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Dimanche 16 février 2014 7 16 /02 /Fév /2014 17:05

Bonjour à tous,

 

 

depuis le marathon de Palma (octobre 2013), je dois avouer que je n'ai pas fait grand chose, sauf à courir 2-3 fois par semaine, pour ne pas perdre les bonnes habitudes. C'est que j'étais en attente de la neige pour varier et faire du ski de fonds et de la raquette à neige. Malheureusement, à part une belle couche d'or blanc au début décembre, nos régions jurassiennes restent désespérément sans conditions satisfaisantes pour les sports de glisse. Il semble que la neige soit enfin arrivée ce week-end, on verra ses prochains jours.

C'est pourquoi j'ai commencé le 10 janvier 2014 un plan d'entraînement prévu pour 5 km, pour gentiment monter en puissance. Eh oui, je commence cette nouvelle année en douceur. Ce plan est téléchargeable ici. Je n'ai pas fait le plan complet, car je dois commencer un autre plan pour les 15 kilomètres de Kerzers (15 mars 2014). J'ai fait un test le 13 février 2014, sur 5 km. Je me suis fixé comme objectif de le courir selon le concept MQSA, soit en 28:40. La météo était exécrable, fort vent dans le dos sur la première moitié, de face sur la deuxième. Avec la pluie et un terrain inondé. Heureusement, la température, pour la saison, était douce (6-7 degrés). J'ai fais un chrono de 18:24,75, but atteint, mais j'étais exténué.



Récapitulation de l'année 2013.


Les courses:


- 3 mars 2013: 10 kilomètres de Payerne. J'avais remplis le contrat que je m'étais fixé, soit terminer en moins de 56:15:00 (concept MQSA / mieux que son âge);


- 16 mars 2013: 15 kilomètres de Kerzers. Le chrono MQSA à faire était de 1:24:23 et j'ai fais 1:28:17,8. Cette contre-performance est due à plusieurs facteurs, dont un entraînement insuffisant et une chute quelques kilomètres avant l'arrivée.


- 18 mai 2013: Trail de la Vallée de Joux; vu les conditions météos dantesques, (voir ici) je suis content de mon résultat (je suis arrivé à l'extrême barrière horaire. Voir ici et les deux articles suivant;


- 6 juillet 2013: la petite Montag'Hard. C'est mon deuxième trail de l'année. Je suis assez content. Mais si je veux atteindre mon objectif 2014 (je vous en parle plus loin), je dois penser à augmenter ma dose d'entrainement en 2014;


- 10 août 2013: Gstaad Glacier 3000 2013. Si on cumule la distance et le dénivelé, on peut parler ici de 'mini-trail'. Je suis content de ma 'performance', j'ai mis deux minutes de moins qu'en 2008, avec des conditions cette fois-ci il me semble plus dures. Et en 2008, je n'étais pas encore sous statines! Voir ici.


- 20 octobre 2013: marathon de Palma de Majorque. Si dans un premier temps je suis déçu de mon temps, je suis réconforté en voyant celui de Marie-Josée Pérec, ancienne championne olympique, qui termine en 04:51:52, soit 4 minutes de plus que moi à Palma. Ou une autre personne, un 'people' dont je tais le nom, âgé de 52 ans, qui s'est entraîné 2 ans durant, avec un coach et qui a fait 04:59:57.Voir ici.

 

En 2013, j'ai, selon Garmin, couru 748, 28 km (entrainements et courses), en 177 sorties. J'ai fais 13'932 mètres de dénivelé et j'ai brûlé 57'248 calories.

 

Le 15.02.2014, je commence le plan spécifique '15 km de Kerzers', téléchargeable ici. J'ai parcourus 10 km en 57:57, bien plus aisément que les 5 km de jeudi dernier. Comme quoi, les conditions sont vraiment déterminentes.

 

 

Principal objectif 2014: cela sera le Matterhorn Ultraks 2014, une course de 46 km et 7200 mètres de dénivelé (positif et négatif). Je vous laisse découvrir les détails ici.



