, lors de la grande canicule (il faisait 22 degrés à deux heures du matin, le moment le plus frais ...) et en 2009. La température était plus basse, mais j'avais pu courir toute la nuit avec le même t-shirt. Les deux fois sans lampe frontale. Il en est tout autrement cette fois-ci. Il fait nuit noire et dès que l'on quitte la ville, il faut utiliser la lampe. Il ne fait pas froid, mais c'est très humide et il pleut sans discontinuer. A cause de l'obscurité, nous ne voyons pas les fondrières et rapidement nous ne cherchons même plus à les éviter.

J'ai oublié mon Garmin à la maison et du coup je ne sais pas trop comment gérer mon allure. J'ai pris un camel-back avec moi, ce qui me permet de ne pas m'arrêter aux ravitaillements ou alors quelques secondes seulement. Entre le 10ème et le 15ème km, je commence à dépasser des personnes portant le t-shirt du marathon, alors que ceux-ci partaient 15 minutes après le 100 km. Ou bien ce sont des tricheurs, ou alors il y eu une bulle au niveau des parcours. Pourvu que cela ne soit pas sur le mien... Un article du journal du lendemain m'apprendre qu'en raison d'une erreur de parcours du marathon, celui-ci n'aura eu une longueur que de 35,5 km...

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Ah oui, ça mouille!

HPIM0984

Les ravitaillements étaient partout richement dotés, cela manquait de salé (fromage, tucs, salami...)

Les heures passent. Pour gérer au mieux mon avance par rapport à mon objectif (moins de 14 heures), j'ai noté les heures auxquelles je devrais passer à Ammerzwil (km 26, 01:30), au km 50 (05:00), au km 75 (08:30). J'étais au km 26 avant une heure du matin et je suis passé à Kirchberg à 04:57.04. J'ai donc une marge de plus de 6 km sur mon timing. Kirchberg, c'est l'endroit ou l'on peut retrouver des effets de rechange, j'y passe une vingtaine de minutes à me changer et à me sécher (ou plutôt l'inverse). 

Au km 38, j'étais 647ème au général et 53ème de ma catégorie (M55). A Kirchberg, je suis 636ème et 53ème. Je repars et j'ai vraiment bien profité de cet arrêt. Le jour est levé, il ne pleut plus et j'ai une patate d'enfer. Je cours les premiers 10 km de cette deuxième partie bien plus vitre que les heures précédentes. D'ailleurs, je dépasse sans arrêt d'autres concurrents, même certains relais ou estafettes. Le long de la piste Ho Chi Minh (voir les articles précédents), je vois des coureurs qui dorment sur le bord du chemin. La nuit a été longue... Utzendorf puis Gerlafingen sont dépassés. C'est le moment ou le chemin reprend la direction de Bienne, du but. Le prochain pointage est au km 76,5, après Ichertswil. Je courre depuis 10:16.02, je suis classé 630 et 61. Je progresse au général, je régresse dans ma catégorie. Depuis Kirchberg, j'ai dépassé au moins 50 personnes. Cela ne se ressent pas au classement en raison de la multitude de catégories de coureurs, mais c'est un bon stimulant: tu vois quelqu'un en ligne de mire, tu te rapproche lentement mais surement et puis tu le dépasse. Et voilà une nouvelle cible à l'horizon... Cela fait passer le temps et cela découpe l'objectif en buts rapidement atteignables. Arch, Büren a. A., Safern, Brügg sont dépassés. Il pleut à nouveau depuis un bon moment. Malheureusement, j'ai troqué  le poncho contre un mince coupe vent qui ne tiens pas l'eau. Plus que 4, 3 , 2, 1 km! Depuis Kirchberg, j'ai dépassé une bonne centaine de personnes. Je passe la ligne en bonne forme, après 13:22:43 de course, soit 39 minutes de moins qu'en 2009 et presque deux heures de moins qu'en 2003!

AlphaFoto 1895241

Nous y voilà, même pas crevé!

AlphaFoto 1897487

Allez, encore une, je sais que vous aimez cela!

