Jeudi 5 novembre 2009

Bonjour,

Ce lien mène à un article contenant les plans d'entraînement et les conseils de ce blog.

La Diagonale des Fous, ou le Grand Raid de la Réunion, j'en rêvais depuis plusieurs années. L'UTMB était d'ailleurs une étape sur la réalisation de ce rêve. L'année dernière, j'ai trouvé qui viendrait avec moi tenter cette aventure: c'est Sébastien le Drogo, le p'tit Parisien, accompagné de son épouse qui elle n'a toujours pas repris le Trail après son UTMB 2007 victorieuse.

Sébastien à son arrivée de l'Annecîme 2009, étape de préparation au GRR.

C'était avant mes problèmes de santé (voir l'article précédent). C'est donc plein d'espoir que je prends l'avion le 20 octobre 2009 pour Paris d'abord, puis de Paris à Saint-Denis de la Réunion ensuite.

Attente à l'aéroport de Bâle-Mulhouse.

Le voyage se passe bien, si ce n'est une intervention des CRS à Orly pour faire exploser un bagage 'oublié'. De Paris à St-Denis, on a même pu dormir et c'est donc plutôt reposé que nous arrivons sur l'île. Nous sommes immédiatement transférés à notre hôtel de Saint-Gilles.
Dans cet article, vous trouverez plusieurs conseils et recommandation. Loger à Saint-Gilles est le premier conseil. L'endroit est bien situé entre le nord et le sud et le plus c'est qu'il y a un des meilleurs climats de l'île. En effet, cette île est soumise à des dizaines de microclimats très marqués les uns des autres.
  La piscine de l'hôtel et la salle à manger.

Nous vous recommandons cet hôtel sans restrictions, aussi bien en raison de la compétence et de l'amabilité du personnel que de la qualité gustative de la carte (sans parler des ti-ponch de Roland...). Là, nous retrouvons nos amis parisiens Sébastien et Caroline. Après le repas (des pâtes…of course), nous retournons à Saint-Denis, au stade de la Redoute, pour y toucher nos dossards. Tout se passe bien, le ciel est assez couvert, il ne fait pas trop chaud.

Première étape: réception du dossard-sésame.

Le soir, le repas se compose du menu du jour avec deux rations de riz! Merci Roland. (c'est pas le même que le coureur !!!) Nous nous couchons assez tôt pour prendre un max de repos, non sans avoir joué aux 'geeks' en vacances'...


Caro n'a pas de liaison Internet; avec mon petit ASUS et UNIX: no problems!

Le jeudi matin au saut du lit je vais courir quelques kilomètres avec Sébastien, histoire de faire tourner le moteur et d'effectuer un petit réveil musculaire. Dans l'après-midi, nous prenons la route pour le Cap Méchant, lieu de départ de la diagonale. Nous sommes partis très tôt, par mesure de précaution. Arrivés sur place, nous allons rapidement reconnaître le lieu du départ, puis nous en repartons pour aller manger un menu 'Grand Raid' dans un restaurant ou nous sommes seuls avec un autre couple dont le garçon participe également à la course.


Tiens? L'Iphone n'a pas de flash?

Pendant ce temps, des centaines de coureurs attendent le départ dans le bruit, puis sous la pluie, perdant déjà une partie de leur influx. Vers 23 heures, Sébastien et moi-même, nous nous rendons sur la ligne de départ. Il pleut maintenant à verse et cela ne semble pas vouloir cesser. Nous poussons un peu des coudes pour trouver une place sous le couvert et nous allongeons un moment. Au moins il ne fait pas froid. Par contre, toute cette pluie donne envie d'uriner, mais 'qui va à la chasse perd sa place'. Nous nous retenons donc un max.


Pluie
de presque minuit. Chaque français a un ancêtre paysan et Sébastien me dit: 'tout ce qui tombe maintenant ne tombera pas demain'. Voilà qui est frappé au coin du bon sens...

Il pleut, mais on a le moral
...

... même si on a hâte que cela démarre!!!


Il est minuit pile! Le départ est donné sous des trombes d'eau. Des averses tropicales! Nous courons deux-trois kilomètres sur la route de bord de mer. Les eaux de pluie dévalent les pentes et arrivent sur notre route sous forme de véritables torrents. En deux secondes on a les pieds trempés. Mauvais. Pour la première fois, je cours avec un poncho (pèlerine). C'est aussi le cas de Sébastien. Cela à l'avantage de protéger également le sac à dos et également son contenu. En cas de froid (annoncé au volcan), le poncho conserve également un peu la chaleur dissipée par le coureur, en raison de sa configuration de cloche. Le fait est que je ressens à aucun moment le froid. Il me faut 8h13mn34s pour atteindre le volcan, 31 km après le départ et 2'590 mètres plus haut.


Enfin le jour se lève; je n'ai pas vu les heures passer.


L'aube se lève
sur les valeureux coureurs.

Le long du cratère du volcan
. On y voit plus que durant la nuit!!!

Toujours le fonds du cratère, c'est immense!