A bientôt

 

Ce lien mène à un article contenant les plans d'entraînement et les conseils de ce blog.


Jean-Louis

Par Jean-Louis - Publié dans : running
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Mercredi 18 décembre 2013 3 18 /12 /Déc /2013 11:14

Bonjour,

 

me revoici après une assez longue absence. Après mettre consciencieusement entraîné (je pense que c'est la première fois que je fais un plan de A à Z), me voici parti ce vendredi 18 octobre 2013 pour Palma de Majorque. Nous nous y rendons pour un petit séjour touristique, agrémenté d'un marathon, DU marathon, devrais-je dire. Il s'agit en effet de l'un des derniers grands 'events' de l'année, avant la morte saison.

Après un vol sans histoires et la récupération des bagages, nous partons directement prendre la voiture réservée par les soins d'Alexandre. Nous retrouvons notre hôtesse Antoinette, et nous partons immédiatement pour la capitale, afin d'y récupérer les dossards.

 

DSCN1871

Le village marathon est installé au delà de ce petit lac.


Nous avons un premier aperçu de la vieille ville, très jolie. De jolies boutiques, bien approvisionnées, la plupart du temps avec des produits de qualité.

 

DSCN1874

Balade dans la ville ancienne.

 

En fin d'après-midi, nous remontons en voiture, destination notre lieu de villégiature: Porto Christo. La différence de température (il fait ici dans les 20°) nous plait beaucoup, il fait 10° de plus qu'à la maison. Le logement est très joli, dans un beau cadre, très calme. Il faut dire qu'il n'y a plus grand monde dans le lotissement.

 

Le soir, Antoinette nous emmène dans un joli restaurant, ou plutôt dans le patio de ce restaurant. Nous y dégustons quelques spécialités de la région. L'atmosphère est toujours très douce, parait-il assez inhabituelle pour la saison. Cette première nuit nous apporte un repos bien mérité. Je dois dire que cette coupure dans le rythme du projet professionnel qui m'occupe actuellement commence déjà à porter ses fruits...

 

Samedi matin, je pars courir un peu, histoire de détendre la musculature. Bénédicte m'accompagne, je ne pensais pourtant pas m'égarer . Puis nous partons en excursion à l'autre bout de l'île, dans une ville plus typique que d'autres, ceinte de magnifiques remparts. Pour le midi, nous avons emporté un pique-nique. La journée est assez chaude (plus de 25°) et cela m'inquiète un peu pour le lendemain. Le soir, nous mangeons à la casa, une recette concoctée par mes soins: 'Tomates-cerise en salade de pâtes au thon'. J'ai cuisiné 1,5 fois les quantités prescrites, il n'est rien resté!

 

Et nous voici déjà le dimanche matin. Nous nous levons très tôt et après un petit déjeuner assez léger (j'ai emporté un gateau-sport), nous partons en voiture, dans la nuit, à destination de Palma. Peu de monde sur la route, quelques nappe de brouillard (!). Nous laissons les autos dans un parking souterrain, puis nous rejoignons l'aire de départ. Nous sommes un peu en avance, aussi nous retournons quelques centaines de mètres sur nos pas, et nous prenons une boisson sur une terrasse. Cela nous permet aussi de passer une dernière fois dans des WC propres.

 

DSCN1855

Peu avant le départ.

 

9 heures, le départ est donné. Le ciel est un peu couvert, pas de soleil, il ne fait pas trop chaud (quand même 18-20°), je suis satisfait. Pour mon premier marathon depuis Paris (en 2008), je me suis fixé comme objectif 4:30. J'ai utilisé un plan trouvé ici, que j'ai trouvé bien conçu: http://runners.fr/plan-d-entrainement-marathon/.

 

Les premiers kilomètres se déroulent sans problème, je suis même un peu en avance sur l'horaire. Je constate que les meneurs vont trop vite, j'essaie de ne pas suivre leur allure. Durant les 10 premiers kilomètres, la course se fait le long de la baie de Palma, sur une boucle aller retour. Puis suivent une dizaine de kilomètres dans la vieille ville, avec beaucoup de changements d'allure et de virage. Ce n'est pas trop ce que j'aime. De plus, dans les ruelles, l'atmosphère est assez étouffante, humide.