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Comité d'acceuil!

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Je ne suis pas spécialement pénible, mais les installations sont un peu rustiques.

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Un peu de PUB pour les amis français...

Je suis 553ème au général et 55ème de ma catégorie.

Je suis très satisfait du chrono, certainement atteint en raison de la relative fraicheur atmosphérique, par contre, je suis un peu frustré par le fait que les intempéries ont empêché de voir le paysage te les magnifiques villages bernois traversé. Les habitants étaient également à l'intérieur plutôt que sur les terrasses.

J'ai atteint mes deux principaux objectifs 2011, il me reste à trouver quelque chose pour la fin de l'année. Je repends le jogging seulement cette semaine, un mois après les 100 km. C'est pénible...

Quelques souvenirs:

Medaille2011.jpeg

Diplome2011

Dossard2011.jpeg

 

MES EDITIONS PRECEDENTES:

100 kilomètres de Bienne / Grand raid de la Réunion 2009

L'année 2003

 

A bientôt.

Par Jean-Louis
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Lundi 4 avril 2011 1 04 /04 /Avr /2011 20:33

 

Bonjour,

 

Ce lien mène à un article contenant les plans d'entraînement et les conseils de ce blog.

 

Beau début d'année. Le 19 mars 2011, j'ai couru les 15 km de Kerzers en 1:19.21,8, soit avec plus de 5 minutes de moins que l'année dernière. Je suis très très content de ce résultat. Il montre bien le sérieux de l'entraînement de ce début d'année par rapport à 2010 qui m'avait vu échouer lamentablement au trail de la vallée de Chevreuse. Il faut dire que la douceur de l'hiver m'a permit un entraînement de qualité. Une semaine avant l'Ecotrail de Paris, ce résultat était encourageant.

 

Kerzers2011

L'arrivée de Kerzers 2011: je suis au taquet!


J'ai donc pris le départ de l'Ecotrail de Paris le samedi 27 mars 2011 à Saint Quentin-en-Yvelines, à 12 heures 30. Cet endroit se situe à environ 35 kilomètres à vol d'oiseau de l'arrivée, mais pour rallier celle-ci, il faudra en parcourir 82, avec 1'500 mètres de dénivelé positif! Au moment du départ, la température est élevée, environ 18-20 degrés. L'atmosphère est lourde, des orages sont annoncés en début de soirée, on espère passer entre les gouttes...

 

ParcoursEcoTrail

Le tracé du parcours. 

 

Au départ, de notre fameuse équipe sont présents:

- Marc Hoste, vétéran H4, Belgique (Profonsart); 
- Sébastien le Drogo, vétéran H1, France (Chatou);
- Jasmin Zetlmeisl, vétéran F1, France (Paris, premier trail);
- Jean Pebay, vétéran H3, France (Paris, premier trail);
- François Borceux, vétéran H1, Belgique (Bruxelles);
- Jean-Louis Rochat, vétéran H1, Marin-Epagnier (Suisse).

Des 6 ci-dessus, 4 seront finisher. Jean stoppe après 53 km, alors qu'il est parti blessé dès le départ (est-ce bien prudent, toubib?). François lui est parti avec une poche à eau trouée. Il est arrêté 10 km avant l'arrivée, sur ennuis techniques.

 

photo generale 1

Une première vue du départ

 

photo generale 2

Une deuxième vue du départ, guichet fermé avec 2'000 inscriptions (1'500 pour le 50 kilomètres).


Entre le départ et le premier ravitaillement, il y a 21 km à parcourir, par monts et par vaux, principalement en forêt et autour de petits lacs. Nous sommes vraiment en pleine nature, si proche de la capitale. Je cours avec Marc, nous essayons de tenir une moyenne de 9,5 km/h, à l'aide de mon Garmin. Compte tenu de la pose ravitaillement, nous avons fait jusqu'à Buc du 9 km/h environ, ce qui n'est pas mal, vu la topographie (montées, souches, chemin forestiers, chaleur). Nous buvons, mangeons un peu, faisons le plein d'eau et redémarrons. Au moment du départ de ce poste, nous avons environ 25 minutes de réserve sur la barrière horaire, ce qui n'est pas beaucoup. A ce moment, je suis classé 1'664ème.