Un spectacle 'lunaire'...


Ravitaillement de la route du Volcan, kilomètre 31. C'est déjà le troisième poste ou l'on  peut trouver réconfort et encouragements. Merci à vous, les bénévoles dévoués. Sans vous, nous ne sommes rien!!!


Et un joli sourire fait (presque) autant de bien que le thé!

Il n'y a pas que des poussins de la dernière couvée, sur cette course. Voilà qui me laisse de l'espoir (NON: ce n'est pas un message
subliminal à l'attention de qui je sais...)

Sébastien à lui mis 6h40mn29s et Roland Charmant 8h08mn19s (je vous expliquerai plus loin qui est Roland). Toute la montée s'est effectuée dans un noir complet, sur un étroit chemin, dans la forêt. Au bout d'une dizaine de kilomètres, la pluie diminue, puis cesse. Seul bémol dans cette première partie: de fréquents arrêts, on ne sait pas pourquoi. Certains durent jusqu'à une ou deux minutes. A l'arrivée au volcan, le soleil s'est levé, le ciel est très bleu. La température est un peu fraîche, pas aussi froide que ce que l'on nous avait dit. C'est peu être une question d'interprétation entre un continental et un îlien. Je change rapidement de t-shirt et de chaussettes. Les chaussures restent bien sûr mouillées, dommage que je n'aie pas un tube de Nok dans mon sac… J'avais prévu d'arriver en ce lieu à 09:08, j'avais donc presque une heure d'avance sur mon timing à ce moment là. Après un quart d'heure de pause/changement, je reprends la route en direction de Mare à Boue.

Dommage que la météo devait un peu se gâter...



Une petite descente.

Virage sur les chapeaux de roue!
Avec le sourire.

Je traverse la très belle Plaine des Sables, je passe l'oratoire Sainte-Thérèse (un des points culminants de la course à 2400 mètres d'altitude), le Piton Textor est dépassé.

La Plaine des Sables
; voyez-vous la file indienne qui commence à s'espacer?

Montée à l'oratoire
Sainte-Thérèse, on voit en contrebas le chemin qui ondule et ou serpentent ceux qui me suivent...

La Plaine des Sables est maintenant bien plus bas; au loin, on voit la route qui permet aux voitures d'accéder en cet endroit magique.


Le voici enfin ce fameux Oratoire
Sainte-Thérese; une petite prière, un séance photos avec un autre concurrent et c'est reparti.

En direction de Mara à Boue, retour de la végétation. Un petit bout de planète, mais quelle diversité!

En 2008, les coureurs avaient de la boue jusqu'à mi-mollet à Mare à Boue (d’où le mon de ce lieu). Cette année, c'est sec!!! Malgré le fait est que depuis quelques heures, il pleut à nouveau. En fait, on a peine à dire si il pleut ou si c'est le brouillard qui pisse. Eh oui, nous sommes sous les tropiques, dans l'hémisphère sud et pourtant j'ai l'impression d'être dans le Jura un vilain jour d'automne. Mais il ne fait pas froid et je préfère cela à un gros cagnard. J'arrive donc à Mare à Boue à 12h00mn36s, après 50 km et 3'072 mètres de D+. Sébastien y était à 9h50mn41s et Roland à 11h58mn51s. Sébastien a donc augmenté son avance et mon temps reste stable par rapport à celui de Roland. J'ai fais un bout de chemin avec une Bretonne. J'ai oublié de la prendre en photo, si elle se reconnaît dans ce texte, je serai heureux d'un petit message de sa part. Je ne tarde pas trop à ce ravitaillement, les coquillettes ne me disent rien.
De plus, il n'y avait déjà plus de potage. Pour une roulante militaire, pas fort...

Non m'sieus dames, pas d'hallucinations, on est bien en plein milieu de l'océan indien. C'est pas les Vosges, ni le Jura, pas plus que les pré-alpes. C'est la R-E-U-N-I-O-N!!!

C'est dans cette étrange forêt (on se croirait dans le 'Seigneur des anneaux') que j'ai laissé tomber mon appareil photo; il fonctionne encore, mais à l'aveugle: les cristaux liquides sont en tas dans un coin de l'écran et quand aux réglages...