 

DSCN1860

Passage d'Alexandre (10 km) ...

DSCN1861

 

Passage d'Aurélia (10 km)...

DSCN1865... et moi-même (marathon).

 

Nous quittons la vieille ville pour une deuxième boucle d'environ 20 km, de nouveau le long de la mer, mais dans l'autre direction, plus touristique et moins intéressante, visuellement. Je passe le 30ème km en 03:10:16, soit avec 1 minute et 40 secondes d'avance sur mon horaire. Je me dis alors qu'en gardant ce rythme, mon but sera atteint. Au 35ème kilomètre, il me semble que la température a fortement augmenté, ce que me confirme un thermomètre: 28 degrés. Et c'est à partir de ce moment que la situation se dégrade: au 35ème km, je fais 06:45 au km, je finis le marathon avec 08.05 au km et avec 18 minutes de retard sur mon plan... Deux kilomètres avant la fin, je dépasse les meneurs d'allure dont un abandonne... Je suis très déçu, mais je sais qu'en dessus de 18 degré, c'est pour moi fatal...

 

DSCN1877Je gère la fin comme je peux...

 

DSCN1879Je me fais même dépasser par une concurrente en tongs... (short rouge).

 

Quelques jours plus tard, ma déception s'atténue quand je vois les résultats du marathon de New-York ou d'ancien champions olympique d'athlétisme ont mis près de 5 heures pour les 42 km.

 

A bientôt

Par Jean-Louis - Publié dans : running
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Dimanche 18 août 2013 7 18 /08 /Août /2013 15:25

Bonjour,

 

Samedi 10 août 2013, 10 heures du matin Gstaad, 6ème édition de la course Glacier 3000.

 

Me voici au départ de mon troisième trail de l'année 2013. Il est vrai qu'il ne s'agit plus d'ultras trails comme j'aimais tant les faire. Mais cette course est loin d'être une sinécure, même si sa longueur n'est que de 26 km. Le départ se fait dans la petite ville, ou plutôt dans le grand village de Gstaad, si décrié par nos amis français, qui sont de plus en plus nombreux sur cette course. L'altitude est de 1'050 mètres. L'arrivée, 26 km plus loin, est à 2'950 mètres! On monte d'environ 200 mètres sur les 15 premiers kilomètres de course, puis de 2'000 mètres sur les derniers 13,5 km! La météo est idéale, je suppose qu'il fait à cette heure 18 degrés. Le soleil est là, le ciel est bleu, il ne fait pas trop chaud.

 

photo-gstaad2013-1-copie-5.JPG

Un peu de stretching avant le départ

 

A dix heures exactement, le départ est donné. Nous traversons très rapidement le village et tout de suite, nous nous retrouvons dans la campagne. J'ai déjà fait cette course en 2008 et vous pouvez en voir le compte rendu ici.

 

Sur la totalité du parcours, 6,5 km se font sur asphalte (petits chemins sans voitures ni trafic à proximité). Cet inconvénient (pour certains) est largement compensé par la beauté des paysages et les jolis chalets et fermes typiques croisés en route. Après 6 km, premier ravitaillement, de la boisson seulement. J'avais décidé, pour la partie 'plate' du parcours, de courir à 10 km par heure. Je suis dans les temps à ce premier ravito. Le deuxième ravitaillement est dans le village de Gsteig. Nous somme la à 1'184 mètres d'altitude. Mine de rien, déjà 134 mètres de D+. Il y a de l'eau, une boisson isotonique et des gels. Voilà qui n'est pas très esprit trail, n'est-ce pas? (mais les gels proviennent d'un sponsor).

 

Je courre avec un bidon, un mini coupe-vent raid-light et mes bâtons <Ultra Distance Black Diamond Z-pole>, qui pour l'instant sont dans leur pochette, elle-même fixée à ma ceinture porte-bidon.