 

JeanLouisMarcA

En compagnie de Marc, toujours souriant

 

JeanLouisMarc2A

Peu avant le premier ravitaillement de Buc.


Si le premier tronçon servait d'échauffement, le deuxième constitue le plat de résistance, puisqu'il s'agit de parcourir 34 kilomètres avant le prochain ravitaillement. Le paysage est toujours du même type: des montées fréquentes, raides, durant entre 5 et 10 minutes, suivies d'un plat d'un ou deux km puis d'une descente. Un peu de plat et cela recommence.

 

JeanLouisSeulA

Marc a pris le large.


Au bout d'un moment, je dis à Marc de me lâcher, car j'ai un coup de moins bien et je le ralentis. Dès le 30ème kilomètre éclate l'orage. Le tonnerre n'est pas violent mais la pluie est dense et drue. L'averse dure au moins 20 minutes. Certains chemin se transforme en pistes de savon noir. J'hésite à enfiler mon imper, car je n'ai pas froid. Et ouvrir le sac en pleine forêt, sous l'averse, c'est risqué. Je continue donc ainsi. Au km 49, contrôle du matériel bligatoire: la lampe frontale, le bandeau réfléchissant et la couverture de survie.

Je suis maintenant classé 1598ème. Le bandeau est mis à la cheville, la lampe est allumée.Je  profite de l'arrêt pour enfiler mon imper, surtout pour me protéger du vent. J'apprend après l'arrivée que nous sommes à l'observatoire de Meudon. Bel endroit! Et de là on y voit la tour Eiffel!!!

 

MeudonLa voyez-vous, décalée sur la gauche du centre de la photo?


Mais il reste encore 33 kilomètres. Je repars après quelques minutes et cet arrêt m'a donné froid. J'arrive enfin à Chaville, au km 56. La nuit est tombée, il est 20:25. La barrière horaire est à 21 heures. Je change de t-shirt, complète par un sweet-shirt. Je mange un peu, je bois et je repars.

 

Prochaine étape, St-Cloud au km 74. 18 kilomètres à couvrir. Je continue de gérer ma vitesse en fonction de mon but, qui est de franchir l'arrivée avant 01:00. Je dépasse toujours régulièrement d'autres coureurs, ce qui est bon signe. Evidemment, je me fais aussi dépasser.

Nous sommes toujours en forêt. Il y a toujours des montées et des descentes. J'essaie de rester en permanence avec au moins un autre concurrent, pour d'une part profiter de sa lampe frontale et aussi pour éviter de rater une balise. Saint-Cloud est atteint à 23:17. La barrière est à 23:30, je n'ai plus beaucoup de marge. Quelques minutes pour me restaurer et je repars. Il me reste 90 minutes pour 9 à 10 km. Je dois donc maintenir du 6 km/h pour être finisher. Cette dernière portion commence par une descente en forêt. Je ne connais pas du tout la géographie des lieux, aussi, je ne peux pas vous dire tous les endroits que nous traversons. Enfin, nous arrivons au bord de la Seine. Ces derniers kilomètres ne sont pas les plus beaux. Nous longeons des installations portuaires pour les péniches, d'anciennes zones industrielles plus ou moins obsolètes, etc. MAIS ON S'EN FOUT!!! Car le but approche! On longe les berges, on traverse encore une fois ou deux le fleuve, on finit par monter un escalier aboutissant sur le quai Branly. IL N'Y A PLUS QU'A TRAVERSER LA ROUTE ET NOUS VOICI SUR LE PARVIS DE LA VIELLE DAME DE FER! Je traverse au rouge et miracle, par un seul avertisseur ne se fait entendre!