Comme d'habitude, je m'alimente chaque fois que je peux, mais en petites quantités. Je bois suffisamment. Pour la première fois, j'utilise un camel back à la place de mes traditionnels bidons. Je constate que le fait d'avoir l'embout du camel constamment à portée de bouche fait que je m'hydrate plus fréquemment qu'avec les bidons. Encore un bon point.
Il s'agit maintenant de gagner Cilaos, presque à mi-course pour la distance, mais pas pour le dénivelé. La côte de Kerveguen est également réputée pour être très humide. En fait, la région est toujours couverte de brouillard qui coulent sur les feuilles des arbres qui elles-mêmes dégoulinent sur les passant. Je ne trouve pas cela pénible. Il me revient à l'esprit que j'ai toujours fait mes meilleures expériences par temps humide… Au piton des Neiges (2'484 mètres), il fait un peu plus frais. Je passe une petite laine et je repars. Après 69,5 km, j'arrive à Cilaos. Il y a là une 'base de vie', avec médecin, kinés, podologue,etc. On y trouve aussi un sac d'effets que l'on avait déposé à Cap Méchant. Je suis arrivé à Cilaos à 19h47mn05s. J'avais prévu d'y  être à 20:34 et la barrière arrière était à 23:00. J'ai eu une incompréhension avec mes accompagnants: je pensais les voir ici et ils étaient déjà repartis. J'ai perdu un vingtaine de minutes à les chercher (mon GSM passait mal). Finalement, je vais me changer dans une tente. L'organisation à Cilaos est de mon point de vue un peu chaotique et j'ai de la peine à trouver un endroit au sec pour me changer. Cela se passe finalement sous une tente-dortoir, je dérange les dormeurs en cherchant mes effets dans le noir. C'est à ce moment que je découvre l'état de mes pieds. Quand j'ai remis mes chaussures au volcan, elles étaient humides. Puis il a plu la plupart du temps. J'ai donc des cloques dont une couvrant tout le pouce du pied gauche. Une autre, étendue, mange la moitié du talon du même pied. Il y a également un épanchement de sang sous un cal du même talon… Une ou deux plus petites cloques à l'autre pied. Ce qui est étrange, c'est que je n'ai rien senti, aucune douleur… Je décide d'aller chez le kiné, ou attendent une vingtaine d'autres personnes, sous la pluie fine qui tombe toujours. Que faire: attendre mon tour 1-2 heures au 'froid', stopper la course, repartir? Je choisis cette dernière option, je saurais plus tard que c'était une erreur. J'aurais du attendre mon tour, tout en prenant du repos et en mangeant. Je retourne à la tente, j'enduis mes pieds de NOK, je passe des vêtements secs, je remets mon sac à rapatrier au staff et je reprends la route. J'ai passé presque deux heures à Cilaos, j'ai perdu beaucoup de temps, très mauvaise gestion de ma part. Je repars à 21h37mn44s. Sébastien était reparti à 20h04mn51s, mais lui a dormi! Quand à Roland, il a passé une demi heure de plus que moi à Cilaos, mais il s'y est également reposé. 

Descente sur Cilaos
.

La route qui arrive à Cilaos
! Des virages, des virages et des virages, plus des tunnels à sens unique! C'est les Alpes sous les tropiques!

Le balisage est assez fréquent (rubalise), mais malheureusement peu visible de nuit. A mon avis, il pourrait être fluorescent, comme à l'UTMB.. La nuit dans le brouillard, cela aide...

Ceci est un chemin!!!
qui ressemble à beaucoup d'autres sur ce parcours!

Cilaos au loin
, nous y voilà (photo prise de jour par nos compagnes, moi j'y arrive de nuit).

Arrivée de notre petit Cafre (terme affectueux)!!!


L'humidité
n'entamme pas notre belle humeur: c'est trop le pied, cette balade!

C'est le moment que je vous présente Roland: c'est au pointage de départ de Cilaos que Roland s'est approché de moi pour me proposer de faire un bout de chemin ensemble. Il est 21:38. Evidemment, je suis d'accord, je vois bien ou est mon intérêt et Roland le sien.

Merci Roland, tu mas beaucoup aidé pendant cette deuxième nuit. Dommage que je n'ai pas pu te suivre jusqu'au bout. Partie remise?

Je ne connais pas le terrain et il fait nuit noire. Roland est réunionnais et me servira de guide tout au long de la nuit. J'ai constaté après coup que nous étions de même force (voir les chronos intermédiaires ci-dessus). Quand à Sébastien, il a quitté la base à 20:05. Le samedi matin à 00:48, nous arrivons au chemin qui va nous amener au Col du Taïbit. Pour le moment, je suis le rythme de Roland. Mais je pense qu'il freine un peu ses ardeurs pour m'attendre. Nous redescendons maintenant sur Marla, au km 83 ou je compte dormir une heure. J'y arrive vers 5 heures du matin. C'est le moment ou le jour se lève et tous les coqs de Marla se mettent à saluer le soleil nouveau en même temps (en fait, il pleut… un peu). Les coureurs qui dormaient se lèvent un à un, replient leur couverture de survie, la cantinière fait l'article et en fin de compte, absolument impossible de m'assoupir. Je me repose une demi-heure et au moment de repartir, qui vois-je surgir de dessous une couverture de survie? Roland! En effet, dans la descente sur Marla, je lui ai dit d'y aller, de ne pas mettre en péril la réussite de son raid. En effet, mes pieds deviennent douloureux et je ne peux plus  progresser aussi vite que lui en descente. Il était donc arrivé à Marla à 04:30 et a dormi une bonne heure. En arrivant à Marla, j'avais donc encore 4 heures de marge sur la barrière horaire. Sans mes problèmes de pieds, j'aurais eu 2 heures de plus de marge. Largement de quoi terminer le périple. Nous repartons donc ensemble pour Trois Roches, à 7 km de Marla. J'y arrive à 08:38. La barrière est à 10:45. La marge fond. Je décide de continuer jusqu'à Roche Plate et là de faire le point. Ce que je ne sais pas, c'est que Roche Plate est un îlet au sens premier du terme, c'est-à-dire un hameau auquel n'accède aucune route!