 

Dans ce village, une animation intéressante, les sonneurs de cloches:

 

 

  

 A partir de Gsteig, la pente s'accentue: en 4 km, on monte de 100 mètres. En fait, le parcours est joli, on suit fréquement la rivière qui coule sur le fond de cette vallée, sur des chemins assez vallonés courant le long des berges. Reusch, km 15,5. Fini de rire, à partir d'ici, c'est l'ascension finale.


photo gstaad2013-4

Ravitaillement de Reusch

 

J'y arrive à 11:50, un peu en retard sur ce que j'espérais. Mon coach, parti vers 11 heures de Gstaad avec la voiture postale est sur place. Je prépare les bâtons pour la montée, je bois, je prends quelques morceaux de bananes et hop, c'est reparti. Depuis Reusch, altitude 1'332 mètres, il faut d'abord rejoindre Oldenegg à 1'919 mètres, avec un ravito intermédiaire à Büdemli (1'548 mètres). C'est précisément à cet endroit que je ressens une petite contracture à l'arrière du haut du mollet droit. En 2008, j'étais arrivé à la fin de la course 3 minutes avant la barrière horaire, avec de terribles crampes. Après coup, je sais que cela correspond au début de la prise des statines... Un petit replat et cela repart à la 'verticale', direction Oldenegg (l'exotisme du nom des endroits traversés devrait séduire nos amis étrangers).

 

photo-gstaad2013-8.JPG

En route pour Oldenegg

 

Un nouveau ravitaillement, il y en a maintenant tous les 2 km (j'ai d'ailleurs sauté le précédent). A ce niveau, c'est plus un marathon d'un trail, et je crois que l'organisateur devrait changer cela. Depuis Gsteig, et donc depuis que des gels sont distribués, le sol est jonché d'emballages de gels et de gobelets. Dans un ultra, si on de fait chopper à mettre quelque chose à terre, on est disqualifié! Tout ceci est fort dommage, car je pense que ce genre de course est justement une occasion de se tester pour partir sur un vrai trail.

 

Au départ de Oldenegg, le chemin, ou ce qui en sert, ressemble fort à certaines portions du Grand Raid de la Réunion: des blocs de rochers, des marches de 70 centimètres, un chemin qui disparait dans le chaos minéral.  On passe de 1'919 à 2'300 mètres. Cela justifie, je suppose, le nouveau ravitaillement de Martisberg (km 22). J'ai emporté un bidon de 600 ml mais il y a tellement de ravitaillement en route que je n' ai encore rien bu de celui-ci!!!


 

Ah! Cela commence à ressembler à un trail.

 

Le prochain point important est 'Cabane'. Il s'agit de la cabane du Club Alpin Suisse (CAS) des Diablerets. Nous sommes donc maintenant en Suisse Romande (canton de Vaud).  Nous voilà donc, après 23 km, à 2'485 mètres d'altitude. 'Plus' que 500 mètres de D+ à faire en 3 km (pour les connaisseurs: port de Neuchâtel-Chaumont, pour le dénivellé, pas pour la distance).

 

En principe, les 500 derniers mètres se font sur le glacier. Cette année, certainement en raison de l'enneigement exceptionnel (il a du neiger la-haut jusqu'en juillet), il faut faire au moins un km sur de la neige molle. Et je perds la quelques précieuses minutes. Aussi en raison de la fatigue et maintenant, à 3'000 mètres, franchement, fait pas chaud.

 

 

Je suis un des seuls concurrent munis de bâtons. Sans eux, je ne serais peut être pas arrivé avant la barrière horaire.

 

Le classement est visible ici: http://services.datasport.com/2013/lauf/glacier3000/

 

Ma grande satisfaction, en dehors d'avoir terminé est d'avoir toujours pu dépasser des concurrents sur le plat, mais surtout d'en avoir lâché 20 durant la montée. Et aussi d'avoir fait 2 minutes de moins qu'en 2008.


Je vous encourage à regarder le site de l'organisation qui montre de fort belles images de la région de l'Oberland Bernois. Oberland, en allemand, c'est 'Pays d'en haut'. C'est les Hauts, quoi, comme on dit à la Réunion! Voici le site de l'organisation: http://www.glacier3000run.ch/?lang=fr.