Il est presque une heure du mat et pourtant la circulation est dense, presque comme en plein jour. Voici l'allée d'honneur, délimitée par les barrières Vauban. Direction pilier sud, la préposée ne me demande pas de billet d'entrée, et hop! je grimpe les 347 marches qui me mènent à l'arrivée, au premier étage de la tour Eiffel! A l'arrivée, on sent que les bénévoles on envie de plier bagage! A boire, il reste de l'eau plate et de la bière!!! Tant qu'à faire, une Kronen ne fera pas de mal.

 

EiffelA

L'arrivée au premier étage de la Tour Eiffel!!!

 

Voilà, c'est fait! C'est le premier 'gros' trail que je termine depuis juillet 2008 (Gran Trail Valdigne).

Les conclusions: nous sommes tôt dans la saison. Si je m'étais entraîné aussi sérieusement l'année passée, j'aurais certainement pu terminer le trail de la vallée de Chevreuse. Cela fait une semaine que j'ai terminé la course, une importante contusion sur le devant de la cheville droite m'empêche de reprendre l'entraînement. Il me tarde cependant de m'y remettre, le prochain objectif étant les 100 kilomètres de Bienne.  

 

A bientôt 

 

Jean-Louis

Par Jean-Louis
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Dimanche 9 janvier 2011 7 09 /01 /Jan /2011 17:43

Bonjour, 

 

Ce lien mène à un article contenant les plans d'entraînement et les conseils de ce blog.


Janvier 2011 est déjà bien entamé. A cause d'un refroidissent assez sévère consécutif à la visite des marchés de Noël de Strasbourg le 31 décembre dernier, mon entraînement est un peu suspendu. Mais je compte reprendre tout cela sérieusement dès demain.

avant de parler de l'avenir proche, tirons un bilan de l'année dernière. La saison de course a commencé avec la traditionnelle course de Kerzers,  qui ouvre ma saison depuis 14 années, donc depuis que je me suis mis à courir! C'était le 20 mars dernier.

Je m'étais inscrit pour le trail de la vallée de Chevreuse, 55 km et  plus de 2000 mètres de dénivelé positif. C'était le 4 avril 2010 et je m'y suis rendu avec 200 km d'entraînement dans les pattes depuis le début janvier. Dès le début, j'ai senti que j'allais souffrir! De fait, au 18ème km, j'étais dernier (juste encore dans les temps). J'ai stoppé!

La suite, c'était le trail de la vallée de Joux que j'ai relaté ici , ici et ici. Cette fois-ci, je suis arrivé au bout, mais non sans peine. C'était le 23 mai 2010, 44 km avec 1'800 mètres de dénivelé positif. Je n'avais alors 'que' 400 km au compteur, mais 6'000 mètres de dénivelé positif! Voila qui peut faire la différence. Des problèmes de santé m'ont quand même compliqué la tâche ce jour-là.

En avril-mai, j'ai fais deux étapes du BCN Tour. Les semaines suivantes, j'ai continué l'entraînement en vue du Trail de Verbier. Je me suis rendu plusieurs fois aux Rochers de Naye, trajet permettant de faire 2'000 mètres de dénivelé en une quinzaine de km. J'ai aussi fais quelque parcours entre Marin et La Chaux-de-Fonds, des ascensions/descentes de Chaumont, etc.

Le 11 septembre, date dont je n'ai pas besoin de vous pourquoi on s'en rappelle, c'était le Jungfrau Marathon, une course qu'il faut faire une fois dans votre vie!  J'ai terminé la saison par les Pavés de la Neuveville et enfin le 18 décembre, avec la Trotteuse de La Chaux-de-Fonds, une nouvelle course (3ème édition) de type 'corrida'.

J'ai donc terminé l'année avec plus de 1'260 km d'entraînement et de course et plus de 25'000 mètres de dénivelé positif!

Pour 2011, mon premier objectif sera l'Eco-Trail de Paris /Ile-de-France: 80 km et 1'500 mètres de dénivelle. Pour ne pas rééditer mon exploit de Chevreuse, j'ai repris un entraînement 'spécifique'  dès la fin novembre déjà. Les conditions climatiques et mon refroidissement ont contrarié mes plans, mais j'ai prévu de la réserve. Vous pouvez voir le parcours de cette épreuve ici, l'apothéose étant l'arrivée au premier étage de la Tour Eiffel.