Arrivée à Roche Plate, en bas au milieux de l'image, les derniers escaliers qui mènent à Roche Plate!

Le poste de contrôle et de ravitaillement se trouve dans l'école du lieu (c'est les vacances scolaires). J'arrive à Roche Plate à 11:18. J'ai deux heures et vingt minutes de marge sur la barrière, encore de quoi voir venir. Mais mes pieds sont très douloureux. Il me reste 53 km à faire. J'ai mal aux pieds. Pour la première fois depuis le départ, il fait très chaud. Il y a encore plus de 3'000 mètres de dénivelé à franchir. Et durant la nuit précédente, Roland m'avait dit 'tu n'as encore rien vu'. De plus, je vais passer une troisième nuit en course. Quelques jours plus tard, je pense que j'aurais pu continuer encore, peut être jusqu'à deux bras. Faiblesse psychologique momentanée, dommage que j'étais seul à ce moment là. A propos de la vision nocturne, pour la prochaine expédition comprenant de la progression de nuit, je changerais les lunettes contre des lentilles. En effet, si il pleut ou si il y a du brouillard, les lunettes deviennent rapidement opaques. De plus, en cas de nécessité, on ne sait pas ou les mettre si on doit les enlever (changement d'habits, dormir). Je prends donc la décision de m'arrêter là. Et j'apprends que l'on ne peut pas me rapatrier sur la Redoute, puisqu'il n'y a pas de route… Après quelques discussions un peu houleuses, on me dit que la seule solution est pour les cas graves d'être redescendu par hélico… Je prends mon mal en patience, le médecin soigne d'abord les bobos de ceux qui veulent repartir. C'est que j'aurais du faire, me faire soigner et repartir un bout de chemin. Aujourd'hui, je regrette, mais il m'aurait fallut un soutien 'psychologique'. C'est peut être aussi facile de se dire, une fois reposé, qu'on aurait pu continuer… Quoiqu'il en soit, je passe l'après-midi à attendre, le médecin examine mes pieds, est un peu effaré par ce qu'il voit, mais je le soupçonne d'être un peu 'tendre'. Je pense que ces pathologies lui sont un peu inconnues. Le soir, repas avec les bénévoles de Roche Plate qui clôturent leur travail de plusieurs jours par une repas typique de l'endroit, donc j'ai oublié le menu. J'ai des discussions intéressantes avec plusieurs personnes, je vois une autre facette de la course. Je passe une mauvaise nuit, les ronflements de me permettent pas de m'endormir. Depuis l'armée, je n'ai plus l'habitude de dormir en chambrée… Et je suis encore un peu nerveux, pas fatigué. Je n'ai pas encore de contrecoup.

L'ilêt de Roche-Plate (les maisons au loin). A l'avant plan on voit une partie de l'héliport...

Dimanche matin. Nous sommes à l'arrière de l'école. La paroi, c'est le Maïdo, 900 mètres de D+ d'un coup...

Au loin, je vois les reliefs que j'aurais encore eu à franchir si je n'avais pas flanché... En écrivant cela, j'ai un petit pincement au coeur...

Le matin est venu et vers neuf heure un hélico de la gendarmerie nationales vient nous chercher, deux compagnons d'infortune et moi. Merci à vous, les gendarmes. En cours de route, nous nous arrêtons encore pour reprendre deux autres blessés et nous arrivons enfin à Saint-Denis.

Mon baptême de vol en hélico, j'eusse préféré qu'il ai lieu en d'autres circonstances...

Quelques dizaines de minutes plus tard Caroline et Marie-Jeanne viennent m'y chercher.
Entre temps, Sébastien est arrivé à la Redoute. Il a couvert le parcours en 56:34:27. Il est donc arrivé au but à 08:34 ce dimanche matin. Roland lui a mis 59:44:46. Il est arrivé à 11:44, juste pour l'apéro… J'avais estimé mon temps à 60 heures.
Je suis bien sur frustré de ne pas avoir obtenu le t-shirt de finisher. Déjà maintenant, avec le recul, j'envisage de remettre ça. Mais il y a deux problèmes: les finances et l'accord de Marie-Jeanne. Le deuxième problème n'est pas le moins ardu…

VU CE QUI PRECEDE, SACHEZ DONC QUE JE SUIS A LA RECHERCHES DE SPONSORS POUR LA PROCHAINE (ET VICTORIEUSE) TENTATIVE!!!