 

Plan de la course, dénivelé, etc.: http://www.glacier3000run.ch/PDF/streckenplan/Streckenplan.pdf

 

Merci à tous les bénévoles, aux sponsors, aux autorités et aux organisateurs pour cette super journée.

 

A bientôt

 

Jean-Louis

 


Par Jean-Louis
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Dimanche 14 juillet 2013 7 14 /07 /Juil /2013 15:33

Bonjour,

 

Dans mon arcticle précédent (trail de la Vallée de Joux), je vous parlais de mon prochain trail, à savoir 'La Montagn'Hard'. Le jeu de mots va au delà de la galéjade, jugez-en plutôt!

Le 6 juillet 2013, j'ai donc participé à la plus 'petite' des trois courses, à Saint-Nicolas de Véroce (Haute Savoie). Dans mon dernier article, j'évoquais le basculement de mon inscription de la 60 km à la 38 km, en raison de mon manque d'endurance sur les longs et très longs trails. Quand à l'épreuve reine de la série, elle totalisait 107 km.

Nous sommes arrivés sur place le jeudi 4 juillet déjà, histoire de s'acclimater. Bon plan, la météo changeant radicalement d'un jour à l'autre, passant du printemps maussade à l'été brûlant en un demi jour.

Le vendredi en fin de journée, réception des dossard, contact direct avec l'organisateur, voilà une organisation qui ne se prend pas la grosse tête! Puis repas du soir à notre hôtel, en compagnie d'amis clodoaldiens (Saint-Cloud).

Durant toute la journée, la température est montée, au sens propre comme au figuré. Après une mauvaise nuit de sommeil, je prends un petit déjeuner 'normal' et à 07:30, mon chauffeur me dépose au départ. 07:45: briefing, 08:00: le départ est donné. La température est encore agréable.


035-2013-0654-copie-1.jpgIl fait très très beau sur la Haute-Savoie.

 

Après quelques centaines de mètres sur le macadam, on amorce immédiatement une raide montée de 3 km et de 300 mètres de D+. Au plan de la Croix, nous avons déjà une première très belle vue du Mont-Blanc, immaculé. 4 km de descente suivent, nous menant à un peu plus de 900 mètres, soit presque 300 mètres plus bas que le départ. Et en avant pour la deuxième côte, environ 400 mètres de D+. Puis une descente de 2 km et un peu de plat, nous voilà au premier ravitaillement des Toilles. J'y arrive à 10:15, la barrière est à 10:30. Vu mes préoccupations au niveau de la santé, j'estime avoir déjà posé un premier jalon en atteignant ce point avant la barrière fatidique. Je bois abondamment, je mange quelques morceaux de bananes et en route. J'ai fais 12,5 km et 931m de D+.

 

Pratiquement dès le départ, on monte de nouveau, jusqu'au Col de la Forclaz. On passe ensuite à côté de l'hôtel du Prarion, puis après un moment de 'plat', on aborde une longue descente de plus de 5 km. Heureusement, pour le moment on est encore souvent à l'ombre des arbres. Car la chaleur arrive, très forte. J'ai d'ailleurs déjà vu une défaillance au ravito des Toilles et j'en verrais aussi au deuxième ravitaillement, celui de Bionassay. Ou j'arrive avec une demi-heure d'avance sur la barrière. J'ai donc gagné quinze minutes sur les derniers 10,7 km. A ce ravitaillement, je prends un peu plus de temps, en particulier pour remplir mon camel-back. Je suis en effet parti avec ce petit sac à dos contenant 1,5 litre de boisson, quelques gels et barres énergétiques, le matos obligatoire, le smartphone, un t-shirt de rechange et un micro-imper. A la montagne, on ne sait jamais... La conjonction entre le fait que je suis sans cesse l'oeil rivé sur la montre et le fait que mon smartphone/appareil de photo se trouve dans la poche arrière du camel fait que je n'ai pas fait de photos durant la course... J'ai couvert 23,2 km et 1800 mètres de D+.