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A bientôt

Par Jean-Louis
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Samedi 16 octobre 2010 6 16 /10 /Oct /2010 19:05

Bonjour,

voilà déjà un mois que j'ai fais le marathon de la Jungfrau; et deux mois que je n'ai plus publié sur ce blog! Il faut que je me rattrape! Au niveau des articles, j'entends, car pour les courses, l'hiver venant...

Le marathon de la Junfrau: c'est le sujet du jour. C'est une course très très connue en Suisse, plus par les Suisses allemands que les romands, il faut bien le dire. Les romands ont tort, car à mon avis, mis à part le marathon de New York et les grands trails (UTMB et Réunion), c'est une des trois plus belles épreuves que j'ai faites jusqu'à maintenant.

Profil

Le profil.

Nombre de concurrents finishers: 3'244 hommes + 792 femmes = 4'036 arrivant. Je ne connais pas le nombre d'abandons, mais il manquait pas mal de monde au départ, ce qui est étrange, vu qu'il était impossible d'avoir une meilleure météo! 2324 Suisses ont rallié l'arrivée. Par pays, parmi nos voisins, sont Finishers:

- 949 Allemands;

- 104 Autrichiens;

- 98 Italiens;

- 73 Français;

- 43 Belges (voisins de coeur...);

- 7 Lichtensteinois.

De cette liste il ressort que les Français sont sous-représentés, car Interlaken est plus proche de la France que de l'Autriche ou encore la Belgique. Mais sortez donc de l'hexagone!!!

Le 10 septembre 2010, nous partons donc en voiture de la maison jusqu'à Ringgenberg, petit village au bord du lac de Brienz, au coeur de l'Oberland bernois.

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Joli chalet, juste en face de notre hôtel.

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L'hôtel est situé juste au dessus du lac de Brienz.

Pour les amis de la Réunion, on traduira 'Oberland' par 'Les Hauts'. Nous déposons nos bagages à l'hôtel et partons ensuite pour Interlaken, en train et à sept kilomètres de là. Nous nous rendons à la réception des dossards et c'est le premier choc: le village marathon est installée dans un cadre somptueux: le Casino-Kurshall de la ville. Ca change de certains complexes sportifs plus ou moins décatis qu'il m'a été donné de voir dans d'autres lieux d'Europe!!!

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Le casino d'Interlaken.

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Le parc du casino ou pas mal de monde fait bronzette.

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L'intérieur.

Une enfilade de salons avec lustres de cristal nous mène jusqu'au sésame de la course. Je n'ai jamais vu d'expo avec autant de marques de chaussures et équipements de toutes sortes que dans cet endroit, sur une surface d'au moins 2'000 mètres carrés.  Les organisateurs de courses sont aussi là, dont ceux du défi du Val-de-Travers. Quand à la pasta party, elle se déroule dans l'une des salles du casino, sous les lambris d'une très belle salle. On a l'impression d'une course d'aristos... Pendant ce temps se déroulent au dehors diverses courses pour les enfants.

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La pasta party. British, la moustache!

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Le cadre est vraiment somptueux, un vrai petit Versailles!!!

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L'embarras du choix, je n'ai jamais vu une boutique marathon aussi magnifique.

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Convaincus?

Il est temps de trouver ou se sustenter. Pour moi, cela sera un risotto, j'en ai un peu marre des pâtes... Après cela, nous regagnons notre hôtel, en car postal, cette fois. Je prépare mes effets pour le lendemain, puis dodo. Le lendemain matin, l'hôtelier a prévu le petit déj dès 06h30. Ainsi, pas trop de stress. Nous partons ensuite pour Interlaken, de nouveau avec le bus postal. Nous arrivons sur le lieu du départ un peu après 8 heures du matin, le départ ayant lieu à 9 heures. Nous avons donc le temps d'aller boire un thé dans un bar.

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Thé et concentration.