A bientôt, avec un article concernant la fin de la course de Sébastien et de Roland.
Par Jean-Louis - Publié dans : running
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Mardi 3 novembre 2009

Bonjour,

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Voici plus de deux mois que je ne suis pas intervenu sur le blog. Raison: la déception consécutive à mon arrêt prématuré à la CCC 2009. Et plus que la déception, c'est l'inquiétude qui me taraudait qui m'a empêché d'écrire à ce sujet jusqu'à aujourd'hui.

En effet, mon dernier 'succès' était les 100 km de Bienne. Le semi-marathon de Bettmeralp s'est également bien passé, mais la distance était assez courte.

C'est à l'Annecîme que les choses ont commencé à se gâter: après m'être égaré suite à un défaut de balisage, j'était arrêté à mi-course par la barrière horaire. Je n'avais pas réalisé, à l'époque, que même sans ces quelques km supplémentaires, je serais certainement pas arrivé à terminer dans les temps. Je m'étais donc arrêté après 45 km sur les 80 à parcourir. Pas de douleurs musculaires, pas de crampes, pas de problèmes intestinaux, seulement un très très grand manque d'énergie.

A la CCC, rebelote.

Nous partons en bonne forme, Marc Hoste et moi.


Tout se passe assez bien durant la première partie, même si je n'aime pas du tout ce nouveau parcours. Il longe d'abord le fond du val Ferret italien sur 7 km, alors que les années précédentes nous attaquions immédiatement la montée sur Bertone. Le but de cette première partie est d'éviter le bouchon dans la montée sur Bertone. Raté, les bouchons sont deux fois pires. De plus, il nous semble, à Marc et à moi, que beaucoup de participants ne disposent pas de l'entraînement adéquat, ils marchent très lentement à la montée, accélèrent à peine sur les parties plates et se retiennent à la descente. Il commence a y avoir trop de monde sur les courses UTMB...

 

Le beau temps est là, les conditions météos sont bonnes.

Après une dizaine de km, nous commençons la montée. Le chemin est étroit et tout le monde commence à marcher, très lentement. Alors que l'on pouvait dépasser en  montant Bertone (marche rapide, technique du 'genou-menton') rien de ça sur ce sentier trop étroit. Presque jusqu'au ravitaillement, on avancera à l'allure des escargots, avec des arrêts longs et fréquents, dus à on ne sait quoi. Je perds du temps sur ma feuille de marche.

Arrivée à Bertone à la file indienne, après 12 km de course!!!

Après Bertone, cela ne va pas plus vite. Beaucoup s'attardent, certains arrêtent déjà. En fait, il faudra arriver à la tête de la Tronche pour pouvoir enfin courir un peu. J

Montée à la Tronche, toujours aussi lentement... Si vous avez de bons yeux, vous voyez une file indienne jusqu'en haut de l'image...

Je rejoins enfin Arnuva. Bien qu'en retard sur l'horaire prévu, j'ai repris du temps dans la descente. J'attends quelques instants Marc qui n'arrive pas.

La beauté du paysage, c'est bien, mais cela ne rattrapera pas le temps perdu!

Je repars donc. La montée jusqu'à Elisabetta se passe bien, même si elle me semble plus longue (et plus rude) que d'habitude. J'arrive quand même au Grand Col Ferret en maintenant un train régulier. Je n'ai plus rattrapé de temps et n'en ai pas perdu non plus. Bizarrement, c'est dans la descente que cela commence à coincer. Il me semble que je n'ai plus de jus. Je n'arrive pas à courir 'vite'. Je dois même parfois marcher à la descente, sur un chemin 'plane'. Un comble!!! J'arrive à la Fouly avec la tombée du jour. Ma marge de manœuvre s'est réduite. Je repars cependant, mais avec un mauvais sentiment.

J'ai revêtu du plus chaud pour la nuit, malheureusement, j'ai les traits tirés, je suis fatigué...

A Bourg St-Pierre, m'attendent Marc (qui a quitté la course à Arnuva), Martine et Marie-Jeanne. Marc se propose de m'accompagner jusqu'à Champex. Et là, ce que je pressentais depuis un moment (depuis la Peulaz) se vérifie: depuis Issert, j'ai une peine de chien à monter. Dès à partir de la moitié de la montée, je dois m'arrêter tous les 50 mètres pour reprendre mon souffle. Je commence à me demander ce qui se passe et j'ai peur de faire un problème cardiaque ou je ne sais quoi! Je perds tellement de temps que j'arrive à La Fouly quelques minutes après la barrière horaire. C'est fini, je dois arrêter. Il y a un petit progrès par rapport à l'Annecîme, puisque cette fois j'ai fais 55 km sur 98, soit 10 km de plus qu'en Savoie. Mais quand même, il y a quelque chose qui cloche sérieusement. Je vais passer les jours suivant à me questionner: que fais-je de faux? Est-ce que j'ai quelque chose de nouveau par rapport aux courses précédentes? Dans ma préparation? Dans mon alimentation? Dans ma vie au travail, à la maison? Je ne trouve rien, si ce n'est que pour la première fois, j'ai couru avec des chaussettes 'Booster'. Je cherche un peu de ce côté et à part quelques sarcasmes venant d'un soi disant médecin, je ne recueille rien de probant. Jusqu'au moment ou je me dis: "ce qui change depuis l'année dernière, c'est que maintenant tu es sous traitement contre l'hyper-tension et le cholestérol'. Je me renseigne alors auprès d'un médecin du sport qui me réponds ceci: " [ ] La question principale à se poser: avez-vous besoin réellement de ce médicament? Si oui, il faut le stopper 48h avant la compétition. En effet, en cas de déshydratation ce genre de médicament est réputé pour être potentialisé, d'ou chute importante de la pression et malaise et fatigue extrême. [ ]." Je prends toujours une marge supplémentaire. Je prends donc la décision suivante: pour le Grand Raid de la Réunion, je stopperais le médicament 72 heures avant le début de la course. Le CR de cette épreuve mythique fera l'objet du prochain article.