 

En route pour la troisième montée. Maintenant, la chaleur est là, terrible. Il faut boire trois bonnes bouches toutes les 10-15 minutes. Je commence à sentir mes quadriceps, ce qui ne m'arrivait pas auparavant après une si courte distance. Les affirmations selon lesquelles les statines 'détruisent' les muscles semblent se confirmer... Par contre pas de crampes! Le balisage est absolument parfait, le paysage est divin, mais je commence à être dans le dur et j'ai de la peine à l'apprécier. Petite descente sur la passerelle de Bionassay, que l'on passe au pas, puis montée finale au col de Tricot (2'120 mètres). Il est 15:30 passé largement. D'autres personnes se reposent un peu, assises par terre au sommet de ce col. Il fait chaud, mais heureusement, un petit air ventile l'ambiance. 600 mètres plus bas et 2,5 km plus loin, on voit les chalets de Miages, c'est le prochain ravito. Certains concurrents croient avoir déjà dépassé la barrière, alors qu'il reste encore environ 40 minutes pour y arriver. Je repars. La descente est assez technique, mais je la fais sans peine. Par contre, je confirme que la baisse de la qualité de ma musculature ne me permets plus de descendre aussi vite qu'il y a trois ou quatre ans. Non seulement j'ai regressé en montée, mais aussi à la descente, la ou auparavant je gagnais du temps. J'arrive au ravito avec 10 minutes de marge. J'ai de plus en plus mal aux quadris et je me demande sérieusement si je ne vais pas abandonner. Surtout que l'estomac n'est pas au mieux non plus. A côté de moi, un gars qui se fait consoler par une bénévole décide d'arrêter. Je pense à mes amis qui vont me dire 'on n'arrête pas à sept kil de l'arrivée'. Je pense à ce que je dis toujours: 'tant que que t'es dans la barrière, tu ne peux pas arrêter'. Je pense à Marc, qui depuis quelques temps fait un super trail tout la haut, un trail éternel... J'écoute la bénévole: 'contre les douleurs musculaires (dues entre autres à la chaleur, par perte des sels au travers de la transpiration): 50% de coca, 50% d'eau et une pincée de sel. J'applique la recette. Tout cela me donne un ultime coup de pied au cul et deux minutes avant la barrière, je repars. J'ai couvert 31 km et 2780 mètres de D+.

 

On commence par quatre kilomètres de descente et 500 mètres de D-. Un petit km de plat et c'est reparti pour plus de deux km de montée, la plus courte en longueur, et aussi en dénivellé, puisque que de 400 mètres de D+. Mais pour moi, la plus dure. Car je suis au bout du rouleau. Raplatplat. Vidé. Cette montée est interminable. Mais tout ayant une fin (sauf les saucissons qui en ont deux), on arrive en haut de cette montée. On rejoint le chemin du plateau de la Croix (la boucle est bouclée) et enfin, enfin, on fait le dernier km de descente, jusqu'à l'arrivée. Qui pour ma part se fait dans l'indifférence. On m'enlève la puce du dossard, on ne me dit pas si je suis dans la barrière, et donc classé. Cerise sur le gateau: le fût de bière est vide (on avait un bon pour une bière dans le pack du dossard). 

 

J'ai mis 10:59:38 pour couvrir la distance de 39 km et 3'380 mètres de D+. 6 sportifs sont classés après moi et 30 finishers ne sont pas classés, je ne sais pas pourquoi (triche?). 181 arrivants sur 260 inscrits, celà fait 30% d'abandons.

 

Affiche-copie-2.jpg

 

Profil-39km-300x197-copie-1.png

Le profil de la 39 km.

 

Et voici l'adresse du site de l'organisation ou vous trouverez tous les renseignements que vous pourriez désirer connaître: http://www.lamontagnhard.fr/

 

Et voici le lien du charmant petit hôtel que je vous recommande chaudement si vous passez dans le coin: http://www.lafermedecupelin.com

 

035-2013-0652.jpg035-2013-0649.jpgLes vues que l'on a depuis l'hôtel...