Il est vrai que s'il fait très très beau, la température ne dépasse pas 10 degrés. Cela me réjouit, car ainsi il ne fera pas trop chaud durant la montée. Et il n'y aura pas non plus de neige sur le parcours, comme cela arrive certaines années!

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L'arche de départ et le sponsor principal...

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C'est par là...

L'endroit est très animé. Le départ a lieu devant l'hôtel Victoria, fleuron du tourisme de la ville (5 étoiles.) Cet hôtel figure parmi d'autres, presque autant luxueux. Rien à envier à la place Vendôme! Il y a aussi énormément de touristes, la plupart asiatiques. Pour un onze septembre, je suis quand même surpris.

Voilà que l'heure du départ est arrivée. Je me suis fixé 5h30. Il faut savoir que j'aurais 1'825 mètres de D+ pour 285 mètres de D-, pour 42,196 kilomètres.

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5, 4, 3, 2, 1 ...

PAN! Le départ est donné.

001 Départ

Je vais déjà tellement vite que la photo en est trouble... (2).

Les photos marquées de (2) ont été achetées.

C'est le ministre des sports qui a pressé sur la détente. Le départ est très rapide. Les premiers kilomètres se courent sur le macadam, au plat. Après un km, je jette un regard à mon chrono, je fais du 13 km/heure! Bien trop rapide pour moi. Je me force à ralentir et je me cale sur 10-11 km/heure. Je me fais passablement dépasser. C'est normal, puisque je suis parti trop vite. Bientôt, je me trouve dans le groupe courant à mon rythme. Les premiers kilomètres sont plats, la ville d'Interlaken ('entre les lacs') étant située sur le fond d'une vallée jadis creusée par un glacier 'préhistorique'.

002 KM5

Au kilomètres 5, le tempo est encore rapide (2).

Les photos marquées de (1) ont été prises quelques semaines avant la course, lors d'une reconnaissance faite en solo.

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Sur la route de Madison? (1)

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Au loin, la neige nous appelle... (1)

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Les torrents ne sont pas à sec! (1)

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Le bois pour l'hiver est prêt! (1)

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Et il est bien rangé, n'est-ce pas? (1)

Après 15 kilomètres, nous arrivons à Zweilutschinnen. C'est à partir de cet endroit que la dénivelé commence vraiment. Il y a des ravitaillement presque tous les 5 km, tous les 10 avec du solide. De ce point de vue, pas grand choses à voir avec un trail. Dans la mentalité des concurrents non plus! Si quelqu'un n'est pas bien sur le bord du chemin, personne ne s'arrête! C'est pas sur le trail que l'on verrait cela. J'arrive à Lauterbrunnen, au km 20 à 11h14, j'ai 19 minutes de retard. Je me demande bien ou j'ai pu perdre du temps! Au classement, je suis 464ème (de ma catégorie).

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A Lauterbrunnen, la foule est dense.

La météo est superbe, même s'il fait un peu frais dans les endroits ombragés. On traverse de superbes villages de montagnes, avec de beau chalets bien fleuris. Les cloches des vaches nous bercent et tout ce romantisme, toute cette beauté que j'admire, voilà peut être la raison de mon retard...

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Lauterbrunnen (2).

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Traversée du village (je suis au milieu de la photo).

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Un petit coucou à la photographe de service et je repars.

Après Lauterbrunnen, on fait une boucle de 2-3 kilomètres au plat et c'est la partie de la course que j'aime le moins.

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Le paysage est toujours autant magnifique.

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Ferme oberlandaise typique avec les cloches de vaches et les fleurs!

Ensuite, on repart pour la montée. On passe de 1'024 mètres (Lauterbrunnen) à 1'274 mètres (Wengen) en six kilomètres. Il y a des portions très raides, mais très courtes et j'arrive à Wengen (village sans voitures) à 12:42.41. Mon retard s'est donc stabilisé. Entre Lauterbrunnen et Wengen, j'ai fais le 457ème chrono et c'est également mon rang actuel. On dirait que les purs marathoniens ont de la peine à la montée... Wengen est le dernier village traversé. C'est une station de montagne mondialement connue, puisque c'est le lieu d'arrivée de l'une des trois grandes descentes de ski alpin ('Le Lauberhorn') avec Kitzbüehl et Val Gardena.