Avec le temps, je pense que sans les bouchons du début, je serais arrivé au moins jusqu'à Trient ou Vallorcine et peut être avec un moment de 'mieux' aurais-je rallié l'arrivée dans les temps.

 

Dans le 'vieux' Chamonix

 

Durant le retour en voiture, nous nous sommes arrêté au Col de la Forclaz pour une petite ballade le long du bis, ce qui nous a permit...

 

... de féliciter quelques concurrentes et concurrents du grand parcours (UTMB)

 


 

A bientôt pour le récit de la Diagonale des Fous!!!



Par Jean-Louis - Publié dans : running
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Mercredi 19 août 2009
Bonjour,

après mon abandon à l'Annecime (voir ici), je m'étais promis d'axer mes entraînements futurs sur le dénivelé. Depuis la mi-juillet, j'ai fais environ 12'000 mètres de montée cumulées, soit 2000 mètres de D+ par semaine. Pour ce faire, j'ai enchaîné 15 montées Hauterive-Chaumont, (Marc Hoste connaît) pour un total de 7'000 mètres de D+, deux fois Leukerbad-Gemmi (le même matin), ce qui fait deux mille mètres de plus (pour ces deux endroits, voir des articles antérieurs). Hier, j'ai fais ma dernière grande séance. Je désirais faire deux mille mètres de D+ durant le même entraînement. J'ai choisi le parcours d'une course (que je n'ai d'ailleurs jamais faite), dont voici le site officiel: Montreux-Rochers de Naye.

Après un matinal et agréable petit voyage en train, me voici à pied d'oeuvre à la gare de Montreux d'ou commence mon trajet. Il emprunte divers sentiers de randonnées et est donc très bien balisé l'année durant. En fait, mon but était de faire du dénivellé, pas forcément de la distance. La canicule m'a donc encouragé à parfois prendre au plus court et dont à m'écarter du trajet officiel. Le départ à Montreux est à 387 mètres au dessus de la mer (place de la gare).

Après moins d'un kilomètre de course dans les rues du haut de la ville, on quitte celle-ci par un petit chemin s'enfonçant dans les gorges du Chaudron. Avant cette journée, j'avais un peu de crainte quand à la chaleur. Fors heureusement, la fraîcheur des gorges est très agréable. Le chemin monte immédiatement, mais en douceur et par paliers séparés par des petites portions 'plates' qui permettent de relancer un peu l'allure.

Les gorges du Chaudron qui va se jeter dans le lac Léman.

Après environ trois kilomètres, je sors des gorges et de la forêt. La progression se fait maintenant dans un paysage urbanisé (basse densité d'habitation). La région de la Riviera vaudoise est privilégiée par le climat et par les paysages. Cette conjonction amène tout naturellement les hauts salaires et donc les belles habitations. Cela atténue donc le fait de ne pas courir en pleine nature. D'ailleurs, cette portion du trajet ne dure que trois kilomètres. Au km 5,5, j'arrive à Glion.

Les toits de Glion dominent le lac Léman.

Ce village est le siège de nombreuses écoles internationales prestigieuses. Il y a aussi de très beaux hôtels, certains datant de l'âge d'or de l'hôtellerie suisse. A Glion, je suis à 708 mètres. J'ai donc fait 321 mètres de D+. Un kilomètre plus loin, je suis à Caux, 340 mètres plus haut. Il est intéressant de savoir que le lieu que je veux rejoindre, 'Les Rochers de Naye" est atteignable par un petit train de montagne. Et c'est à Caux justement que mon chemin se sépare de celui du train.

Je monte, je monte, encore à proximité du chemin de fer. En bas, la région de Vevey-Montreux. Le lac disparaît dans les brumes de chaleur...

Après Caux, il y a environ encore deux kilomètres à faire sur une petite chaussée 'macadam', mais dans la forêt. Il fait donc encore assez frais: peut être 25 degrés! La montée se poursuit ensuite sur un chemin de montagne, toujours sous le couvert des arbres. Parmi ceux-ci, des fenêtres dans la verdure nous laissent admirer le paysage.