 

Après quelques jours de repos, je vais me mettre à l'entrainement pour le prochain objectif: le marathon de Majorque.

 

A bientôt

Par Jean-Louis - Publié dans : running - Communauté : Runners & bloggers !
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Dimanche 23 juin 2013 7 23 /06 /Juin /2013 17:55

Bonjour,

 

je m'étais d'abord inscrit pour la variante 60 kilomètres de cette course de Haute-Savoie dont le départ sera donné le samedi 6 juillet pour les 38.5, 60 et 100 kilomètres. En raison du résultat du trail de la Vallée de Joux, j'ai estimé plus sage de faire transférer mon inscription du 60 au 38,5 km. Je prendrais donc le départ à 08:00, alors que Sébastien Le Drogo sera déjà parti depuis une heure pour son 60 km. Le 100 km (en réalité 105,2) aura 8811 mètres de D+, le 60 km (en réalité 58,1 km) comptera 3903 mètres de D+ et mon 38,5 km me fera grimper 2676 mètres de D+. Compter la même quantité de D-. Pour les autres détails des courses, voir ici: http://www.lamontagnhard.fr/.

 

Pour l'entrainement, j'ai repris le plan que j'ai utilisé pour la Vallée de Joux. La préparation a été un peu perturbée par la météo, mais je suis confiant pour la course. Ma seule inconnue est de ne plus pouvoir dire quasiment avec certitude si je vais pouvoir rentrer sur l'arrivée dans les barrières horaires.

 

Parmi les sorties longues effectuées dernièrement, voici quelques vues prises sur le parcours des Rochers de Naye, 1600 mètres de D+ pour 13 km, le 14 juin 2013:

 

035-2013 0607

Parti de Montreux sous le stratus, il faut monter jusqu'à Glion pour trouver le soleil.

 

035-2013 0608

Peu avant l'arrivée, il faut encore, à une semaine de l'été, traverser des plaques de neige. Dans la partie sommitale, le chemin est très endommagé par la neige et le gel.

 

Le 17 juin, j'ai fais un parcours que je connais comme ma poche, en direction de Enges. 2 jours auparavant, le Joran s'était abattu avec une rare violence sur la région, faisant même annuler la cérémonie d'ouverture de la fête fédérale de gymnastique (60'000 participants !!!). Voici un témoignage du passage de ce mini Lothar.

 

035-2013 0611 4

 

Tout le long du chemin, des dizaines d'arbres à terre...

 

Le 21 juin 2013, j'ai fais une partie du parcours du défi du Val-de-Travers, soit Noiraigue-Les Oeillons-Le Soliat-La ferme Robert-Les Oeillons-Noiraigue: environ 15 km avec environ 1'000 mètres de D+.

 

035-2013 0617

Fin de la montée des 14 contours, le cirque est en vue. Je n'y vois ni chamois, ni bouquetins...

 

En descendant sur la ferme Robert par le chemin du Single, j'ai rencontré deux bouquetins qui étaient si peu farouches que je l'ai ai d'abord pris pour des chèvres domestiques. C'est qu'ils doivent "sentir" qui sont dans une réserve naturelle protégée et donc hors d'atteinte des prédateurs humains...

 

035-2013 0623

On s'observe ...

 

035-2013 0626

Va-t-on laisser passer le bipède?

 

035-2013 0633

Ben non, j'ai pas finis mon repas, moi.

 

035-2013 0641

Ah oui, je suis très beau!

 

Après quelques minutes, je suis reparti en passant à un mètre des deux compères. A part eux, j'ai également rencontré une dizaine de marcheurs et deux coureurs. C'est que le jour précédent, un autre tempête orageuse s'est abatue sur le littoral neuchâtelois. Certains vignerons de la région on perdu le 100% de leurs vignoble et n'auront pas de récolte pendant au moins deux ans.

 

Je prévois encore une sortie longue la semaine prochaine, puis "retour au calme" avant la course. En espérant qu'enfin la météo soit clémente!

 

A bientôt

Par Jean-Louis - Publié dans : running
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