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La petite gare de Wengen. (1)

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Malgré la foule, je retrouve ma photographe préférée.

Les chemin sont maintenant véritablement montagnards, monotrace. Il fait toujours très beau et pas trop chaud.

Depuis Wengen il y a un panneau annonçant la distance parcourue tous les 250 mètres. D'abord, je me suis dis que ça allait me lasser, mais finalement, je trouve plaisant de diviser le parcours en petites tranches et tout se passe bien.

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Wengen est déjà derrière moi.

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Le train reliant Wengen à Kleine Scheidegg.

DSCN0580Après les chemins monotrace, le sentier s'est élargi. Ceci  pour permettre aux touristes montant en train de se balader sans trop d'efforts...

 J'arrive au lieu dit Wixi  (1'830 mètres), après avoir dépassé Wengeralp. J'ai fais le 434ème chono sur les 7,6 km qui séparent Wixi de Wengen. Je remarque bien que je rattrape et dépasse du monde depuis Wengen. Je suis actuellement 452ème de ma catégorie.

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Il fait vraiment très, très beau!

Depuis Wixi, il faut monter jusqu'au point culminant de la course, à 2'205 mètres d'altitude. Il reste 4,3 km, dont trois de montée très raide, en file indienne.

Montée Wixi

La montée depuis Wixi.

005 Fin montéeFin de la montée de presque deux kilomètres, je cherche de l'oxygène (2).

Plus personne ne court, le souffle est court. C'est là que je donne le meilleurs de moins même, puisque sur ce tronçon je fais le 375ème chrono et que mon rang final dans la catégorie sera le 443ème dans et le 2'768ème au scratch. Le dernier km est d'ailleurs en descente. C'est l'occasion de reprendre encore quelques concurrents, avant de m'étaler de tout mon long. J'aurais pu faire cela sur le parcours, dans l'herbe tendre d'un pâturage ou paissent les vaches, loin des regards. C'est compter sans mon égo, mon envie d'être vu... Je me casse donc la g... devant la foule, sur un chemin bien caillouteux et en pleine vitesse. Un coude et un genou abîmés, je me relève après quelques instants et après que la crampe qui vient de se déclencher dans les mollets s'en aille. Et voici l'arrivée, avec la foule des grands jours. On se croirait sur les Champs-Elysées le 14 juillet... enfin, presque.

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La petite gare de Kleide Scheidegg, avec une foule immense, touristes, coureurs et accompagnants confondus.

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Il y a tellement de touristes Japonais que des trains spéciaux sont organisés uniquement pour eux. (1)

006 Fin montéeOn arrive au 'plat' (2).

007 ArrivéeEt on peut relancer la machine (2).

008 ArrivéeJe me suis relevé, plus que 500 mètres (2).

009 ArrivéeJe vais autant vite que je peux, je suis en manque d'oxygène (2).

010 ArrivéeOn y est... (2).

011 ArrivéeEt soudain, je me prends pour Pégase, mes pieds ne touchent même plus le sol, je vole... (2).

Au final, je termine le parcours en 6 heures et 9 minutes,

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Et nous attendons le tarin du retour. Quelle belle journée!!!

Un des points forts de ce marathon, c'est son animation le long du parcours. Il y a des fanfares municipales (les Suisses alémaniques sont de très bons musiciens), des steel bands (musiciens locaux également), des joueurs de cors des Alpes, des lanceurs de drapeaux, des cliques et même, un kilomètre avant l'arrivée, un joueur de cornemuse.

CorsCors des Alpes et lanceurs de drapeaux.

Cornemuse.jpg1 kilomètre avant l'arrivée... Il est là chaque année, par n'importe quel temps!

Pour info, "The Ultimate Guide to International Marathons » a décerné au Jungfrau Marathon le titre du « Plus beau marathon du Monde»

A bientôt

Par Jean-Louis - Publié dans : running
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