La vue se porte maintenant sur la bas-lac Léman. En bas à gauche, c'est la ville de Villeneuve, canton de Vaud. Au fond, avant les montages, c'est le début du Chablais valaisan. Les montagnes sur la droite, c'est déjà la Savoie.

Si je tourne la tête de l'autre côté, je vois la riviera, Lausanne est dans les brumes du fond de l'image.

Me voici à environ 1600 mètres. La température est assez élevée, mais un petit courant sur la transpiration accélère l'évaporation et maintient donc une température du corps convenable. A un moment donné, j'arrive sur une crête et j'aperçois le sommet.

Mon but n'est pas là ou se trouve l'antenne de télécom mais dans l'échancrure (en dessous du gros nuage).

Le dernier kilomètre se fait donc à découvert. Enfin, j'arrive au sommet après trois heures de course. Je suis très très content, car tout s'est passé à merveille.

Voici le train qui me permettra de regagner Montreux. Mais pas encore ...

J'ai fait 1'600 mètres de D+ et je veux en faire 2'000! Je retourne donc sur mes pas sur environ 2,5 km afin de descendre de 400 mètres d'altitude. Puis je remonte!!! Cette fois c'est OK, j'ai mes deux mille mètres!

Je me rends au restaurant self-service, je me change et me débarbouille un peu. Je m'hydrate, puis je vais prendre le petit train. Il y fait une chaleur étouffante. Heureusement, au démarrage les courants d'air tempèrent la chaleur.

Le train permet de contempler les paysages tout à son aise.

On voit également les bords du lac sous un autre angle.

La ligne du chemin de fer. C'est bien un 'tortillard'!

Au loin, entre les arbres, le château de Chillon, un des monuments emblématique de la Suisse.

Fin du voyage, revoici les toits de Montreux.

Je pense que je reviendrai ici très vitre après la CCC, pour peaufiner l'entraînement en vue de La Réunion...


A bientôt
Par Jean-Louis - Publié dans : running
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Dimanche 26 juillet 2009
Bonjour,

Ce lien mène à un article contenant les plans d'entraînement et les conseils de ce blog.

dans l'un des premiers articles de ce blog, je vous ai présenté un lien pointant sur une entreprise d'assurances qui délivrait un petit manuel dédié aux étirements (stretching). L'entreprise en question n'existe plus en tant que telle ('avalée' par un concurrent). En conséquence, la brochure n'est plus disponible. C'est pourquoi j'ai demandé et obtenu l'autorisation de reproduire cette brochure sur ce blog.

Seule le programme course à pied est représenté ci-dessous, mais tous les autres programmes sont téléchargeables.

- Règles de base;
   - page 1;
   - page 2;
   - page 3;
   - page 4;
   - page 5;

- Programme de base;


- Le programme course à pied;



- le programme spécial ski alpin;
- le programme spécial tennis;
- le programme spécial football;
- le programme spécial ski de fond;
- le programme spécial vélo.

Si vous avez des doutes sur la pratique du stretching par rapport a votre état de santé, consultez votre médecien généraliste, ou mieux encore un médecin du sport. L'auteur du blog n'endosse aucune responsabilité si l'un des programmes est mal utilisé.

A bientôt
Par Jean-Louis - Publié dans : running
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Jeudi 23 juillet 2009
Bonjour,

j'avais placé la 5ème édition de l'Annecime (80 km autour du lac d'Annecy) comme jalon dans mon entraînement 2009 dont le seul et unique but est le Grand Raid de la Réunion, surnommée 'La Diagonale des Fous'. Je me suis donc rendu à Annecy le 10 juillet 2009, d'abord en train jusqu'à Genève-Aéroport, puis en bus (!) de Genève à Annecy! Car il n'y a pas de liaison ferroviaire correcte de Genève à Annecy, distantes de 40 km (le développement durable: seulement dans les discours?).


La gare routière de Genève-Aéroport. Pas très accueillante...

Le ciel est couvert par moment, ce qui n'enlève rien a la beauté du lieu.

En fin d'après-midi, sur une terrasse de la vieille ville. Je constate que j'ai déjà l'air fatigué... Ceci explique peut être en partie la suite!

Je venais à Annecy pour la première fois. J'ai tout de suite été charmé par l'endroit, je reviendrai, mais pas pour y courir. J'ai en effet été déçu par cette course En grande partie par ma faute, il est vrai. Explications:

J'ai arrêté après 45 km, au Col de la Forclaz (encore un!!!), rattrapé par la barrière horaire. A ce moment de la course, j'avais calculé avoir au maximum deux heures de marge et au minimum une heure. Ce qui s'est passé: après un départ pénible à 03:30, je suis relativement bien monté les 1300 mètres de D+ sur les 19 premiers kilomètres. La température sur le sommet était un peu fraîche et je suis donc reparti sitôt ravitaillé. Puis est venue une descente entrecoupée de 'petites' montées et cela devait nous conduire au km 40, moitié du parcours. Entre le km 25 et 30, il y a eu des problèmes de balisage et beaucoup de coureurs (dont moi) ont pris un mauvais chemin et ont fait 6 km de plus! Six km, avec du dénivelé positif, plus du temps perdu à réfléchir et à discuter avec les autres égarés, etc., voilà qui m'a coûté entre 60 à 90 minutes et donc ma marge sur la barrière horaire. Je suis repartit de Doussard à 13:00 (heure de la barrière). A cet endroit, j'étais dans les cinq derniers: pas de contrôle et presque plus rien à manger... Aucun égard pour les derniers, si ce n'est une sono 'à fond la caisse'. Je suis reparti avec un groupe de trois autres gaillards et il semblait que nous étions les derniers... Il y a encore un autre gars qui ma dépassé et qui m'as dit qu'il était le dernier... Ce que je suis donc devenu après qu'il m'eut dépassé.

En début de journée, je m'étais fixé deux objectifs: terminer pour le premier et 'gérer mes émotions' pour le deuxième. A ce moment de la course, tout en montant sur ce col de la Forclaz, je me suis mis à envisager de stopper. Flirter jusqu'à la fin avec les barrières, arriver dernier vers 22-23 heures ... J'ai rattrapé un des trois gars d'avant (un parisien) qui commençait à craquer. Finalement, nous sommes arrivé au col 5 minutes avant la barrière et j'ai posé mon sac. C'est que j'avais pas mal de peine à la montée. La portion suivante était de 17 km, sans même un point d'eau. J'ai géré mes émotions et j'ai décidé d'arrêter à ce moment:

- j'avais trop de retard sur mon planning (plus de marge);
- j'avais mal estimé ce planning (manque de temps, beaucoup de négligence aussi);
- cette course est techniquement très exigeante; en fait c'est le parcours le plus dur, techniquement,  que j'ai eu à affronter; c'est aussi, je crois, l'avis de Sébastien Le Drogo;
- j'ai constaté que je n'étais pas assez entraîné;
- j'ai donc préféré de pas puiser inutilement dans mes ressources, mais de remettre en question mon entraînement et donc de garder ces forces pour repartir tout de suite du bon pied.

Coup de gueule: au niveau du balisage défaillant, on a tout entendu de la part de tout le monde, sauf de la part de l'organisation, dont le site Internet est aussi amorphe que sa page 'Forum'. 'On' nous a d'abord dit que le balisage avait été enlevé à un embranchement de chemin dans la descente sur Doussard, par des personnes dont le seul but était d'emm... les sportifs. Ensuite, on a entendu que des écologistes (cela s'est déjà vu) étaient les coupables. Enfin, un paysan mécontent que l'on traverse son champ aurait été l'auteur de ce méfait. On a tout entendu, sauf des excuses de l'organisation. Car problème il y a eu: le bénévole que nous avons croisé remontant le parcours nous l'a dit: il était chargé de rectifier le balisage manquant. Voici mon avis: la défaillance provient de l'organisation et non pas d'un tiers. C'est certainement la raison pourquoi on a plus rien entendu... Le fait qu'il y a eu encore des manquements de balisage plus loin me conforte dans mon appréciation.

J'ai donc stoppé au Col de la Forclaz, après 10 heures d'efforts, 45 kilomètres et 2'500 mètres de dénivelé positif environ. Le dernier concurrent avec qui je faisais la course à ce moment (le n° 100) a décidé de continuer. En consultant les classements, j'ai vu qu'il n'était pas arrivé au point de contrôle suivant.

Mon retour sans gloire à l'hôtel.

Quand à Sébastien, fort entamé physiquement, il est arrivé  107ème après 15h23:21 de course. Chapeau bas, il m'a dit avoir énormément souffert, surtout sur les 15 derniers km.

Il est environ 18h20 et voila Sébastien qui arrive.

Un coup d'oeil derrière, non, il n'y a personne!

Le regard est noir, on en ch...

Encore quelques hectomètres avant l'arche!

Ben mon colon!

Premier débriefing et grandes explications!

19h45: le sourire revient!!!


En conclusion: le parcours est l'un des plus beaux que je connaisse, surtout quand on surplombe le lac, mais il était trop difficile pour ma forme actuelle. Il faut regarder à chaque pas ou on met les pieds et cela fatigue aussi. Evidemment, mon sentiment est mitigé, mais sans forfanterie aucune, je peux dire que j'ai reçu une bonne leçon et qu'elle me profitera pour la CCC. J'adore courir la nuit. Par contre, je n'aime pas du tout me lever vers 2h00 pour démarrer à 3h00. Je ne suis pas à l'aise. C'est un paramètre qu'il faudra gérer à la Réunion (départ à minuit).

J'ai tout de suite tiré la leçon de cette épreuve et je me suis mis à fortement augmenter mon entraînement, surtout en ce qui concerne le dénivelé. J'ai prévu de faire 13'000 mètres de D+ les six prochaines semaines, j'en ai déjà fait 3'000 cette semaine-ci.

A bientôt.

P.S.: je n'ai pas de photos de la course, parce que mon appareil était déchargé... La totale, quoi!
Par Jean-Louis - Publié dans : running
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